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EAN : 9782246860556
216 pages
Grasset Jeunesse (08/11/2017)
3.85/5   75 notes
Résumé :
Paris, 1907
Une sorcière kidnappe des enfants pour les emmener sur la lune...
Sous l’apparence trompeuse d’une charmante gouvernante anglaise, Miss Pook convainc la jeune Élise de quitter la Terre pour vivre avec elle dans son château sur la lune.
Mais là-haut, vivent des créatures aussi merveilleuses que maléfiques, et un terrible complot se prépare...
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Critiques, Analyses et Avis (46) Voir plus Ajouter une critique
3,85

sur 75 notes
Le prix de ce livre d'occasion était tellement attractif que j'ai craqué. Et bien m'en a pris. Je me le réservais pour un moment où je serais enchifrenée, enrouée, fatiguée, épuisée, harassée, mais je n'ai pas eu la patience d'attendre de tomber malade (12h après l'avoir lu, je me retrouvais avec une bonne rhinopharyngite, ce qui prouve que je ne suis pas douée pour ce qui est de planifier mes lectures).


En 1907, à Paris, la jeune Élise voit arriver chez elle une préceptrice dénommée Miss Pook. Celle-ci lui rend la vie beaucoup plus agréable - les parents d'Élise voulant faire d'elle une petite bourgeoise insipide, mais Miss Pook ne l'entendant pas de cette oreille. Et, inutile de vous le cacher, vu le titre et la quatrième de couverture, Élise va se retrouver avec Miss Pook sur la Lune. Elle connaîtra quelques déconvenues (mais je ne vous dirai pas lesquelles), ira de catastrophe en catastrophe (mais nous ne détaillerons pas celles-ci), et fera moult rencontres, bonnes ou mauvaises (dont je ne révélerai pas la nature).


Le style se coule de façon assez étonnante à l'époque de l'histoire, tant qu'on est à Paris ; ce n'est pas sans rappeler Gaston Leroux, par exemple - le Gaston Leroux qui a de l'humour, pas celui de Rouletabille, Rouletabille étant un personnage très ennuyeux, ce que ne sont certainement ni Élise, ni Miss Pook. Puis le ton change un peu lorsque nous sommes sur la Lune ; ce qui ne change pas, c'est l'humour constant et qui fait mouche. Bertrand Santini, contrairement à trop d'auteurs jeunesse, ne se fait pas outrageusement didactique («Tiens, mettons un mot compliqué ici ou là, pour que le "jeune" apprenne quelque chose») ; en revanche, comme il joue beaucoup avec les mythes et légendes, il est probable que de temps à autre, les lecteurs de 10 ans passent à côté de certaines références : pas sûr qu'ils fassent le lien entre le Sphinx et des personnes appelées Jocaste...


C'est bien rythmé, c'est drôle, c'est charmant... même si vers la fin, ça devient plutôt gore, en fait (je préfère prévenir, mais je pense que ça ne devrait pas freiner le plaisir des lecteurs). Bon, tout de même, je me demande encore pourquoi Miss Pook ne cherche à sauver que des enfants parisiens (c'est du pur racisme). Mais passons. Seul gros souci pour ma part : je ne m'attendais pas à ce que ce roman soit le premier d'une série, et ce n'était pas du tout mon but de lire un bouquin dont je ne connaîtrai peut-être jamais la suite. Mais passons.
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Ce que j'ai ressenti:…Extraordinaire envolée enchanteresse…

Laissez votre imagination vagabonder dans les rues de Paris, en 1907, sous les pieds de la Tour Eiffel, et levez un peu vos yeux, vers le ciel…Est-ce qu'une excursion à dos de dragon ne serait pas la plus palpitante des aventures? Et cette destination lunaire, ne serait-elle pas la plus fabuleuse? Et si vous tentiez le temps d'une lecture, de replonger dans les plaisirs de l'enfance insouciante, est-ce que vous suivriez, vous aussi, l'extravagante Miss Pook? Voudriez-vous bien connaître, vous aussi, le secret des Enfants de la Lune?

"Nous ne voulons plus faire partie d'un monde où règnent la cupidité et l'injustice."

J'ai tenté ce voyage fantastique, et je dois dire que je reviens de cette expédition avec des étoiles plein les yeux, et quelques bonnes impressions dans le sac à dos, mais surtout avec un petit carnet bestiaire de créatures légendaires plutôt fourni! Cette première virée sur les anneaux de Goldorillon fût une enrichissante surprise, toute autant qu'un plaisir de faire la connaissance d'êtres de la Nuit, exilés sur la Lune, encrassé sous la poussière terrible de l'oubli…

J'ai adoré la sensibilité et la plume de Bertrand Santini, sa façon de revisiter les mythes et légendes pour émerveiller son jeune public, la portée philosophique et humaine qui se cache entre les lignes. Il a une folle imagination qui joue souvent entre ombres et lumières, balaie toutes les attentes d'un revers de queue de dragon, souffle sur le feu de l'intrépidité et envoie du rêve quand la réalité est trop brutale… Dans les failles de l'extraordinaire, il glisse de jolies pensées pertinentes, tout en injectant une bonne dose d'amour et fait la part belle à ses tourments intérieurs qui habitent la petite enfance…C'est un vrai souffle de fraîcheur que ce premier épisode de ses enfants perdus…Vite, vite la suite, je veux retourner sur la Lune…

"La haine est une défaite, mes enfants."



Ma note Plaisir de Lecture 9/10

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Un conte merveilleux et sombre, qui démarre comme un Mary Poppins démoniaque, se poursuit comme un Alice au Pays des Merveilles lunaire, et s'achève sur une série de rebondissements très rythmés.

Bertrand Santini semble être parfois solaire (la série Gurty !) parfois lunaire (Hugo de la Nuit) et toujours proche du conte.
On est clairement ici dans la série "Hugo de la Nuit", avec le même regard amer sur l'humanité, et l'envie de se ranger du côté des monstres, qu'ils soient exilés dans la mort ou sur la Lune.
Santini continue à s'affranchir des cadres classiques, en piétinant joyeusement la convenance des contes moraux. Il pousse le bouchon jusqu'à faire exploser son imagination dans tous les sens : l'univers de Miss Pook ne connait aucune limite, sans jamais s'éparpiller ou perdre en cohérence.

S'achevant sur un cliffhanger annonçant une suite titanesque, ce premier tome est très très prometteur !
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Qui est cette Miss Pook?

D'où vient-elle?

Quelles sont ses références, ses recommandations?

Monsieur Dubenpré, riche commerçant en foie gras, progressiste pour ce qui est de la Révolution industrielle, s'empresse de poser les bonnes questions à son épouse.

Employer une gouvernante, à la hâte, comme cela, sur un bon instinct, sur un coup de coeur, Dubenpré a une idée claire sur la façon de deviser de sa femme et n'en cache rien, haut et fort.

Qui est cette Miss Pook?



Éduquer une enfant est une mission de haute importance, éduquer son enfant est une mission de haute confiance, il faut oeuvrer en général, choisir le bon caporal.

Penaude, Georgette Dubenpré répondrait qu'elle est la seule des huit gouvernantes intéressées par l'annonce du journal à ne pas avoir été prise d'un mal de ventre instantané.

Albert Crépin, peintre sur le chantier de la Tour Eiffel, ajouterait qu'elle a quelque chose d'unique, de particulier, d'ensorcelant même, après l'avoir croisé tout en haut de la tour, cherchant son chemin.



Dès les 1ers chapitres, nous nous sentons transportés, nous sentons presque le souffle des hauteurs de la Tour nous ébouriffer les cheveux.

1907, c'est aussi une autre époque, en pleine effervescence de sa révolution industrielle.

Bertrand Santini, toujours aussi délicieusement irrévérencieux et drôle de l'être, n'hésite pas à jouer sur les contradictions, sous le ton d'une petite comédie théâtrale.

Avec la famille Dubenpré, nous n'éviterons pas les clichés sur les différentes classes sociales et la guerre des sexes, Bertrand Santini déclare la guerre à la morosité et au sérieux, nous faisant sciemment rire de tous ces travers.

M. Dubenpré adopte la posture caricaturale de l'homme "moderne" d'un autre temps et Santini, oui, n'hésite pas à forcer le trait pour nous chatouiller les zygomatiques, nul doute encore que ces idées reçues feront mourir de rire les jeunes lecteurs.





Et la part du fantastique dans tout cela?

Et bien, Miss Pook pardi!

Nul doute que cette Miss Pook nous rappelle la célèbre "Mary Poppins" de Travers.

Une anglaise à Paris.

Miss Pook, sous sa rigueur apparente et son allure impeccable, révèle un coeur d'or, rien que pour Élise.

Elle ne cachera pas à la jeune Élise sa partie magique et nous la soupçonnons d'avoir d'autres desseins pour Élise que ceux réservés par la famille Dubenpré. Ouf ou Aïlle?

Ces prédictions se réalisent toujours, lui confie t-elle.

Force est de constater qu'en coulisse, Miss Pook force aussi le destin.

Adorable Goupil, Pook joue de l'innocence de Élise et de la crédulité de ses parents suivant un plan que l'auteur réserve dans l'ombre.

Son esprit caustique est un atout humour bonus au roman.

Nous flirtons avec le conte facétieux.

Et le Fantastique, interrogez-vous de nouveau?

Il arrive à grands pas de sept lieux, jusqu'à la Lune où Ms Pook entraîne la jeune fillette.

L'auteur jouera des références de légendes bien connues, brouillant avec fourberie nos repères pour jouer sur les deux tonalités de l'émerveillement et de la crainte.

Même avertie des contes de prudence, Elise ne pourra s'empêcher d'aller se promener à sa guise sur la Lune.

Nous entendons Ogre, vampires, araignées, feux follets, dragon chinois cerf-volant, ça cric ça crac et ça veut croquer, l'histoire va serrer Élise comme un corset de Belle-Mère de Blanche-Neige.



Un roman terriblement farfelu, drôle et inquiétant, en effet.

Nous ne savons s'il faut se méfier de Ms Pook qui est tentante comme une belle pomme de Contes, accueillante comme une maison sucrée de pain d'épice.

Bertrand Santini maîtrise le bluff, la farce et nous étonne à chaque chapitre, développant son propre Merveilleux, agitant un peu de sa poudre magique de pleine lune, épiçant l'intrigue et le ton de sa sauce secrète.

Sa bouillonne dans le chaudron.

Un bon début.

On aime.
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Cette couverture est absolument captivante. Avec l'épaisseur du roman, ma main s'est tendue sans m'en rendre compte et le livre a rejoint ma pile à emprunter... Aie aie aie mais qu'ai-je donc fait ? Comme si ma PAL n'était pas déjà énorme et que celle à emprunter est quasi identique ... et toujours le même argument, "allez il est petit, il sera rapide à lire". En effet, j'ai rapidement lu les aventures de Miss Pook, un peu spooky quand même. Elise est une petite fille qui approche de son dixième anniversaire et sa gouvernante, la parfaite Miss Pook, après des subterfuges étranges, arrive à la convaincre de devenir sa fille adoptive. S'en suit une épopée incroyable sur la Lune avec des sorcières, des vampires et autres bestiaires de l'imaginaire ! C'est un roman fantasy 100% jeunesse, ça m'a beaucoup fait penser aux histoires de Roald Dahl. Par contre, j'ai trouvé l'épopée tombant dans la facilité .. Elise ne fait qu'enchaîner les mauvaises rencontres en courts chapitres. Je ne pense pas que je vais poursuivre bien que j'ai passé un moment sympathique de lecture.
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critiques presse (2)
Ricochet
28 septembre 2018
Ce premier tome bien écrit et rythmé, rempli d'émotions variées sachant toujours s'équilibrer, donne irrésistiblement envie de savoir la suite !
Lire la critique sur le site : Ricochet
Elbakin.net
05 septembre 2018
Miss Pook et les enfants de la lune s’avère mine de rien un roman Jeunesse déroutant à plusieurs reprises, mais c’est aussi pour cela qu’il nous a séduit. Si vous cherchez une gouvernante bien différente de la normale, on vous la recommande chaudement !
Lire la critique sur le site : Elbakin.net
Citations et extraits (23) Voir plus Ajouter une citation
- Mesdames, mesdemoiselles, messieurs ! L'arrivée des véhicules à moteur peut être saluée comme le plus grand des progrès ! Non seulement la locomotion mécanique bouleversera nos relations avec le temps et l'espace, mais elle nous permettra de respirer à nouveau ! Oui, enfin Paris sera bientôt débarrassé des voitures à chevaux, attelages bruyants qui sèment par nos rues ces déjections nocives pour la respiration. Voyez ! Sentez ! La fumée des moteurs n'est ni malsaine, ni malodorante, comparée au crottin qui exhale de titanesques tourbillons morbides et suffocants. Rouler en voiture mécanique, c'est servir le futur de l'humanité. Alors, vive l'automobile qui offrira à Paris un air pur et sain, vive l'avenir et gloire au génie du genre humain !
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Les prochaines années seront le théâtre de grands désastres et de terribles guerres, répondit Miss Pook avec sérieux.
La réponse désarçonna la fillette.
- Et dans cent ans ? demanda-t-elle.
- Le vint et unième siècle sera à nouveau le théâtre de grands désastres et de terribles guerres, répéta Miss Pook. Les hommes sont d’incorrigibles chenapans, sais-tu ? Le passé ne leur sert jamais de leçon.
- Et dans deux cents ans, alors ? insista la fillette.
- Au vingt-deuxième siècle, le calme et la paix régneront sur Terre.
- Enfin ! s’exclama Élise. Les hommes auront-ils appris à vivre ensemble ?
- Pas du tout ! répondit la gouvernance. Simplement, il n’y en aura plus !
Élise écarquilla les yeux.
- Dors bien, maintenant, petit ange !
Miss Pook déposa un baiser sur le front de l’enfant et disparut de la chambre sans un bruit.
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Mesdames, mesdemoiselles, messieurs ! L'arrivée des véhicules à moteur peut être saluée comme le plus grand des progrès ! Non seulement la locomotion mécanique bouleversera nos relations avec le temps et l'espace, mais elle nous permettra de respirer à nouveau ! Oui, enfin Paris sera bientôt débarrassé des voitures à chevaux, attelages bruyants qui sèment par nos rues ces déjections nocives pour la respiration. Voyez ! Sentez ! La fumée des moteurs n'est ni malsaine, ni malodorante, comparée au crottin qui exhale de titanesques tourbillons morbides et suffocants. Rouler en voiture mécanique, c'est servir le futur de l'humanité. Alors, vive l'automobile qui offrira à Paris un air pur et sain, vive l'avenir et la gloire au génie du genre humain !
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La frontière entre la partie ensoleillée de la Lune et sa face cachée formait une ligne franche, semblable à la bordure d'un tapis de velours posé sur le sol. Au-delà de cette limite, les ténèbres étaient si profondes qu'elles engloutissaient l'éclat des étoiles. Quiconque avait le malheur de s'y risquer, ne fut-ce que d'un pas, était condamné à errer dans le noir pour l'éternité.
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La haine est une défaite, mes enfants.
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Videos de Bertrand Santini (14) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Bertrand Santini
Audrey Lamy incarne avec un humour ébouriffant cette irrésistible petite chienne à la langue bien pendue et aux idées rafraîchissantes. Une lecture tendre et hilarante qui séduira les lecteurs de tous âges. Le journal de Gurty 1- Vacances en Provence, de Bertrand Santini, lu par Audrey Lami, collection Écoutez lire.
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