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EAN : 9782354081553
416 pages
Éditeur : Mnémos (23/05/2013)
4.15/5   55 notes
Résumé :
Quand le Bien et le Mal n’existent pas, seuls restent les choix.

Tiul est le plus mauvais étudiant de La Maison des mages, plus intéressé par les filles des tavernes que par l’art qui permet à ses confrères de manipuler les forces de ce monde.
Anthalus est un mercenaire de bas étage qui vit au jour le jour entre tueries et trahisons.
Qiruë, craintive et chétive, est la dernière représentante du peuple moribond et décadent des Elfes, mépr... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (21) Voir plus Ajouter une critique
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boudicca
  15 mars 2015
Après avoir été récompensé en 2012 par le prix des Imaginales pour son premier roman, Adrien Tomas renoue ici avec le même univers que l'on découvre (ou retrouve) plusieurs siècles après les événements relatés dans « La geste du Sixième Royaume ». Cette fois, c'est une organisation magique qui fait des siennes, la « maison des mages », bien décidée à ce que son influence supplante toutes celles des autres formes de magie. Ne pas avoir lu le précédent roman de l'auteur a sans doute participé à rendre plus difficile mon immersion dans cet univers des Six Royaumes pour lequel j'ai, dans un premier temps, eu beaucoup de mal à me passionner. Il faut dire aussi que la première partie du roman est un peu indigeste, l'auteur multipliant les personnages et les points de vue par le biais de chapitres trop courts pour qu'on ait le temps de s'attacher aux personnages ou même de seulement bien comprendre à qui on a affaire et où on se trouve. A cela s'ajoute un univers peu original dans lequel on retrouve la plupart des éléments classiques de la fantasy « traditionnelle » à savoir une elfe, un nain et un magicien cherchant à déjouer les plans d'un super vilain contre lequel toutes les races vont devoir s'allier malgré leurs différents.
L'intrigue peine à se mettre en marche et on peut regretter quelques péripéties un peu tirées par les cheveux ou trop simplistes. La transformation d'un roi faible et incompétent en leader charismatique et brillant en un laps de temps record est notamment quelque chose que l'on retrouve souvent dans les ouvrages de fantasy et qui m'a toujours agacée. Il faut cependant admettre que certains rebondissements sont relativement bien amenés et parviennent à plusieurs reprises à agréablement surprendre le lecteur. C'est notamment le cas dans la seconde partie du roman qui se fait dans l'ensemble beaucoup plus passionnante que la première. le rythme se fait plus soutenu, les pièces du puzzle se mettent assez en place pour que l'on commence à comprendre où l'on va, et les nombreux personnages nous deviennent au fil des pages plus familiers, à défaut de véritablement attachants. Quelques uns parviennent cela dit à nous émouvoir, notamment le groupe de jeunes écuyers ayant échappé à la purge de leur ordre ou encore le mercenaire nain au mauvais caractère exilé par son peuple.
Je ressors avec un sentiment mitigé de cette lecture qui, de plutôt pénible au début, parvient une fois la grosse phase introductive passée à se faire plus divertissante. L'univers élaboré par Adrien Tomas n'est pas dénué d'intérêt mais reste cependant trop peu original pour vraiment susciter de l'engouement. Je conseillerais plutôt à ceux qui souhaiteraient découvrir l'auteur de se plonger dans son dernier roman en date (« Notre-Dame des loups ») qui, lui, sort davantage des sentiers battus.
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BlackWolf
  14 juin 2013
En Résumé : J'ai passé un très bon moment de lecture avec ce roman qui nous offre une histoire plus nerveuse, mieux maîtrisée que le premier tome. L'intrigue se révèle vraiment complexe et captivante, sans temps morts malgré quelques aspects qui manquent d'explications et une conclusion que j'ai trouvée frustrante, car tombant un peu dans le classique avec aussi son petit happy end. L'univers se révèle toujours aussi foisonnante et dense, mais surtout se révèle dans ce tome plus ciblé et sert clairement l'évolution du récit. Les personnages sont toujours aussi travaillés, attachants et captivants même si je n'accroche pas trop au chapitre unique sur un personnage, surtout quand ça n'apporte pas grand-chose. La plume de l'auteur est toujours aussi passionnante et entrainante et nous plonge facilement dans cette histoire. Au final un nouveau roman dans l'univers du Sixième Royaume que j'ai trouvé plus nerveux, efficace et mieux maîtrisé malgré encore quelques petites erreurs mais qu'on oublie vite devant l'efficacité du récit.
Retrouver ma chronique complète sur mon blog.
Lien : http://www.blog-o-livre.com/..
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Soleney
  18 mars 2017
Quand on en a assez des codes rigides de la fantasy et qu'on a besoin de renouveau, un livre qui se permet de bousculer le genre est comme un vent tiède en plein Sahara.
Ça soulage.
Alors, bien sûr, La Maison des Mages reste, en un certain sens, le digne héritier de Tolkien – comme des centaines de romans des littératures de l'imaginaire. Encore une fois c'est une histoire de quête avec un objet unique et précieux, de héros jetés sur les chemins du Destin, de grand méchant qui veut modeler le monde à son gré et contre lequel seule une poignée de personnes peuvent lutter.
Mais Adrien Tomas parvient à ajouter de nouveaux éléments et à les marier très agréablement avec les classiques.
Que je m'explique.
Les protagonistes ne sont PAS des héros. Tiul est le plus mauvais mancien de la Maison des Mages. Les cours de magie ne l'intéressent guère, il est hué par ses camarades et professeurs mais il n'en a cure parce ce que tout ce qui l'intéresse est la prochaine cuite. Peu lui chaux l'honneur et la réussite. Peu lui chaux d'être en classe avec des élèves beaucoup plus jeunes que lui. Peut lui chaux d'avoir presque trente ans et d'être encore sur les bancs de l'école. C'est un raté, et il assume.
Qiruë, elle, est une des dernières Elfes. Issus d'une lignée prestigieuse et savante qui a autrefois gouverné le monde avant d'être déstituée par les Humains, les Elfes ne sont plus que l'ombre de ce qu'ils étaient. Désormais tous consanguins, les handicaps, malformations et maladies sont monnaie courante parmi eux. Mais Qiruë fait figure d'exception : bien que chétive, peureuse et dotée d'yeux globuleux peu seyants, elle ne souffre d'aucun problème génétique majeur. Mieux : elle est l'Élue, la prophète choisie par le Grand Esprit pour diffuser sa bonne parole. Malheureusement, les dirigeants de son peuple sont trop bouffis d'orgueil et de sénilité pour écouter ses conseils et la voilà réduite au rôle de Cassandre. Au moment où l'histoire commence, elle est contrainte de prendre son courage à deux mains et de partir sur les routes, à la recherche… qu'on ne sait quoi. Tout le monde lui rit au nez : ELLE, partir de Sassavaï ? Être livrée à la violence du monde et à ses dangers ? Le Grand Esprit a perdu la tête !
Les autres personnages suivent tous à peu près le même schéma.
J'ai juste été un peu déçue par leur évolution au fil du récit : Qiruë prend du poil de la bête jusqu'à en IMPOSER, Tiul réalise soudainement que les cours de magie peuvent être plutôt utiles et devient un bon élève, le vénal Anthalus se découvre un honneur, Ythern, le roi d'Évondia, devient un leader charismatique (alors qu'à l'origine, même sa propre garde se moque de lui), Alishr, le jeune écuyer à demi kharan (et donc sous-humain), devient un puissant paladin…
Dommage qu'ils deviennent aussi badass.
Mais heureusement, l'auteur a su un peu compenser en mettant en place des retournements de situation très audacieux et plutôt bienvenus – notamment concernant le rôle d'Anthalus.
Sans trop vous en dire, j'ajouterai que tout ce qui imposerait le respect dans un univers de fantasy standard est rabaissé, voire ridiculisé. C'est cela, accompagné de la qualité d'écriture, qui donne une ambiance nouvelle, fraîche.
Que je vous parle de l'univers, maintenant.
Il existe cinq royaumes et une forêt centrale abritant la plupart des créatures surnaturelles – le fameux Sixième Royaume. La magie existe, mais n'est réservé qu'à une poignée d'initiés occupés à se tirer dans les pattes. Les chamanes luttent contre les sorcières, qui sont les ennemis jurées des manciens. Ce beau monde est méprisé par les Elfes, qui ont enseigné la magie aux Humains et qui s'estiment encore bien supérieurs à eux dans ce domaine.
Luttes politiques et guerres intestines sont le lot quotidien des royaumes humains, qui façonnent le monde à leur image. La nature de l'homme (actuellement au faîte du pouvoir) est dévoilée dans ses plus sombres penchants : avidité, égoïsme, orgueil, malfaisance. Ces troubles politiques sont au coeur des événements puisque, pour le dire succinctement, la Maison des Mages, apparue il y a seulement un siècle, est en train de prendre le pas sur les Étoiles Grises, l'école de magie multimillénaire des sorcières. Les machinations de chacun pour conserver et développer leur puissance, pour asseoir leur influence auprès des têtes couronnées, sont en train de faire basculer le monde.
Mais plus l'histoire avance, plus on se rend compte que tout est trop bien orchestré et qu'il ne peut qu'y avoir qu'un grand manitou qui agit dans l'ombre. Un esprit machiavélique, tordu et extrêmement intelligent.
Ce qui est intéressant c'est que la seule véritable magie est celle des esprits. Pour avoir du pouvoir, les êtres de chair doivent se servir de leur Lien avec les Limbes, dans lesquels vivent les créatures spirituelles, afin de les soumettre à leur volonté. En toile de fond, se pose la question de l'esclavage, puisque lesdites créatures spirituelles parlent, éprouvent, pensent – il ne leur manque qu'un corps pour avoir des expériences physiques. Manciens et sorcières ne posent pas la question : ils traitent les esprits comme leur paillasson. Mais pour les chamanes, c'est un sacrilège.
Plus intéressant encore : la magie est à la portée de tous puisque tous les êtres pensants possèdent un Lien. Mais encore faut-il être formé pour savoir s'en servir. Une minorité de personnes s'arroge la connaissance afin de contrôler la majorité – le parallèle avec notre société est vite fait.
Conclusion : une superbe découverte. Je ne relève que deux points négatifs : l'évolution des personnages (un peu trop idéalisée) et les quelques petites coquilles qui parsemaient le texte. Pour le reste, j'ai adoré l'univers, j'ai complètement accroché aux personnages et je suis fan de l'écriture, cynique et efficace.
Malheureusement, j'ai eu la mauvaise idée de ne pas commencer avec le premier tome – car il faut savoir que La Maison des Mages est la suite du Sixième Royaume. J'ai quelques fois été un peu embêtée (il y a beaucoup d'informations à assimiler), mais cela restait ponctuel. Globalement, je m'en suis bien sortie.
Le Sixième Royaume est désormais au sommet de ma PAL...
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Ichirin-No-Hana
  25 novembre 2016
Roman qui suit à La Geste du Sixième Royaume, La Maison des mages n'est pas clairement énoncé comme un deuxième tome mais je conseille malgré tout de lire La Geste du Sixième Royaume avant si vous ne souhaitez pas passer à côté de nombreuses références et pour plus de compréhension de l'univers. La Maison des Mages se passe quelques centaines d'années après La Geste du Sixième Royaume, à plusieurs reprises nous entendrons d'ailleurs parler de personnages que l'on connaît bien.
Ayant énormément aimé le roman précédent, La Maison des Mages reste parfaitement dans la même veine tout en amenant une intrigue un peu plus dynamique. Adrien Tomas réussit le tour de force de nous proposer une toute nouvelle palette de personnages tout autant intéressante que celle de la Geste du Sixième Royaume. L'intrigue qui finalement part du même postulat que le premier roman n'en reste pas moins, encore une fois, très prenante et, en plus de cela, est très enrichissante au niveau de l'univers. de plus, Adrien Tomas n'a pas oublié d'incorporer ses petites touches d'humour qui sont justes savoureuses.
En seulement deux lectures, Adrien Tomas est devenu, pour moi, un auteur incontournable dans la fantasy française d'aujourd'hui et c'est donc avec plaisir que je continuerai la découverte de sa bibliographie.
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CasusBelli
  20 janvier 2017
J'ai hésité pour finalement donner la note maximale (les limites de la notation, j'aurai aimé mettre 4,3 ; vous me direz que 4 était donc plus logique, et pourtant non...).
Cette histoire ressemble assez furieusement à la geste du sixième royaume, on comprendra pourquoi assez vite en se promenant dans l'histoire, là encore on va suivre une sorte de partie d'échecs jouée dans et hors du temps, au gré des déplacements des "pions" qui n'ont pas conscience d'être des pions.
Cela me fait un peu penser à Matrix (révolution) et cet affrontement entre deux entités qui rejouent éternellement la même partition, le même affrontement pour toujours le même résultat qui ne vise qu'à conserver un certain équilibre.
Ce n'est pas franchement le bien contre le mal, vu que la morale est très discutable du côté des gentils, ce serait plutôt les esprits de la nature contre ceux du progrès en fait, et ça marche bien aussi même si les stratégies déployées me paraissent bien tortueuses...
J'ai bien aimé cette construction très vivante qui permet une immersion rapide dans l'histoire grâce à des chapitres très courts, beaucoup d'action, beaucoup de factions (la geste du sixième n'est pas loin). Cela se lit vraiment bien et ceux qui ont aimé le premier livre aimeront sans doute celui-ci car il y a incontestablement un air de famille :)
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
SoleneySoleney   09 mars 2017
« Je suis un homme.
— Et pourtant vous avez le même goût que le sanglier, gronda Eorr. Vous souffrez et vous débattez comme lui lorsqu'on vous dévore les entrailles, et votre cri de détresse est aussi perçant que le sien. Et lorsque vous avez fini d'être digéré, vous avez la même apparence que lui.
— Charmant, grinça Tiul.
— L'Humain est si arrogant qu'il oublie qu'il est un animal comme les autres, rétorqua le Changeur. Il oublie que, comme tous les autres, il doit manger et boire, s'abriter, trouver une femelle pour fonder une famille et la protéger, et qu'il finira un jour ou l'autre par mourir, de vieillesse s'il est fort, malin et chanceux ; entre les griffes de plus fort que lui s'il ne l'est pas.
— Sauf votre respect, nous sommes plus intelligents que les "autres", comme vous dites, riposta le mancien.
— Assez intelligents pour vivre les uns sur les autres, dans les endroits clos, où vos déchets et vos excréments s'empilent et favorisent la maladie et la mort, acquiesça Eorr. Assez intelligents pour vous battre pour des IDÉES, à haïr quelqu'un juste parce qu'il n'est pas d'accord avec vous, à tuer pour une pensée. Assez intelligents pour laisser l'ascendance décider du destin de vos enfants, sans leur laisser une chance de montrer qui ils sont vraiment. Assez intelligents pour oublier l'intérêt de la Meute au profit de l'égoïsme de l'Individu.
— Vos griffes, vos crocs et votre fourrure sont vos armes pour survivre, répliqua Tiul. L'intelligence est la nôtre.
— Exact. Et vous feriez bien de ne pas oublier que c'est là tout ce que vous avez », gronda Eorr.
Tiul cligna des yeux.
« Comment ça ?
— Vous n'avez pas d'arme de rechange, expliqua Eorr, sur le ton de l'évidence. Si l'on vous prive de votre intelligence, il ne vous reste rien. Un Humain comme vous, nu et seul dans les bois, a peut-être une petite chance de survivre en mettant à profit ce qu'il sait, ce qu'on a pu lui apprendre, sa science du combat, de la magie, de la survie, de la chasse, de la discrétion... Un Humain à qui on tape sur la tête jusqu'à ce qu'il oublie son intelligence n'est plus qu'une proie incapable de se défendre. Un Changeur qui perd ses griffes a toujours ses crocs pour se défendre, ou ses pattes pour s'enfuir. Un Changeur qui perd sa fourrure a toujours sa Meute pour le réchauffer. Un Changeur qui perd ses yeux a toujours l'ouïe et l'odorat pour se repérer. Un Humain qui perd son intelligence n'a plus qu'à mourir. Je ne suis peut-être qu'une bête, mais il en faudrait beaucoup pour m'empêcher de survivre. Il vous suffirait d'un coup sur le crâne. »
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BlackWolfBlackWolf   14 juin 2013
"Tiens, notre cher ami Tiul nous fait l'honneur de se joindre à nous aujourd'hui, grinça-t-il. Et avec moins d'une heure de retard, encore! Que nous vaut tant d'attention de votre part?"
Les élèves ricanèrent, Tiul haussa les épaules.
"J'étais parti pour piquer un somme dans la bibliothèque, répondit-il carrément. Mais on m'en a chassé, alors je me suis disque j'allais venir assister à votre cours. Question soporifique, c'est presque aussi bien."
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Ichirin-No-HanaIchirin-No-Hana   14 novembre 2016
- Messire Anthalus... s'il vous plaît, ne vous fâchez pas...
- Pourquoi me fâcherais-je ?
- Eh bien... vous êtes venus à pied, il me semble. Or, vous êtes encore blessé, et je compte bien vous fournir une monture... Cependant, compte tenu de votre... euh... Nous ne savions pas ce que... Enfin, je vous ai trouvé... un poney.
- Un poney ?! rugit le nain en se redressant brusquement, les sourcils froncés.
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boudiccaboudicca   14 février 2015
Le mancien avait remplacé par bonheur sa robe devenue rose pâle par une tunique et des pantalons, et avait assommé tout le monde avec l'imbécillité des fondateurs de la Maison des Mages pour avoir choisi la robe comme uniforme : Non mais vraiment, qui prend au sérieux des types qui se baladent habillés en femmes ? Et pour courir, franchement ! Il faut retrousser sa jupe comme une pucelle fuyant un garçon de ferme trop entreprenant.
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MarquePageMarquePage   30 janvier 2014
- Je te rappelle que nous avons tous les deux été chargés de rentrer cette cargaison ici, pas seulement moi, grommela-t-il. Tu vas te décider à venir m'aider, un jour prochain ?
- Je suis une fille, répliqua Iseline en levant les yeux au ciel. Et toi un garçon.
- Et alors ?
- Alors je suis jolie, charmante et d'agréable compagnie, mais physiquement faible. Toi, tu as les aptitudes sociales d'une potence et tu sens aussi bon qu'un cheval, mais tu as de la force. Donc c'est à toi de porter les lourdes charges, et à moi de t'encourager en prétendant que je t'admire pour ça. Ainsi va le monde.
- Je pense que la totalité des femmes de jadis qui ont lutté pour l'égallité des sexes en Evondia viennent de se retourner dans leur tombe, grogna Alishr en essuyant son front ruisselant de sueur.
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