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EAN : 9782371021648
Éditeur : Lumen (19/04/2018)

Note moyenne : 4.27/5 (sur 201 notes)
Résumé :
C'est le rêve qui choisit le rêveur, et non l'inverse...

Il est une ville, au centre du désert, où nul n'a le droit de se rendre sous peine de mort. De ses entrailles sortaient autrefois d'interminables caravanes chargées de trésors mais, depuis deux cents ans, la cité est coupée du reste du monde... Pire encore, un soir d'hiver, le nom de ce lieu de légende s'évanouit en un clin d'œil de la mémoire de tous – Lazlo Lestrange, orphelin de cinq ans à p... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (101) Voir plus Ajouter une critique
Ichirin-No-Hana
  09 juillet 2018
Il était une fois une ville légendaire et mystérieuse cachée dans un désert interminable où des caravanes débordantes de richesses étaient le seul lien avec l'extérieur. Un soir d'hiver, le nom de cette ville disparait de la mémoire collective et les caravanes n'arrivent plus. Lazlo Lestrange est un jeune orphelin qui n'a qu'un rêve : voir cette ville de ses propres yeux et comprendre le mystère qui entoure la disparition du nom. Alors quand le jeune homme devenu bibliothécaire a la possibilité de participer à une expédition qui le mènera peut-être là-bas, c'est sans aucune hésitation qu'il part, pour la première fois de sa vie, à l'aventure.
Le Faiseur de rêve fut une superbe lecture. L'univers si particulier de ce récit est extrêmement mystérieux et rempli de secrets. Porté par une plume travaillée, le tout est clairement immersif et la lecture n'en est que plus addictive. Les 600 pages se lisent à une vitesse folle. L'intrigue, particulièrement complexe pour un roman adolescent, est finement travaillée. Lazlo Lestrange est un protagoniste très passionnant à découvrir. Orphelin, il ne vit que pour emmagasiner le plus de connaissances possibles sur la Ville Mystérieuse pour pouvoir un jour, la découvrir de ses propres yeux. C'est un personnage très intelligent que j'ai pris plaisir à suivre et à voir évoluer. Ce jeune homme obnubilé par son rêve en a oublié de vivre, enfermé dans sa grande bibliothèque. Cette expédition sera pour lui l'occasion d'enfin vivre sa vie, de découvrir l'amitié, le bonheur et peut-être même l'amour. le roman propose une double intrigue, deuxième intrigue que je vous laisse découvrir et qui rend l'oeuvre d'autant plus fascinante et qui offre de beaux messages de tolérance malgré son côté dramatique.
Le Faiseur de rêve est une expérience particulière. L'intrigue, originale et complète, est prenante et addictive. Ce fut avec énormément de plaisir que je me suis plongée dans cet univers.
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Sourisetdeslivres
  04 mai 2018
Mon cher lecteur, tu aimes la fantasy Young adult ?
Tu as une âme de rêveur ?
Alors ce livre est fait pour toi.
C'est un énorme coup de coeur pour cette sublime histoire même si au moment où j'écris ma chronique j'ai le coeur brisé, que je veux avoir la suite entre mes mains.
La fin est juste horrible.
L'autrice est sadique de me laisser comme ça, mais je lui pardonne, car j'ai adoré chacune des 664 pages de ce premier opus. Je les ai toutes vécues intensément. Dans mon coeur et mes songes.
Si tu ne le sais pas, c'est une duologie, dès que le deuxième opus sera disponible en français je saute dessus immédiatement.
Laini Taylor avec une écriture poétique, chatoyante va te faire rêver.
Tu vas te laisser emporter dans cette histoire et tout ressentir, tout observer, tu vas être aussi avide de continuer à lire que le héros du roman Lazlo l'est.
Ce n'est bien sûr pas le seul personnage, mais j'y reviendrai plus tard.
Je ne vais pas trop te résumer l'intrigue comme je le fais d'habitude, je te conseille vraiment de rentrer dans ce livre comme dans un rêve.
Au moment où tu t'endors, tu ne sais pas encore quels seront tes songes, ici c'est pareil.
Je te promets juste que ce n'est pas un cauchemar.
Chut, silence, il est temps de rêver.
Partons ensemble, toi et moi, dans ce monde de songes.
Lazlo Lestrange arrive, grâce à un coup du sort, à la Grande bibliothèque de Zosma, ce jeune garçon passionné par les contes et légendes oubliés y trouve refuge.
Il a une obsession : dénicher parmi tous les ouvrages de l'édifice tout ce qui est écrit sur la Cité oubliée.
Il rêve depuis tout jeune enfant d'y aller un jour.
En attendant, il approfondit ses recherches tout en travaillant à la bibliothèque.
Dans le monde de Lazlo, les bibliothécaires servent à servir les savants.
On le surnomme Lestrange le rêveur.
Peu lui importe du moment qu'il peut continuer à compiler ses recherches.
Un jour, une caravane de Tizerkane avec à sa tête le chef Eril-Fane arrivent à Zosma.
Le rêve de Lazlo se tient là devant lui, ce sont des guerriers de la Cité oubliée ou Désolation comme ils le disent.
Ils sont venus à Zosma et dans d'autres contrées recruter des savants pour un mystérieux projet qui ne leur sera révélé qu'a leur arrivée à Désolation.
Lazlo ne peut laisser passer sa chance, il va s'adresser à Eril-Fane en Inouï, la langue de ce peuple.
Il veut bien tout faire du moment qu'il peut les accompagner, il n'est pas savant, mais prêt à tout pour cette ville.
Lazlo part donc en compagnie des émissaires spécialisés dans une science (artificiers, mathématiciens, ingénieurs, architecte, alchimie, botaniste), tous les savoirs ont disparu à la Cité oubliée.
Ce que je te dis là arrive très vite dans le roman et encore je tais beaucoup d'éléments.
Le monde créé, imaginé par Laini Taylor est totalement captivant et unique.
Elle ne se contente pas d'inventer une mythologie et te donner les grandes lignes ; non ; tu vas appréhender les règles, us et coutumes de tous les protagonistes que tu vas rencontrer au fur et à mesure de ta lecture.
Je ne vais pas te mentir, il y a beaucoup de choses à apprendre, c'est dense et complexe, mais grâce à la plume de l'autrice et ses explications qui arrivent au bon moment tu ne seras pas perdu en cours de route.
Malgré la quantité d'information à assimiler et qu'il reste encore à découvrir, je ne me suis jamais embêtée que du contraire.
Pays au nom perdu, humains terrifiés, séraphins, dieux et déesses, fantômes et magie, langues inconnues, pouvoirs exceptionnels ; tu as de tout dans cette saga.
L'intrigue est très engageante, tu vas absolument savoir comment les éléments vont se mettre en place.
Le rythme est calme, je ne sais pas comment te décrire mes sensations, par calme je veux dire que tout se met en place devant tes yeux grands ouverts, mais comme un rêve, c'est magnifique à lire, à voir ; c'est hallucinant, elle a pensé à tout.
Tu vas aller de surprises en découvertes, de rebondissements en retournements de situations.
Tu vas émettre des hypothèses ; c'est là où réside une des très grandes forces du livre c'est que Laini Taylor ne te prépare aucunement à ce que tu vas lire, je me suis complètement fait avoir.
La fin du livre comme je le disais au début est déchirante, j'ai pleuré oui, je t'assure.
J'ai le coeur brisé de quitter Lazlo et les autres et de ne pas savoir ce qu'il va advenir d'eux par la suite.
La deuxième force de ce livre est les valeurs qui sont véhiculées surtout deux qui sont abordées tout au long du roman.
La première, sur la différence ; ce n'est pas parce que tu n'as pas la même couleur de peau que tu n'as pas les mêmes droits.
Laini Taylor te montre qu'il ne faut pas avoir de préjugé sur ce qui est différent, mais apprendre à connaître. Laisser ton coeur ouvert.
La différence dont je te parle concerne le racisme ; comment tu blâmes (je ne dis pas que tu le fais, je parle en général) une ethnie en jugeant son passé, parce que tu la crains, mais elle aborde aussi le droit à l'amour différent, c'est subtilement traité et complètement intégré au texte.
Le second thème est que tu n'es pas responsable des actes de tes ancêtres.
Ils ont peut-être commis des atrocités, mais tu n'en es pas responsable et tu peux très bien faire un autre choix que celui de la violence.
Elle te rappelle qu'il n'est jamais trop tard pour faire le bien.
Il n'y a rien d'irrémédiable dans une situation même si les issues semblent compliquées ou sans issue.
D'autres valeurs sont véhiculées comme la bravoure, l'amour profond, le respect, des valeurs et des thèmes comme la nature, les animaux, la lune et le soleil. le respect de la terre, des coutumes et croyances anciennes.
Enfin, même si c'est un thème courant Laini Taylor parle de l'amour.
Dans cette histoire, il y a une magnifique histoire d'amour, douce, pure et innocente. Elle est comme le reste du livre, magique, féerique, magnifique.
J'avais le sourire et les étoiles dans les yeux.
Malgré la romance, l'intrigue est bien ce qui prime, la romance va aider à la résolution de l'énigme, à la faire avancer, les deux personnes, en s'aimant, vont découvrir des facettes d'eux-mêmes qu'ils ne connaissaient pas, ils vont découvrir et se découvrir. Ils vont n'avoir qu'un seul but l'apaisement de la situation.
Vraiment que cet aspect ne te rebute pas, la romance est là oui, mais elle arrive assez tard dans le roman et de manière très délicate.
Elle ne dessert pas l'intrigue au contraire.
Les personnages, je ne vais pas pouvoir te parler des spécificités et de la psychologie de tous sans te spolier.
Ce sont eux la troisième force de cette saga.
Lazlo est un héros extraordinaire, un orphelin qui a des valeurs nobles, il ne cherche jamais à se mettre en avant.
Empathique, serviable, amical, plein d'espoir, courageux, il ne baisse jamais les bras, il en est certain, ses rêves deviendront réalité.
Un coeur pur comme il en existe peu même si Laini Taylor en fait un héros très crédible avec ses questionnements, ses failles et ses regrets.
Le deuxième personnage principal du roman est Sarai, je te dirai juste qu'elle croit en la rédemption, au pardon, aucun esprit de malveillance ou de vengeance ne l'habite.
Comme Lazlo, elle veut aider, pacifier.
Elle pense aux autres avant de penser à elle.
Je les ai tous les deux ADORÉS vraiment.
Ils sont inoubliables.
Tu vas aussi rencontrer Eril-Fane, sa mère et son épouse, Calixte, une jeune fille qui, je pense, aura, je l'espère en tout cas, un plus grand rôle à jouer dans la suite, Maître Hyrrokin, Mésange, Rubis, Minya, Fauve, Thyon et tant d'autres, mais qui sont plutôt secondaires en tout cas dans ce premier opus.
Tous, tu vas te les imaginer, leurs psychologies, leurs descriptions sont parfaites pour que tu visualises et comprennent tout.
Les personnages avec leurs doutes, leurs craintes, leurs peurs et les différents lieux qu'ils soient réels ou oniriques.
Tu vas vraiment tout voir, tout imaginer, mieux tu feras partie intégrante du roman.
En tout cas, pour ma part, je n'étais plus dans mon canapé, mais le livre m'avait happé dans ses contrées, j'ai plongé dans les pages et je n'avais absolument aucune envie de me réveiller.
Bien sûr, il y a des bons et des méchants, mais je ne te dirais pas non plus qui est qui. Tu le découvriras par toi-même.
J'en ai haï un ; je n'ai pas aimé du tout un autre, c'est tout que tu sauras de moi.
Quand la légende devient réelle quand les contes pour enfants prennent réellement vie en enseignant la réalité, livres, bibliothèques, savoir perdus, magie, démons, anges, dieux, fantômes, vengeance et haine, amour et pardon, regret et dégoût de soi-même, quête identitaire, rêves et cauchemars tu vas trouver tout ceci dans ce premier tome.
Je voudrais vraiment t'en dire plus, te dire à quel point j'ai tout ressenti fortement dans mon âme et mon coeur, que je ne veux pas quitter ce monde, mais qu'il le faut.
C'est un coup de coeur et je te le conseille bien évidemment.
À lire par tous en sachant que ce n'est pas un livre qui se lit vite, oui je l'ai dévoré ; je ne pouvais pas m'arrêter de lire, mais j'ai pris le temps aussi de tout bien appréhender, certaines parties sont plus denses en informations que d'autres, c'est complexe tant dans du côté du monde que du côté de l'intrigue et des personnages.
Il y a du drame, de la joie, de la tristesse, de la peur de l'avenir, du regret du passé, du remords des actes commis.
Ce monde et ses personnages sont juste incroyables. Vraiment.
Bien sûr que j'ai encore des questions, mais pas parce que je suis restée dans le flou, pas du tout, Laini Taylor cache bien son jeu, elle nous réserve, j'en suis certaine plein de surprises et de révélations pour le deuxième tome.
Je ne verrai plus jamais les papillons de la même façon, je les aime encore plus.
Je sais que je n'en ai pas parlé dans mon avis, mais c'est, encore une fois pour ne pas te spolier. Ils ont un grand rôle.
Ils sont présents sur la couverture et au début de chaque chapitre, car oui je n'en ai pas dit un mot jusqu'à présent, mais l'objet livre en lui-même est splendide.
Rêves, fantasmagories, songes, illusion, mirages, espérance, mythe, souhait, désir, chimère, imagination, espoir, onirisme, fantasme avec le faiseur de rêves tout devient possible. Les rêves ont cette capacité que tu peux de te surpasser.
Tout faire pour arriver à atteindre ton but, sans nuire à personne, comme Lazlo, notre héros.
Pardon pour cette longue chronique, longue et à la fois vague, je sais que tu dois te poser des questions, mais je ne veux vraiment rien te dévoiler de plus.

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Julne
  04 février 2019
Désolation, ville mystérieuse cachée au milieu du désert, a été oubliée par le reste des Hommes. Une nuit, une jeune fille à la peau bleue tombe du ciel.
Quelque part, un jeune bibliothécaire rêve de découvrir cette cité oubliée.
Dès les premières pages, le lecteur est happé par le mystère qui entoure Désolation. Lazlo, orphelin élevé par les moines et devenu bibliothécaire, éternel rêveur, évolue et se complexifie tout au long du roman. Les 600-700 pages ne sont pas un problème car l'histoire est bien rythmée : on découvre une alternance de chapitres courts, d'autres plus étoffés ; on suit, pour notre plus grand régal, les aventures à travers les yeux de plusieurs personnages.
Cette lecture est addictive, vivement le prochain tome !
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Saiwhisper
  19 juillet 2019
Suite aux avis dithyrambiques qui hantaient la presse, les sites littéraires et les réseaux sociaux, j’ai décidé d’acheter ce premier opus. La couverture était vraiment magnifique avec son imprimé doré, tandis que le résumé m’intriguait. Curieuse de découvrir cette saga qui faisait autant couler d’encre, j’ai rapidement dévoré ce petit pavé de plus de 660 pages… J’ai finalement apprécié ce que j’ai lu néanmoins, je suis loin du coup de cœur qu’ont ressenti la majorité des lecteurs !
« Le Faiseur de Rêves » tient sa force de son univers riche, envoûtant et mystérieux. Désolation, cette ville légendaire et cachée, a réellement titillé ma curiosité ! On sent qu’elle a encore beaucoup de choses à révéler et il me tarde de découvrir le prochain opus. D’ailleurs, on comprend aisément la soif de curiosité qui anime Lazlo Lestrange, le personnage principal. Orphelin élevé par des moines, il a vécu toute sa jeunesse pour emmagasiner le plus de connaissances possibles sur cette cité mythique. Pour y parvenir, il s’est rapidement rapproché de la littérature en devenant apprenti bibliothécaire. Chaque ouvrage a atterri entre ses doigts (ou sur son nez) et, systématiquement, le jeune homme s’est repu de son contenu. Lazlo est un héros rêveur, intelligent, gentil, observateur, pas spécialement beau, faible mais avec des idéaux, mais surtout, très doué pour narrer des histoires. On prend plaisir à le voir évoluer au fil des rencontres, lorsqu’il partira à l’aventure et, vous vous en doutez, lorsqu’il sera enfin arrivé à cette fameuse ville qui le fascinait tant…
Les personnages secondaires sont assez nombreux et auront tous leur rôle à jouer néanmoins, on distingue rapidement certains d’entre eux. On notera par exemple la belle Sarai qui va devenir narratrice vers le premier tiers du livre. Cette belle demoiselle à la peau bleutée a un pouvoir particulier et bien utile. Je me demandais pourquoi il y avait des papillons de nuit sur la couverture et à chaque tête de chapitre, mais j’ai finalement eu ma réponse grâce à Sarai… Je n’en dis pas plus toutefois, cela m’a plu. Sarai est une femme délicate, jolie, attentive, innocente et pleine de doutes. Malgré son don que l’on pourrait qualifier de cauchemardesque, elle lutte pour maintenir la paix entre la citadelle et la ville de Désolation… C’est une personne très attentionnée… peut-être un peu trop ? Bien que j’apprécie son tempérament ainsi que le lien qu’elle va tisser avec Lazlo, j’ai trouvé qu’elle manquait de nuance. D’ailleurs, de façon générale, j’ai eu l’impression que les personnages secondaires étaient un peu trop clichés et espère que la suite leur donnera davantage de corps ! C’est par exemple le cas de l’alchimiste Nero Thyon qui se revendique en rival de Lazlo dès le début du livre, du groupe qui vit avec Sarai où l’on distingue rapidement les gentils des méchants, etc.
J’ai aimé la plume poétique et travaillée de Laini Taylor. Elle arrive à donner de la consistance à son univers, si bien que l’on imagine aisément les décors enchanteurs dans lesquels les personnages vont évoluer ! Hélas, j’ai trouvé que le début était assez long à se mettre en place. En effet, pendant plus de cent pages, je me suis demandée quand les choses allaient réellement commencer. Une fois le voyage achevé, j’ai été enchantée par les multiples découvertes cependant, je me suis longtemps questionnée sur la direction scénaristique : Où l’auteure allait en venir ? Quand les antagonistes allaient enfin se manifester ? Qu’est-ce qui allait me donner envie de mettre rapidement la main sur la suite ? Il me manquait de la tension qui, heureusement, a fini par venir vers les derniers chapitres… Mais je trouve que c’est assez tard ! Ne vous attendez pas à un récit imprévisible ou qui bouge… De façon générale, le rythme est lent avec peu de rebondissements ou de suspense, sans pour autant être désagréable. Il faut simplement apprécier les échanges entre les protagonistes, les découvertes de cette cité perdue et les liens que les protagonistes vont progressivement tisser entre eux. Pour ma part, j’ai trouvé l’ambiance immersive et fascinante, ce qui m’a donné envie de tourner les pages toutefois, je n’aurais pas été contre un peu plus d’action… Cela dit, après un dénouement aussi inattendu que brutal, je suppose que les choses vont changer ! Il me tarde d’acquérir l’ultime volet de cette duologie.
Lien : https://lespagesquitournent...
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LeScribouillard
  19 juin 2020
Mais où sont les neiges d'antan ? le temps où l'on s'émerveillait devant les livres de notre jeunesse, qui ne cherchaient pas tant à dépeindre une ambiance qu'un récit, un univers qu'une histoire en particulier, laquelle était soignée malgré tout ? Où sont les livres comme Les chroniques de Narnia et L'Histoire sans Fin, ou si on veut faire un peu moins dans le gamin, La Terre mourante et le Seigneur des Anneaux ? Où l'important n'était pas le voyage, mais la destination (attendez, je crois que c'est l'inverse) ?
Les neiges d'antan, je sais pas où elles se sont barrées. Par contre, j'ai un canon de piste de ski et un livre qui m'a l'air de renouer avec cet idéal. Sauf que j'ai rapidement déchanté : sous couvert d'un orientalisme onirique à la couverture mystérieuse laissant présager un magicbuilding inspiré des rêves ou de l'Égypte ancienne, on se retrouve avec un roman Young Adult lent, tristounet, et pour tout dire plan-plan.
Intrigue, rythme, personnages
Donc, le Faiseur de Rêves c'est l'histoire d'un monde comme le notre sauf que chaque personne a deux coeurs, le deuxième servant à faire circuler une mystérieuse substance appelée « esprit », dont on ne connaît pas exactement l'utilité, et qu'il y a une ville aux confins de l'Orient dont le nom sans explication non plus s'est fait effacer du jour au lendemain des mémoires collectives (comme quoi, on se retrouve avec des black-outs même quand on laisse les réplicants tranquilles, mais comment allons-nous pouvoir conserver nos stories Snapchat ?). Lazlo est un orphelin embauché à la cour du duc Thyon Nero au glorieux titre de larbin professionnel ; Thyon Nero, c'est le plus beau, le plus fort, et non seulement c'est le duc mais en plus il est alchimiste surdoué. le plomb en or, c'est pour bientôt sur vos téléviseurs, sauf qu'il manque à Nero un ingrédient qu'il n'arrive pas à définir… Un ingrédient que pourrait bien avoir Lazlo.
De fil en aiguille, notre joyeuse troupe va ainsi se retrouver en quête de la cité perdue. Sauf que entretemps, il a fallu que Lazlo découvre peu à peu la clé du mystère et s'affirme un peu. Et vous savez que j'aime pas trop les histoires qui passent des dizaines voire des centaines de pages sur un personnage souffre-douleur qui évolue TRÈS lentement (L'Arcane des Épées, par exemple). C'est bien simple : la littérature étant faite ou bien pour l'évasion ou bien pour voir nos problèmes sous un autre angle, il est inutile de ressasser éternellement les malheurs qui s'abattent sur un individu si cela n'apporte rien à la construction scénaristique (mais vous avez quand même le droit si c'est drôle). Et en l'occurrence, je crois que maintenant que je vieillis et que mes aisselles ont atteint le zénith de leur toison virile, j'ai davantage besoin de romans qui savent faire court que de s'étirer à déplier lentement la personnalité d'un héros, d'autant plus si l'élément déclencheur n'est même pas encore arrivé. Et une fois qu'il arrive, pan ! On nous met un nouveau personnage dans un nouveau milieu et c'est rebelote pour 50 pages !
Ce personnage, c'est Sarai, une des dernières survivantes du peuple de dieux qui tyrannisait la cité avant que son nom ne sombre dans l'oubli ; elle et les quelques autres rescapés du massacre qui a éclaté quand les humains se sont révoltés vivent enfermés dans leur île volante, psychotant en boucle par peur qu'on revienne les tuer. La jeune Minya n'a pas d'ailleurs pas la rancune dans sa poche, et par les dons surnaturels de ses ancêtres, elle va créer une armée de fantômes prête à s'abattre sur les mortels. Mais Sarai possède une magie toute aussi puissante, car elle parvient à contrôler les rêves…
Disons-le, à partir de là, les défauts vont s'empirant dans le character-building :
- Thyon Nero est le fils du duc, un enfant gâté possédant tous les dons sauf l'humilité. Contraint de se coltiner Lazlo, il veut que tout le monde sache que c'est lui LE révolutionnaire de l'alchimie (bizarrement, il met ses petites mains de nobles dans le cambouis plutôt que de le demander à des serviteurs, mais bon, passe encore pour du Young Adult). Antipathique, incapable de se remettre en question, c'est un personnage purement monodimensionnel n'évoluant jamais. Au contraire, chaque fois qu'il en a une occasion, il se comporte un peu plus comme un abruti ; c'est pour bien montrer que c'est un MÉCHAAANT.
- Minya est la formatrice de l'armée de fantômes. Dévorée par son désir de vengeance, elle accouche de scènes intéressantes (on va y revenir), mais reste toute aussi infecte que Nero. Pas le moindre signe d'humanité si ce n'est pour avoir par moments le comportement d'une gamine de cinq ans ; un personnage dont la faiblesse cachée aurait pu se révéler autrement que par la rancoeur ou la puérilité, ne serait-ce qu'en mettant dans son caractère un peu de charisme ou au contraire quelques scènes s'immisçant un peu plus dans son intimité. Mais non, à la place, on a une gamine qui fait sa loi et à qui tout le monde se soumet aveuglément à ses caprices, c'est pour bien montrer que c'est une MÉCHAAANTE.
- Lazlo et Sarai sont Roméo et Juliette ; dès qu'ils sont quelque part, on sort les violons pour décrire leur moindre ressentiment. Incapables de concevoir le moindre mal, ils se font en permanence tabasser par les aléas de la vie ; seulement même les personnages au coeur pur, quand ils sont bien écrits (Tintin, Tagiri dans La rédemption de Christophe Colomb), ont un minimum de combattivité dès lors qu'il s'agit de lutter contre des criminels en puissance capables de détruire leur vie et/ou celle de milliers de gens.
- Les autres personnages sont tous anecdotiques en-dehors d'un ou deux comme Eril-Fane, définis eux aussi par un seul trait de caractère tout au plus, ou une intrigue secondaire ne servant à rien.
Tout est très lent à se mettre en place. Thyon Nero est une tête à claques, les personnages adoptent par moment un comportement de cartoon (dans un roman adulte tu tues une demi-dizaine de gardes quand tu cambrioles un tombeau puis il te tombe dessus le gang d'en face, dans ce genre de romans, il te suffit de jongler avec des émeraudes une fois arrivé) ; tous les personnages gentils ont l'air d'emos du forum Jeux-Vidéo 15-25 ans, voire 12-14 par instants, à s'apitoyer presque autant que moi en regardant mes anciennes vidéos. On avait dit qu'on tenterait à l'avenir d'être davantage bienveillants envers les bouquins, je vais donc arrêter de tergiverser : ils semblent tous désespérés et pourtant naïfs, et leur absence de décisions ne fait qu'appesantir un récit bien longuet. Longueur qui se compense malgré tout (en partie) par le style.
Style, dramaturgie
En effet, la plume a ça de particulier qu'il emploie un langage riche et varié, évocateur aussi bien de mythes sanglants que de contes pour enfants, qui aurait pu donner une version light de Clarke Ashton Smith. Autant de définitions énigmatiques, de badinages philosophiques, d'émotions retranscrites et de visions oniriques étranges, qui viennent pimenter le récit et lui conférer toute sa saveur.
Le problème étant que l'auteure n'arrive pas à le doser et que la traduction n'arrange sûrement pas les choses. Tout est prétexte à tartiner la poésie, qu'il s'agisse du titre d'un chapitre, d'une réflexion, d'une description, d'un dialogue incongru (ce dernier cas arrivant très souvent). Quelquefois la poésie veut se faire omniprésente, quitte à devenir incongrue, les interaction perdent en naturel, et on tombe de temps à autre dans une avalanche de pathos propre aux personnages. Et forcément, au bout d'un moment, à force de langage soutenu, on en fait trop : « dextre » au lieu de « droite », « azuré » au lieu d'« azur » ou tout simplement « bleu », sûrement un choix du traducteur pour signifier une érudition qu'il n'a visiblement pas (« bourreau » se dit « bourrelle » au féminin), quand il décidera plus loin de garder certains noms en franglais comme « Windfall ». À partir de l'apparition de Sarai, on sombre peu à peu dans une romantic fantasy usant et surabusant de figures de style, et le dépaysement envoûtant fait peu à peu place à la pénibilité d'une lecture au sentimentalisme bien trop omniprésent. Un peu de sensualité essaye de se mêler au récit pour lui donner du piquant, mais tranche d'âge oblige, ça ne va pas bien loin : on nous vend une scène torride qui finit face à une tasse de thé, Lazlo découvre ses hormones à 20 ans, et il fait une fixette sur… les cous !
(D'ailleurs, petite anecdote, pendant que je lisais le livre, j'ai commencé en parallèle Traits pour traits de Stéphanie Ledoux sur les cultures ancestrales. Il est question dans la cité de Désolation de cérémonies joviales où l'on tatoue les femmes pubères « pour célébrer le miracle d'être en vie, et plus encore le miracle d'être une femme » (même si en bon connard de mâle hétéro-cisgenre, je vois mal en quoi c'est un miracle de devoir marcher en talons et de recevoir des salaires de merde) ; or les tatouages « à l'ancienne », loin de l'aiguille stérilisée et fine, sont extrêmement douloureux et peuvent prendre plusieurs jours !)
En fait, je constate trois gros problèmes :
1°) Ce livre est celui que je lis qui assume le moins son érotisme depuis Résonances ; je peux comprendre que le lectorat soit attiré par, ahem… les choses de la vie, tout comme le fait qu'il s'adresse à un public plutôt jeune et donc que les descriptions se fassent très légères et jouant sur l'implicite ; c'est même plutôt une qualité de ne pas avoir à recourir à un vocabulaire plus cru pour immerger le lecteur (cf. les délires pornos de Jean M. Auel et Alain Damasio). Non, le problème vient du fait que l'on en reste une fois sur deux aux préliminaires et qu'il se passe toujours un évènement interrompant juste avant les Pink Floyd (sachez que vous serez adoubés par ma soeur si vous avez compris la réf) : du coup, ce livre ne satisfera ni les amateurs de littérature comme moi agacés par le recours systématique des oeuvres aux scènes de sexe pour garder leurs lecteurs, ni ceux qui rechercheraient une romance érotique soft. La démarche d'approche du livre se contredit dans les deux cas, et vous vous retrouvez avec des histoires de Sainte-Nitouche-découvre-son-corps-mais-pas-trop-non-plus gratuites et aussi frustrantes que là-dedans.
2°) L'auteure semble devoir se prouver en permanence qu'elle écrit bien. Et pour cela, elle prend son style qui est très bien à la base, pour en rajouter des couches et des couches et chercher la figure de style absolument introuvable ailleurs. Les titres de chapitres sont envoûtants et inquiétants tels que « La soupe du purgatoire » ou « La colère d'une prune ». Après dix pages à s'imaginer que Thyon arrache les pages une par une du seul exemplaire de tout ce que Lazlo a écrit de sa vie, on découvre qu'il « ne les avait ni brûlés, ni lancés de la terrasse de son palais tels des oiseaux sans ailes ». Ici se déploie une gastronomie pour fines bouches : « Mésange ne savait pas si elle plaisantait, ou ne voyait réellement aucune différence entre lécher des cuillères et des garçons ». Ailleurs, on nous questionne sur la véritable nature de Sarai par un chiasme subtil : « Dieu ou monstre, monstre ou dieu ». On est sur du niveau rentrée littéraire.
3°) Tous les points forts du livres s'avèrent aussi des points faibles pour des lecteurs n'ayant pas les bonnes attentes ou d'une trempe particulièrement aguerrie : par exemple ce goût certain pour le sense of wonder : squelette géant, femme qui crache des papillons… Mais pour ce qui est du magicbuilding qu'on attendait, au final on nous apprend juste que la magie existe grâce à des pouvoirs divins, autrement dit : RIEN !
De même cette idée qui avait du potentiel : Minya, la méchante, est bloquée à l'âge de cinq ans. Bon, me diriez-vous, c'est pas la première fois qu'on voit ça, on le trouve même dans Eragon qui s'est tapé la réputation de saga clichée par excellence. Mais par-delà cette ambiguïté de la vallée de l'étrange, on découvre un enfant tourmenté au point de vue particulièrement soigné (qu'on laisse exprimer ridiculement peu par rapport aux autres) : un être amer, qui n'a pas eu le temps de grandir et se voit ainsi incapable de nuance et de discernement, exploitant les autres par leurs faiblesses et pourtant prétendant vouloir leur bien commun. C'est ce genre de psychologie complexe que j'aurais aimé voir davantage, mais même là, elle nous rebat les oreilles pendant 200 pages de ses sarcasmes et de sa haine dans les dialogues, si bien qu'on a juste envie de l'envoyer au coin avec une bonne claque sur les fesses. Si Layni Taylor sait faire preuve de finesse, d'intelligence et même d'humour, en revanche elle étire trop son propos pour qu'il puisse apprendre la grimace au vieux singe que je suis.
Ou encore le refus de l'ellipse : c'est très bien de laisser un cliffhanger ou plus généralement une fin ouverte régulièrement en fin de chapitre, mais il y a des moyens plus subtils de poursuivre l'intrigue au chapitre suivant que simplement reprendre directement où l'on s'en était arrêtés. Vous vous rappelez des épisodes de Scooby-Doo quand vous étiez enfants ? Quoi de plus pénible que de retomber tout le temps sur ce sempiternel fondu au noir pour enchaîner par la suite d'exactement le même plan ? Non, quand un moment est iconique, il faut qu'il reste gravé dans la rétine / le cerveau ; autrement dit, il faut une rupture au moment le plus intense, celui après lequel il n'y a plus rien à dire : en terminant le film ou en passant à une autre scène. Sinon, le spectateur n'est pas impacté.
Et tout ça me fait d'autant plus de peine… que ce livre, j'ai pas envie de le défoncer.
Parce que oui, c'est maladroit mais teinté de poésie, plein de bonnes intentions et on ne peut pas s'empêcher d'y voir un grand potentiel de finesse et d'intelligence : l'auteure fait mention entre autres d'un dieu pédophile effaçant les mémoires de ses victimes après coup. Chez n'importe quel autre écrivain, ç'aurait paru sordide, impossible à mettre dans un roman pour ados plutôt jeunes ou même pouvant s'adresser à toute âme sensible. Mais l'autrice parvient à ne pas aborder brutalement le problème, d'abord jouant sur l'implicite, puis dévoilant peu à peu le crime sans s'y complaire ni rentrer dans les détails, jusqu'à ce qu'il n'y ait plus aucun doute pour pouvoir le dire franchement.
Conclusion
Source de frustration et passablement sur-coté, le faiseur de rêves fera sans doute partie de mes déceptions de l'année. Ce n'est pas un mauvais roman, et il y a cinq ans je l'aurais trouvé palpitant et éreintant ; on se retrouve au final avec une lecture agréable pour les jeunes, mais difficile l'adolescence passée de ne pas se sentir agacé par ses multiples imperfections. le mieux aurait sans doute été d'opter pour le format novella, ou compresser ce livre et sa suite en un seul. Vous pouvez l'acheter à l'occasion, ça fera toujours un plus pour votre culture…
PS : C'est la deuxième fois qu'on me dit que le lobe est une zone érogène, alors qu'entre ados masculins on a beau se tripoter l'oreille on a jamais ressenti un chouïa de sensation. Encore un mystère de l'anatomie féminine ?
Lien : https://cestpourmaculture.wo..
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critiques presse (1)
Elbakin.net   28 décembre 2018
Véritable roman choral, Le faiseur de rêves a cette particularité qu’il a autant de niveaux de lecture que de lecteurs. Du jeune adulte à l’adulte philosophe, tout le monde peut y trouver un sens car c’est aussi un fabuleux roman d’aventure, romantique à souhait, un roman sur la puissance du rêve et sur l’acceptation de la réalité.
Lire la critique sur le site : Elbakin.net
Citations et extraits (51) Voir plus Ajouter une citation
MesDelicesLitterairesMesDelicesLitteraires   29 juin 2020
|"Démons et faiseurs d'ailes, séraphins et esprits, il n'en était jamais assez rassasié... Il croyait à la magie, comme un enfant, et aux fantômes, comme un simple paysan. Lors de son premier jour de travail, un volume de contes de fées lui brisa le nez en tombant d'une étagère. Cet incident résumait apparemment tout ce qu'il fallait savoir su l'étrange Lazlo Lestrange : la tête dans les nuages, perdu dans son propre monde imaginaire et féerique."| - Page. 31
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ange77ange77   17 août 2018
(...)
- Une autre robe partie en fumée, reprocha Sarai à sa camarade, qui haussa les épaules.

- Et alors, quelle importance ? On ne vivra pas assez longtemps pour se retrouver à court de tenues.

Elle avait prononcé ces paroles d’un ton si désinvolte, si terre à terre, qu’elles balayèrent toutes les défenses de Sarai pour aller se ficher droit dans son cœur palpitant. Ces mots lui semblèrent plus choquants que la pluie glacée.
« On ne vivra pas assez longtemps... »

- Rubis ! s’écria-t-elle.

Tout aussi abasourdi, Fauve fit volte-face malgré la nudité de leur amie.

- C’est vraiment ce que tu penses ? lui demande-t-il.

- Pourquoi, pas toi ?

L’air sincèrement surprise, la jeune fille se dressait devant eux, tiède encore de s’être embrasée, belle, nue, parfaitement à l’aise dans sa peau couleur azur, au grain bleu clair, opalin. Celui des bleuets, des ailes de libellule, ou d’un ciel printanier, plutôt qu’estival. Le même bleu que ses quatre compagnons.

Le bleu de cinq meurtres en devenir.

- Vous croyez vraiment qu’on va vieillir ici ? insista-t-elle en les dévisageant l’un après l’autre avant de désigner d’un geste les murs qui les entouraient. Mais vous plaisantez, j’espère ! C’est vraiment cet avenir-là que vous imaginez ?

Sarai, qui s’interdisait toujours de se poser cette question, en resta interdite. Ils faisaient de leur mieux, appliquaient sans faille la Règle cardinale. Parfois, elle aimait à se dire que ce serait assez.

- Il peut encore se passer beaucoup de choses, dit-elle d’une voix blanche qui trahissait son incertitude.

- Comme quoi ? s’enquit Rubis. À part notre mort, bien sûr.

Sarai n’en avait pas la moindre idée.
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ange77ange77   03 août 2018
Lazlo n’aurait pas pu appartenir plus complètement à la bibliothèque s’il avait été un ouvrage lui-même. Au cours des jours qui suivirent - puis des mois et des années, à mesure qu’il devenait adulte - , il fut rarement aperçu autrement qu’avec un livre ouvert devant lui. Il lisait en marchant. Il lisait en mangeant. Les autres bibliothécaires le soupçonnaient de lire aussi en somnolant, voire de ne pas dormir du tout. Les rares fois où il consentait à relever les yeux, il semblait toujours sortir d’un rêve.
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ange77ange77   01 août 2018
- Tu étais gris comme la pluie, marmonna frère Argos. J’étais sûr que tu allais mourir, mais tu as mangé, dormi et fini par reprendre une couleur normale. Tu n’as jamais pleuré, pas une seule fois, ce qui n’est pas très naturel, mais c’est pour ça qu’on t’aimait bien. Aucun de nous n’est entré dans les ordres pour devenir nourrice, tu t’en doutes.
Ce à quoi le petit Lazlo répliqua, outragé :
- Et aucun de nous n’est né pour devenir orphelin.
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ange77ange77   19 août 2018
Kem était avec eux depuis le début. Laquais avant le Carnage, il portait toujours la livrée dans laquelle il était mort, signe évident aux yeux de Sarai d’un cruel manque d’imagination.
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