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ISBN : 2221218736
Éditeur : Robert Laffont (06/09/2018)

Note moyenne : 3.93/5 (sur 98 notes)
Résumé :
" Les tueurs voient l'enfer que nous avons sous nos pieds, tandis que nous, nous ne voyons que les fleurs... "
Dans les montagnes sauvages du Frioul, en Italie, le commissaire Teresa Battaglia, la soixantaine, la langue acérée et le coeur tendre, est appelée sur les lieux d'un crime pour le moins singulier : un homme a été retrouvé mort, les yeux arrachés. À côté de lui, un épouvantail fabriqué avec du cuivre, de la corde, des branchages... et ses vêtements e... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (67) Voir plus Ajouter une critique
cardabelle
  08 septembre 2018
La découverte d'un jeune talent est un plaisir alors merci à l'équipe de Masse Critique privilégiée et aux Editions Robert Laffont .
Pourtant, la pluie d'éloges inondant la couverture , au début m'a rendue méfiante ...voyons donc !

Tout de suite, je dois dire que dès les premières pages , le récit m'a emportée . On entre au coeur d'un thriller qui a du rythme , de la matière, un décor et du mystère !
En effet, d'horribles drames vont se jouer autour d'un petit village , isolé dans des montagnes sauvages du Frioul en Italie , entouré de forêts millénaires .
On peut dire que c'est le personnage principal ,Teresa Battaglia qui , par sa personnalité , va porter le roman .
Flic émérite , bourrue , intègre , sensible et humaine , Teresa est attachante et parfois bouleversante . le fil du récit la dévoile par bribes , au milieu de ses coups d'éclat qui décoiffent .
Elle m'a un peu rappelé Vera Stanhope , l'inspectrice britannique d'une série télévisée , héroïne humaniste elle aussi et tellement drolatique !

Si le récit revêt le genre thriller c'est pour mieux présenter une foultitude de thèmes dont la solitude, la mort , la maltraitance , la maladie , le couple etc ...
C'est pour évoquer les arcanes de l'âme humaine et leurs mystères .
C'est pour opposer science , religion et rites païens .
Et enfin, c'est pour dénoncer des excès et des dérives expérimentales comme celles d'un psychanalyste autrichien qui priva les enfants d'un orphelinat de stimuli émotionnels : l'allusion à ces tortures ponctue le récit par évocations épistolaires régulières et lancinantes .
Et j'en oublie !
Tous ces thèmes s'articulent , se côtoient, se mélangent , se complètent pour tisser la trame d'un étonnant roman , très dense .
Parfois un peu trop à mon goût : j'aurais souhaité que certains sujets soient plus approfondis , qu'on s'attarde sur d'autres .
La vulgarisation psychanalytique ne m'a pas non plus convaincue : le mélange de données réelles et de fiction ont souvent abouti à l'invraisemblance .
Alors, je préfère penser que par moment , on frôle le fantastique .
A la fin du livre, l'auteure se présente et explique que son roman " plonge ses racines dans sa terre d'origine " .
Alors, , j'aurais aimé me perdre plus profondément , plus longtemps dans ces contrées sauvages , hors du temps .
Le rythme est assez soutenu mais, j'espère y revenir puisque ce n'est que le premier tome d'une série .
Malgré quelques petites critiques , le roman de Ilara Tuti reste une belle découverte , un bon moment de lecture .
Nul doute que je suivrai cette auteure .
J'ai aimé la passion qui émane de son écriture fougueuse .
J'ai aimé sa terre
J'ai aimé sa sensibilité .
Un jeune talent très prometteur qui a déjà obtenu un prix : le " Prix Bête Noire des libraires " 2018 .
Et, de ce fait , découvrant cette collection : " La Bête Noire " de chez Robert Laffont , je vais y jeter un oeil ...enfin... façon de parler !


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oran
  19 septembre 2018
Un décor prégnant, en adéquation avec l'intrigue : les paysages sauvages de l'Italie septentrionale , le Frioul qui borde l'Autriche, le froid glacial d'un hiver particulièrement rigoureux, le silence feutré, angoissant des forêts enneigées , juste quelques bruissements insidieux et funestes,
Des personnages attachants, terriblement humains , malmenés, cabossés par la vie,
Une histoire palpitante,
Une écriture scandée,
Voilà de riches matières composant un thriller captivant
Des analepses qui nous plongent dans des époques différentes et qui sont autant d'indices pour tenter de décrypter le mystère. Pourtant, dès les premières pages on imagine sans peine, que quelques expériences infernales menées par de personnages sataniques, et sûrement d'anciens nazies (plusieurs scènes se déroulent en Autriche , quelques décennies après la fin de la guerre) en recherche constante d'expériences monstrueuses , inhumaines sont la clé de voûté de ce roman .
Alors pourquoi comparer cette jeune écrivaine talentueuse à un pilier masculin de la littérature policière italienne ? Il faut juste lui souhaiter une belle et prolifique carrière due à une plume faconde et originale et lui permettre de faire épanouir pleinement sa propre personnalité !
Un grand Merci à Babelio et aux éditions Robert Laffont pour cette découverte.
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sandrine57
  29 décembre 2018
A Travenì, un village du Frioul italien, le corps d'un homme nu est retrouvé au coeur de la forêt. Comme mise en scène, la dépouille a été protégée des animaux par des pièges et semble veillée par un épouvantail fait de bric et de broc. Dépêchée sur les lieux, la commissaire Teresa Battaglia identifie immédiatement l'oeuvre d'un tueur en série et prévoit d'autres meurtres. Flanquée d'un nouvel inspecteur fraîchement arrivé de la ville, elle se lance dans une enquête de longue haleine, freinée par l'hostilité des montagnards soucieux de garder leurs secrets, mais aussi par ses propres défaillances. Trop vieille, trop grosse, trop abîmée par la vie, Teresa n'a plus prise sur un corps qui lui échappe, une mémoire qui flanche et va devoir batailler pour démasquer le tueur qui rôde dans la montagne.
Un polar qui se démarque par le lieu de l'action et la personnalité de son enquêtrice. L'action se déroule en effet dans les montagnes du Frioul, un endroit isolé où les habitants vivent repliés sur eux-mêmes, presque en autarcie. Des pentes escarpées, des forêts centenaires, le silence, les mystères, les traditions ancestrales, le gel, la neige et le froid de l'hiver, des villageois taiseux...et tout est réuni pour créer une atmosphère inquiétante, oppressante, un mur qu'il va falloir percer pour obtenir des réponses. Un défi à relever pour Teresa Battaglia, l'autre originalité du roman. Une femme dans un monde d'hommes qui a su s'imposer, se faire respecter et aimer par ceux qu'elle commande; même si le petit nouveau apporte la contradiction, peu familier des méthodes de la dame, profileuse expérimentée. Une femme brisée aussi, qui a subi son lot d'épreuves, qui doit en affronter une nouvelle : sa mémoire défaillante. Mais c'est aussi une policière douée, pugnace, empathique, sensible mais au caractère bien trempé. le suspect est lui aussi atypique, insaisissable car il connaît les montagnes comme sa poche, étrange car ses motivations sont différentes des tueurs habituels. Son histoire nous plonge dans le passé de la région et touche aux expérimentations réalisées par les médecins nazis et par ceux qui ont continué leur oeuvre dans le plus grand secret.
Pourtant, à trop vouloir en faire, Ilaria Tuti passe un peu à côté de son sujet. L'étude psychologique de sa commissaire prend le pas sur l'intrigue et on finit par se lasser des états d'âme de cette femme souvent cinglante, cynique, et surtout au bout du rouleau, qui serait mieux chez elle ou à l'hôpital plutôt que sur le terrain. le rythme est un poil lent, l'intrigue longue à se mettre en place et la fin est trop vite expédiée. Mais l'auteure a du potentiel et fera sans doute mieux la prochaine fois.
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RChris
  03 septembre 2018
Non décidément je n'ai pas trouvé comment on met l'accent grave sur le i du village de Traveni ; la première fois, j'ai essayé d'ôter cette chiure de mouche dans mon livre, mais elle n'est pas partie car nous sommes dans les montagnes sauvages du Frioul.
J'ai d'abord apprécié le style qui crée l'ambiance faite de mystères feutrés lors de l'installation de ce roman. le cadre de cette province italienne longtemps inaccessible est décrit avec passion.
La commissaire a son propre secret qui fait d'elle une atypique acariâtre, bourrue et empathique à la fois ; paradoxalement, elle mène sa traque avec une humanité en regard de ce qu'elle a vécu, peu aidée par l'omerta des habitants repliés dans leur village.
De courts chapitres mystérieux avivent le suspens et maintiennent très longtemps l'opacité de l'enquête. Les nuages laisseront apparaître par petites touches le tableau cohérent des crimes très singuliers, avec l'étude psychologique de René Spitz sur la "dépression anaclitique" en filigrane.
Captivant, ce premier livre d'une jeune auteure annonce une série, il vous tiendra en haleine et vous sentirez le froid descendre de la montagne!
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ladesiderienne
  17 septembre 2018
Merci à Babelio et aux Éditions Robert Laffont de m'avoir permis de découvrir, grâce à cette Masse Critique privilège, l'univers de celle que l'on présente déjà comme la reine du thriller italien, un "Donato Carrisi" au féminin.
Ce qui fait l'originalité de ce premier roman c'est sans conteste son personnage principal. Ici, pas de flic "testostéroné" mais Teresa Battaglia, commissaire à la cinquantaine bien tassée, qui cache ses blessures, passées et présentes, derrière un caractère bien trempé mais qui, en même temps, considère affectueusement ses jeunes collègues comme les enfants qu'elle n'a pas eus. Il suffit juste d'avoir fait ses preuves. Nouvellement débarqué dans sa brigade, l'inspecteur Massimo Marini va en faire les frais, d'autant plus rapidement que l'enquête qui leur est confiée se déroule dans un petit village italien, en pleine montagne, où la règle principale est de se serrer les coudes et surtout de ne pas collaborer avec l'étranger, qu'il soit policier ou non.
L'intrigue est intéressante car basée sur un fait réel que j'ignorais : l'expérimentation menée en 1945 par un psychanalyste autrichien, Spitz voulait observer les effets de la privation affective sur des nouveaux-nés. A part cela, j'ai trouvé que globalement, ce "thriller" manquait un peu de rythme, l'accent étant surtout mis sur la psychologie des différents personnages. J'ai été aussi un peu déroutée par le commencement multidirectionnel. Si cela est fréquent pour débuter un roman, j'ai mis longtemps dans celui-ci à faire le lien entre les différents tableaux. J'ai par contre beaucoup aimé les différentes descriptions du lieu du drame (notamment au fil des saisons), cette région que l'auteure connait bien et dont la situation isolée semble influencer le caractère de ses habitants.
Sans être totalement hypnotisée par ce titre auquel j'attribue un 14/20, j'ai passé un bon moment de lecture. Comme il est beaucoup question de manque d'affection, le lecteur est sentimentalement pris en otage. Comment résister à cette femme commissaire atypique, qui sait nous faire rire par ses réparties cinglantes et nous émouvoir en même temps ?
Voilà ce que l'auteure dit en postface : "Ce roman est aussi dédié à toutes les Teresa Battaglia qui, tous les jours, se réveillent un peu plus fatiguées, qui luttent contre la solitude, la maladie, celle qui mine le corps, mais aussi l'esprit, afin qu'elles ne cessent pas de vouloir se faire du bien." Alors bien évidemment que j'ai hâte de connaître la suite de ses aventures.
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critiques presse (1)
Actualitte   23 octobre 2018
Navigant entre les concepts de bien et de mal avec une facilité déconcertante, Ilaria Tuti nous offre un assassin unique, avec une personnalité rarement vue encore.
Lire la critique sur le site : Actualitte
Citations et extraits (44) Voir plus Ajouter une citation
SimonlitSimonlit   16 février 2019
Chef d'oeuvre psychologie du tueur en série enfant-animal : expérience médicale, orphelina
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cardabellecardabelle   03 septembre 2018
[...] c'étaient les choses simples qui prêtaient à l'âme un peu de réconfort ,
comme lorsqu'elle courait pieds nus ,
enfant ,
dans les vignes ,
l'été ,
soulevant derrière elle un nuage de poussière et de rires .

Elle pouvait encore sentir le parfum minéral de la terre rôtie par le soleil ,
des pierres salines ,
l'âcreté des sarments encore verts
et la douceur des acacias en fleur .
La sueur ,
l'amertume des fleurs de pissenlit ,
les gouttes de vin sur les lèvres
volées au verre du grand-père .

La substance même de la félicité .
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RChrisRChris   02 septembre 2018
La solitude était une colocataire discrète, qui jamais n'envahissait les espaces et qui laissait tout tel quel. Elle n'avait ni odeur, ni couleur. C'était une absence, une entité qui se définissait par opposition comme un vide, mais qui existait : c'était elle qui faisait trembler la tasse d'infusion entre les mains de Teresa...
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ladesiderienneladesiderienne   14 septembre 2018
Ce n'était que maintenant que Teresa s'était rendu compte de la manière dont la population traitait les touristes : comme un mal nécessaire auquel il ne fallait pas laisser entrevoir ce qu'elle pensait de la situation. Elle avait compris qu'elle ne recevrait aucun soutien et aucune collaboration de ce noyau très ancien, inviolable, forgé par des siècles d'isolement. Elle avait ordonné à Parisi d'enquêter sur les rapports de force au sein du village, sans en informer Knauss. Il leur fallait trouver le maillon faible, celui qui serait disposé à parler : un exclu, comme eux, qui, soit du fait de son mécontentement, soit en raison de son désir d'attirer l'attention, serait en mesure de leur révéler les péchés du village.
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ladesiderienneladesiderienne   12 septembre 2018
Il y avait quelque chose d'étriqué dans le fait de retourner à la routine d'une journée quelconque après avoir posé les yeux sur un mort : une sorte de vigueur infâme, le soulagement de na pas être à la place du défunt.
Des gens meurent tous les jours, se remémora Teresa. C'était la vie sous une autre forme. En être témoin, pourtant, était dérangeant. Cela signifiait que l'on jouissait de son souffle quand, ailleurs , un autre être pleurait le dernier souffle de celui qui avait cessé de respirer. C'était inéluctable et cruel : c'était humain.
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