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EAN : 9782953354539
Éditeur : Incognito (22/04/2011)
5/5   2 notes
Résumé :
Après "Sexuel transfert", Sophie Taam poursuit ici, telle une chercheuse, sa plongée systématique dans les méandres de l’inconscient. L’humour côtoie avec grâce la terreur, l’amour la haine, le ici le là-bas et la mort la vie. Avec dextérité, sans ménagement, l’auteure nous emmène dans les univers mis en parallèle de l’art contemporain et de la psychanalyse. "Archéologie d’une faille" se lit comme un polar, porté par le souffle trépidant d’une écriture sans compromi... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
sophietaam
  07 juin 2014
L'auteure se définit ainsi sur son blog et sur le site des éditions incognito qu'elle a fondées pour publier ses livres et d'autres par la suite. Inspirée par les réactions parfois très violentes autour de son premier livre Sexuel transfert, elle a conçu une version collector de 7 exemplaires en sus du tirage normal de celui-ci. Cette version s'intitule Version spéciale pour misogyne et incluse un sac vomitif attaché en 3ème de couverture…
Impossible de parler de ce livre sans parler de l'auteure : lire Archéologie d'une faille, écrit à la première personne, c'est comme regarder par le trou de souris dans la vie de Sophie Taam ; on ne peut faire la part des choses entre sa propre vie d'artiste et la vie de son héroïne. Elle se dévoile ici avec une écriture sans faille, contrairement au titre de l'ouvrage.
Oeuvre complexe que j'ai lue à petites doses car elle aborde tout autant la philosophie, la psychanalyse, que l'art. Tout ici est conceptualisé tant sa démarche de chanteuse lyrique, de lectrice, d'écrivaine que ses performances, ou de ses installations, tout entre dans le même concept.
Sorte de journal, il nous fait vivre le quotidien d'une artiste qui fait une critique très acerbe du monde artistique contemporain, tout en désirant être reconnue par lui… »Désir », le mot est lâché, c'est bien de désir ou de la difficulté du « non-désir » dont il s'agit en fait tout au long du livre. Désir de réussir sa vie comme elle l'entend, c'est-à-dire comme artiste, en quittant la vie confortable que ses parents voulaient pour elle, désir d'être comprise, d'être aimée et d'aimer et absence de désir physique.
Au fur et à mesure de la lecture, le personnage, qui se dit elle-même maniaco-dépressive, dévoile une certaine schizophrénie qui est vraiment évidente lorsqu'elle a trop bu. Elle oscille alors entre la séduction et le rejet. Et même lorsqu'elle n'a pas bu, elle semble ne jamais arriver à vivre l'instant présent avec un homme, elle se dédouble et se regarde…
En parallèle avec son parcours d'artiste, nous suivons aussi son parcours psychanalytique. Après bien des déboires, elle arrive enfin à trouver « le psy », hors norme comme elle-même, qui va l'amener, avec brio, à découvrir l'acte horrible, enfoui tout au fond de son inconscient, qu'elle a subi toute petite fille. Comme pour le livre de Christine Detrez, je ne peux pas vous en dire plus ! Et même si j'ai lu celui-ci plus lentement, il ne m'a pas lâché un instant. Là aussi c'est « une histoire de trahison de l'enfance » et lorsqu'elle retrouve ses souvenirs, tout s'explique pour la lectrice que je suis.
Quant à l'héroïne, après le choc, violent mais nécessaire, il ne lui reste plus qu'à en mourir ou à décider de vivre avec, et de faire enfin confiance à l'Autre.
Marie-Noël Arras, A livres ouverts, revue Etoile d'encre
Lien : http://www.chevre-feuille.fr..
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Citations et extraits (1) Ajouter une citation
sophietaamsophietaam   07 juin 2014
C’est toujours une torture pour moi de présenter mon «travail». Du point de vue étymologique, c’est parfaitement cohérent, travail venant de trepalium, en latin, instrument de torture. […] Je ne conteste donc pas que l’artiste travaille. Peut-être même qu’on peut appeler pour les autres artistes le fruit de leur travail « travail ». Mais moi, j’abhorre utiliser pour le résultat de mon travail ce mot de travail, cela replace ce que je fais dans un cadre qui ne lui sied pas.

Ce n’est pas un travail, c’est ma vie que je présente dans mes dossiers, c’est mon cerveau, ce sont mes tripes, c’est mon sang qui dégouline, c’est moi plus nue que sur toutes les photos qu’on pourra jamais prendre de moi, c’est une chose innommable qui ne peut être contenue dans aucun cadre, aucun espace, aucun temps
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Sophie Taam. Performance. Tous à l'art.
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