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ISBN : 2226320199
Éditeur : Albin Michel (28/10/2015)

Note moyenne : 4/5 (sur 6 notes)
Résumé :
Râbi'a al-Adawiyya (713-801) est la première grande figure du soufisme, et il n'est pas indifférent qu'elle soit une femme. Elle est l'objet d'une vénération encore vive de nos jours, aussi bien au sein des milieux populaires que des cercles soufis. Ses paroles et ses poèmes, recueillis et transmis au fil des siècles par une chaîne ininterrompue de spirituels, conservent toute leur actualité. Son rayonnement et sa personnalité de feu lui permirent toutes les audaces... >Voir plus
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Citations et extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
enkidu_enkidu_   11 février 2018
Hassan al-Basrî vit un jour Râbi'a assise sur l’une des rives de l’Euphrate. Il jeta son tapis de prière sur le fleuve et, s’installant dessus, il invita la mystique à venir prier avec lui sur l ’ eau. Elle répondit : « Monseigneur, chercherais-tu à prouver aux gens de l’Au-delà ce dont sont capables les gens de ce monde ? Montre plutôt aux hommes de ce monde ce que la plupart d’entre eux ne sauraient imaginer d ’ accomplir. » Puis, elle lança son tapis en l’air, et cria à son ami : « Rejoins-moi sur ce tapis, Hassan, pour que les gens plus éloignés de toi qu’ils ne le furent jamais puissent te voir à loisir ! » Elle ajouta, pour atténuer l’ironie de son propos : « Ce que tu as fait, un poisson peut le faire et ce que je fais une mouche le peut. Le plus important n’est donc pas là : il est de monter d’un degré dans l’être. » Ajoutant : « Le véritable travail est bien au-delà de tout cela et ce qui importe c’est de nous consacrer, toi, moi, et les autres serviteurs d’Allah, au vrai travail. » (p. 90)
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enkidu_enkidu_   11 février 2018
On vit un jour Râbi'a courir, tenant dans l’une de ses mains un seau plein d’eau et agi­tant de l’autre un brandon enflammé. « Où cours-tu ainsi, maîtresse ? », lui demandèrent de jeunes disciples qui passaient par là. Elle répondit : «Avec l’eau, je veux éteindre la Géhenne et, avec le feu, je veux brûler le Ciel. Ainsi Dieu, hors de toute crainte de l’Enfer de la part de Sa créature et de toute espérance du Paradis, sera-t-Il aimé, comme II le mérite : pour Lui-même. » (p. 84)
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enkidu_enkidu_   11 février 2018
Propos de Râbi'a : « Qui a décrit n’a pas été décrit. Comment décrire Celui que tu prétends décrire si, en Sa présence, tu es absent ? Si en Son centre, tu t’es fondu ? Si en Sa contemplation, tu as disparu ? Si, en ta retenue, tu t’es enivré de Lui ? Si, en ton vide, tu t’es laissé combler ? Si, en ta joie, tu es terrifié ? » Puis : « Entre l’aimant et l’Aimé, il n’existe pas de distance. C’est la force du désir qui produit la parole et c’est la saveur qui provoque le besoin de décrire. Qui a goûté sait et Celui qui a décrit n’a pas été décrit. La grandeur frappe la langue de mutisme. L’angoisse révérentielle interdit au peureux de s’exprimer. La jalousie voile les concurrents aux regards. La stupéfaction perpétuée, l’angoisse inévitable, les cœur dérivants, les secrets enfouis, les corps dévastés par la maladie et corrompus, puis l’amour, avec son inflexible pouvoir, devenu l’arbitre des cœurs ! » (p. 71)
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DanieljeanDanieljean   03 juin 2019
Ô Toi, Médecin du coeur et Cime de mon désir,
Accorde-moi l’union en Toi, celle en qui l’âme cicatrise!
Ô ma Fête, ô ma Vie, profuse éternité :
En Toi ma source ; en Toi, mon ivre ressource !
J’ai délaissé tout le créé par espérance
De m’unir à Toi, c’est la pointe de mon voeu !
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enkidu_enkidu_   11 février 2018
Mon apaisement, ô mes frères, est dans l’isolement
Car mon Aimé pour moi se fait Toute-Présence

À mon amour pour Lui je ne vois pas de substitut,
Vécu au sein de la multitude cet amour est ma dure épreuve

Où que je sois, Sa beauté m ’ est lieu de contemplation
Il est ma chaire d’enseignement, la niche de mon oraison

Si de cet excès je meurs et qu’ il n’en soit guère content
Mon séjour parmi les vivants ne m’aura été que malheur

Ô Toi, Médecin du cœur et Cime de mon désir,
Accorde-moi l’union en Toi, celle en qui l’âme cicatrise

Ô ma Fête, ô ma Vie, profuse éternité :
En Toi ma source ; en Toi, mon ivre ressource !

J’ai délaissé tout le créé par espérance
De m’unir à Toi, c’est la pointe de mon vœu ! (pp. 57-58)
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Salah Stétié – En son for intérieur (France Culture, 2004)
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