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ISBN : 1090648022
Éditeur : Critic (21/11/2012)

Note moyenne : 3.96/5 (sur 53 notes)
Résumé :
1935, Le Caire. Jean-Philippe Lasser, détective privé de seconde zone, hante le bar de l’hôtel où il a posé ses valises
et ses bureaux, en attendant le coup qui rapportera gros. Pour le moment, il ne décroche que des petites affaires,
celles que tous ses confrères ont refusées…
La dernière en date pourrait bien changer la donne : la déesse Isis en personne vient lui demander de retrouver
le très convoité manuscrit de Thot. ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (20) Voir plus Ajouter une critique
boudicca
  13 janvier 2013
Après une première apparition du personnage de Jean-Philippe Lasser dans la nouvelle « Voir Pompéi et mourir » parue dans l'anthologie « Fragments d'une fantasy antique », voilà que le détective se voit consacrer plusieurs romans. Avec « Un privé sur le Nil », premier tome de la série, Sylvie Miller et Philippe Ward se lancent donc dans une nouvelle collaboration, et celle-ci fonctionne à merveille. Nous voilà donc embarqués dans les aventures de ce héros attachant dont on suit les déboires avec les divinités qui constituent le panthéon égyptien. le roman est organisé en plusieurs petites parties d'une cinquantaine de pages chacune et consacrées aux différentes enquêtes menées par Lasser : retrouver le manuscrit de Thot, mettre la main sur la chatte favorite de Sekhmet, et même éclaircir la disparition du sexe d'Osiris ! le détective se révèle être au fil des pages un protagoniste fort sympathique aux malheurs duquel on ne peut que compatir (et oui, être le détective privé des dieux est loin d'être une sinécure !). Les personnages secondaires ne sont pas en reste, à commencer par les deux « associés » de choc de Lasser : Fazimel, jeune femme pleine de ressources et qu'on regretterait presque de ne pas voir davantage, et surtout Ouabou, félidé à la langue bien pendue.
L'univers élaboré par les auteurs a également de quoi séduire : il s'agit bien de notre monde au début XXe, à la seule différence que les croyances païennes ont perduré et que les divinités de l'Antiquité arpentent le plus naturellement du monde le pays où elles sont vénérées. Croiser le redoutable dieu Seth en costume trois pièces et se déplaçant en voiture de luxe, assister à l'arrivée d'Isis ou Sekhmet dans un night-club, voir les batifolages d'Horus et la fille de Zeus faire la une de la presse à scandale..., il faut avouer que cela ne manque pas de piquant ! Sylvie Miller et Philippe Ward se font un malin plaisir de faire descendre de leur piédestal ces divinités ancestrales pour le plus grand bonheur des lecteurs, et le plus grand malheur de notre héros qui ne manque pas de faire les frais de leurs caprices et de leur caractère ombrageux. Ce roman est également l'occasion pour nous de nous (re)familiariser avec la mythologie égyptienne et son panthéon ainsi qu'avec la géographie du pays : du Caire aux pyramides de Guizèh, en passant par Assouan, Philae, la Nubie..., c'est qu'on en voit du paysage !
Un roman qui se lit avec une déconcertante rapidité et qui offre un très bon moment de divertissement. C'est avec plaisir que je me plongerais dans le deuxième volume des aventures de Lasser, « Mariage à l'égyptienne », d'ores et déjà prévu pour mars 2013.
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Melisende
  11 octobre 2016
Lors de chaque édition du festival des Imaginales, notre tradition – brillamment instaurée par Dawn – veut que le tout dernier achat du dimanche matin avant le grand départ, soit tourné vers une totale découverte et si possible, privilégiant un « petit » éditeur. Cette année, j'étais complètement indécise, je n'arrivais pas à me décider et mes premiers choix n'ont pas pu aboutir (livre épuisé, auteur absent de sa table de dédicace…). Je me suis finalement tournée vers le premier tome de la série Lasser, séduite par la présentation qu'en avait faite Sylvie Miller lors d'une table ronde les jours précédents.
Et quelle bonne intuition j'ai eue là ! La découverte a été excellente de bout en bout… à tel point que la suite est d'ores et déjà achetée et sera très certainement dévorée d'ici les prochaines Imaginales, en mai 2017.
Lasser est le genre de héros un peu maladroit, un peu à côté de ses pompes et un peu trop porté sur la bouteille ; le personnage qui, en somme, n'est ni le plus sexy ni le plus badass de la création mais auquel on s'attache pourtant et pour lequel on a une tendresse certaine. C'est une figure qui vit au jour le jour, qui ne s'attache ni à son passé ni à son futur, on ne sait donc pas grand chose de lui pour le moment mais je ne doute pas que les auteurs nous réservent quelques surprises.
Lasser est certes celui qui occupe le devant de la scène, mais un peu comme Harry Potter, il ne serait rien sans tous les personnages secondaires qui gravitent autour de lui, à commencer par Fazimel. Employée du Sheramon, l'hôtel où notre héros a élu domicile, c'est une alliée de poids qui sait se rendre indispensable, non seulement pour sa matière grise mais aussi et surtout pour sa jolie et très utile Coccinelle rose. Pour moi, c'est la belle assistante que l'on pourrait prendre de prime abord pour une gentille cruche mais qui en fait, en a sous le capot !
Les dieux sont aussi des personnages hauts en couleurs particulièrement bien croqués par Sylvie Miller et Philippe Ward. Tous ont un trait caractéristique qui les rend marquants mais celui qui remporte la palme est, selon moi, Seth qui gagne auquel on a taillé un sacré costard ! Dans sa limousine, déguisé en mafieux, le dieu mal aimé joue les gros durs… et se plante quasiment à chaque fois !
Comme vous pouvez le constater, l'humour est au rendez-vous et, parfaitement dosé, il accompagne un fond assez sérieux et maîtrisé. En effet, derrière ces personnages charismatiques, c'est tout un décor et un contexte bien conçus qui défilent sous nos yeux. Sylvie Miller et Philippe Ward se sont documentés grâce à de nombreuses lectures historiques et archéologiques et nous offrent des scènes remplies de nombreux détails. Là encore, c'est parfaitement dosé : juste ce qu'il faut pour que le lecteur soit transporté dans une Egypte des années 30 où les pyramides sont toujours là, mais pas trop pour éviter qu'il soit noyé sous des descriptions interminables.
Je ne connais que très sommairement le panthéon égyptien et toutes les histoires de famille qui relient les dieux entre eux, j'ai adoré (re)découvrir les relations compliquées existant entre Isis, Osiris, Horus, Seth, Sekhmet… mais pas que ! Parce que figurez-vous que même si ce premier tome se situe en Egypte, vous croiserez des dieux non-égyptiens qui eux aussi, apportent leur lot d'ennuis et de complications ! D'ailleurs, entre nous, j'ai vraiment hâte de lire les tomes suivants parce que Lasser va prendre la route et va donc s'éloigner des pyramides pour rencontrer d'autres horizons… et d'autres dieux sans doute tout aussi hautains et tyranniques !
Si les tomes suivants s'attarderont à chaque fois sur une seule et même enquête, ce premier opus est construit un petit peu différemment puisqu'il rassemble en fait plusieurs feuilletons, un peu à la façon des épisodes de séries policières. Vous trouverez donc plusieurs mini-enquêtes rédigées sous forme de nouvelles, le tout mettant en scène les mêmes personnages dans le même contexte.
La brièveté des récits entraînent effectivement une certaine simplicité dans les enquêtes ou du moins, des scénarios un peu basiques… cela dit, soit dit entre nous, je me suis énormément amusée à découvrir les recherches de Lasser et de Fazimel (c'est bourré d'humour !) et je n'ai jamais rien vu venir, la résolution des affaires a toujours été une bonne surprise ! J'aime bien ce format parce qu'il permet, surtout pour un tome d'introduction, de flâner auprès de nombreux personnages, d'offrir un petit tour d'horizon au lecteur.
A noter que la petite enquête-nouvelle tournant autour du personnage de Ouabou (un chat bien particulier) et réécrivant le conte du Chat Botté transposé dans l'Egypte des années 30, m'a fait très forte impression ! C'est brillamment orchestré, à mon humble avis et rien que pour celle-ci, je vous invite à vous pencher sur les aventures de Lasser, détective des Dieux !
Des petites enquêtes farfelues, de l'humour, des personnages qui tiennent la route, des dieux égyptiens (mais pas que) plus vrais que nature, une Egypte des années 30 dans laquelle des dizaines de pyramides sont toujours sur pied et de belles bagnoles ! J'approuve et je signe pour la suite !
Lien : http://bazardelalitterature...
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Arieste
  11 avril 2013
Première constatation, cette lecture met de bonne humeur ! Sans avoir ri aux éclats, je n'ai pu que constater l'effet plus que positif de cette lecture sur mon moral. L'humour est sans cesse au rendez-vous, que ce soit par les réflexions de Lasser ou bien les sujets des enquêtes.
J'ai également pu apprécier l'univers uchronique, très original avec un monde resté dans la situation géopolitique de l'Antiquité, où le pharaon gouverne toujours l'Egypte. Une idée riche, bien exploitée, dont j'apprécie de connaître les détails au fur et à mesure des enquêtes. L'Egypte est certes le principal pays évoqué, mais dans le tome 2 on évoque également d'autres contrées, tout en ne perdant jamais le lecteur dans une complexité de détails. Evidemment, l'ancienne étudiante en histoire et archéologie que je suis n'a pu qu'apprécier le sens du détail avec lequel les monuments antiques, toujours debouts dans ce monde, sont décrits.
Mais ce monde uchronique ne serait rien sans ses acteurs principaux : les Dieux ! Des célébrités aux supers-pouvoirs, égoïstes, colériques et impulsifs. Il est impensable de vouloir les contrarier, voire même de les regarder d'une manière qui ne leur conviendrait pas, sous peine de finir instantanément en fumée. Les Dieux sont conformes à l'image formée par les différentes mythologies, et un amateur de ces mythes y retrouvera avec plaisir des personnages bien connus (oups je les ai traités de personnages, j'espère ne pas finir foudroyée…). Cette connaissance de la mythologie m'a d'ailleurs permis d'anticiper certaines résolutions d'enquêtes.
Car n'oublions pas que ces deux livres traitent d'enquêtes. Jean-Philippe Lasser, malgré son monde exotique, est conforme à l'image du détective privé des années 30 : grand amateur de whisky, de femmes (signalons au passage son goût plus que déplorable pour les choisir), solitaire de caractère. Mais sous cette façade peu sympathique, on prend plaisir à suivre un homme attachant, rendu amer par son passé (son père a été changé en corbeau par Taranis), et qui progressivement prend conscience que les gens de son entourage tiennent à lui et sont prêt à tout pour l'aider. Je ne peux vous en dévoiler davantage sur les personnages secondaires, de peur de gâcher votre découverte, mais sachez qu'ils contribuent au plaisir de découvrir cette histoire. Tout comme Lasser, ces personnages sont plus complexes qu'il n'y parait au premier abord, et l'on prend plaisir à les connaître davantage au fil des enquêtes.
Les enquêtes sont prenantes et pleines de rebondissements, comme je l'ai dit plus haut on se doute parfois de l'identité des coupables mais l'on est souvent surpris par le dénouement des affaires.
Le premier tome Lasser, un privé sur le Nil est composé d'un prologue, Filature à Marselha qui explique pourquoi Lasser a quitté sa Gaule natale pour l'Egypte, puis d'enquêtes où Lasser doit retrouver des objets divins assez particuliers : le Manuscrit de Thot (où le Sphinx est un indic), le Chat de Sekhmet (où l'on croise le grand organisateur Sarq-Ôsis), L'Embrouille Féline (une très bonne réécriture d'un conte bien connu), le quatorzième morceau d'Osiris (pour les connaisseurs de mythologie égyptienne : oui c'est bien le morceau auquel vous pensez), La querelle nubienne (où l'on quitte un peu l'Egypte). Cependant, on ne peut pas vraiment parler d'un recueil de nouvelles puisque toutes les enquêtes s'enchaînent les unes aux autres, vous donnant à chaque fois envie de lire l'intrigue suivante.
Lien : http://arieste.wordpress.com..
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Seska
  24 juillet 2015
La couverture de ce roman m'a nargué lors de ma dernière visite à la bibliothèque. Je dois dire que si j'ai pris la peine de lire le résumé, c'est véritablement parce que cette couverture m'a interpellée.
Ensuite, le résumé m'a fait un peu penser à Mike Hammer, mais un Mike Hammer chez les dieux égyptiens. Donc pourquoi pas ?
Nous sommes dans les années 30, dans un monde où les différents dieux, égyptiens, gaulois, romains (et oui pas de France, Italie, non m'sieur dame ! les Dieux ne seraient pas contents !), etc, se baladent parmi nous. Ils se servent des humains, les tuent ou les transforment au gré de leur humeurs, mais ils se gardent bien de tous les détruire car sans adorateurs, ils n'existeraient plus ! Ils aiment bien également la technologie inventée par les humains, surtout les voitures…
Le prologue ne m'a pas enchanté plus que ça, il explique comment le détective Jean-Philippe Lasser s'est retrouvé en Egypte. Donc même si, sur le coup, il m'a ennuyé plus qu'autre chose, je reconnais qu'il est nécessaire.
En revanche, dès la première enquête, le déclic ! Alor certes le résumé est un peu trompeur puisqu'il laisse penser qu'il n'y aura qu'une enquête alors qu'il y en a plusieurs, (dont une avec une version du « remastérisé » du chat botté qui m'a bien amusée ! Il fallait le faire et les auteurs ont réussis !) mais ces enquêtes toutes différentes sont amusantes, et permettent de voir l'évolution (bien malgré lui) du héros Jean-Philippe Lasser.
Ce dernier, petit détective gaulois sans grande envergure, se retrouve à faire son métier en Egypte (tout cela à cause d'une femme sulfureuse et menteuse cf le prologue). Les dieux ? il ne les apprécie pas, trop volatiles, trop puissants et égoïstes et il a bien trop souffert dans sa jeunesse à cause de leurs « humeurs » pour leur faire confiance.
Mais voilà qu'Isis débarque dans l'hôtel où il a fait son chez lui. Et on ne dit pas non à Isis (d'ailleurs, rien que la regarder de manière un peu trop lubrique et vous devenez poussière…). Dans cette enquête Jean-Philippe va retrouver un vieil ennemi, le chef des medjais (équivalent du chef de la police), homme stupide et corrompu, et se faire un nouvel ennemi, et pas des moindres, Seth en personne (et Seth en al Capone, cela vaut le détour !). Ces 2 derniers personnages apparaitront régulièrement dans ses autres aventures et je ne vous cache pas qu'à chaque fois ce pauvre Lasser se fait bien tabasser ! (il n'y pas d'autres mots !)
Heureusement il a son assistante Fazimel, jeune femme qui sait tout ce qu'il y a à savoir sur les peoples et deux autres comparses qui vont l'aider non seulement à enquêter mais dans certains moments un peu… dangereux !
Un roman drôle, des enquêtes qui se tiennent dans le milieu des dieux. Et dieu sait que ce n'est pas facile (je sais, celle-là était facile ! ;-D ).
Un style agréable à lire, comme j'ai déjà le deuxième tome, je pense vite continuer (et le tome 3 m'attend à la bibliothèque ! Bénis soit celui qui a inventé la bibliothèque municipale, mon porte-monnaie et mes étagères le remercient très souvent !).
En conclusion, Je dirai qu'il s'agit ici de roman et histoire idéal pour lire en vacances, tranquillement, sur la plage ou une terrasse de café.
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DarkHawk
  31 janvier 2013
Lasser est un détective privé de seconde zone. Il végète dans le sud de la Gaule, enchaînant des contrats peu motivants. Mais lors d'une banale enquête pour adultère, il se retrouve involontairement dans la ligne de mire d'un mafioso. Afin de rester en vie, il n'a d'autre choix que de quitter la Gaule. C'est en Egypte que sa fuite va le mener.
Pays différent mais contrats tous aussi minables, jusqu'au jour ou Isis rentre dans son hôtel et lui confie une affaire !
Travailler pour les dieux, Lasser ne l'avait jamais imaginé. Il les déteste depuis sa plus tendre enfance alors leur rendre service, non merci !
Maintenant ce n'est pas comme s'il avait le choix. Ce que veulent les dieux, ils l'obtiennent. le point positif c'est que quand on travaille pour les dieux, les gains sont à l'échelle des risques ... importants !
Après la lecture, il y a quelques années, du très bon "Le Champ de Montségur", c'est avec un grand plaisir que je me plonge de nouveau dans un roman écrit par Sylvie Miller et Philippe Ward.
Lasser, détective des dieux est un roman très original. L'histoire se déroule au début du XXème siècle dans un monde uchronique où les hommes et les dieux coexistent :
Je n'aimais pas les dieux et j'avais de bonnes raisons. Il existait un curieux rapport entre eux et nous, les humains. Nous les vénérions, ils nous protégeaient. du moins, en théorie. En pratique, ils se bornaient à vivre entre eux, dans leur milieu pourri d'intrigues, de jalousies et de rivalités. Et du fait de ces petits jeux de pouvoir, nous nous retrouvions, le plus souvent, pris entre le marteau et l'enclume. Par voie de conséquence notre vie d'hommes était émaillée d'une succession de merveilles, d'imprévus et de catastrophes, au gré des humeurs divines.
C'est dans ce cadre hors du commun que nos deux auteurs mettent en scène les aventures de leur privé. Celui-ci, un looser sur les bords, se retrouve toujours dans des situations abracadabrantes. C'est un personnage très attachant dans un univers loufoque.

Je ne résiste pas à l'envie de partager avec vous ce truculent passage :
- J'ai dissimulé le sexe d'Osiris pour que mon époux ne courre pas le guilledou. Je le sors uniquement lorsqu'une petite envie me prend et ensuite je le recache. Je suis la seule à savoir où. Avant-hier, je voulais m'en servir et il n'était pas dans sa cachette.
(...)
Elle a marqué une pause théâtrale.
- Lasser, vous devez le récupérer, et vite. J'ai des envies et mon époux doit les satisfaire.

L'épisode avec le "chat" est également un pur délice. Ouadou, Lasser et Fazimel se répondent à merveille, entraînant immanquablement le lecteur dans leurs pitreries.
Lasser, détective des dieux propose un dépaysement total à l'humour omniprésent. Une fort belle réussite. Il me tarde de lire la suite.
Note : 8/10
Lien : http://www.les-mondes-imagin..
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critiques presse (1)
Elbakin.net   05 décembre 2012
Au fil des pages et des diverses enquêtes réunies ici, on s’attache facilement à ce nouveau détective débarquant dans le genre, pas foncièrement original, mais efficace (si, si…), mordant, mais surtout bien entouré.
Lire la critique sur le site : Elbakin.net
Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
boudiccaboudicca   14 janvier 2013
Je n'aimais pas les dieux et j'avais de bonnes raisons. Il existait un curieux rapport entre eux et nous, les humains. Nous les vénérions, ils nous protégeaient. Du moins, en théorie. En pratique, ils se bornaient à vivre entre eux, dans leur milieu pourri d'intrigues, de jalousies et de rivalités. Et du fait de ces petits jeux de pouvoir, nous nous retrouvions, le plus souvent, pris entre le marteau et l'enclume. Par voie de conséquence notre vie d'hommes était émaillée d'une succession de merveilles, d'imprévus et de catastrophes, au gré des humeurs divines. La preuve, où que j'aille, il se trouvait toujours une divinité pour venir m'empoisonner l'existence.
+ Lire la suite
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boudiccaboudicca   11 janvier 2013
-Ma réputation de détective n'est pas fameuse. Depuis que je suis arrivé au Caire, on me confit peu d'enquêtes. Alors, pourquoi m'avoir choisi ? Anubis est bien meilleur que moi. En plus, c'est l'un des vôtres.
-Parce qu'il a peut-être volé le manuscrit, répondit Isis. Il y a probablement un dieu derrière cette disparition. Je ne peux faire confiance à aucune de mes relations. J'ai besoin d'un enquêteur honnête pour retrouver ce manuscrit. Pas forcément doué, mais intègre. Et vous l'êtes.
En clair elle me traitait poliment de nase.
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DarkHawkDarkHawk   31 janvier 2013
- J'ai dissimulé le sexe d'Osiris pour que mon époux ne courre pas le guilledou. Je le sors uniquement lorsqu'une petite envie me prend et ensuite je le recache. Je suis la seule à savoir où. Avant-hier, je voulais m'en servir et il n'était pas dans sa cachette.
(...)
Elle a marqué une pause théâtrale.
- Lasser, vous devez le récupérer, et vite. J'ai des envies et mon époux doit les satisfaire.
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EowynReadsEowynReads   12 novembre 2016
Seth m'a dévisagé de longues secondes pendant que son Kyphi aux relents de charogne me donnait la nausée. Son museau allongé s'est fendu d'un sourire ironique et il a lâché :
- Alors Lasser, on fouille toujours dans les poubelles des dieux ?
Je n'ai pas pu m'empêcher de lui répondre, sur le même ton :
- Et j'y trouve qui, à chaque fois ? Seth ! Ça serait pas là qu'il habite ?
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EowynReadsEowynReads   09 novembre 2016
D'après ce que je savais par la rumeur, Thot, dieu de la connaissance, du savoir et de la sagesse, y aurait consigné ses secrets de magie noire parce qu'il n'avait plus toute sa tête - entre parenthèses, moi je dis que, quand on est âgé de plus de cinq mille ans, il ne faut pas s'étonner de perdre un peu la mémoire.
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Videos de Sylvie Miller (4) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Sylvie Miller
Conférence Mythologies nord-américaines... En quoi nous parlent-elles ? enregistrée aux Imaginales 2018 Avec Agnès Marot, Sylvie Miller, Xavier Mauméjean et Fabien Fernandez
Retrouvez l'audio de la table ronde en intégralité sur : http://www.actusf.com/spip/Imaginales-2018-Conference,26773.html
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