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EAN : 9782226396716
Éditeur : Albin Michel Jeunesse (29/03/2017)
3.23/5   57 notes
Résumé :
Cheyenne, quinze ans, passe ses journées enfermée dans sa chambre à épier sa célèbre voisine?: une jeune star de cinéma. Sa vie bascule lorsqu'un enfant disparaît et que la police mène l'enquête... La petite romancière, la star et l'assassin est le récit de trois interrogatoires. Trois destins croisés?: une adolescente farouche qui s'interroge sur le sens de l'existence, un marginal au comportement suspect et une actrice précoce qui révèle les coulisses de sa célébr... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (22) Voir plus Ajouter une critique
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Nadael
  12 mai 2017
Dans la touffeur du mois d'août, au milieu d'un étang forestier, le corps flottant d'un enfant est découvert par des promeneurs. S'est-il noyé? A-t-il été assassiné? Dans une de ses poches se trouve la photographie d'une starlette. Sur-le-champ, les policiers se rendent au domicile de l'actrice. Cheyenne, une voisine de quinze ans et Tristan, un de ses assistants, sont à ses côtés.
Débutent alors les interrogatoires. Successivement, les trois jeunes gens donnent leur version des faits mais ce sont plutôt leur propre existence qu'ils livrent, l'enquête devenant un prétexte à leurs confidences. de mal-être en secrets de famille, de réminiscences en incompréhensions, de certitudes en apparences, d'inspirations en désillusions, chacun se raconte, interprète à sa façon, et envisage l'autre. Ainsi, les vies de chacun, parallèles au commencement, finissent par se traverser, se font écho et s'éclairent.
Seule dans le grand appartement familial, l'adolescente a sept jours pour quitter la terre, monter sur une chaise, se passer la corde autour cou et s'envoler, avant le retour de ses parents et de ses frères, en vacances sur la côte d'azur. Évidemment, elle a refusé de les suivre. Elle avait besoin de solitude… Encombrant est son corps qu'elle malmène, exaspérants sont les élèves et leurs écrans, pesante est sa mère et lourd le passé qu'elle traîne, détestable est le monde qui ne tourne pas rond, il n'y a plus rien à attendre de cette vie-là. Mais voilà qu'une nuit, penchée à sa fenêtre, elle voit dans l'arrière-cour devant la grande maison de l'actrice la silhouette d'un homme creusant un trou et y déposer un corps d'enfant…
Tristan, un des nombreux assistants de la star vit depuis peu dans sa maison, préparant sa venue prochaine. Marginal, le jeune homme semble avoir vécu plusieurs vies. Son visage est mélancolique. À mille lieux des paillettes, ce qui l'intéresse ce sont les petites choses que personne ne regarde. Son caméscope ne le quitte jamais. Tristan filme tout, tout le temps. Il l'a observée, l'adolescente d'en face, la nourriture qu'elle ingurgitait, les nippes qu'elle portait, les carnets qu'elle remplissait, il a vu la corde accrochée au plafond. Il sait aussi qu'elle l'épiait la nuit où il a creusé le trou…
La star n'est pas souvent chez elle. Ses tournées à travers le monde sont légions. Mais un tournage à Paris lui permet de profiter enfin de sa maison. Depuis l'âge de treize ans, elle arpente la terre avec sa mère. Elle ne connaît pas le quotidien, la vie normale d'une fille de dix-huit ans… Elle qui adorait dessiner, aujourd'hui elle suffoque. Elle aimerait tant prendre le temps de respirer, de rêver. Elle a vu la voisine de l'autre côté, son désespoir et la corde pendante. Tristan aussi, elle l'a observé. Elle ne parle jamais à son personnel mais lui, il l'attire. Elle a même remarqué sa petite cicatrice…
Une atmosphère hitchcockienne qui rappelle forcément Fenêtre sur cour, un jeu sur le regard et le jugement hâtif, des histoires entrelacées et des fausses pistes, les affres de l'adolescence, la marginalité, les feux de la rampe, l'univers d'internet et le repli sur soi, et une fenêtre ouverte où pénètrent une lumière douce et des voix bienveillantes.
Lien : https://lesmotsdelafin.wordp..
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pirouettecacahuete
  05 juin 2017
Je découvre Caroline Solé avec ce roman et c'est une jolie découverte. J'ai apprécié ce roman chorale, qui n'est pas un roman policier mais qui part d'un fait divers pour nous faire pénétrer dans les vies de trois personnages bien différents mais avec comme points communs d'être de différente manière en marge et seuls.
C'est original, très bien narré, je ne me suis pas ennuyée une seconde.
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galou4020
  01 août 2017
Ce livre m'a été conseillé par une libraire.
Je pense que je ne l'aurais pas pris toute seule. Sans doute peur de me retrouver dans une ambiance trop noire et lourde selon l'interprétation que je me faisais du résumé. Mais cela aurait été une erreur car ce roman est une petite pépite.
Pépite de par son originalité et par les valeurs fortes qui y sont défendues.
L'auteur, Caroline Solé, a une très belle plume. L'écriture est directe et franche. Elle sait où elle nous emmène et elle y va sans détour. Ce qui nous donne un roman court mais qui ne manque pas de profondeur..au contraire.
Nous pensions savoir dès le départ où l'auteur nous embarque mais on fur et à mesure de notre lecture on se rend compte que la destination était tout autre et que l'on s'est bien fait avoir (et c'est tant mieux ;-) ) C'est selon moi une preuve d'un grand talent.
Un beau livre qui se lit rapidement et qui laisse sa trace.
J'adore quand un auteur est engagé, qu'il"se mouille" et joue son rôle de transmetteur de valeur.
Caroline Solé a tout compris.
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argali
  23 mai 2018
Inspirée par « Fenêtre sur cour », l'auteure imagine une semaine dans la vie d'une adolescente déprimée et mal dans sa peau qui s'enferme dans sa chambre pendant que sa famille est en vacances. Elle a âprement négocié cette liberté pour planifier sa fin. Elle se gave de sucrerie, sans quitter des yeux la maison d'en face où une star vient de s'installer. Elle l'épie derrière sa tenture. Ce qu'elle voit un jour lui glace les sangs : un homme enterre un bébé dans le jardin.
J'ai mis du temps à entrer dans ce roman. Je l'ai acheté après une rencontre avec l'auteure dans ma librairie car elle avait su m'intriguer. L'interrogatoire de Cheyenne qui ouvre le récit est long, sans doute trop. Mal dans sa peau, elle ressasse son mal être, ses angoisses, sa boulimie de sucre… L'auteure voulait un personnage qui ose dire ses fêlures et revendique son mal de vivre. Pour elle, il ne faut pas nier la souffrance vécue à l'adolescence.
Ensuite, le récit passe à l'interrogatoire de Tristan, l'assistant de la star, et enfin, à la star elle-même, et tout se met lentement en place. Leurs destins se croisent, différents mais communs dans la solitude comme dans la marginalité et cet immense besoin d'amour.
Ce roman polyphonique est constitué de trois monologues dessinant les portraits des trois protagonistes. Il commence comme un thriller mais très vite l'intérêt se porte sur les personnages eux-mêmes. Caroline Solé nous dépeint des anti héros marginaux, malheureux qui vivent des rapports complexes avec les autres dans lesquels ils ne trouvent ni bonheur ni même satisfaction. Au fil des pages, on se demande où elle va nous emmener et quelle sera le dénouement de l'intrigue.
Malgré des thèmes intéressants et l'originalité de l'histoire, les personnages ne m'ont pas vraiment touchée et je suis restée en marge du récit. Pire, Cheyenne m'a agacée sans que j'éprouve la moindre empathie ou compassion. le regard de l'auteure sur ces personnages est affuté mais la langue parlée employée et les redondances nombreuses ne m'ont pas permis d'entrer réellement dans cette histoire. Je le regrette car j'ai lu de très nombreuses critiques positives et j'ai beaucoup aimé la rencontre avec l'auteure. Mais je suis passée à côté de ce roman.
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Cylhis
  20 septembre 2017
Le cadavre d'un petit garçon a été retrouvé mort, flottant dans un lac. La photo d'une star est retrouvée sur lui. Par manque de piste plus tangible, les policiers enquêtent sur la star en question et sont confrontés à trois personnes en arrivant chez elle. Ces trois personnes vont être interrogées, chacune racontant un peu sa vie et ce qui l'a amené à se retrouver là.
On débute par la jeune adolescente, mal dans sa peau, un peu névrosée, suicidaire sur les bords, portrait classique et cliché d'une jeune fille de cet âge. Puis, on s'intéresse à l'homme présent sur les lieux, que tout conduit à croire qu'il est l'assassin. Mauvais garçon, il a vécu dans la rue et à nouveau son portrait par lui-même est plein de poncifs de ce type d'individu sans lieu d'attache qui semble s'être perdu. Et enfin, la star elle-même, jeune, idole de tous, dont la carrière est menée tambour battant par sa mère et qui regrette d'avoir perdu sa jeunesse et de n'avoir pas vécu sa vie selon ses choix. Encore des lieux communs. On pourrait croire que ce livre ne présente pas d'intérêts, tant il rassemble toutes les idées préconçues que l'on se fait de ces trois stéréotypes. Pourtant, l'auteur arrive dans ce court récit à nous attendrir, et à nous maintenir en haleine. Car chacun a toutes les raisons d'être le responsable de la mort du garçon. Alors, qui est le coupable ? Y a-t-il seulement un coupable ou simplement l'histoire banale de personnes ordinaires qui, le temps de quelques heures, passent au crible d'un interrogatoire et comptent leur vie sans réel intérêt ? le tout est alors porté par une plume qui suspend à nos lèvres ces quelques heures pour en faire un moment d'importance, rendant finalement ce moment presque trop banal, magique. Car oui, l'auteur arrive à faire les deux : nous retourner notre curiosité mal placée en ne nous dévoilant rien de particulier, et maintenir jusqu'au bout notre curiosité, en nous débitant des clichés bien menés.
Dans tous les cas, quelle importance, puisqu'on a passé un bon moment auprès de ces trois personnages totalement différents les uns des autres, qui se retrouvent dans une sombre histoire malgré eux.
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critiques presse (1)
Ricochet   07 juin 2017
Un véritable coup de cœur signé Caroline Solé, une jeune auteure qui interpelle par sa façon très personnelle de donner la parole aux marginaux.
Lire la critique sur le site : Ricochet
Citations et extraits (18) Voir plus Ajouter une citation
NadaelNadael   12 mai 2017
« Terminée l’époque de La petite maison dans la prairie avec les enfants qui gambadent cheveux au vent parmi les poules, les chevaux, qui jouent tous ensemble dans les ballots de paille. Aujourd’hui, c’est l’asphalte, le surgelé, le mondialisé. C’est la portion individuelle, le mot de passe, la courte durée. Des emplois éphémères, des partenaires éphémères : des vies mâchées trop vite, sans goût. Je l’ai écrit dans une dissertation, le prof a marqué « hors sujet ». »
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NadaelNadael   12 mai 2017
« J’en ai connu, des copains qui pouvaient rester enfermés, comme elle, dans leur chambre à tchatter, skyper, tweeter avec le monde entier sans sortir à l’air libre. Les autres, ils préféraient leur parler à travers un écran. Ils évitaient leur sueur, leurs mauvaises odeurs et ils pouvaient cliquer pour se déconnecter à tout moment. Rêver, c’est parfois le seul espace de liberté. »
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NadaelNadael   12 mai 2017
« J’aimerais pouvoir écrire simplement, d’un trait, ce qui me donne envie d’en finir, mais ce n’est pas évident de saisir un vague à l’âme. On peut lancer longtemps un lasso dans le vide. »
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NadaelNadael   12 mai 2017
« J’ai toujours pensé que les rêves étaient comme un petit feu à l’intérieur de soi, il faut souffler sur les braises régulièrement pour qu’il ne s’éteigne pas. C’est ce que j’essaie de capter en filmant les battements d’ailes des insectes, les frémissements des feuilles, le voyage fébrile d’une fourmi dans une fissure. »
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NadaelNadael   12 mai 2017
« Paris était vide. Pour ce week-end de chassés-croisés sur les routes, le ciel orageux était constellés de cafards, des petits nuages noirs sur le point d’exploser. J’ai imaginé les élèves de ma classe coincés avec leurs parents dans les embouteillages. Ils devaient avoir un casque sur les oreilles, un doigt qui glissait sur l’écran. Ils jouaient sûrement en ligne à acheter des animaux virtuels, à se construire des vies parallèles ou juste à empiler des cubes à l’infini. Ils s’oubliaient. »
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Videos de Caroline Solé (14) Voir plusAjouter une vidéo
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L'autrice Caroline Solé, lauréate de la Pépite fiction junior 2019 pour Akita et les grizzlys (école des loisirs) est l'invitée de ce nouvel épisode de la pause Kibookin.
La pause Kibookin est une production du Salon du livre et de la presse jeunesse avec le soutien de la Sofia et du Centre Français d'exploitation du droit de Copie.
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