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ISBN : 2757804669
Éditeur : Points (03/01/2008)

Note moyenne : 4.05/5 (sur 20 notes)
Résumé :

Un macchabée sur le trottoir tous les samedis, et méchamment arrangé : pour faire bonne mesure - et brouiller les pistes sans doute -, le tueur, chaque fois, a pris soin d'arracher au pauvre zigue la peau du visage. L'inspecteur Francis Zondi est dans le noir : il a l'habitude, c'est la couleur de sa peau - on est à Soweto (Afrique du Sud), un endroit où ont toujours rôdé d'inquiétants fantômes. Un endroit, sur... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
CelineCDI
25 février 2013
En Afrique du Sud, depuis quelques semaines, chaque samedi matin un cadavre d'homme noir est retrouvé dans un lieu public, mutilé et la peau du visage arrachée. Serial killer ? Racisme ordinaire ? L'inspecteur Zondi mène l'enquête à sa manière, plus empreinte de ses expériences à Soweto (où il a grandi) que de l'école de profiling américaine où il a fait un stage...
Mon premier polar sud-africain et je suis plutôt contente de l'expérience ! L'intrigue démarre sur les chapeaux de roues puis entre en sommeil, le temps de replacer l'histoire dans le contexte (les origines et le parcours de Zondi, l'histoire du pays et ses différentes phases) mais ces changements de rythme ne m'ont pas gênée. Je trouve le personnage de l'inspecteur assez intéressant, bien qu'assez peu fouillé psychologiquement. J'aurais aimé en savoir plus sur sa vie privée, par exemple. Mais au final, ce roman m'a plu, je l'ai trouvé dépaysant, pour tout ce qu'il m'a appris sur l'Afrique du Sud actuelle et en même temps noir, comme je les aime...
Un détail : ce roman est écrit par un Sud-Africain anglophone mais qui écrit en français, en hommage à ses ancêtres huguenots. Ça se sent, on ne trouve pas de ces maladresses de traduction que je commence à percevoir dans d'autres textes !
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BMR
13 juillet 2008
Décidément les polars nous auront permis cette année d'explorer l'Afrique du Sud.
Après Deon Meyer et Henning Mankell, voici Louis-Ferdinand Despreez et La mémoire courte.
Louis-Ferdinand Despreez est un personnage un peu atypique dont on ne sait trop quoi penser (cf. l'article du Figaro). Un auteur ambigü dont il convient certainement de se méfier. Quoiqu'il en soit, ce monsieur a fait partie des rangs de l'ANC, il écrit en français (la langue de ses ancêtres huguenots) et il met en scène un policier noir, Zondi, dans l'Afrique du Sud d'après Mandela.
Le répertoire des polars Sa langue vive et féroce est toujours à la limite de la diatribe : visiblement Despreez a des comptes à régler, tant avec les noirs qu'avec les blancs. À moins que ce ne soit une façon finalement raccoleuse et très politiquement correcte de critiquer tantôt les uns, tantôt les autres.
Au-delà de cette écriture rageuse, parfois violente, à la limite de la vulgarité qui pourrait irriter (Despreez est un admirateur de Céline), l'intérêt du polar de Despreez c'est de nous faire découvrir ce pays étonnant à peine sorti du chaos et de l'horreur.
Un pays ou certains ont encore beaucoup de mal à oublier ce passé ou plus simplement à vivre avec ce passif.
Un pays au lourd passé mais qui a donc l'avenir devant lui.
Côté polar, on découvrira un sombre trafic dans les milieux de la boxe, à faire froid dans le dos, dans ce pays où la vie (du moins celle de certains) n'a pas le même prix qu'ailleurs.
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Pietro38
24 juin 2015
Un thriller hallucinant qui dévoile tout un pan de l'histoire sud-africaine
Je viens de terminer ce roman coup de poing, totalement décoiffant qui m'a retourné les tripes. Une véritable bombe littéraire qui balaie tout sur son passage, et qui procure des sensations fortes, croyez-moi! le personnage principal est un flic noir tenace, et surtout incorruptible (vachement rare en Afrique du Sud, à en croire l'auteur!).
L'inspecteur Zondi enquête sur une série de meurtres sanglants qui ne frappent que des hommes noirs très athlétiques. L'oeuvre d'un tueur en série raciste, à la Dylan Roof, qui regrette “le bon vieux temps de l'apartheid”? le pauvre inspecteur n'est pas au bout de ses peines, d'autant que découvrir la vérité dans un pays fragile, en pleine mutation, ce n'est pas de la tarte!
Au programme, racisme persistant, magouilles politiques, organisations extrémistes, misère et vaudou: un cocktail détonnant pour le premier roman très épicé de Louis-Ferdinand Despreez, citoyen sud-africain qui écrit ses livres dans la langue de Molière.
Et cet auteur raconte son histoire criminelle comme un type qui entrerait dans un bar et défoncerait la porte à coups de batte de Baseball. Un style musclé donc, alerte, frontal. L'auteur nous interpelle vraiment par une description crue et sans concession de son pays, où le spectre de l'apartheid est en fait toujours présent.
L'auteur réussit à combiner avec brio enquête criminelle pleine de rebondissements, et chronique historique et politique de son pays.
Et le propos n'est pas édulcoré, l'auteur ne nous épargne rien, et dévoile tout un pan peu glorieux de l'histoire de son pays, car il semblerait que beaucoup de gens en Afrique du Sud aient la mémoire courte! Beaucoup préfèrent oublier les atrocités commises pendant l'apartheid, cette politique terrifiante de ségrégation raciale qui aura maintenu des millions d'africains dans une terreur de tous les instants.
Une plongée saisissante dans les coulisses d'un pays loin, très loin d'avoir réglé tous ses problèmes.
Lien : http://www.conseilspolarsdep..
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mimipinson
15 juin 2015
« Vous avez raison, Zondi, l'afrikans, c'est fait pour gueuler et donner des ordres…L'anglais c'est bon pour revendiquer et se justifier, et vos justifications, vous savez où je me les mets. Et si ça vous plait pas, vous pouvez toujours aller chialer en zoulou. »
Tiens donc, un polar sud- africain écrit en français, et d'une bien belle manière, qui plus est ; voilà qui n'est pas banal. Et
Nous sommes 10 ans après la Libération, autrement dit, après la fin de l'Apartheid, entre Joburg et Prétoria. Les morts surgissent chaque samedi, le visage mutilé, le corps lavé.
Zondi, capitaine de police, est bien démuni ; pas le moindre indice, pas l'ombre d'une idée…
Ferdinand Despreez, dans une langue teintée d'humour sarcastique va nous jeter dans une Afrique du Sud qui tout en ayant fait sa mue, ne s'est pas pour autant débarrassée de ses vieux démons. Et c'est là tout l'intérêt de cette enquête qui mêle le fait divers et la grande histoire à la croisée de des années de plomb, et de longue et difficile mutation de la nation arc en ciel.
La langue de Despreez, celle de ses ancêtres huguenots, est directe, imagée, pleine de rage, et sans demi-mesure. On perçoit dans cette écriture une observation minutieuse de tout ce qui l'entoure, et un regard sans concession sur les disfonctionnements d'un pays qu'il aime et laisse sans illusion.
« Cette Afrique du sud, qu'elle soit affligée de la réductrice épithète de nouvelle ou d'ancienne, le capitaine Zondi l'aimait de toute son âme et de ses tripes, mais il la détestait de toute sa tête… »
Voilà un polar percutant, qui laisse KO. On en redemande !!

Lien : http://leblogdemimipinson.bl..
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lilasviolet
05 octobre 2012
Ce roman policier m'a plu parce que l'auteur utilise l'apartheid pour construire son intrigue. Louis-Ferdinand Despreez nous apprend plein de choses sur l'histoire de son pays et sur les relents de racisme dans la société sud-africaine actuelle. L'intrigue est bien ficelée. Zondi, l'inspecteur en charge de l'affaire, arrive à trouver le meurtrier en dénouant les ficelles petit à petit. La chute n'est pas brutale, elle est prévisible mais c'est ce qui fait la qualité de ce roman.
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Citations & extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
BMRBMR13 juillet 2008
[...] Dans les jolis quartiers d'Atteridgeville où vivait depuis le milieu des années quatre-vingt-dix la jeune bourgeoisie noire, les maisons étaient encore silencieuses. Les riches dorment toujours plus tard que les déshérités. Qu'ils soient chômeurs, infirmes ou retraités, les damnés de la terre doivent commencer tôt à réfléchir à la façon dont ils vont bouffer à midi. L'oisiveté besogneuse et frénétique chez les pauvres est un job à plein temps ...
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BMRBMR13 juillet 2008
[...] Il se disait que d'ici vingt ans tous ces abrutis qui voulaient faire sécession et créer un Volkstaat pour abriter une ribambelle de petits blancs incultes nourris de cantiques et de biltong seraient morts ou en chaise roulante et que l'on pourrait enfin commencer à travailler sérieusement. On pourrait tout simplement commencer à faire ce qui est possible, après avoir réussi l'impossible ...
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BMRBMR13 juillet 2008
[...] Tout avait commencé huit semaines auparavant, à la fin de l'été, alors que les trottoirs de Pretoria jonchés de fleurs de jacarandas pourries et piétinées répandaient une odeur de pissotière dans les rues des quartiers chics et que les quartiers pauvres ne sentaient pas plus la pisse que d'habitude.
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BMRBMR13 juillet 2008
[...] C'était hier pourtant ... Entre-temps, il était devenu flic. Madiba était devenu président et la Nation Arc-en-Ciel entrait cahin-caha dans le troisième millénaire avec une bonne volonté inimaginable lorsqu'on regardait non seulement le passé, mais surtout le passif.
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mimipinsonmimipinson15 juin 2015
Vous avez raison, Zondi, l’afrikans, c’est fait pour gueuler et donner des ordres…L’anglais c’est bon pour revendiquer et se justifier, et vos justifications, vous savez où je me les mets. Et si ça vous plait pas, vous pouvez toujours aller chialer en zoulou.
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