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ISBN : 2226396713
Éditeur : Albin Michel Jeunesse (29/03/2017)

Note moyenne : 3.61/5 (sur 14 notes)
Résumé :
Cheyenne, quinze ans, passe ses journées enfermée dans sa chambre à épier sa célèbre voisine?: une jeune star de cinéma. Sa vie bascule lorsqu'un enfant disparaît et que la police mène l'enquête... La petite romancière, la star et l'assassin est le récit de trois interrogatoires. Trois destins croisés?: une adolescente farouche qui s'interroge sur le sens de l'existence, un marginal au comportement suspect et une actrice précoce qui révèle les coulisses de sa célébr... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
Nadael
12 mai 2017
Dans la touffeur du mois d'août, au milieu d'un étang forestier, le corps flottant d'un enfant est découvert par des promeneurs. S'est-il noyé? A-t-il été assassiné? Dans une de ses poches se trouve la photographie d'une starlette. Sur-le-champ, les policiers se rendent au domicile de l'actrice. Cheyenne, une voisine de quinze ans et Tristan, un de ses assistants, sont à ses côtés.
Débutent alors les interrogatoires. Successivement, les trois jeunes gens donnent leur version des faits mais ce sont plutôt leur propre existence qu'ils livrent, l'enquête devenant un prétexte à leurs confidences. de mal-être en secrets de famille, de réminiscences en incompréhensions, de certitudes en apparences, d'inspirations en désillusions, chacun se raconte, interprète à sa façon, et envisage l'autre. Ainsi, les vies de chacun, parallèles au commencement, finissent par se traverser, se font écho et s'éclairent.
Seule dans le grand appartement familial, l'adolescente a sept jours pour quitter la terre, monter sur une chaise, se passer la corde autour cou et s'envoler, avant le retour de ses parents et de ses frères, en vacances sur la côte d'azur. Évidemment, elle a refusé de les suivre. Elle avait besoin de solitude… Encombrant est son corps qu'elle malmène, exaspérants sont les élèves et leurs écrans, pesante est sa mère et lourd le passé qu'elle traîne, détestable est le monde qui ne tourne pas rond, il n'y a plus rien à attendre de cette vie-là. Mais voilà qu'une nuit, penchée à sa fenêtre, elle voit dans l'arrière-cour devant la grande maison de l'actrice la silhouette d'un homme creusant un trou et y déposer un corps d'enfant…
Tristan, un des nombreux assistants de la star vit depuis peu dans sa maison, préparant sa venue prochaine. Marginal, le jeune homme semble avoir vécu plusieurs vies. Son visage est mélancolique. À mille lieux des paillettes, ce qui l'intéresse ce sont les petites choses que personne ne regarde. Son caméscope ne le quitte jamais. Tristan filme tout, tout le temps. Il l'a observée, l'adolescente d'en face, la nourriture qu'elle ingurgitait, les nippes qu'elle portait, les carnets qu'elle remplissait, il a vu la corde accrochée au plafond. Il sait aussi qu'elle l'épiait la nuit où il a creusé le trou…
La star n'est pas souvent chez elle. Ses tournées à travers le monde sont légions. Mais un tournage à Paris lui permet de profiter enfin de sa maison. Depuis l'âge de treize ans, elle arpente la terre avec sa mère. Elle ne connaît pas le quotidien, la vie normale d'une fille de dix-huit ans… Elle qui adorait dessiner, aujourd'hui elle suffoque. Elle aimerait tant prendre le temps de respirer, de rêver. Elle a vu la voisine de l'autre côté, son désespoir et la corde pendante. Tristan aussi, elle l'a observé. Elle ne parle jamais à son personnel mais lui, il l'attire. Elle a même remarqué sa petite cicatrice…
Une atmosphère hitchcockienne qui rappelle forcément Fenêtre sur cour, un jeu sur le regard et le jugement hâtif, des histoires entrelacées et des fausses pistes, les affres de l'adolescence, la marginalité, les feux de la rampe, l'univers d'internet et le repli sur soi, et une fenêtre ouverte où pénètrent une lumière douce et des voix bienveillantes.
Lien : https://lesmotsdelafin.wordp..
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lilice_brocolis
10 mai 2017
La petite romancière, la star et l'assassin est un court roman jeunesse qui commence comme un polar mais continue plutôt sur l'analyse introspective et respectives des trois personnages mentionnés dans le titre.
Le récit évolue presque en huit clos, autour du personnage de Cheyenne, dépressive et solitaire. le côté morbide sans être violente est très bien décrit, bien que plutôt en surface quand même. L'aspect romancière n'est pas à prendre au sens trop littéral, et réserve finalement quelques surprise et subtilités, et ce n'est pas le seul.
Le coeur du roman est dans la place que peuvent se permettre de prendre nos trois personnages marginaux, chacun à sa manière, et sur la possibilité de liens différents. Des thèmes assez classiques pour ce genre de littérature, abordés ici avec une noirceur qui ne se pare pas - ou très peu - de bons sentiments. J'ai particulièrement apprécié le rôle des parents dans ce livre : intransigeant, il nous les montre plein de fautes et de manière brute, sans le sempiternel refrain pour nous rappeler qu'ils nous aiment et font toujours de leur mieux. Ici, ils sont également accaparés par leur propres désirs, sans grande scène sentimentale finale.
De bon point donc, mais un récit peu accrocheur. S'il y a plusieurs mystères qui se lèvent petit à petit pour nous dévoilé des personnages réalistes (j'ai été nettement moins convaincu par l'assassin qui pour le coup semble sorti d'un roman), le fil rouge de la soit-disant enquête policière ne fait que peu illusion.
Pour ce qui est du mode de récit, il est assez original : c'est la voix des personnages que l'on entend, dans un mélange peu défini de confession ou d'introspection. le style est intéressant, pas tout à fait agréable mais par moment délicieusement dérangeant (surtout dans la première partie).
Au final, un roman étrange et plutôt fascinant, sans tabous (enfin, l'idée sexualité est complètement absente du récit mais ça ne semble pas artificiel) présentant de manière brute quelques représentations de soi et des autres.

Lien : http://lemoulinacritiques.bl..
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ogmios
29 avril 2017
J'ai apprécié l'originalité de ce roman à trois voix et le dispositif narratif choisi par l'auteur, Caroline Solé. Cela commence comme un fait divers, le corps d'un enfant est retrouvé dans un étang. Est-ce un crimes, un suicide, une noyade accidentelle ? Une seule piste pour les enquêteurs, dans la poche de la victime, la photo d'une actrice célèbre. En se rendant à son domicile, les policiers trouvent 3 personnes qu'ils interrogent. C'est donc leur interrogatoire que l'on découvre successivement mais sans aucune question ni intervention des policiers. C'est comme une confession, une tranche de vie qui délivre des infos aussi bien sur les faits vus par chacun des protagonistes que leurs sentiments intérieurs, leur rapport au monde qui les entoure. En cela, c'est assez original voire un peu déstabilisant au départ surtout que les "confessions" débutent par celle de la jeune fille, une adolescente particulièrement mal dans sa peau puisqu'elle envisage de mettre fin à ses jours pendant l'absence de ses parents. Son récit, sans concession sur les tourments d'une adolescente complexée par son corps et son rapport difficile aux autres est cash. On ressent sa détresse, c'est extrêmement bien fait et ce qu'il l'est encore plus c'est que c'est avec les récits des deux autres que se dévoile une certaine vérité...mais pas celle à laquelle on s'attendait avec le titre. Un roman en trois parties, trois regards différents, mais aussi un jeu de regards fort bien amené qui est véritablement au coeur de l'intrigue et nous laisse avec un vague malaise une fois la dernière page tournée. Une découverte très intéressante mais si l'on s'attendait à frémir avec un roman policier, on fait fausse piste !
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FlorianeB
27 mars 2017
Cheyenne, pendant les vacances d'été, décide de ne pas suivre sa famille à la mer et préfère rester cloîtrée dans l'appartement haussmannien familial. En réalité elle prépare son suicide... Mais son plan va être bouleversé après avoir vu l'assistant de l'actrice vivant en face de chez elle enterrer le cadavre d'un enfant dans le jardin alors qu'au même moment on annonce aux informations la disparition d'un petit garçon de 10 ans !
Un joli texte à plusieurs voix dénonçant notamment les préjugés et dans lequel l'auteure évoque la dépression à l'adolescence et la marginalité (comme dans son précédent roman).
Autant je n'avais pas du tout adhéré à La pyramide des besoins humains, autant j'ai trouvé ce roman à la fois touchant et bien rythmé. C'est l'idée du contexte narratif (les trois narrateurs ; l'adolescente, l'assistant et l'actrice, déroulent le fil de l'histoire lors d'un interrogatoire de police) qui m'a vraiment permis d'apprécier cette lecture.
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Transfuge
23 avril 2017
Le cadavre d'un jeune garçon est découvert dans un étang. Dans sa poche, la photo d'une jeune actrice à la mode. Lorsque les policiers débarquent chez celle-ci pour l'interroger, ils y découvrent aussi Cheyenne, une ado dépressive, et Tristan, un jeune marginal. Tour à tour, ils nous livrent leur témoignage...
Cette intrigue n'est en fait qu'un prétexte pour entrer dans le monde intérieur et torturé de chacun des personnages, et découvrir le mal-être qui les habite. Trois solitudes qui se rencontrent: réussiront-elles à s'annuler?
Un court roman psychologique bien mené, mais qui m'a laissée en-dehors. Je n'ai pas du tout accroché au début; l'histoire de Cheyenne et le style employé ne m'ont pas convenu. J'ai persévéré dans ma lecture, et bien m'en a pris car les points de vue de Tristan et d'Éléonore m'ont intéressée et je suis finalement allée jusqu'au bout du récit avec plaisir. Toutefois, la lenteur de l'action et l'aspect introverti et quelquefois un peu "glauque" du texte pourront rebuter certains jeunes lecteurs. C'est pourquoi j'aurais du mal à le conseiller aux collégiens...
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Citations & extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
NadaelNadael12 mai 2017
« J’aimerais pouvoir écrire simplement, d’un trait, ce qui me donne envie d’en finir, mais ce n’est pas évident de saisir un vague à l’âme. On peut lancer longtemps un lasso dans le vide. »
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NadaelNadael12 mai 2017
« Terminée l’époque de La petite maison dans la prairie avec les enfants qui gambadent cheveux au vent parmi les poules, les chevaux, qui jouent tous ensemble dans les ballots de paille. Aujourd’hui, c’est l’asphalte, le surgelé, le mondialisé. C’est la portion individuelle, le mot de passe, la courte durée. Des emplois éphémères, des partenaires éphémères : des vies mâchées trop vite, sans goût. Je l’ai écrit dans une dissertation, le prof a marqué « hors sujet ». »
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NadaelNadael12 mai 2017
« J’en ai connu, des copains qui pouvaient rester enfermés, comme elle, dans leur chambre à tchatter, skyper, tweeter avec le monde entier sans sortir à l’air libre. Les autres, ils préféraient leur parler à travers un écran. Ils évitaient leur sueur, leurs mauvaises odeurs et ils pouvaient cliquer pour se déconnecter à tout moment. Rêver, c’est parfois le seul espace de liberté. »
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NadaelNadael12 mai 2017
« J’ai toujours pensé que les rêves étaient comme un petit feu à l’intérieur de soi, il faut souffler sur les braises régulièrement pour qu’il ne s’éteigne pas. C’est ce que j’essaie de capter en filmant les battements d’ailes des insectes, les frémissements des feuilles, le voyage fébrile d’une fourmi dans une fissure. »
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NadaelNadael12 mai 2017
« Paris était vide. Pour ce week-end de chassés-croisés sur les routes, le ciel orageux était constellés de cafards, des petits nuages noirs sur le point d’exploser. J’ai imaginé les élèves de ma classe coincés avec leurs parents dans les embouteillages. Ils devaient avoir un casque sur les oreilles, un doigt qui glissait sur l’écran. Ils jouaient sûrement en ligne à acheter des animaux virtuels, à se construire des vies parallèles ou juste à empiler des cubes à l’infini. Ils s’oubliaient. »
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