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EAN : 9782203025653
230 pages
Éditeur : Casterman (25/04/2012)

Note moyenne : 3.6/5 (sur 42 notes)
Résumé :
Japon, 1909. An 42 de l'ère Meiji. Ishikawa Takuboku se fait dérober son porte-monnaie par Tomita Ginzo, le roi des pickpockets, lors d'un voyage en tramway. Comme il ne contient pas d'argent, celui-ci le remet en place. Plus tard, Takuboku décide de se raser la moustache " parce que sa tendance à tomber lui pèse ". Peu à peu, le jeune homme s'ouvre à la poésie. Il est aujourd'hui reconnu comme l'un des plus grands poètes modernes du Japon. Depuis le premier volume ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
cicou45
  27 juillet 2011
L'histoire se déroule toujours au début de notre XXème siècle correspondant à l'ère Meiji au Japon mais cette fois-ci, le lecteur découvre la vie de Takuboku Ishikawa Hajime, un jeune poète de 23 ans et auteur de critiques pour un journal de Tokyo. Celui-ci a en effet quitté sa province natale afin de trouver du travail, laissant derrière lui sa mère, sa femme et sa fille. Bien qu'il les ait confiées à un ami qui a promis de s'occuper d'elles, Takuboku a cependant fait la promesse de les faire venir au Japon dès qu'il aurait réuni assez d'argent. le problème étant que ce dernier est un homme extrêmement fainéant et très dépensier. Aussi, n'hésite-il pas à se couvrir de dette pour satisfaire ses propres plaisirs et néglige ainsi sa famille.
Ce qui est très intéressant dans ce deuxième tome, tout comme dans le premier d'ailleurs, c'est que le lecteur découvre moult personnages qui ont soit marqué l'histoire littéraire du Japon en ce début de siècle, soit marqué son histoire politique. L'histoire se déroulant juste après la guerre entre le Japon et la Russie, on y découvre encore de nombreuses blessures et notamment le fait que le pouvoir en place fasse la chasse aux communistes et à tous ceux qui osent brandir l'étendard rouge. Livre d'Histoire, livre sur la littérature japonaise mais bien plus encore...Magnifique !
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Yanoune
  08 avril 2019
Au temps du Botchan tome 2... Ou le tome qu'est mieux que celui d'avant... Plus facile à rentrer dedans...
Bon j'ai continué, et ce tome deux est en effet plus facile à rentrer dedans, même si y a encore pléthore de gens, d'auteurs, de poètes, de tas de trucs... Certains et certaines sont apparues dans le tome 1, donc on est moins perdu.
Là l'histoire fil rouge de ce tome, c'est une histoire d'amour, entre un Japonais Mori, médecin militaire et auteur de littérature parti étudier des trucs en Allemagne, où il va rencontrer une jeune et jolie blonde... Et puis....
Et de nouveau les trucs qui font sourire...
Y a des étudiants Yakusa... Ah bon?
Y a des étudiants voleur.. ah ouais?... et ça semble pas poser de problème de le dire, une voie comme une autre..
en fait y a des tas d'étudiants de tout bords.. un côté je sais pas quoi faire de ma vie, j'ai du temps, allez hop j'étudie de trucs (et peut importe l'âge).. je trouve ça très chouette...
Y a toujours ces dessins qui me donnent envie de les agrandir et de les accrocher dans mon salon...
La pléthore de détails de la vie de tous les jours...
Y a de la bêtise, de la tendresse, un zeste de nostalgie peut-être...
Et puis de l'humour, de l'amour, et un chien...
La ville, les tramways qui vont à deux à l'heure et des côtes terribles...
Un français qui passe dans les images et qui dessine lui aussi...
Y a des grosses moustaches...^^
Y a la guerre aussi en toile de fond, les passées comme celle Russie/Japon et puis les à venir... Pearl Harbor se profile déjà... est déjà mentionné...
Le manga où l'on comprend au final la haine des Japonais face à ces occidentaux.. j'aurais été eux j'aurais fait comme un de leur vieux shogun, je te renvois tout ça direct par bateau hop hop hop.. Mais quelle bande de connard ces occidentaux de merde.. Oui de bonnes grosses bouffées de haine, de rage.. genre:
"Il manque au Japon la civilisation chrétienne qui est le fondement de l'occidentalisation et de la modernisation. [..] si je peux me permettre un exemple cruel... quand bien même des singes parviendraient de par leurs efforts à devenir des singes brillants, ils ne seront jamais des hommes" et des gars qui applaudissent.. et puis Mori ( l'amoureux) Vas-y Mori rentre lui dans le lard! Vas-y ! Hajime!
Y a eu des taquets qui se sont perdus en cours de route...
Des choses monstrueuses que j'étais pas au courant... et qui te donnent envie de hurler... les traités à la con qui marchent que dans un sens, vous devinez lequel...
J'aime les mangas pour cela, j'apprends des choses, j'apprends un pan de l'histoire de ce pays, la culture de ce pays.
Et toujours cette question "c'est quoi être Japonais?"
ça je ne sais pas, si eux se le demandent et encore de nos jours, je ne peux pas bien répondre..
Mais à mon niveau, être occidentale c'est la grosse merde, je descends de pourris, de gros bâtards... Mais dites y a pas un endroit où nos cons d'ancêtres sont pas allés foutre la merde? et je me demande...
Impression de lire le début, l'émergence des problématiques, qui sont toujours latentes de nos jours, qui sont oui toujours là...
Nan vraiment bien... Mais zut de zut j'ai pas le trois.. mais mais qu'est ce que j'ai foutu, pourquoi il est pas là?
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ATOS
  10 septembre 2018
Traduit du japonais par Sophie Refle.
« La poésie est mon jouet triste », Ishikawa TAKUBOKU. Poète mort à l'age de 26 ans, durant la dernière année de l'ère Meiji ( 1912) . On l'appelle le Rimbaud Japonais. Pour sa jeunesse, pour sa révolte, pour son talent également. Il aura connu les affres de la pauvreté, de la précarité. Se débattant entre son destin d'homme de lettre et le poids familial. C'est donc autour du destin de ce poète que Natsuo Sekikawa et Jiro Taniguchi ont choisi d'axer ce deuxième tome de la serie « Au temps de Botchan ». Mon intérêt pour cette manga ne faiblit pas. Description fine et très instructive sur cette période de la fin de l'ère Meiji qui pose les bases essentielles pour une meilleur compréhension de l'âme japonaise d'aujourd'hui.
Astrid Shriqui Garain
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magalette
  21 avril 2020
Ce deuxième tome nous permet de faire connaissance avec le poète, Ishikawa Takuboku, un drôle de personnage : dépensier, immature, oisif, obsédé par la satisfaction de ses plaisirs immédiats. le personnage n'a rien pour plaire si ce n'est sa capacité à produire des vers au moment où il est satisfait... L'intérêt va encore une fois résider dans l'interprétation qu'en fait le scénariste Natsuo Sekikawa qui va démontrer que les souffrances de Takuboku mettent en lumière la maladie qui affecte nombre de jeunes adultes japonais à cette époque. L'écartèlement subi entre respect des traditions culturelles de la société japonaise et coutumes et libertés individuelles importées d'Europe affecte profondément les jeunes japonais ne pouvant résister à l'appel de ces chimères. Takuboku en sera l'exemple poussé à son extrême puisqu'il en devient incapable d'assumer son rôle au sein de la société du travail autant qu'au sein de sa propre famille. Il abandonne ses espoirs de réussite sociale ainsi que femme et enfants au profit d'une quête d'argent et de plaisirs éphémères. le poète sera également un témoin de l'émergence du communisme à l'ère impérialiste, cruellement réprimé par le régime en place. Un tome 2 plus incisif dans la démonstration de Sekikawa sur l'évolution du Japon à l'ère de la « modernité ». Comment s'émanciper des traditions sans tomber dans le piège de l'extrême? Peut-on réellement parler de progrès ? Quels en sont concrètement les gains pour le peuple japonais ? Une intéressante réflexion à mener dans un temps où le prix à payer pour cette ultra mondialisation tant encouragée par nos gouvernements se chiffre en milliers de morts à la télévision tous les soirs...
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mh17
  16 novembre 2019
Ce deuxième volume de Au temps de Botchan ( Seuil) s'attache à raconter quelques mois de la vie du poète Ishikawa Takuboku, à la fin de l'ère Meiji (1909). J'avoue que j'ai été assez déçue.
D'abord, j'ai souvent été perdue dans le scénario, m'apercevant trop tard que j'étais dans un retour en arrière ou dans le contenu d'un livre. Mais je n'ai pas l'habitude de lire des mangas. Ensuite, j'ai trouvé les expressions des personnages principaux plutôt figées ce qui ne m'a pas rendue suffisamment sensible au sort des personnages. Enfin, je trouve qu'on s'attache surtout aux défauts du poète. Il est bourré de défauts ( égoïste, profiteur, faible) et surendetté mais son côté rebelle m' a échappé. Il semble simplement témoin des événements politiques et de la répression policière. le livre est d'ailleurs intéressant de ce point de vue. J'ai pu visualiser les événements, les lieux, les décors de cette période troublée.
J'emprunterai toutefois le troisième volume de la série.
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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
okkaokka   18 novembre 2018
p.234.
- C'est la maladie de cet après-guerre. Ou plutôt la maladie inévitable des temps modernes.
- Comment ?
- Dorénavant le Japon et les Japonais vont se noyer dans les soucis, dans les peines, si bien que... je ne sais si cela sera comme jouer à se suicider, mais ils vont courir à toutes jambes vers la destruction.
- Qu'est-ce qui te prend, Ishikawa ?
- Je le regrette... mais telle est la réalité dans laquelle nous vivons aujourd'hui.
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okkaokka   18 novembre 2018
p.82.
Je gagne 25 yens par mois. Cela devrait suffire à faire vivre ma famille. Le problème, c'est trouver l'argent pour louer un endroit où vivre, et rembourser la pension. Si, je savais comment le résoudre, je n'aurais pas cette envie de mourir qui me taraude. Miyazaki, je te dis tout, je ne te cache rien. Voilà ma situation. Elle m'est profondément insupportable.
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cicou45cicou45   27 juillet 2011
"Je suis pauvre, et malade. Malade comme ce pays. Mais comme je n'ai plus l'impudence qui me faisait penser que j'étais un génie, je ne suis même plus capable de haïr le monde entier parce qu'il ne me reconnait pas comme tel."
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okkaokka   18 novembre 2018
p.105.
C'est bien les femmes... Mais c'est triste. Lorsqu'on domine la blancheur d'un corps féminin on ressent de l'exaltation, mais... on l'oublie, une fois l'acte infâme accompli.... il ne reste qu'un sentiment d'effroi. La volupté serait-elle incompatible avec la sérénité ?
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okkaokka   18 novembre 2018
p.8.
Peut-on véritablement utiliser le concept de progrès à propos de l'Histoire ? Les années passent, la vie devient toujours plus confortable, mais personne n'a jamais découvert la preuve que le progrès rendait les hommes plus sages.
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