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ISBN : 2373050404
Éditeur : Aux forges de Vulcain (20/04/2018)

Note moyenne : 3.5/5 (sur 14 notes)
Résumé :
Le roi Constant avait trois fils. L'un meurt, et les deux autres, Uter et Pandragon, vivent loin. En leur absence, Vortigern règne sur la Bretagne. Mais son pouvoir fatigue les barons et les fils de Constant reviennent et tentent de reprendre le trône. Pandragon est un meneur d'hommes et croit en son bon droit. Uter est un aventurier, mû par la vengeance. Peu à peu s'enchaînent batailles et victoires, mais une ombre plane, celle de Merlin et d'une mystérieuse petite... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
Leraut
  29 octobre 2018
Riche d'une première de couverture aux couleurs flamboyantes, empreintes vulcaniennes de Elena Vieillard, d'aube arthurienne, vivifiant, ce roman est le bouquet final d'un feu d'artifice en version 3D. L'incipit : « Rois ou paysans, les hommes meurent jeunes, ici » inaugure ce que la littérature a de ferveur, de justesse. Matures, énergiques, les lignes semblent ces paysages d'un entre-monde hors du temps et de l'espace. Les pages manichéennes déploient une puissance hors pair. Elles ne se tournent pas. le lecteur est en arrêt, ébahi par ce style magnétique. Au centre des forêts ténébreuses, en quête, en sursaut, en bousculade, le lecteur s'octroie le passage vers le majeur pour ne rien lâcher en chemin, tant ce miracle du verbe est grand. En idiosyncrasie totale, dans cette ère légendaire où la magie est innée, le miracle littéraire est accompli. Ce roman est atypique, une chance à lire. La poésie enclenche des sursauts d'alchimie. « Elle pleurait dans un rayon de lune la jeune fille aux cheveux châtains et aux pieds nus. »Elle casse les branches de cette histoire rugueuse, guerrière aux cheveux emmêlées. « La Dame du Lac attendait. Des jours et nuit durant, elle nouait des fils d'eau changeante, teintés de lune ou de soleil pâlissant. » L'histoire est aussi cela, un reflet sur le chant ésotérique, qui s'agite, prend peur, dans ces combats qui rôdent dans les pages. Elle se calme face aux rides devenues de Merlin. Front à front avec « Uter Pandragon » cette plongée dans le majeur des forêts de Bretagne est une magnificence d'écriture. C'est un roman étrange donc beau. Il incite à l'ouverture d'un genre nouveau. La page 299 est à apprendre par coeur. Elle illumine et donne sens. Elle respire la connaissance extrême de l'auteur pour ce monde légendaire mais pas que. La Dame du lac encense cette prodigalité de ton et de teneur : « l'invitation était discrète, presque inquiétante…. Cette humeur remua les eaux, les leva, telles des lances pures rêvées par dieu forgeron, les emporta d'un cri vers une rive où la dame n'était pas… »Le Graal, ici, est alloué. Thomas Spok a réussi ce pari, délivrer une histoire soyeuse, intelligente, ésotérique et fantastique. C'est un premier roman, né depuis des millénaires. Chaque lecteur y puisera son élixir. Edité par « Aux forges de Vulcain » Uter Pandragon » de Thomas Spok est une signature digne de « Vulcain » car « Nécessaire ». A lire en pleine forêt et vous verrez peut-être…….
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Garoupe
  16 mai 2018
Poudre de Merlin… pinpin
Vortigern, Merlin, Morgane, La Dame du Lac, Uter Pandragon sont des personnages qui vous parlent. Vous visualisez plein d'images aussi : le Merlin de Disney, la Quête du Graal des Monty Python, Excalibur de John Boorman. Vous pouvez ajouter une nouvelle pierre à l'édifice du Graal : celle que vient de jeter dans le lac Thomas Spok. Et ne doutez pas qu'elle va faire des vagues !
Thomas Spok s'empare des canons de la légende arthurienne pour en faire un récit en plusieurs volumes dont le premier convoque les figures de Vortigern, d'Uter, de Pandragon, de Merlin encore dans son adolescence, de Morgane dans sa prime jeunesse encore en devenir, des Saisnes, les alliés de Vortigern dans sa conquête du pouvoir et de son maintien sur le trône.
Si ce premier volume est l'objet d'une quête, il ne s'agit pas encore de celle du Graal. Il s'agit même de plusieurs quêtes. Vortigern part à la quête du pouvoir et devient un véritable fantôme qui traverse les pages du récit comme une âme en peine dès qu'il l'obtient. Uter et Pandragon, fils de Constant, dont le frère aîné a précédé Vortigern sur le trône et dans une forme de folie, poursuivent en parallèle des rêves de revanche. Merlin n'est pas en reste même si sa propre quête de pouvoir est plus sournoise, plus en retrait, mais bien réelle.
Thomas Spok prouve dans son récit qu'il maîtrise le canon arthurien, qu'il sait de quoi il parle. Ce qui lui permet de prendre des libertés avec son interprétation des mythes qu'il empoigne littéralement pour les tordre à sa propre volonté de narrateur. Prend-il des libertés exubérantes ? Invente-t-il trop ? Respecte-t-il trop au contraire les usages du genre ? Peu importe, en fait, seul compte le résultat. Et là : quel brio !
Malgré la multitude des personnages, malgré le grand nombre de situations et de péripéties, Thomas Spok maîtrise parfaitement sa trame. le mot n'est pas choisi au hasard : l'auteur tisse devant nous une tapisserie dans laquelle chaque scène du récit est une des trames narratives de l'histoire qui viennent se placer sur le métier à tisser de l'auteur pour former un tout consistant, constant et cohérent. Chaque scène-trame est cohérente en elle-même et parvient encore à prendre une nouvelle dimension quand on la prend dans la vue d'ensemble de la tapisserie-livre finale.
Thomas Spok parvient aussi à maintenir ouverts tous les possibles pour chaque personnage jusqu'à ce qu'il décide, en démiurge scriptural, de fermer une route, un chemin, un destin, une vie.
Et puis, Thomas Spok ne se contente pas de mettre de la magie dans son récit, présence de Merlin et de Morgan oblige. Il distille du merveilleux, du fantastique, de l'horrifique dans son récit. Cet « Uter Pandragon » se retrouve ainsi à la croisée de plusieurs genres narratifs, aucun ne semblant déplacé !
Les scènes finales de combat faisant interagir tous les personnages croisés au fil du livre (encore vaillant ou en vie à cet instant, cela va sans dire) sont à elles seules un morceau de bravoure tant dans la façon que Thomas Spok a eu de les écrire que dans les trouvailles scénaristiques qu'elles lui permettent d'inventer.
Bref, ce livre contient suffisamment de talent pour passer outre une question de genre.
Lien : https://wp.me/p2X8E2-XQ
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Aethel_Lataniereauxlivres
  29 novembre 2018
Lorsque j'ai reçu ce titre grâce à la Masse Critique de Babelio et que j'ai vu que c'était une publication de la maison Aux forges de Vulcain j'ai eu peur, car elle a également publié « Spartacus » de Romain Ternaux que j'avais trouvé très mauvais, et vu que « Uter Pandragon » est comme « Spartacus » une réécriture d'une histoire que j'aime, je m'inquiétais.
Mais finalement même si je n'ai pas autant accroché que je l'espérais (pour une raison toute bête en plus) à « Uter Pandragon » c'est tout de même réussi.
Uter et Pandragon sont tous deux les fils du roi Constant, suite à sa disparition et en l'absence de ses héritiers, Vortigen a usurpé son trône et règne sur la Bretagne, jusqu'à ce qu'Uter et Pandragon ne décident de se battre pour enfin récupérer le pouvoir…
Je vais le dire tout de suite, j'ai lu ce livre dans la mauvaise période, je n'avais pas le bon état d'esprit et je sais que c'est la raison pour laquelle je n'ai pas été passionnée par « Uter Pandragon » car excepté quelques répétitions dans le récit qui peuvent être assez lassantes et une petite difficulté à s'y retrouver entre tous ces personnages je ne trouve pas franchement de points négatifs.
D'ailleurs malgré mon ressenti mi-figue mi-raisin il y a tout de même des choses que j'ai apprécié.
D'abord si je commence à bien connaitre certaines personnages de la saga je dois avouer que ce n'est pas le cas pour Uter, je ne l'ai que peu croisé et le seul livre où il a une place importante (dans le premier tome de « La trilogie des elfes » de Jean-Louis Fetjaine) n'a pas franchement réussi à se graver dans ma mémoire, donc j'étais assez contente qu'il ait le premier rôle dans cette nouvelle réécriture, qu'on lui donne plus de consistance et qu'on montre de nouvelles facettes de sa personnalité, sans dire que je me suis attachée à lui j'ai été intéressée par son parcours et son évolution au cours du récit. Pandragon quant à lui est un personnage qui m'a moins parlé, il est plus l'archétype de l'héritier du trône, meneur acharné et trop sûr de lui pour que j'accroche à sa personnalité mais au moins les deux frères sont différents donc cela a aussi ses avantages.
Niveau histoire il y a un bon équilibre entre scènes épiques et scènes plus « posées », mais c'est vraiment les parties plus calmes qui m'ont davantage emballée, surtout que le livre ne se limite pas qu'à Uter et Pandragon mais fait intervenir d'autres personnages de la légende, notamment Merlin qui même s'il est en retrait suit sa propre quête tout en gardant un oeil (voire plus) sur la guerre qui se déroule, et c'est vraiment la partie que j'ai préféré, l'essence du personnage est respecté mais Thomas Spok exploite aussi d'autres choses pour qu'on ne se retrouve pas face à une intrigue réchauffée.
Bref, je voudrais parler de cette lecture plus en détails mais comme je l'ai dit mon esprit était ailleurs et honnêtement une relecture d'ici quelques temps ne serait pas du luxe, mais cela reste une bonne réécriture malgré quelques bémols et j'attends maintenant de voir si Thomas Spok continue son cycle Arthurien, parce que je serais curieuse de découvrir ce qu'il en ferait !
Pour finir je remercie Babelio et les éditions Aux forges du Vulcain pour ce partenariat.
Lien : https://lataniereauxlivres.w..
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Livheryn
  14 novembre 2018
Merci à Babelio et aux éditions des Forges de Vulcain pour leur confiance.
J'étais intéressée par ce livre car j'apprécie toutes les histoires qui se déroulent dans une ambiance celtique. Je savais qu'Uther Pandragon était le père du roi Arthur, mais le fait que, dans le résumé, il soit expliqué qu'Uter et Pandragon sont deux personnages différents a fait naître beaucoup de questions dans ma tête et a attisé encore plus mon intérêt pour ce roman.
On peut tout à fait le lire sans rien connaître de la légende arthurienne. L'histoire évoque simplement la vengeance de deux frères envers celui qui a usurpé le trône depuis la mort de leur père et de leur frère aîné. Les deux princes ont des personnalités bien distinctes : l'un est sage et raisonné (le profil du roi parfait), l'autre fougueux et téméraire. Ce dernier, Uter, est celui que nous suivons le plus souvent. Son côté fier, libre et indépendant le rende charmant, aussi bien auprès de la gente féminine que des lecteurs. Cependant, un autre personnage, agissant dans l'ombre, a un rôle tout aussi déterminant, voire plus, dans la résolution de l'intrigue : le sorcier Merlin. J'ai adoré la façon dont ce personnage a été exploité. Dans la plupart des oeuvres littéraires, cinématographiques et télévisées où il était présent, c'était sous la forme d'un vieux druide barbu. Puisque cette histoire se déroule avant la quête du Graal, il est forcément plus jeune, mais il est surtout capable de changer d'apparence et possède le don de connaître des éléments de l'avenir; don qui va le tenir perpétuellement en guerre avec son démon de père. Les victoires de l'un ou de l'autre auront des conséquences significatives sur le monde des hommes... J'ai adoré ces nombreuses confrontations et que le père de Merlin fasse partie de l'histoire.
Les péripéties sont intéressantes mais elles auraient été véritablement passionnantes sans ce vocabulaire compliqué et ces tournures de phrases trop alambiquées. A plusieurs reprises, j'ai dû relire des passages, ne comprenant pas de quoi il était question ou de quel personnage on parlait. Je pense sincèrement que l'écriture aurait gagnée à être plus simple. J'ai fini par être agacée de ne pas tout comprendre, et soulagée quand j'ai lu la dernière page.
L'histoire ne manque pas d'action et de rebondissements. J'ai aimé suivre le retour au pays d'Uter, Pandragon et de leurs hommes. Cependant, une carte n'aurait pas été de trop au début du livre pour pouvoir suivre et comprendre plus aisément les déplacements des protagonistes mais aussi des ennemis.
Globalement, ce fut une lecture plaisante, originale, qui m'a fait découvrir des personnages de la légende arthurienne que je connaissais mal. J'ai bonne espoir que la fin ouverte laisse présager une suite...
Lien : https://bullesetchapitres.wo..
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Horizonetinfini
  23 mai 2019
Tout au long du Moyen Âge, la légende arthurienne s'inscrit dans l'imaginaire commun. Chrétiens de Troyes donne une véritable dimension littéraire au mythe et, au XIIIe siècle, Robert de Boron inscrit la légende arthurienne dans une voie plus christique autour du thème du Graal.
Une quantité remarquable d'oeuvres en lien direct ou inspirées par cette épopée nous accompagnent à notre époque. Livres, cinéma, télévision nous offrent des adaptations parfois brillantes, parfois décevantes.
Uter Pandragon est à classer dans le rang des récits lumineux qui émerveillent et font d'une lecture un moment qui sort de l'ordinaire.
Tomas Spok utilise un registre, un mode d'expression permettant de savourer notre belle langue française.
L'intrigue et les protagonistes nous font aimer son roman. Uter et Pandagon se battent contre l'usurpateur Vortigern pour récupérer la couronne de leur père.
L'auteur nous transporte à Constantinople pour une conversion (La Bretagne vaut bien une messe !) et dans le royaume de la magie avec Merlin et les personnages que nous sommes habitués à côtoyer dans les différentes versions des comptes sur le cycle du Graal : La dame du lac, la future Morgane mais également Mab la fée qui a inspiré Geoffrey Chaucer (que je chéris), Shakespeare et Percy Shelley parmi d'autres.
Un livre surprenant pour l'originalité qu'il présente tout en évoluant dans un univers bien connu.
Tradition et imagination pour ce premier roman de Thomas Spock que je vous recommande.
Lien : https://blog.lhorizonetlinfi..
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critiques presse (2)
Elbakin.net   05 novembre 2018
Si le mythe arthurien vous intéresse, que vous êtes connaisseur de la geste de Bretagne, alors il peut être agréable de découvrir la vision de l’auteur, de trouver les points communs et les différences avec la version classique de la légende.
Lire la critique sur le site : Elbakin.net
LeFigaro   22 juin 2018
Un premier roman inspiré de la légende arthurienne. Une courageuse et belle entreprise littéraire.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
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Thomas Spok - Uter Pandragon
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