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EAN : 978B08S1KLLXK
Éditeur : Seuil (07/01/2021)

Note moyenne : 4.06/5 (sur 233 notes)
Résumé :
« Souviens-toi, maman : nous étions tes enfants. »
C.K.


C’est l’histoire d’une grande famille qui aime débattre, rire et danser, qui aime le soleil et l’été.

C’est le récit incandescent d’une femme qui ose enfin raconter ce qui a longtemps fait taire la familia grande.

Camille Kouchner, 45 ans, est maîtresse de conférences en droit. La Familia grande est son premier livre.
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Critiques, Analyses et Avis (67) Voir plus Ajouter une critique
nameless
  11 janvier 2021
Camille parle. On ne peut pas dire avec précision qu'elle raconte, sous l'emprise d'une culpabilité qui la condamne – elle, victime collatérale - aux mots rares et pudiques. Camille a patienté et souffert des décennies durant, jusqu'à ce que le délai de prescription soit atteint, jusqu'au décès de sa mère pour dévoiler des bribes hachées-crachées-vomies de sa vie et de celle de son jumeau, jouet sexuel de son beau-père incestueux.

Pourquoi ce livre qui parle du calvaire banal puisque subi – selon certaines études – par un enfant sur 10 a-t-il une telle portée ? Peut-être parce que le tortionnaire est un donneur de leçons au sens magistral, charismatique, qui officie à en user ses fonds de culottes sur tous les plateaux de télés et devant tous les micros de radios, mais aussi et surtout dans un antre scolaire censé livrer clés en mains l'élite de la nation, sciences po... Peut-être parce que le peuple aime se réjouir même s'il s'en défend mollement, de voir une célébrité de ce monde trébucher et chuter pour des sordides motifs volontiers attribués à la plèbe. Allez savoir ! En tout cas, espérons que le livre de Camille trouvera un écho auprès de ministres pour l'heure davantage préoccupés par le lissage de leur tignasse que par le sort de femmes et d'enfants martyrisés, pour faire évoluer leur catastrophique situation.

Le lecteur découvre la vie publique et intime d'une famille riche, bourgeoise, intellectuelle ainsi que la joyeuse bande qui gravite autour d'elle, qui défendent des idées de gauche tout en agitant la clochette sur la table pour sonner leurs boniches, qui confondent liberté sexuelle et pédophilie ou inceste au cours de vacances et réunions à Sanary, sous l'égide du maître de cérémonie qui enjoint des fans de pouvoir arrivistes-nés bien éloignés de ces couillons de français dont ils prétendent épouser la cause, à se lâcher. A Sanary, on vit nu, on embrasse les enfants sur la bouche, on a des jeux inconvenants, on initie les moutards à la liberté o-bli-ga-toi-re... Bref, il y a du monde au courant et depuis longtemps... A commencer par la mère qui dit à son fils violé : «Il regrette, tu sais. Il n'arrête pas de se torturer. Mais, il a réfléchi, c'est évident, tu devais avoir déjà plus de 15 ans. Et puis, il n'y a pas eu de sodomie. Des fellations, c'est quand même très différent »... C'est vrai, plus de 15 ans et que des fellations, finalement c'est que dalle, pas plus grave que l'infidélité joyeuse, la modernité intelligente, la liberté des femmes. Comment dire, est-ce que j'ose ? du féminisme à la mords-moi-le-dard ! du pipeau quoi !

Je souhaite pour conclure et en remerciant Camille, dire que si ce drame concerne des gens largement impliqués dans mai 68 et ses suites, il ne faut cependant pas faire un amalgame politique douteux car tous ceux qui ont participé à cet épisode historique ne sont pas allés à Cuba, n'ont pas eu une liaison torride avec Fidel Castro, ne sont pas devenus ministres ou maître à penser politologue. La plupart avait des convictions propres et sincères et mai 68 n'a pas enfanté une génération de pédophiles ou d'incestueux. Il me semble et ce n'est que mon avis, que dans la famille décrite, c'est surtout l'arrogance de la classe sociale, le sentiment d'impunité lié à une fortune susceptible de tout acheter qui a favorisé l'émergence de déviances et perversités préexistantes. Merci Camille et bon courage !
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Blok
  09 janvier 2021
Ce livre est le témoignage émouvant, le cri de douleur d'un être blessé.
Le thème est connu : les abus sexuels établis et non contestés commis par Olivier Duhamel sur son beau-fils « Victor » Kouchner ; (on s'interroge sur l'utilité de ce changement de prénom,alors qu'il suffit de consulter la notice Wikipédia de son père pour connaître son vrai prénom)
Il convient de bien resituer les faits dans leur contexte :
Tout part de Paula Pisier, épouse de Robert Pisier, fonctionnaire colonial, en poste en Indochine pendant la guerre, puis en Nouvelle-Calédonie (voir sur cette période « Le Bal du Gouverneur » de Marie-France Pisier). Robert Pisier est très maltraité dans le livre. Aprés l'avoir quitté, son épouse a en effet appris à ses filles à le détester en raison de son passé ; elle lui reprochait d'avoir été collaborateur et maurrassien ; en fait, s'il est exact qu'il est resté à son poste sous le régime de Vichy, il n'a été accusé d'aucun fait de collaboration à la Libération. Quant à son maurrassisme, il était partagé par François Mitterand... En tout cas, il est interdit de rapports avec ses filles ; il semble qu'il soit resté amoureux de son ex-femme jusqu'à son suicide.
Cette haine sera transmise aux petits-enfants du couple.
Paula Pisier a une personnalité hors norme et mène une vie très libre ; elle fait l'objet d'une véritable vénération de la part de ses enfants et petits-enfants .Cependant le livre donne à voir des aspects déplaisants de sa personnalité ; ainsi lors du divorce entre Bernard Kouchner et Evelyne Pisier, Camille et son frère, âgés de six ans, vont chercher du réconfort auprès d'elle, après leur avoir expliqué que leur chagrin est anormal, elle les plante là, sur le trottoir (à six ans...) en leur enjoignant de rentrer seuls chez eux.
Cette mère toxique élève donc ses enfants dans une totale absence de contrainte, sauf celle, paradoxale, d'être « libres » ; elles sont tout à fait prêtes pour la « libération » de 1968 dans laquelle elles se donnent à fond.
Il est intéressant de rappeler que ladite « libération » implique le rejet de tous les tabous.
Notamment celui de la pédophilie.
On se souvient du livre où Cohn-Bendit (par ailleurs amant de Marie-France Pisier) affirme avoir pratiqué des attouchements sur les enfants d'une crèche allemande où il était employé ; il voudra s'en dédouaner par la suite sous le prétexte qu'il s'agissait d'affabulations destines à « choquer le bourgeois ». Admettons.
De même on vit à l'époque Bertrand Boulin (le fils du ministre), rédiger une « Charte des Droits de l'Enfant » (dont celui à des relations sexuelles avec des adultes) que certaine presse prit au sérieux.
Et jusque dans les années 90, Matzneff, qui bénéficia une génération durant d'une bienveillance unanime, tant de la droite en raison de ses opinions réactionnaires que de la gauche pour ses moeurs « libérées ». On se souvient du tollé soulevé par Denise Bombardier qui s'était permis de l'attaquer sur ce point dans les années 90 sur le plateau d'Apostrophes, et fut pour cela l'objet d'une condamnation presque unanime dans les milieux branchés.
Mais l'inceste aussi, et on s'en souvient moins, a bénéficié d'une certaine complaisance
Ainsi le film de Louis Malle « le souffle au coeur » qui décrit, entre autres choses, la relation incestueuse d'un garçon de 14 ans, avec sa mère, et cela de manière très positive.
Ainsi encore un débat de la même époque ; il portait sur le tabac, opposant un cancérologue qui aurait souhaité voir la cigarette bannie des écrans à divers intervenants partisans de la « liberté » ; l'un d'entre eux, Pierre Dumayet, eut alors cet argument que je cite de mémoire «mais, professeur, imaginez un film montrant un inceste père-fille ; la scène est très belle, la morale n'y trouve rien à redire ; et, après l'amour, le papa allume une cigarette ; vous censurez ? ».
Ce propos semble extravagant, il ne l'était pas à l'époque.
Et tout ceci nous permet d'arriver au phalanstère de la « Familla Grande », sur lequel règne le Patriarche Olivier Duhamel. La liberté règne, dans tous les domaines ; on mange, on boit , on fume un peu de tout, on refait le monde, on se permet toutes les libertés, on réalise tous les fantasmes, « il est interdit d'interdire », il faut « vivre sans temps mort et jouir sans entraves » y compris avec les enfants, qu'on laisse par ailleurs entièrement livrés à eux-même dans un bâtiment séparé.
Bref l'ordre du désordre organisé. Et l'utopie finit en dystopie, comme toutes les utopies.
Bien sûr Duhamel bénéficie dans ce milieu,artificiel et privilégié des mêmes louches complaisances que les autres
Mais attention ! le contexte n'excuse rien,, comme certains ont tenté de le faire valoir. Même, il aggrave, car le contexte n'a existé que par la décision collective et le consentement de ceux qui en ont profité.
Et le péché de ces gens-là est d'avoir manqué à ce qu'Orwell appelait la « Common decency », la décence des gens ordinaires, de ce peuple qu'ils prétendaient défendre et qu'en réalité ils méprisaient, de ce peuple que la pédophilie et l'inceste ont toujours révulsé, cette décence qu'Orwelle définissait ainsi en 1939 :« Tout le message de Dickens tient dans une constatation d'une colossale banalité : si les gens se comportaient comme il faut, le monde serait ce qu'il doit être »
Pauvre « Victor » ! Pauvre Camille ! Qui dénonce les bourreaux, mais qui, victime de quelque syndrome de Stockholm, pleure aussi sur eux et avec eux, qui garde un certain amour pour son monstrueux beau-père.
Pauvre Evelyne!Victime de l'éducation insensée que lui a donnée sa mère, éducation qu'elle a donnée elle-même à ses propres enfants. Pauvre Evelyne, pas toujours sympathique, n'en déplaise à l'auteur, Evelyne qui néglige ses enfants jusqu'à la maltraitance, qui refuse à sa fille le piano qu'elle a largement les moyens de lui offrir parce que c'est « bourgeois », qui est tellement sectaire qu'elle refuse d'aller voir sa soeur jouer Claudel, ce « réactionnaire », Guitry, ce « misogyne ».
Un seul personnage, quoiqu'il ne soit pas si bien traité dans  le livre, apparaît de manière vraiment positive:Bernard Kouchner, qui est le seul à tendre la main à son beau-père, dont tout le sépare pourtant, qui a une réaction vraie et humaine en voulant casser la gueule à Duhamel.
On rappellera quand même que Kouchner était cosignataire de l'odieuse pétition en défense de la pédophilie parue dans le Monde en 1977. On y trouve du beau monde..il est d'ailleurs curieux que la quasi-totalité desdits signataires disent aujourd'hui avoir signé la pétition sans la lire (ce qui en ferait, au mieux, des imbéciles). Rappelons encore que Sainte Dolto, qui apprit aux autres à élever leurs enfants en négligeant totalement son propre fils, tint elle aussi des propos très ambigus sur la pédophilie.
En conclusion, le livre de Camille Kouchner est utile, par ce qu'il nous dit explicitement , en apportant sa pierre à la condamnation de l'inceste et de la pédophilie, que notre époque a désormais actée ; et aussi par ce qu'il nous dit implicitement sur la génération 68, à qui ses enfants viennent maintenant demander des comptes.
Pour la"génération 68", on s'en souviendra sans doute comme d'une génération super-privilegiee qui détruisit d'abord l'ordre social qui lui avait permis d'être ce qu'elle était, fut incapable de lui trouver une solution alternative, se recycla faute de mieux dans le socialisme mitterandien et se convertit avec lui au libéralisme économique le plus éhonté, donnant ainsi naissance à une société, la nôtre, beaucoup plus éloignée de toute forme de socialisme que celle des années 60. Qui se souvient que De Gaulle voulut instaurer sous le nom de participation la co-gestion dans les entreprises ?
Par ailleurs réjouissons nous que la justice ait apparemment trouvé un moyen de poursuivre Duhamel.

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michfred
  26 janvier 2021
Avec le déplacement de l'adjectif qui en débanalise le sens ( la familia grande et non la grande familia)  Camille Kouchner attire l'attention sur le titre, inattendu, de son retentissant bouquin,  elle donne le "la"  et livre  une des clés de sa lecture.
La Familia Grande n'est pas un livre sur la pédophilie ni sur l'inceste. Même si c'est ce qui fait son succès commercial, compte tenu de l'identité de ceux qu'elle dénonce.
 C'est un livre sur un de ces microcosmes autoproclamés de non conformisme et de relation "libérée" , un de ces "entre-soi" élitistes et privilégiés auxquels ses membres-sans jeu de mots douteux- sont fiers d'appartenir par choix et par cooptation - tellement plus chic que le lien congénital- :  cette familia grande, cette famille au sens large , comme les idées qu'elle professe.
Comme tout microcosme, fût- il "grande" , celui-ci tient de la secte.
Tu y viens, tu y es adoubé, tu y entres, tu  suis les codes et tu fermes ta gueule.
Cette familia grande c'est celle d'un microcosme germanopratin qui a ses quartiers libres- et aussi d'été - à Sanary. 
C'est celle d'intellectuels de haut vol - une féministe, ancienne maitresse de Castro, une actrice de talent, un politologue, prof de droit dans une pépinière de futurs dirigeants, chouchou des medias, des amis, "rich and famous" de préférence,  et puis des enfants, des enfants de toutes provenances, adoptés,  affiliés, rattachés par leurs parents à la sphère artistique, journalistique ou politique...On est nudiste, libéré, libéral au sens noble, on est ouvertement tendre, gaiement non conformiste.
Tellement plus intelligente que les familles nombreuses, tellement au-dessus des grandes familles , la familia grande!
 Mais comme une secte, elle manipule , elle  asservit, la familia grande, elle réduit au silence puis abandonne ceux qui se rebellent et sortent du cercle pour tenter d'en dénoncer les rituels toxiques.
Ceux-là sont des traîtres  qu'on abandonne à leur double culpabilité : avoir subi, avoir trahi. Dont on refuse de relayer la parole alors même qu'on la sait fondée.
Dont on s'écarte comme de pestiférés.
La familia grande est l'histoire d'une culpabilité qui étouffe, d'un silence que l'on brise alors qu'on n'est même pas la victime du vol, de l'inceste, de la prédation.
Juste un témoin, pire, une complice . Et que parler est donc doublement difficile.
Le courage de Camille est d'avoir osé voler la parole à son frère. 
D'avoir dit son terrible sentiment de culpabilité quand son beau-père,  Olivier Duhamel pour ne pas le nommer, sortait de la chambre de son frère jumeau de 13 ans " apres s'être fait sucer" pour passer dans la sienne, plein "d'odeurs inconnues et aussitôt détestées",   pour s'assurer,  avec une tendresse toute paternelle, de sa collaboration et de son silence.
Le courage de Camille a été de tenter de parler à sa mère. Sans succès,  si ce n'est une incompréhensible solidarité avec son pédophile de mari.
Le courage de Camille est celui d'avoir écrit ce livre.
Il n'a ni la force, ni la clarté,  ni les qualités litteraires du Consentement de Vanessa Springora, ni le  brio  ni l'argumentaire fouillé de la Fabrique des pervers de Sophie Chauveau.  Ni la violence des récits d'Angot, ou de Féroces  de Robert Goolrick
La Familia Grande est un cri, parfois diffus, entrecoupé, encore teinté d'un reste de joie enfantine et de puérile admiration. le cri d'une ancienne petite fille de 45 ans qui n'a pas pu avoir confiance en sa maman, et qui, par-delà la mort, lui écrit une dernière lettre d'amour trahi et d'abandon douloureux .
C'est le cri de colère d'une petite fille qui avait peur de son vrai père (terrible portrait de Bernard Kouchner,  éruptif et cassant) et qui s' en etait choisi un autre, gentil, séduisant, attentionné.  Lequel a massacré son enfance et celle de son frère.
La Familia Grande devrait aider tous ceux et celles que musèlent la pression de l'amour  et le poids de leur culpabilité/complicité,   réelle ou figurée. 
Elle devrait les pousser  à  prendre la parole et à dénoncer  tous ces prédateurs au loup de velours  qui avancent masqués dans toutes sortes de familles, les  normales, les petites, les recomposées. 
Et les grandes aussi.
Et pour ce courage ,  nous pouvons la  remercier tous. .
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Christophe_bj
  17 janvier 2021
Ce livre, c'est l'histoire d'une déflagration. Une bombe a été posée par le beau-père lorsque les jumeaux Camille et Victor avaient quatorze ans et elle n'en finit pas d'exploser pendant toute leur vie. Elle les atteint eux, et tous les membres de la « familia grande », en générant culpabilité pour eux qui sont pourtant victimes, déni pour les parents qui sont pourtant coupables, hypocrisie et complaisance pour la plupart des autres dont les pires se taisent avec ostentation pour montrer leur allégeance. Elle va même jusqu'à tuer la tante, Marie-France, la célèbre actrice. ● On ne peut pas ne pas voir l'influence du milieu dans ce qui est arrivé : ce milieu de gauche soixante-huitarde devenant caviar au fil du temps, très friqué, très influent, à l'entregent tentaculaire, où l'on se croit tout permis au nom d'une liberté qui prête à tous les excès, où l'on se vit paradoxalement au-dessus de tous les autres. ● Camille Kouchner raconte cela dans un récit pudique et courageux.
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Annette55
  20 janvier 2021
Très court commentaire pour ce livre lu d'une traite poignant , bouleversant , incandescent , courageux , abyssal, déflagrant !
Je préfère ne pas m'épancher ..
Se taire , parler quand l'inconcevable s'est produit , crime infect , diabolique, l'inceste ,CRIME TU .....

Emporter sa douleur jusque dans la tombe ?
ÉCRIRE enfin , après trente années de mutisme , pour le salut de tous ?
Camille s'adresse à toutes les victimes d'inceste, ce serpent sournois , caché , étouffé , au coeur de ces grandes familles tortueuses , ces personnalités «  En vue » .
Son écriture ciselée , admirable de justesse , dans la folle farandole des souvenirs éveille les consciences , éclaire au grand jour ces paysages dévastés au nom d'une liberté soi - disant conquise : ON N'EST PAS DES COINCÉS » .
La littérature secoue le réel , un livre limpide , abrupt , qui ose enfin raconter ce qui a longtemps fait taire cette grande famille, pour que cesse cet infernal carnage à grande échelle !
Un livre ou la DOULEUR affleure , lu la gorge serrée !
Courage Camille !
Merci à vous !
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critiques presse (7)
Actualitte   26 janvier 2021
C’est un livre formidable sur les non-dits familiaux. Sur les secrets qui forgent la honte et le repli sur soi. Qui interrogent sur les deuils nombreux : ce sont des départs volontaires. Et le drame incestueux dont Victor est la victime ne semble être que la face immergée de l’iceberg.
Lire la critique sur le site : Actualitte
LaLibreBelgique   21 janvier 2021
"La Familia grande", le livre de Camille Kouchner, a libéré la parole pour des milliers de victimes d’inceste. Mais il est aussi une véritable œuvre littéraire qui démontre la singularité et la force de la littérature.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
LesInrocks   13 janvier 2021
Ce fut un choix urgent, presque cathartique, et éminemment politique.
Lire la critique sur le site : LesInrocks
LaPresse   12 janvier 2021
Une histoire incestueuse à plus d'un niveau.
Lire la critique sur le site : LaPresse
Lexpress   12 janvier 2021
"La Familia grande", de Camille Kouchner, n'est pas qu'un récit tétanisant sur l'inceste, il est aussi un premier livre impressionnant de maîtrise et de profondeur, au style impeccable.


Lire la critique sur le site : Lexpress
Telerama   08 janvier 2021
Dans son récit autobiographique, l'auteure brise un tabou familial gardé sous silence pendant trente ans. Au gré d'une écriture ciselée émaillée d'une admirable créativité littéraire, elle réveille les consciences et offre de solides points de repères à toutes les victimes perdues dans le mutisme et la culpabilité.
Lire la critique sur le site : Telerama
Culturebox   07 janvier 2021
Dans "La familia grande", Camille Kouchner accuse son beau-père, l'ancien député européen Olivier Duhamel, d'avoir violé son frère jumeau quand il était adolescent.
Lire la critique sur le site : Culturebox
Citations et extraits (110) Voir plus Ajouter une citation
BenedicteNBenedicteN   26 janvier 2021
Rien ne m'amarre. Je suis loin de moi, d'eux, comme droguée. Je ne m'attache à rien. Je suis dans mes pensées en permanence mais ma tête est vide. (...)
La tristesse s'est jointe à la stupéfaction première. S'est est ajoutée la colère. Tristesse pour ma mère, colère contre moi. Immense culpabilité d'exister.
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BenedicteNBenedicteN   27 janvier 2021
Je suis interdite de passé. Quel chagrin d'être privée des souvenirs de son enfance et des gens qu'on aimait.
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BenedicteNBenedicteN   27 janvier 2021
L'imbécilité, l'injustice, la maladie, l'enfance blessée lui retournent l'estomac. Il n'y a pas de calcul là-dedans, juste une insurrection.
Mon père m'a transmis son regard sur le monde. J'aurais préféré que ce soit au travers de sa tendresse plutôt que de sa colère, mais qu'importe.
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michfredmichfred   25 janvier 2021
Mais au fond, maman, depuis la mort de Marie-France, je chemine et je sais : même si j’avais parlé, tu ne serais pas partie, Évelyne. Certains diront que tu fais partie de cette « génération »-là. Moi, je crois surtout que tu fais partie de ces « gens »-là.
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lettres_et_caractereslettres_et_caracteres   27 janvier 2021
Je n’ai pas protégé mon frère, mais moi aussi j’ai été agressée. Je ne l’ai compris qu’il y a peu : notre beau-père a aussi fait de moi sa victime. Mon beau-père a fait de moi sa prisonnière. Je suis aussi l’une de ses victimes. Victime de la perversité. Pervertie, mais pas perverse, maman.

Où étiez-vous ? Que faisiez-vous quand sous vos yeux nous sombrions ? Vous que j’aimais tant… qu’avez-vous fait depuis que vous savez ?
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Vidéo de Camille Kouchner
Tout a été dit et écrit sur "La familia grande" de Camille Kouchner (@editionsduseuil). Presque. L'inceste en question arrive à la toute fin du récit. Avant ces pages si dérangeantes, ce livre décrit ce que l'auteure considère comme un paradis perdu. Pourtant, dès le début, le vers était dans le fruit...
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