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EAN : 9782070122127
240 pages
Gallimard (11/02/2010)
3.2/5   325 notes
Résumé :
Une Fiat 500. Au volant, Marc. A côté de lui, sa plus jolie étudiante. C'est la nuit, ils foncent chez lui finir la soirée en beauté. Au petit matin, son goût prononcé pour les jeunes élèves de son cours d'écriture va soudain lui passer. A cause des routes de montagne ? Du néo-conservatisme ambiant ? Des crises de sa soeur ? Ou plutôt du charme des femmes mariées ? Marc ne saurait dire. Du moins, pour le moment.
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Critiques, Analyses et Avis (50) Voir plus Ajouter une critique
3,2

sur 325 notes

Ziliz
  12 janvier 2014
A cinquante-trois ans, ce prof de fac n'a connu que de brèves aventures avec des étudiantes. Préférence pour la "chair fraîche" ? Facilité, puisque ces jeunes femmes font toujours le premier pas ? Plaisir d'être idolâtré d'emblée par ses maîtresses ? Pas si simple. le lecteur découvre peu à peu, avec un malaise grandissant, l'histoire de cet homme et de sa soeur, tous deux victimes de maltraitance dans leur enfance.
La plume de Djian est très agréable, ciselée, rythmée. L'auteur a de plus beaucoup de talent pour imposer une ambiance, en martelant des images : un campus, une ambiance tendue entre collègues, la montagne, la conduite périlleuse sur ces routes avec une petite Fiat, chaque cigarette savourée, la découverte de l'amour passion, les relations frère-soeur ambigues, la jalousie... Ses intrigues - mais je n'en connais que trois à ce jour - sont habiles, intenses, dérangeantes, et les fins époustouflantes, de celles qui donnent envie de tout relire d'un autre oeil.
La couverture me semble particulièrement bien choisie : pour la faille notamment et pour d'autres images que l'on découvre au fil du récit.
Unique bémol : l'effet "moustique", la petite question qui revient agacer de loin en loin. Je me demandais, lorsque le narrateur vilipende les auteurs français, si Djian avait la prétention de s'inclure dans la poignée des bons écrivains.
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Bazart
  08 août 2014
Dans Incidences, on suit à la trace Marc, un écrivain prof de fac, qui découvre un matin que Barbara, l'étudiante avec qui il vient de passer la nuit, est morte. Il se débarasse du corps dans un gouffre et poursuit sa vie de prof friand de jeunes élèves, et vivant avec sa soeur. Bientôt, la belle-mère de la disparue Barbara souhaite le rencontrer pour qu'il lui parle de la Barbara. A son grand étonnement, il tombe amoureux de cette femme d'âge mûr, et s'engage dans cette relation quelque peu sordide...
Ici, malgré son talent stylistique et la persistance de ses phrases choc (Celui qui n'attendait rien n'était jamais déçu.Celui qui ne péchait pas par optimisme ne tombait jamais de haut) toujours bien présent, je n'ai pas mordu à l'hameçon. La faute sans doute à une histoire vraiment trop peu crédible (ce n'est vraiment que dans les romans qu'on cache un corps d'une femme morte, dans la vraie vie quiconque irait à la police, non?) et, surtout dont Djian semble s'en contrefoutre assez royalement.
Si Djian s'est toujours senti plus concerné par le style que l'histoire, donc, peut etre est ce moi qui me suis lassé du style Djian qui n'arrive plus à cacher la vacuité de son intrigue, soit, c'est moi qui suis plus attentif au fond d'une oeuvre, et moins à la forme, mais, quoiqu'il en soit, ses prochains romans méritent encore qu'on y jette un oeil, ne serait ce qu'un distrait...
A noter que l'adaptation ciné par les frères Larrieu sur les écrans en début d'année est bien plus convaincante que le livre original, une fois n'est pas coutume.
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saphoo
  19 février 2020
Ah là je retrouve le bon Djian celui de ses débuts. Plus de finesse dans l'écriture, de la poésie, plus de belles atmosphère, de personnages bien définis même si ils sont souvent très peu sympathiques.
J'ai beaucoup aimé cette histoire qui se dévoile par à coup, on se demande ce qui se cache réellement entre le frère et la soeur. Pourquoi cette vie recluse quasi. Pourquoi tant de protection envers sa soeur ? Puis finalement, une chose inattendue fait que la glace se brise et tout s'engloutit vers une autre destinée.
Je n'ai toujours pas compris l'événement du début avec cette Barbara, ça brouille les pistes. Je pensais partir vers une enquête, mais rien au final, on laisse aller la chose, cette gamine, on en arrive à sa belle-mère. Waouis, ce point m'a semblé peu dépourvu d'intérêt eu égard au sujet principal du récit.
L'évolution de la relation frère-soeur, est intéressante, quand chacun de leur côté finisse par s'amarrer à une autre bouée.
Pour résumé, j'ai bien apprécié ce Djian.
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traversay
  29 août 2012
Ce Philippe Djian s'intitule Incidences et c'est peut-être bien son meilleur livre. Concrètement, un roman qui ne fait que 233 pages, mais qui contient tellement de substances chimiques en suspension, des non dits en pagaille et des traumatismes à peine effleurés en rafales, qu'il en raconte plus que des pavés deux fois plus épais. Elle est proprement ébouriffante la façon dont Djian prend son héros à la gorge et ne le lâche plus. Un type plus tout jeune, professeur de littérature, écrivain raté, qui fait régulièrement son marché parmi ses jeunes étudiantes énamourées et entretient une relation au-delà du fusionnel avec sa soeur. C'est sa descente aux enfers que raconte l'auteur au travers de scènes tour à tour angoissantes, euphoriques ou drolatiques. le tout avec un sens du politiquement incorrect très aiguisé mas assez subtil pour tenir la route (des pages entières pour glorifier la cigarette, stigmatiser la médiocrité ambiante dans la littérature française, se révolter contre le néo-conservatisme dans l'air du temps). Un Djian en colère contre l'époque qui trouve son seul refuge dans des promenades en forêt, on croit rêver. Quant au style, eh bien, il est plus ciselé que d'habitude. Au rasoir, même, y compris dans des scènes anodines à la tension sous-jacente. le récit est fait d'embardées, de malaises vagaux, qui donnent un ton quasi mortifère au roman. C'est comme si Philip Roth écrivait des épisodes de Plus belle la vie. Plus laide la vie, oui, avec un quotidien qui se dérègle sans compter un passé moche comme tout, qu'on a glissé sous le tapis pour ne plus le voir, mais qui finit par revenir sous forme de nausée. C'est noir, c'est caustique, c'est brillant, c'est le dernier Philippe Djian. Qui vous laisse K.O pour le compte.
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carre
  01 avril 2012
Un sentiment mitigé à la lecture du dernier Djian.
Marc professeur d'Université, vit avec Marianne sa soeur, dans une grande maison qu'il se partage. Marc, la cinquantaine collectionne les aventures avec les étudiantes de ces cours. Hélas un matin, le corps sans vie de la jeune Barbara se retrouve dans son lit. Il décide de faire disparaitre le corps. Et va devenir l'amant de la belle-mère de Barbara, la troublante Myriam.
L'intrigue policière est un prétexte, ce qui intéresse Djian c'est de bousculer le lecteur, de l'emmener à un endroit et faire un 360° sans l'avertir. Et c'est là ou je ne suis plus l'auteur, ce malin plaisir de plonger cette tragédie dans le glauque et le malsain m'empêche d'adhérer totalement au bouquin. de plus, je trouve que le style devient rapidement lassant d'autant plus que par la voix de Marc, il règle son compte à 95 % des écrivains et aux lecteurs qui les lisent. Si Djian s'imagine être dans les 5% c'est pour le moins prétentieux et loin d'être le cas. Dommage, car d'habitude, je suis plutôt preneur.
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critiques presse (1)
LeFigaro   14 octobre 2011
Incidences est à la fois un très bon polar (il en a tous les codes, et on se laisse aisément mener) et un excellent récit psychologique.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Citations et extraits (34) Voir plus Ajouter une citation
PCoussonPCousson   19 juillet 2012
Bien des choses s'étaient arrangées à partir du moment où il avait compris qu'il ne serait jamais un écrivain, un véritable écrivain . Mieux valait le savoir . Une formidable renaissance, pour lui . Il avait conscience du fardeau qui lui était épargné . Sans doute quelque chose à l'intérieur de lui-même avait-il été fracassé, écrabouillé, mais quel soulagement au bout du compte, quelle libération . Il frémissait parfois à la simple éocation de la sidérante vie monacale à laquelle il avait échappé (qui revenait à manipuler un produit radioactif à mains nues jusqu'à finir brulé, ou respirer de l'amiante, si l'on s'en tenait au résultat final, à savoir . Aucun véritable écrivain n'y échappait. Il n'y avait aucune exception . Personne ne pouvait envier ces gars-là . Personne ne pouvait comprendre que l'on puisse choisir de se laisser dévorer le coeur sans broncher . La plupart des étudiants estimaient qu'il s'agissait d'un métier comme un autre .
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ZilizZiliz   14 janvier 2014
Leur père avait toujours encouragé leur mère à casser de la vaisselle plutôt que de ravaler sa colère, mais elle ne s'y était pas souvent résolue et le résultat était connu.
Au moins, Marianne cassait - et lui-même associait le bruit du verre, de la porcelaine brisés, de l'objet mis en miettes, à une libération, au tonnerre qui n'annonçait pas l'orage mais suspendait soudain les gouttes et ramenait le ciel bleu, conjointement au silence.
(p. 128)
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PCoussonPCousson   17 juillet 2012
Sur ce terrain, il en savait autant qu'un nouveau-né mais il savait aussi d'instinct que rien ne pouvait aller en se simplifiant, que rien ne pouvait gagner en clarté (et surtout pas dans le coeur des femmes), de quelque manière que l'on s'y prît.
Celui qui n'attendait rien n'était jamais déçu. Celui qui ne pêchait pas par optimisme ne tombait jamais de haut. Celui qui s'attaquait à la montagne avec patience et humilité arrivait à ses fins. Celui qui ne préjugeait pas de ses forces constituait un adversaire de taille.
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ZilizZiliz   11 janvier 2014
Il avait toujours préféré les raclées qu'on lui flanquait plutôt que la simple gifle qu'on administrait à Marianne [sa soeur] et leur mère l'avait compris assez vite - qui attrapait la pauvre fille par les cheveux et la secouait jusqu'à ce qu'il consentît à sortir de sa cachette afin de recevoir le châtiment qui lui était expressément réservé.
(p. 183)
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ZilizZiliz   09 janvier 2014
N'importe quel crétin est capable de raconter une histoire. La seule affaire est une affaire de rythme, de couleur, de sonorité.
(p. 44)
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Retrouvez le livre : https://www.mollat.com/livres/2545193/philippe-djian-double-nelson
Note de musique : © mollat Sous-titres générés automatiquement en français par YouTube.
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