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Critiques filtrées sur 5 étoiles  
Lui-même victime de la censure pour son titre "Manhole", le mangaka Tetsuya Tsutsui nous offre en 2 tomes un magnifique plaidoyer pour la liberté d'expression et un pamphlet au vitriol contre les censeurs qui se cachent derrière les médias prostitués et les prescripteurs d'opinions (et je ne parle même pas de la classe dirigeante, elle n'a plus besoin de personne pour prouver qu'elle est hautement plus nocive que tout ce qu'elle pourra qualifier de nocif), le tout avec un joli coup de crayon auquel qui ne m'a pas totalement conquis mais indéniablement de qualité.

En 2020, le jeune mangaka Mikio Hibino se lance dans le métier avec « Dark Walker », un nouveau manga d'horreur (dont la version initiale ressemble fortement au "Tokyo Ghoul" de Sui Ishida, un hasard sûrement ^^). Pas de chance pour lui, en prévision des JO de Tôkyô les cul-serrés ont décidé de serrer la vis en imposant au pays tout entier la chape de plomb de la pensée unique du politiquement correct ("Meilleur des Mondes" d'Aldous Huxley et "1984" de George Orwell, nous vous saluons bien !)
Notre héros ne cesse de revoir sa copie pour transformer son histoire en récit classique de zombies virologiques, mais rien n'y fait la censure veut faire de lui un exemple pour toute la profession : l'avenir sera politiquement correct, formaté et aseptisé ou ne sera pas ! du coup nous suivons en parallèles la lutte pour la survie de ces personnages contre les créatures mortes- vivantes, et sa propre lutte pour la survie contre les créatures bien plus terrifiantes de la pensée unique. Nous découvrons à travers les yeux de notre candide tous les mécanismes ubuesques de la censure et l'autocensure sous toutes leurs formes, jusqu'à cet artiste très connu qui a renoncé à toute créativité pour industrialiser sa production avec un partage de tâche digne des plus grands heures de la taylorisation du travail… Va-t-on vers une lobotomisation culturelle à l'échelle d'une civilisation ?


Dans la 2e partie de son diptyque Tetsuya Tsutsui continue sa mise en abîme : dans « Dark Walker », son héros lutte de toutes ses forces pour protéger une jeune fille traquée par des hordes de monstres inhumains, alors que dans « Poison City » Mikio Hibino lutte de toutes ses forces pour protéger son oeuvre traquée par des hordes de politiciens inhumains... La jeune fille comme la première oeuvre de l'auteur sont toutes les deux symboles d'espoir au sein de cette Boîte de Pandore qu'est la société moderne. Donc marre de ces connards issus de la prétendue bonne/haute société qui se masturbent collectivement en détruisant des gens : à quand le retour de la Louisette pour ces gens-là ???
Le jeune mangaka qui se sacrifie corps et âme à son oeuvre est soutenu par des auteurs et des éditeurs japonais et étrangers, mais au final tout est d'avance déjà joué : des homines crevarices qui n'ont d'humains que l'apparence ont décidé de se faire carrière en faisant de lui un bouc émissaire... C'est ainsi qu'il est convoqué à une commission fantoche tenant plus du procès inquisitorial et/ou du procès stalinien où ses accusateurs psychopathes et/ou sociopathes l'accusent publiquement de leurs propres turpitudes car chaque page est mal interprétée à l'aune du principe de précaution poussé à l'extrême limite de la connerie ! Un repenti du système, un Juste quoi, démontre par A +B son innocence et l'iniquité de la procédure qui veut le condamner, mais comme par hasard son témoignage est rejeté et la retransmission du lynchage est arrêtée... Comment pourraient se comprendre des êtres humains qui parlent émotions humaines et des êtres inhumains qui parlent intérêts inhumains ? Monde de Merde ! La conclusion nous fait basculer dans l'anticipation pour ne pas dire dans la dystopie, quand le mangaka idéaliste est condamné à la camisole chimique et à la neurochirurgie, parce que ses idées ne sont pas en adéquation avec la doxa des prescripteurs d'opinion à la con...
Sad End ? Non, son testament est transmis aux futures génération, et Shingo Mastumoto bouleversé par le sort imposé à son collègue décide de reprendre son manga « Innoncence » sur la maltraitance des enfants quelles que soient les conséquences !

Évidemment on reconnaît dans tout cela nos élites de mes couilles, partisanes du principe de précaution poussé à l'extrême limite de la connerie quand cela les arrange, mais qui laissent mettre en danger la vie de millions voire des milliards de gens dès que des intérêts politiques ou économiques sont en jeu : tous leurs grands discours sont inaudibles car mensongers ! Qu'ils disparaissent tous, rapidement de préférence, cela ne sera pas une grosse perte dans l'histoire de l'humanité...
Si on part du point de vue que les auteurs sont sincères, raisonnables et responsables, il n'existe pas d'oeuvres nocives mais juste des oeuvres inadaptées à certains publics... Oui on ne recommande pas les oeuvres du Marquis de Sade à des préadolescents, ça tombe sous le sens (sauf pour les censeurs de mes couilles qui du coup auraient un QI indigne d'un être humain s'ils étaient humains)... Ainsi "Tokyo Ghoul" qui cartonne chez les préadolescents n'est pas nocif, il est juste inadapté au public préadolescent... (Mais bon, pour avoir ce raisonnement il faut avoir du bon sens, ce qui n'est pas le cas des représentants de la prétendue bonne/haute société, depuis le temps cela se saurait !)


PS1: tiens prenons un exemple au hasard... Au Japon comme ailleurs on a des lobbies des poussent des cries d'orfraie contre les affreux préjugés sexistes de la culture populaire, mais quand le Premier Ministre du Japon ordonne aux juges et aux policiers de laisser tranquille son pote accusé et convaincu de viol aucun d'entre d'eux n'élèvent la voix (ben oui, la voix de son maître évidemment !)... Marre de la morale à géométrie variable en fonction des intérêts politiques et économiques : égalité et équité ou rien !!!

PS2: ce diptyque manga est une autofiction de ce qu'a subi l'auteur IRL, donc n'allez jamais à Nagasaki qui semble dirigé par les réincarnations de cette saloperie de Savonarole, vu que les autorités locales ont condamné outre des oeuvres modernes des oeuvres historiques à la damnatio memoriae... Qui sont-ils sont ces censeurs de mes couilles pour décider de ce qui est bien et de ce qui est mal ???
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Ce manga en deux volumes évoque la thème de la censure et s'inspire d'une histoire dont l'auteur a été victime sur la région de Nagasaki sur une précédente série, Manhole.
Deux histoires sont imbriquées, celle d'une jeune mangaka qui va publier sa première histoire dans un magazine réputé, et l'histoire de son manga, gore d'inspiration zombie et post apo.
Le manga montre la lutte entre l'auteur et l'éditeur pour arriver à publier cette histoire, en proie à des commissions dérogatoires arbitraires qui censurent les pages au kilo sous prétexte de bonne moralité et de fragilité infantile. Mis en parallèle avec les commissions de moralité américaine des années 50 (l'auteur aurait même pu faire un lien avec la France également) pour protéger la jeunesse, il souligne le penchant dérangeant de la censure à privilégier l'interdiction et à nier l'intelligence et l'éducation.
Un super manga, servi par une ligne claire, qui fait froid dans le dos.
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Entre la modification de son œuvre ou la lutte contre la censure. Nous suivrons dans ce second tome le choix du mangaka « Mikio ». Tout en lisant les péripéties qu’endure Mikio, nous nous questionnons sur la censure, ses raisons et ses limites. Devons-nous braver les interdits basés sur une dérive exponentielle des supervisions ? En continuant cette lecture, l’auteur nous donne sa réponse par le biais d’un « procès ».
Ce procès d’intention orchestré par ses puritains de la commission « d’assainissement » nous évoque l’incompréhension et la révolte qu’aurai pu ressentir Tetsuya Tsutsui lors de son appel. Réclamant le contrordre de « Manhole »sur cette liste noir intronisé par « l’agence pour la protection de la jeunesse (Nagasaki)».
Voici quelques extraits d’une lettre ouverte écrite et publié sur le blog de Tetsuya Tsutsui. « … Ce qui me révolte particulièrement, c’est que, par ce biais, les responsables cherchent à fuir les véritables problèmes à l’origine de ces incidents et à rejeter la faute sur autrui » … « L’application de la loi ne peut être aussi arbitraire, illogique et contradictoire » … « Pour l’anecdote, ….j’ai découvert que le département de Nagasaki faisait figurer sur sa liste noire des Shunga (gravures érotiques) de l’époque d’Edo (1600)» Pour la lecture complète de cette lettre, rendez-vous au deux dernières pages de ce tome.
Dans le manga, cette parodie de procès est bien entendu retransmise par les médias. De part ce fait, Tetsuya Tsuisui n’oublie pas de critiquer ceux qui colportent le mieux les messages "des soldats du bon droit détruisent des livres». « Que ce soient les animateurs Télé avec leurs conclusions toutes faites, ou les journalistes avec leurs questions orientées …. Ils se sont contentés de jouer le rôle qu’on attendait d’eux ! ». On retrouve bien là, le peu de considération qu’éprouve Tetsuya Tsutsui face aux médias.
Pour cette lutte, d’une part perdu contre les politiciens et d’une autre part devant être soutenu par les citoyens. Ces citoyens ne devant pas se cacher derrière la lâcheté et le silence. Car selon lui, ce sont bien eux (lâcheté et le silence) qui menaceraient la culture…
Par le biais de Mikio, Tetsuya Tsutsui nous dévoile les coulisses d’une « chasse aux sorcières » qu’il a subit. Chasse qui avait pour but de déceler les coupables qui pervertissent et contamines les jeunes….
Après la lecture complète de « Poison City » je ne peux que plussoyer cet auteur dans ca critique et cette œuvre prend, pour moi, une dimension encore plus exceptionnel de vérité dans ce second tome. C’est une histoire forte, ancrée dans une actualité brûlante et au sujet délicat qui vous faudra lire. Je vous laisserai sur cette dernière citation.
« La lueur de l’espoir sera toujours entre nos mains !»
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En réalité, les débats qui animent Poison City et la toute-puissance de la censure, on y est presque...
Ok pour décider de "classer" les oeuvres, ça ne me viendrait pas à l'idée de conseiller Sade à ma fille de 11 ans, c'est juste du bon sens. Mais la manière de décortiquer la création d'un auteur en suggérant qu'il serait responsable des dérives de ses lecteurs, là on touche un point sensible de non-retour.
Tout mérite réflexion dans ce manga: l'auteur qui est prêt à s'autocensurer en faisant une histoire plus aseptisée, qui lui permette de vivre de ses dessins; la manipulation de ceux qui représentent la censure, jusqu'à l'absurde (l'histoire du personnage qui descend de la gouttière - et si un enfant imitait cette scène?...); et surtout le lien entre les dangers, les violences de notre monde et les livres, ces objets de dérives, qui influencent tellement notre jeunesse...
Oui, méfions-nous: enlevons les cigarettes, les drogues, le sexe, toute forme de violence, les tenues légères, les corps trop alanguis, et lisons de la littérature insignifiante qui surtout ne nous fera pas réfléchir, et ne provoquera aucune émotion, ni beauté, ni horreur.... Allez je vous laisse, je retourne lire Charlotte aux Fraises (ouh la la mais non, c'est horrible ça parle de fruits tout le temps, ça pourrait donner l'envie de trop manger ou de devenir végan....)
Mais qu'est-ce qu'on va lire maintenant???? ;))))
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Vouloir publier un manga et se retrouver face à une purge de la littérature, parce qu'il ne faudrait pas montrer de mauvaises choses aux enfants. Parce qu'ils pourraient être tenté, non pire, perverti et reproduire ce qu'ils voient.
En dehors du fait que c'est insulter à la fois l'intelligence des enfants et de leurs parents, c'est se voiler la face sur les vrais problèmes qui conduisent au déferlement de violence. Mais comme le dit un des personnages, le manga n'a aucune force politique, c'est donc facile de taper dessus (je paraphrase, je ne cite pas)
Le ùanga montre bien tout le mécanisme qui mène à la censure, puis au procès de l'auteur. Tout est fait pour qu"il soit coupable, malgré les soutiens de son éditeurs, d'un éditeur étranger. Ce qui est montré également, c'est la méthode, quantitative (le nombre de pages "problématiques") et non pas qualitative, qui mène à la mise à l'index. D'autant que le lecteur lit en alternance le manga incriminé et la vie de son auteur. En dehors du fait qu'il s'agisse de censure et que l'on voit l'oeuvre censurée (une histoire de zombie), ce qui m'a le plus perturbée dans ma lecture, c'est que ça me rappelle une initiative d'étudiants américains. Ils peuvent, dans certaines universités, refuser de lire certaines des oeuvres au programme parce qu'elles peuvent être traumatisantes (genre : meurtres, viols, violence... ce qui se retrouve souvent dans la littérature quand même) ; ces oeuvres sont signalées comme telles.
Vous voulez le meilleur : c'est arrivé au vrai auteur, à Tetusya Tsutui. Et on ne l'a même pas prévenu.
Au final, on ne sai plus à quel manga correspond le titre...

Pour en savoir plus :
- https://www.actualitte.com/article/patrimoine-education/racisme-viol-segregation-proteger-les-etudiants-de-livres-dangereux/48990

- http://www.lemonde.fr/livres/visuel/2015/03/25/tetsuya-tsutsui-regle-ses-comptes_4597750_3260.html

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Mikio Hibino est aux prises avec la Commission de censure, mise en place à l'approche des Jeux Olympiques. Il faut nettoyer les Ecuries d'Augias, en quelque sorte. Epurer la culture de toutes ces oeuvres qui pervertissent la belle jeunesse japonaise. Ce n'est pas neuf. C'est même particulièrement d'actualité, plus que jamais.

D'ailleurs Tetsuya Tsutsui sait de quoi il parle. Son manga Manhole a largement subi les affres de la censure. Et dans des conditions de manque de transparence et d'abus d'autorité qui frisent l'obscène. Tsutsui essaie depuis lors de faire sortir Manhole de la liste des oeuvres "nocives".

Mikioi est soutenu par les éditeurs américains, mais ils ne craignent rien. Un instant, il a imaginé de modifier son manga pour concentrer toutes les images problématiques sur quelques pages. En effet, le pré-screening des oeuvres établit un ratio pages problématiques/pages totales. Si on reste sous les 20%, pas de souci. Mais Mikio ne souhaite pas adapter son manga pour passer sous le radar. Son éditeur japonais le lâche peu à peu. Les impératifs commerciaux sont ainsi faits.

Devant la Commission, Mikio n'en mène pas large. C'est l'Inquisition, pas un débat contradictoire. tout est interprété de manière négative, sous les yeux des caméras.

Arrive alors Shingo Matsumoto, un managka victime de censure pour un lien présumé entre une de ses preuves et le meurtre d'un enfant. Son manga s'appelait Innocent. La Commission s'entête, comme l'a fait celle qui a classé Manhole sur la liste des oeuvres nocives. Toda intervient. Il a fait partie de la Commission avant d'en claquer la porte. Il démonte les charges à l'encontre d'Innocent, mais rien n'y fait.

La fin est une lente descente aux enfers de la censure... Reformatage du mangaka par un "programme adapté à ses déviances". On ne voit rien, c'est digne et humble. On suit Mikio Hibino dans sa préparation au programme de "correction". C'est néanmoins oppressant, pesant, inéluctable, mécanique. Ce n'en est que plus dramatique.

La question qui s'est imposée à moi est: le fait que Tetsuya Tsutsui a subi la censure aveugle lui donne-t-il une crédibilité particulière? On pourrait dire "Oui". Mais en fait, je serais tenté de répondre non après mûre réflexion... Et ce qui me gêne (un peu) c'est que ce vécu semble être le principal argument de Tsutsui. Un peu à la façon du gars au café du commerce qui vous dit "je sais de quoi je parle", pour clore toute discussion contradictoire.

Ne nous y trompons pas, quand même. C'est excellent. C'est choc. Cela suscite le débat, l'interrogation, la réflexion. Censure, auto-censure, petits aménagements, mea culpa, etc. l'enfer est pavé de bonnes intentions, et des membres de la Commission de censure peuvent être habités des meilleures intentions. Ce n'est pas vraiment le cas ici, on voit quelques membres qui ne font qu'instrumenter à charge, sans peser le pour et le contre. Un point fort du manga est le fait de se concentrer sur le débat avec la Commission. On n'intègre pas la psychologie des membres de la Commission, on n'essaie pas d'expliquer leur position par des anecdotes de leur vie. On se focalise sur l'oeuvre.

Un autre point fort de l'argumentaire de Tetsuya Tsutsui, à travers Poison City, est de ne pas nous dire "j'ai le droit de tout écrire car c'est la liberté d'expression". Cet argument n'est pas avancé. Il est question de développement de soi, de plaisir donné à l'autre, de lien humain et social. Tout cela est amené par les oeuvres artistiques, au rang desquelles on trouve le manga. L'argument principal (auquel je souscris) est l'éducation du lecteur, la relativisation de l'impact des images, car on ne peut pas éviter de choquer. le tout est de voir le propos initial, veut-on choquer ou pas? A quoi sert l'image qui choque? Quelles sont les explications des gens choqués pour éprouver de telles émotions? N'importe quel dessin, n'importe quelle chanson... choquera quelqu'un. Est-ce donc une raison pour s'abstenir de produire des oeuvres artistiques? Non, répond Tetsuya Tsutsui, et il a bien raison.
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Ce second volume vient clore un manga exceptionnel, qui évoque la censure et la liberté d'expression et qui nous rappelle combien il est important de lutter avant que la première n'étouffe la seconde. Et cela demande une vigilance de tous les instants !
Lien : https://encresetcalames.word..
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Ce tome 2 signe la fin de cette série, l'histoire inspirée de la propre histoire de l'auteur dénonce la manipulation et la censure que sont victimes les mangakas. Dans ce deuxième livre, le héros est confronté au comité qui décide que l'auteur, lui-même, soit catégorisé « auteur nocif » pour la jeune société ou non, et décide également si l'auteur va être soumis à une « obligation de soin » ou non...
On croit marcher sur la tête, c'est pourtant la réalité qui se cache derrière cette « fiction ».
Super série en tout cas, graphiquement le trait est fin et précis, et le scénario très poignant.
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Mikio doit faire face à la commission d'expert qui doit statuer sur son manga pour le juger ou non d'"ouvrage nocif". Un choix s'offre à lui : édulcorer les scène de violence pour passer le barrage de la commission et échapper à l'étiquette de nocivité ou ne rien changer. C'est la deuxième solution qu'il choisit car pour lui se serait se parjurer vis-à-vis de son art.

Un second tome où l'on voit Mikio affronter la commission, où certaines consciences se réveillent tardivement mais face au pouvoir en place cela va s'avérer être une tâche difficile.
Une histoire qui rappelle Fahrenheit 451 avec une fin qui laisse place à l'imaginaire du lecteur. A lui de fournir ou non une fin heureuse pour la population et les mangakas japonais mais pour Mikio le couperet est tombé.
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Ce deuxième volume clôturant l'histoire est centrée sur le procès et la commission de censure et ses pratiques. On comprend bien que tout est affaire d'interprétation ici et que la nocivité déclarée ne repose sur aucun fait pertinent.
Le retournement de situation avec l'auteur d'"Innocence" qui a été au coeur de la création de la loi sur la protection de l'enfance est éclairant.
A lire et faire lire !!!
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