AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 207013184X
Éditeur : Gallimard (16/11/2012)

Note moyenne : 4.06/5 (sur 16 notes)
Résumé :
Il y a plusieurs dizaines de millénaires, l'homme se sépare de l'animal en enterrant ses congénères et en leur rendant des honneurs funèbres. Il couvre de fresques admirables les parois de Lascaux et de bien d'autres grottes. Puis il invente l'agriculture. Il érige menhirs et dolmens, dont les plus célèbres restent ceux de Carnac. Tout cela se passe avant la naissance des villes, l'édification des pyramides, l'invention de l'écriture. Autrement dit, avant l'histoire... >Voir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacRakutenLeslibraires.frMomox
Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
Bigmammy
  24 janvier 2013
Comme l'exprime son titre, ce livre traite de la Préhistoire, plus précisément de la longue période du Paléolithique supérieur (de -30 000 à -10 000 ans pour simplifier) et du Néolithique (de – 10 000 ans à - 2000 ans, après c'est l'histoire de l'Antiquité). Entre les deux, une « invention » déterminante, celle de l'agriculture, c'est-à-dire la domestication de nombreux animaux et plantes et la sédentarisation.
L'auteur, chercheur au CNRS, tente une histoire des sociétés, avec les faibles moyens qui sont à la disposition des préhistoriens : pas d'écriture, pas de transmission des traditions orales, mauvaise conservation des objets en bois, prédominance de « l'invisible » en archéologie. Au moins peut-on observer des sociétés contemporaines (ou subactuelles, c'est-à-dire disparues à la suite de la colonisation), qui nous donnent une idée des sociétés paléolithiques. Certes, mais l'auteur nous montre toutes les erreurs auxquelles cette pratique mal maitrisée peut conduire.
Il ne nous surprend pas moins en décrivant la complexité des lignages de parenté, comme encore aujourd'hui chez les Aborigènes d'Australie. Et au passage il nous explique indirectement le conflit majeur qui bloque la cohabitation entre Aborigènes et Anglo-saxons en Australie. Plus tard, la sédentarisation liée à l'agriculture développera la cellule familiale, la communauté locale (plus ou moins démocratique), et les Etats, dotés, inévitablement, d'un système fiscal.
Mais direz-vous, qu'en est-il de la société idéale, égalitaire et pacifique du « Bon sauvage » décrite par Jean Jacques Rousseau dans le Discours sur l'origine de l'inégalité (1755) ? Chimères, nous dit l'auteur, pour qui l'idée de sociétés égalitaires n'a aucun sens (p. 413).
Bref, on fait dans ce livre des découvertes passionnantes. Un seul regret : l'auteur ne prend pas toujours la peine d'expliquer des mots ou expressions rares (par exemple, p. 334, PPNA, soit « pre-pottery neolithic A », pour désigner une période du Néolithique ou encore le mot « lévirat » pour la coutume obligeant le frère d'un homme décédé à reprendre et protéger sa ou ses épouses).
De même, il manque au livre une échelle des temps préhistoriques. Bien sûr, ce n'est pas un ouvrage de vulgarisation, mais son contenu est si intéressant qu'il serait utile de le mettre à la disposition d'un public plus large.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40
Tipee
  14 avril 2016
Je ne suis pas à ma première lecture des écrits anthropologiques de feu Alain Testart. Je pense qu'il est d'ailleurs nécessaire d'avoir une bonne connaissance de ses divers livres et articles pour bien comprendre cet ouvrage.
Il tente d'expliquer le mode de fonctionnement des sociétés de nos ancêtres à travers ses études des sociétés actuelles et ethnologiques.
Dès lors, avec ce genre d'étude, il est obligatoire de se faire beaucoup d'ennemis. Les ethnologues disent que sa vision de la société est trop simpliste. Les archéologues lambda boivent ses paroles et essayent d'appliquer ses concepts détaillés dans les schémas.
Pour ma part, j'essaye ici de faire la part des choses en vous disant qu'il a mis en place des concepts très intéressants, concepts auxquels beaucoup d'ethnologues ne pensent pas vraiment, mais qu'il lui manquait peut-être 5 ou 10 ans de travail pour lui permettre de faire un texte non attaquable.
Ceci est bien dommage pour les archéologues qui manquent encore de clés pour faire des hypothèses sur les sociétés anciennes, mais ce texte est tout de même très intéressant.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30
gigi55
  08 février 2013
Une synthèse puissante sur l'évolution des sociétés humaines entre la paléolithique supérieur et le néolithique.
Une première partir méthodologique expose les principaux concepts qui seront utilisés par la suite pour caractériser les sociétés et leur évolution : l'évolution, la société, la culture, les arbres, la convergence et la diffusion, , le clade, les causalités technologique, environnementale, démographique, religieuse, le darwinisme, les chasseurs-cueilleurs, nomades et sédentaires, stockeurs, l'art des cavernes et le totémisme, les causes et origines de l'agriculture, l'apparition de la richesse, les modes d'exercice du pouvoir dans les sociétés ploutocratiques ostentatoires, les démocraties primitives et les sociétés à lignage.
Des rapports inédits apparaissent entre la richesse et l'état, entre les modes d'accès aux femmes par le mariage et les relations entre les générations, ....
D'une lecture parfois exigeante cet ouvrage est très stimulant.
Commenter  J’apprécie          20

critiques presse (1)
LeMonde   26 novembre 2012
Armé de sa folle érudition, […] Alain Testart brosse une fresque d'une remarquable audace.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Citations et extraits (1) Ajouter une citation
TipeeTipee   09 avril 2016
Elles n'en posent pas moins un problème assez grave, que l'euphorie de certains tout comme la méfiance ou la méconnaissance des autres ne contribuent guère à examiner en toute lumière. C'est que des critères biologiques, archéobotaniques, de l'agriculture ne sont pas superposables à ceux d'une archéologie, science sociale qui se pose des questions sur l'agriculture, s'interroge sur l'économie et la société des hommes du passé. C'est la même chose de dire qu'une définition biologique de la domestication n'est pas, et ne peut pas être, une définition archéologique.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
Video de Alain Testart (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Alain Testart
Alain Testart (la femme et la chasse)
autres livres classés : préhistoireVoir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacRakutenLeslibraires.frMomox





Quiz Voir plus

Quelle guerre ?

Autant en emporte le vent, de Margaret Mitchell

la guerre hispano américaine
la guerre d'indépendance américaine
la guerre de sécession
la guerre des pâtissiers

12 questions
1439 lecteurs ont répondu
Thèmes : guerre , histoire militaire , histoireCréer un quiz sur ce livre