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ISBN : 2266191578
Éditeur : Pocket (13/11/2008)

Note moyenne : 4.07/5 (sur 948 notes)
Résumé :
Pendant plusieurs saisons, Ayla et son compagnon Jondalar ont tout partagé. Ils ont taillé le silex, entretenu le feu, chassé le renne et le cerf, construit des abris et des bateaux. Ensemble ils ont eu peur et froid, et vécu dans une intimité du corps et de l’esprit qui a fait naitre en eux un sentiment troublant et inconnu.

Le clan remuant des « chasseurs de mammouths » qui les accueille est stupéfait par ce couple de géants blonds aux yeux bleus q... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (52) Voir plus Ajouter une critique
iz43
  23 août 2018
3eme tome des aventures des enfants de la terre et je ne me lasse pas. J ai l impression d y être.
Nous retrouvons Ayla et jondalar qui ont entrepris un voyage et rencontrent le peuple des chasseurs de mammouth, les mamutoi.
Ça y est Ayla est enfin confrontée aux AUTRES. Même si elle revait de les rencontrer elle était effrayée d être rejetée par eux ou encore que ses chevaux whyney et rapides ne soient pas acceptés (pire finissent à la broche).1
Le chef du clan, Talut un géant roux les accueille dans le clan du mammouth.
Je dois dire que j ai adoré découvrir le mode de vie des mamutoi: depuis la manière de construire leur habitat, la façon d orner leurs vêtements, de teindre le cuir, de cuisiner, de faire de la musique... bref j ai trouvé tout passionnant .
J ai aimé aussi la vie en société. Dans le camp, ce sont un frère et une soeur qui commandent. La femme a un statut très important. Les jeunes filles sont initiées par un garçon expérimenté lors d'une cérémonie.
Tout est très bien pensé.
Ayla bien sur avec toutes ses qualités humaines et ses talents de guérisseuse est très vite acceptée et aimée par ce peuple. l'auteur réussit à créer une galerie de personnages vraiment attachants et très différents depuis le chef que j ai adoré avec ses grosses manières d ours, deegie la musicienne qui va bientôt s unir...
La difficulté pour Ayla vient de jondalar qui si il est fou d Ayla à énormément de mal à accepter qu' Ayla ait été élevée par les têtes plates, le clan. Or la jeune femme n est pas du tout prête à renier mes gens qui l ont sauvée enfant.
Les mamutoi se montrent assez ouverts ne serait ce que parce qu' un enfant tête plate à été recueilli par le camp. le petit rydag apprend à communiquer grâce à Ayla.
Si jondalar accumule les faux pas en se montrant jaloux, possessif il y en a qui est tout prêt à ouvrir ses fourrures à la belle Ayla...
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Parthenia
  15 septembre 2013
Nous retrouvons Ayla et Jondalar là où nous les avions laissés dans La Vallée des chevaux : ils sont approchés par un groupe de Mamutoï, autrement dit le peuple des chasseurs de mammouths, et il s'avère que Jondalar est apparenté à Talut, "l'Homme-qui-commande" de ce groupe puisque la cousine de ce dernier, Tholie, fut également la seconde compagne de Thonolan, le frère défunt de Jondalar. Ils sont donc invités à passer l'hiver dans leur camp, appelé le Camp du Lion.
Ayla est d'abord réticente à les suivre puis à rester parmi eux : la cohabitation se révèle en effet difficile pour elle, en premier lieu du fait qu'elle a vécu seule pendant 4 ans et que ce peuple-là se montre beaucoup plus bruyant et beaucoup plus querelleur que son peuple d'adoption, mais surtout à cause de ses origines, qui constituent aux yeux des Homo Sapiens une souillure indélébile.
Ce séjour chez les Mamutoï va également être vécu par Jondalar comme une épreuve douloureuse car le grand homme blond va être confronté à la jalousie lorsque Ranec, le charismatique sculpteur de la tribu, entreprend de séduire Ayla, et à la honte que les Mamutoï, puis son peuple, ne découvrent le passé d'Ayla au sein d'une tribu de Têtes Plates... Ces deux sentiments vont creuser un abîme d'incompréhension et de colère et l'éloigner de la jeune femme.
A travers les yeux d'Ayla, qui, contrairement à ses craintes premières, va être acceptée parmi les Mamutoï qui décident même de l'adopter au sein de leur camp lui donnant une tribu de qui se réclamer, on découvre la vie quotidienne de ces Homo sapiens, la chasse, la fabrication de cuirs , leur différentes techniques pour faire le feu ou tailler des silex, leur religion, leur organisation sociale...
C'est ainsi que l'on apprend que c'est l'Esprit de l'homme qui a été créé à partir de l'Esprit de la femme (ça nous change !^^) et que c'est la mère qui transmet un statut prestigieux (ou pas) à ses enfants...
Chaque camp de Mamutoï est commandé par un frère et une soeur, si bien que certains foyers sont parfois obligés d'adopter une femme de grand prestige quand les soeurs viennent à manquer... Nous avons donc affaire à une société profondément matriarcale, ce qui est confirmé lors de la Réunion d'Eté où le Conseil des Soeurs prime sur celui des Frères...
Bref, dans le Clan de l'ours des cavernes et dans La Vallée des chevaux, l'abondance des détails sur le climat, les paysages et les moeurs ne m'avaient jamais ennuyée, bien au contraire, mais là, j'avoue que j'ai parfois survolé ces passages, d'autant plus que l'on a l'impression de relire les mêmes d'un livre à l'autre. La magie de la découverte n'opère plus vraiment cette fois. de plus, l'auteure transpose cette foultitude de détails aussi bien sur les descriptions anthropologiques ou matérielles que sur les descriptions des scènes sexuelles.
Je n'ai rien contre les scènes de sexe... à condition qu'elles soient réussies ! Or, dans ce tome, elles sont répétitives et sans surprises, voire ridicules (la palme revenant à Ranec auquel j'avais envie de crier :"Mais ferme-là deux secondes" tant il se montre bavard durant l'acte. Je vous laisse apprécier ses paroles : «Parfaite, absolument parfaite. Voyez plutôt ces seins, pleins et pourtant gracieux (...) - Parfaits, si parfaits, murmura-t-il en passant à l'autre sein. » (page 1130), et je n'en laisse qu'un petit aperçu. Franchement, ça m'a crispée !
Le pire, c'est qu'une grande partie du livre (environ 400 pages) tourne autour du triangle amoureux formé par Jondalar / Ayla / Ranec, et qui ne repose en fait que sur un malentendu du couple.
Le comportement de Jondalar devient incompréhensible : mes sentiments envers lui n'ont cessé d'osciller entre compassion et agacement. J'ai trouvé ses réactions d'homme jaloux complètement immatures, voire pathétiques, alors qu'il aurait suffi pour décanter la crise que Jondalar et Ayla s'expliquent... Surtout que ce problème d'incommunicabilité avait déjà été évoqué dans le tome 2 et semblait révolu ! Franchement, on a parfois l"impression de se retrouver dans un épisode de Sex and the city... pardon, je voulais écrire Silex and the city !
Seul Rydag semble avoir un discours adulte (Jondalar aurait dû s'en inspirer, ce qui nous aurait épargner une bonne partie de ses jérémiades !) :"Font bons signaux, disent mots faux" (page 1265)
Pourtant, certaines des scènes liées à cette crise sont émouvantes : les pleurs de Jondalar se consolant avec Loup, Ayla demandant à Mamut pourqoi Jondalar ne l'aime plus, Jondalar perdant contrôle et la prenant de force (alors qu'elle est consentante)... de plus, on ressent très bien la douleur et la culpabilité du jeune homme... mais sur 400 pages, cela fait un peu long, surtout que ces passages alimentent un faux suspens car on sait très bien qui va finir avec qui !
Et que dire du comportement peu crédible des Mamutoï, qui, bien que connaissant l'attachement profond et sincère de Jondalar et d'Ayla, DECIDENT de ne pas intervenir pour tenter de les aider à surmonter cette épreuve...
Encore heureux que Frebec et Crozie étaient là pour mettre un peu de piment dans cette histoire qui tirait en longueur.
J'ai également beaucoup aimé les passages avec Rydag,
Autre point mitigé : j'ai été heureuse de revoir Bébé, mais franchement, je trouve les retrouvailles aussi peu crédibles que ridicules... Auel, qu'as-tu fait à ton livre ?
Pour conclure, une lecture en demi-teinte. C'était intéressant de voir Ayla se confronter aux Autres et les passages avec le petit sang-mêlé étaient poignants. Par contre, je trouve les scènes érotiques trop présentes, inutiles et lassantes à la longue, de même que les atermoiements de Jondalar. Auel aurait dû supprimer certains passages inutiles, en condenser d'autres. de plus, en en faisant trop dans le sensationnel ou la perfection de son héroïne, elle gâche le potentiel de ce tome ainsi que la patience du lecteur...
J'espère qu'elle se rattrapera par la suite...
Lien : http://parthenia01.eklablog...
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domisylzen
  14 septembre 2015
C'est par ce troisième volet de la saga que j'ai commencé. de passage chez DTR, une bouquinerie incroyable de la région rouennaise, j'avais choisi, au hasard le plus gros des livres de poches, pour l'occasion il fallait avoir des grandes poches.
Déjà dans le volume deux, JM Auel joue avec nos nerfs, mais alors avec ce troisième opus, j'lui aurais bien mis des baffes à l'auteure tellement c'est stressant de pas savoir qui de Ranec ou de Jondalar va partager la vie d'Ayla. Si dans le deuxième je me doutais bien que la rencontre de Jondalar et Ayla était inévitable, pour celui-là j'ai douté jusqu'à la fin, j'suis vraiment une poire.
Du coup je l'ai conseillé à tout mon entourage et encore maintenant dès que je parle bouquin, ce titre ressort inévitablement avec Dune et Azteca.
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Grecie
  13 janvier 2014
Du Harlequin pendant la Préhistoire.
J'exagère un peu mais je me suis souvent dit, durant cette lecture, que si l'histoire d'amour s'était déroulée à notre époque, ç'aurait été un vaudeville qui ne s'avoue pas (parce qu'il n'est même pas drôle, au contraire). Resituons. Ayla et Jondalar, les héros des Enfants de la Terre, continuent leur voyage à travers l'Europe d'il y a 35 000 ans.
Heureusement, les informations sur le mode de vie de l'époque sont toujours aussi nombreuses et détaillées et donnent du corps à un récit qui en a bien besoin, tandis que les descriptions des interactions sociales des Camps mamutoï et des individus entre eux viennent aussi relever le niveau. En gros, pour schématiser, je dirais : contexte et environnement très intéressants ; mais scénario et héros proches du zéro.
J'ai l'impression aussi que la traduction s'est beaucoup dégradée entre les tomes 1 et 3, notamment en ce qui concerne les dialogues.
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gean25
  25 juillet 2013
J'ai plus particulièrement apprécié le tome deux (la vallée des chevaux) de cette saga de l'époque de l'homme de "cro-magnon" où les dialogues sont étrangements contemporains ce qui met parfois...mal à l'aise !
La pharmacopée est digne de nos pharmacies les plus en pointes grâce à la connaissance des plantes qui guérissent du personnage principal qu'est ayla, la femme qui a été élevée chez les "têtes plates", considérés comme des animaux par les "autres" dont elle est issue.
Il y a parfois des 'longueurs" qui m'ont fait sauter des pages mais on sort de cette lecture un peu plus "instruit" sur les différents "hommes " dont nous sommes les descendants, leurs croyances, leur habitat, leurs premières découvertes,leur façon de vivre, de se soigner et leurs coutumes funéraires .
(et bien d'autres choses)
Je vais lire les tomes suivants dés que possible !
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Citations et extraits (54) Voir plus Ajouter une citation
veronique55veronique55   11 mars 2019
P 767 les grandes plaines herbeuses, généreuses source de vie dans ses régions froides, montraient encore, sur le passage du camp du Lion, un autre aspect du cycle du renouveau. Les fleurs des derniers iris nains, jaunes ou d’un bleu violacé, commençaient à se faner tout en conservant leurs couleurs, et les pivoines aux feuilles découpées étaient en pleine floraison. A la vue d’un large lit de ces corolles d’un rouge sombre qui couvrait toute la depressIon entre deux collines, les voyageurs se récrièrent de surprise et d’émerveillement. Mais c’étaient le pâturin, la fétuque et là stipe plumeuses qui prédominaient et faisaient de la steppe une mer onduleuse d’argent, soulignée par les ombres de la sauge bleue. Plus tard quand l’herbe jeune aurait mûri, quand la stipe aurait perdu ses plumes, les riches plaines passeraient de l’argent à l’or.
P711 il était trop tôt dans l’année pour trouver la racine de saponaire, et les environs étaient trop découverts pour la prêle qui poussait dans les lieux ombreux, humides. Il fallait trouver d’autres herbes. Après avoir jeté dans l’eau chaude des fleurs séchées de coelanthus, qui dégageaient un parfum agréable tout en moussant, elle ajouta des pointes de fougère et quelques fleurs d’ancolie cueillies en chemin, enfin des jeunes rameaux de bouleau, pour leur odeur de gaulthérie. elle mit de côté la corbeille. Elle avait longuement réfléchi à ce qu’elle utiliserait pour remplacer l.insectifuge à base d’acide extrait d’une infusion de fougère pour tuer puces et poux. L’une contenait Le mélange aromatique qu’elle venait de faire et l’autre l’urine de plusieurs jours.
P616 ses tisanes à base de différentes herbes séchées, parmi la patience riche en fer, et les cynorhodons qui évitait le scorbut, compensaient le manque latent de vitamines.
P 480 que mets tu dans ce cataplasme? De la bourrache et une autre plante la gaulthérie tachetée pour les douleurs d’arthrite et ce soir jus de pomme et racine ardente. Tu veux parler de raifort en emplâtre brûlant.
P347 il y avait de la menthe dans l’infusion de la camomille aussi et pour la teinte rosée de cynorhodons peut-être. Il prit la ramille en mâchonna l’extrémité et s’en servit pour se nettoyer les dents avant de sortir.
P 342 quand l’eau commença de frémir, elle préleva une partie à l’aide dune coupe la versa dans un bassin en bois, quelques fleurs de saponaire un peu semblable à des thyrses de lilas. (....) elle posa les yeux sur du chardon, pour confectionner sa tisane: il renforçait le cœur et le souffle et donner du lait aux jeunes mères. Elle lui préférait cependant l’armoise qui assurait la régularité des cycles menstruels. Elle choisit ensuite du trèfle incarnat er des cynorhodons, ils étaient excellents pour l’état général et donneraient du goût au breuvage. pour Jondalar elle prit du ginseng pour l’énergie virile et l’endurance, ajouta de la porelle tonique et dépurative puis de la racine de réglisse et pour apaiser ses nerfs de la camomille.
P 212 au moment où elle repartait elle remarqua le reste de tisane d’achillée qu’elle avait préparé le matin pour apaiser son mal de tête. L’ombrelle et ses feuilles plumeuses restaient accrochées à la tige mais elles étaient desséchées. Elle avait perdu une partie des ses propriétés. Mais mêlée à de l’écorce de saule elle guérissait aussi bien les nausées que les maux de tête. Mais le remède à base d’ergot de seigle qu’elle preparait contre les migraines les plus tenaces serait sans doute plus efficace.
P689 on recueillait des chatons comestibles de bouleaux et de saules, les jeunes feuilles à peine déroulées des fougères, tout comme les vieux rhizomes qui pouvaient être rôtis, pelés réduits en poudre tout comme le cambium des sapins et des bouleaux , adouci par une sève nouvelle ; quelques baies de courlis, d’un noir violacé, pleines de graines dures, qui poussaient à côté des petites fleurs roses sur des buissons bas à feuilles persistantes et dans des zones abritées, ou ellles avaient été recouvertes de neige, d’autres baies d’un rouge vifs, gelées puis ramenées par le dégel à une moelleuse douceur, subsistaient sur les branches bases. On utilisait les pousses et jeunes cosses du laiteron, tandis que sa fleur riche en nectar savoureux servait à sucrer les mets. Les feuilles d’un vert tendre du trèfle, du chenopode, des orties, de la balsamine, du pissenlit de la laitue sauvage se mangeaient cuites ou crues. les tiges et surtout les racines de chardons étaient très recherchées. Les bulbes de lis, les pousses de massettes, les tiges des joncs étaient parmi les favoris. Les racines sucrées savoureuse de la réglisse pouvaient se manger crus ou rôties dans les cendres.
Sur les pentes herbeuses on cueillait l’oignon sauvage et dans les lieux secs l’oseille ronde. 0n trouvait des tussilages dans les terrains humides proches de la rivière. Le goût légèrement salé en faisait un assaisonnement apprécié mais Ayla en ramassait pour les toux et l’asthme. L’ail de l’ours donnait du goût dans la cuisine comme les baies de genévrier, les bulbes de lis tigrés à la saveur poivrée, le basilic, la sauge, le thym, la menthe. On en métrait en bonne quantité en réserve après les avoir sécher et on emploierait le reste pour assaisonner les poissons récemment pêchés et les différentes variétés de viande rapportées pour la fête.
P910 Ayla avait exploré les marais alentour et découvert avec plaisir une petite plante aux feuilles vert foncé en forme de main. En creusant avec soin, elle avait dégagé le réseau de racines et de rhizomes en avait ramassé quelques unes pour les faire bouillir afin d’obtenir une lotion calmante pour les yeux et la gorge des chevaux, et dont l’odeur chassé les insectes. Elle avait soigner les piqûres des chasseurs. Avec la racine pillée et de la graisse elle fabriquait une pommade qu’elle comptait utiliser le lendemain.. Ensuite elle avait trouvé un massif de pulicaires et en avaient arraché quelques une qu’elle avait jeté dans le feu. La fumée, ajoutée à l.insectifuge que constituait la combinaison des pulicaires garantirait près du foyer un espace protégé.
P 123 en frottant les pétales bleus pâles de ceanothus riche en saponifie , on créait une substance mousseuse un peu abrasif, qui laissait sur la peau un parfum légèr
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PartheniaParthenia   15 septembre 2013
Au signal d'Ayla, chaque Mamutoï du Camp du Lion ramassa une pierre et la déposa précautionneusement sur le linceul, construisant peu à peu le cairn qui recouvrirait la tombe. Ayla commença alors la cérémonie proprement dite, sans traduire les gestes qu'elle faisait. Elle utilisa les mêmes signes que Creb avait faits sur la tombe d'Iza, et qu'elle avait reproduits pour honorer Creb quand elle l'avait trouvé sous les décombres de la grotte. Elle se lança ainsi dans une danse gestuelle dont l'origine remontait à la nuit des temps, et dont la beauté majestueuse en étonna plus d'un.
Ayla n'employait pas les signes simplifiés qu'elle avait appris à ceux du Camp du Lion, mais ceux plus complexes que chaque position du corps enrichissait de nuances subtiles. De nombreux signes étaient si ésotériques qu'Ayla n'en connaissait pas le sens profond, mais elle utilisait aussi des signes plus courants que le Camp du lion comprenait. Ils s'aperçurent donc que le rituel était destiné à faciliter l'accès à l'autre monde. Mais les autres Mamutoï voyaient seulement une danse gestuelle où les bras et les mains dessinaient des mouvements gracieux qui évoquaient l'amour et la perte, le chagrin et l'espoir mythique de l'au-delà.
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WCassiopeeWCassiopee   10 février 2015
Avec un sourire amusé, il s'assit, jambes croisées, devant Ayla, mais ne pouvant se résoudre à courber la tête, il la regarda. Il la vit décontenancée et mal à l'aise, comme lui-même lorsqu'elle adoptait la posture des femmes du Clan.
- Jondalar, que fais-tu ? Un homme ne doit pas s'assoir ainsi devant une femme ! Il n'a pas besoin de demander l'autorisation pour parler.
- Ayla, j'ai une demande à formuler. Acceptes-tu de m'accompagner, de t'unir à moi, autoriseras-tu Zelandoni à nouer nos liens, me feras-tu l'honneur de fonder un foyer avec moi, et me donneras-tu des enfants ?
Ayla se remit à pleurer, honteuse de tant de larmes.
- Oh, Jondalar ! J'en ai toujours rêvé ! À toutes ces questions, je réponds oui. Maintenant, relève-toi, je t'en supplie.
Il s'exécuta et l'enlaça tendrement, plus heureux que jamais. Il l'embrassa, la serra comme s'il craignais qu'elle lui échappe, et qu'il la perde une seconde fois.
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MariloupMariloup   10 février 2013
Elle ne savait comment expliquer que, lorsqu'on vit complètement seul, on a tout le temps de s'entraîner à siffler comme un oiseau. Quand on n'a personne au monde vers qui se tourner, un cheval ou même un lion peut devenir un compagnon. Lorsqu'on ignore s'il existe au monde une autre créature qui vous ressemble, on cherche, de toutes les manières possibles, à entrer en contact avec un autre être vivant.
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MariloupMariloup   15 février 2013
Il baissait maintenant la tête. La stupeur la lui fit relever: il venait d'entendre un rire tendre.
_ Oh, Jondalar, mais tu es tombé amoureux. Tu m'aimes, n'est-ce pas? Ne comprends-tu pas? Tu ne subissais pas un châtiment. Tu m'attendais. Je te l'ai dit: mon totem t'a conduit vers moi, la Mère aussi, peut-être, mais tu as eu un long chemin à parcourir. Tu as dû patienter. Si tu étais tombé amoureux plus tôt, jamais tu ne serais venu. Jamais tu ne m'aurais trouvée.
Se pouvait-il qu'elle eût raison? se demandait-il. Il avait envie d'y croire. Pour la première fois depuis des années, il sentait s'alléger le fardeau qui avait pesé sur son esprit.
#Ayla#
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