AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizForum
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2266258273
Éditeur : Pocket (13/10/2016)

Note moyenne : 4.3/5 (sur 211 notes)
Résumé :
LE PÈRE EST LÀ, DEHORS, QUELQUE PART.
LA CAGE EST DÉSORMAIS AUSSI VASTE QUE LE MONDE,
MAIS DANTE EST TOUJOURS SON PRISONNIER.

Non loin de Rome, un homme affolé tente d’arrêter les voitures. Son fils de huit ans a disparu et le corps de sa femme gît, décapité, au fond d’une clairière.

Le commissaire Colomba Caselli ne croit pas à l’hypothèse du drame familial et fait appel à un expert en disparition de personnes : Dante... >Voir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle
Critiques, Analyses & Avis (108) Voir plus Ajouter une critique
nameless
17 avril 2017
Mon avis est, à ce jour, le 103ème proposé sur ce roman mais je pense qu'il en suscitera de nombreux autres en raison de son excellence. Le mien ne contredira pas la majorité des précédents qui expriment fréquemment une satisfaction littéraire évaluée à 5*****.

Le ton est donné dès le titre qui transforme le 6ème commandement du décalogue, Tu ne tueras pas, en une injonction parricide : Tu tueras le père. C'est pas gentil, ça ! Pour rester un instant dans le registre religieux, je n'ai pu m'empêcher de remarquer, comme d'autres avant moi, que ce roman compte précisément 666 pages dans son édition originale, collection « la bête noire », chez Robert Laffont. S'agit-il pour autant d'un roman diabolique, la religion n'étant pas le thème choisi par l'auteur ? A vous de juger...

Sandrone Dazieri a créé deux héros, Colomba Caselli, commissaire, en disponibilité suite au Désastre survenu à Paris, dont elle se sent responsable, et Dante Torre, surnommé par les media l'enfant du silo, garçonnet enlevé à l'âge de 6 ans, qui a échappé après une douzaine d'années de détention dans un silo à grains, à son tortionnaire, le Père pour lui. Sous la plume d'un auteur moins rigoureux et surtout moins brillant, ces deux là auraient pu rapidement faire vivre au lecteur une aventure grand-guignolesque compte-tenu de leur pedigree respectif extrême. Il n'en est rien, l'auteur a réussi à les accoupler savamment, mettant en avant leurs difficultés, l'assistance mutuelle qu'ils se portent pour les vaincre et les dépasser, et l'affection qu'ils éprouvent finalement l'un pour l'autre. Une fois entré(e) dans l'histoire, on ne peut plus en sortir, c'est clair, c'est simple, c'est net, c'est un grand roman, un des meilleurs que j'ai lus, depuis.... un bon moment environ..

Qu'ils soient principaux ou secondaires, les personnages sont traités avec beaucoup de soin. Leurs histoires livrent ce qu'il faut d'informations au lecteur, d'une manière suffisamment détaillée sans être pesante ou inutile, et l'auteur possède cette qualité magique de les faire immédiatement aimer, bons ou mauvais. Les troubles psychiatriques dont souffrent Colomba et Dante, des crises de panique pour la première, la claustrophobie pour le second, sont décrits avec beaucoup d'humanité et contribuent à les rendre attachants. J'ai particulièrement apprécié la méthode mise au point par Dante, pour collecter toutes les informations concernant les années, hors du monde, qui lui ont été volées par son prédateur. L'intrigue quant à elle relève du grand art littéraire : complexe, foisonnante, avec des rebondissements apportés à l'exact bon moment, jamais tombés du ciel, mais toujours en parfait accord avec le récit, et surtout crédibles. Et toujours grâce au talent de l'auteur, les implications politiques, la guéguerre des polices en Italie comme ailleurs, n'alourdissent pas le récit, elles l'enrichissent en restant toujours d'une compréhension adamique. D'un bout à l'autre, Tu tueras le père, tient la route, bien au delà des promesses faites par la 4ème de couverture. C'est suffisamment rare pour être souligné et puis c'est bien écrit.

Vous aurez probablement compris que j'ai été emballée. S'agit-il d'un roman diabolique ? Pour ma part, je l'ai trouvé divin.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          584
Souri7
28 février 2017
Un enfant disparu, sa mère retrouvée décapitée et son père suspecté. Sur l'enquête, tout le monde est persuadé d'avoir résolu l'affaire avec une banale histoire de famille. Rovere sollicite l'aide de Colomba Caselli, commissaire en congé maladie après un attentat à la bombe et lui demande de rencontré quelqu'un de spécial : Dante Torre, ancienne victime d'un kidnappeur et psychiquement instable.
Petit à petit, leur collaboration assez houleuse leur permet d'écarter la thèse d'un drame familial. Pire… les indices trouvés font comprendre à Dante Torre que son tortionnaire surnommé le Père est derrière tout cela avec des ramifications touchant de nombreuses sphères de la société.
En qui avoir confiance ?

Un thriller à couper le souffle !😈
Le Père est là dans toutes les pages, nous sentons sa présence, son influence et pourtant, tout comme Dante et Colomba, nous ne pouvons l'atteindre et le comprendre, et ce, jusqu'à la dernière page. Au fil de notre lecture, nous faisons à chaque fois un pas nous rapprochant de lui mais par la même occasion nous sombrons également de plus en plus dans l'horreur avec un retournement de situation puisque le chassé, à savoir le Père se transforme en chasseur face à Dante.
Les révélations pleuvent avec à chaque fois des rebondissements inattendus. Et nous pauvre lecteur, nous sommes littéralement accrochés au livre, tournant les pages afin de suivre cette histoire.

Ajouté un cela un duo de héros de choc ! Colomba et Dante, deux êtres psychiquement fragiles qui face à l'horreur doivent s'aider et se dépasser. Sandrone Dazieri semble se complaire mettre ses deux héros en difficulté et nous brosse des portraits d'eux vraisemblables. Exit le super héros bodybuildé et sûr de lui…À la place, un Dante complètement brisé par son passé et accroc aux anxiolytiques, un homme frêle qui face à des situations se met en mode « hors service ». Colomba, une commissaire victime de crise de panique et ne sachant plus ce qu'elle désire réellement. Ce duo si improbable va pourtant faire des étincelles.

Enfin, une intrigue digne d'un thriller psychologique haletant et anxiogène. C'est simple, par moment je pense que le lecteur aurait apprécié emprunter quelques cachets dans la pharmacie de Dante. Sandrone Dazieri ne se contente pas de nous raconter une histoire, il nous l'a fait carrément vivre de l'intérieur. le vice est même poussé plus loin puisque l'auteur semble prendre plaisir à maltraiter son lecteur : combien de fois le lecteur pense arriver à un dénouement avant de voir surgir un rebondissement inattendu et machiavélique le poussant encore plus loin dans les sphères de l'horreur.

Bon si vous n'avez pas encore compris. J'ai adoré,dévoré, paniqué. Je ne connaissais pas cet auteur et mon seul regret est de ne pas l'avoir connu plus tôt. 👍
L'Ange des tueurs sort en mai. 😍
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          493
Patsales
23 octobre 2015
Merci à Babelio, Masse critique et Robert Laffont pour m'avoir donné l'occasion de chroniquer ce livre mais franchement c'est inutile. Ce livre est tellement bon qu'on ne voit pas comment il pourrait éviter le triomphe et j'espère bien qu'il va renvoyer Millenium dans les cordes parce que ce thriller là est autrement bien fichu.
Tiens, le couple de détectives, par exemple: deux victimes abîmés par des expériences hors-norme qui oscillent entre des crises de panique et une conception très personnelle de la résilience à base de baston et de gamberge. Beaucoup plus fort que la hackeuse et le journaliste. Et le scénario ! 660 pages, peut-être, mais guère de graisse. Peu d'explications sur les tenants et les aboutissants (mais des mots-clés pour se renseigner soi-même sur Internet, j'adore) et une action trépidante mais logique, loin des twists artificiels et fatigants à la Quebert (mais je ne voudrais viser personne).
Et qui sait qui va pouvoir trouver pour Noël le cadeau parfait, pour le cousin gauchiste, la belle -mère qui pense que le Da Vinci Code c'est de la littérature, le frère conspirationniste et la soeur intello? Et ben c'est moi.
M. Dazieri, je n'ai qu'une chose à vous dire, si vous pouviez sortir le tome suivant assez vite, ce serait vraiment bien (Vous ne pouvez pas laisser vos lecteurs dans cet état ?!).
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          360
Killing79
07 février 2016
« Tu tueras le père » est le genre de roman qui sort de nulle part et dont les critiques sont unanimes. Dès sa sortie, sous la bannière d'une nouvelle collection « La bête noire » chez Robert Laffont, toute la presse, tous les blogueurs ont fait l'éloge de cet auteur qui m'était inconnu jusqu'alors.
Autant le dire tout de suite, j'ai vraiment accroché à cette histoire. J'ai tout de suite été emballé dans cette aventure aux relents malsains. L'atmosphère de secrets et de non-dits crée une envie de connaître la suite. Sans temps mort, les évènements et l'action se succèdent, au fur et à mesure que le mystère se désépaissit. le scénario est bien ficelé et semble documenté.
Mais ce qui fait de ce thriller une véritable réussite, ce sont les personnages ! En effet, ils sont d'une grande originalité et je m'y suis vraiment attaché. Colomba, l'inspectrice battante aux actes incontrôlés et Dante, le reclus au passé traumatisé, vont très rapidement constituer une équipe hors du commun. Grâce à une plume agréable, Sandrone Dazieri fait vivre à ses deux compères des péripéties qui vont rouvrir leurs plus profondes blessures et mettre en lumière leurs failles sentimentales. Leurs deux caractères pourtant si différents vont finalement se compléter. Ils créent un ensemble basé sur une asociabilité commune. Ils deviennent alors des personnages marginaux pour lesquels on a de l'empathie et on s'inquiète pour eux.
Pendant leurs différentes investigations, ils vont aussi croiser un grand nombre d'individus aussi bien alliés qu'ennemis, qui sont aussi captivants…Et que dire du Père, ombre glaçante qui rode toujours et hante constamment les pages du livre!
Fourmillant de dialogues d'une grande authenticité et souvent drôles, cette énigme m'a enchanté. Après Donato Carrisi, le polar italien nous dégote une nouvelle perle. Je n'ai pas vu passer les 650 pages et j'ai hâte de découvrir la suite des aventures de ces deux protagonistes atypiques, aussi torturés que déterminés.
Lien : https://leslivresdek79.wordp..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          340
MelM
05 novembre 2015
20/20
Coup de coeur
Colomba Caselli est commissaire de police. Depuis le Désastre de Paris, elle est en arrêt et sa vie est rythmée par les crises de panique à répétition, la peur, mais aussi les interrogations concernant son avenir dans la police. Si Rovere, son chef et ami de toujours, la soutient encore, elle ne sait pas comment envisager son futur et se laisse aller.
Dante Torre pourrait presque passer pour un homme comme les autres, en le voyant de loin. Mais le côtoyer, c'est vivre aux côtés d'un homme qui a été détruit, tant physiquement que psychiquement. Pendant onze années de sa vie, il a connu l'enfer. Depuis maintenant vingt-cinq ans il tente de se reconstruire en venant en aide à d'autres personnes, mais il vit dans la peur que sa liberté ne lui soit à nouveau reprise.
Quand Luca Maugeri disparait, quand sa mère est retrouvée décapitée et que son père est accusé par tous, une seule personne doute: Rovere. Par des chemins détournés, il va mettre en relation Colomba et Dante avec l'espoir que, dans l'ombre, ils réussissent là où lui ne peut rien.
Une enquête aux multiples facettes, une enquête qui conduira nos protagonistes aux confins de l'âme humaine, de la folie humaine, qui les confrontera à leurs peurs et qui les obligera à se surpasser... s'ils ne veulent pas mourir.
Juste WAHOU! Ce roman mérite amplement les très nombreuses éloges qu'il suscite. Si l'habit ne fait pas le moine, je peux vous dire que Tu tueras le Père est une très belle exception. Aussi beau à l'extérieur qu'à l'intérieur, un vrai régal à regarder et encore meilleur à lire, c'est surtout un roman qui vaut VRAIMENT le détour. À tous les amateurs de policiers, de thrillers, de romans noirs, je pense pouvoir dire sans me tromper que ce roman vous régalera du début à la fin et même que vous en redemanderez. En tout cas, ce fut le cas pour moi. Tu tueras le Père fut une merveilleuse découverte qui m'a envoûtée, qui m'a prise aux tripes dès la première page et qui m'a relâchée plus de 600 pages après, hors d'haleine mais dans un état d'euphorie que seuls peuvent provoquer les coups de coeurs littéraires. Je dois pourtant avouer que mes attentes étaient très très élevées, mais Sandrone Dazieri a su toutes les combler et même plus puisqu'il a été au-delà de tout ce que j'attendais. J'ai été complètement scotchée du début à la fin, par le travail d'orfèvre effectué par l'auteur pour faire de ce diamant, le bijou que tout amateur de roman policier ou thriller se doit d'avoir dans sa bibliothèque.
Ce roman est une brique... Vraiment. Alors vous vous doutez bien que l'auteur a dû prendre un certain temps pour installer son histoire, son univers, ses personnages et j'en passe. Alors oui, ça peut peut-être paraitre être un début trop lent pour certaines personnes. Je dirais simplement que ces personnes ne savent pas apprécier les bonnes choses. Parce que non, la mise en place de tout ce qui fait que ce roman est si parfait ne m'a pas du tout parue être trop longue ou trop lente, juste nécessaire. Sandrone Dazieri maîtrise parfaitement ce récit dès le début, nous présentant les personnages que nous suivrons tout au long du récit, tout en laissant planer une masse conséquente de questionnements les concernant, et nous plongeant tout de même assez rapidement dans l'enquête avec un beau cadavre digne de ce nom dès les premiers chapitres. L'auteur sait indéniablement comment capter l'attention de son lecteur très rapidement; entre les chapitre du passé qui mettent l'eau à la bouche et apportent une foule d'interrogations en plus, et les chapitres du présent avec cette enquête toujours plus sombre, toujours plus palpitante, prenante; Tu tueras le Père se révèle, dès les premiers chapitres, être un roman on ne peut plus addictif qu'il vous sera impossible de lâcher avant d'en avoir tourné la dernière page.
Et si ce roman est si addictif c'est aussi, en grande partie, grâce à l'univers que l'auteur a su lui conférer. En effet, si nos deux protagonistes principaux semblent d'abord évoluer dans le monde que nous connaissons, cette sensation se fait de plus en plus rare au fur et à mesure qu'ils sont contraints de se couper, plus ou moins, du monde, de leurs collègues, de leurs amis. Cela crée une atmosphère de plus en plus oppressante, noire et dangereuse qui n'en devient donc que plus attirante. J'ai vraiment complètement adoré cet univers sombre, cette atmosphère malveillante, que l'auteur a su créer et qui occupe vraiment une place à part entière dans l'évolution du récit. Outre le fait que cela permet de captiver toujours plus le lecteur, cette atmosphère apporte aussi un plus indéniable à l'intrigue, en l'étoffant et nous emmenant à nous poser toujours plus de questions, allant jusqu'à se demander si Colomba et Dante sont vraiment sains d'esprit.
Je n'ai qu'une chose à dire: bravo à l'auteur! Il a vraiment su monter de toutes pièces l'un des scénarios de thriller les plus élaborés que j'ai pu lire. Sandrone Dazieri possède une plume vraiment très fluide, très agréable à lire et complètement captivante. L'auteur fait aussi preuve d'une imagination hors du commun qui entraine avec une facilité déconcertante son lecteur hors des sentiers battus. C'est aussi avec une dextérité remarquable qu'il nous entraine où bon lui semble, nous faisant perdre la tête, nous faisant douter et nous interroger à chaque parole prononcée. Une plume parfaitement adaptée au genre du récit, qui n'a pas peur des mots, et qui parvient sans mal à nous faire ressentir une très grande quantité d'émotions toutes plus addictives les unes que les autres. J'ai été complètement envoûtée par la plume de l'auteur du début à la fin du roman et il est certain que je suivrai désormais cet auteur de près. *
Une femme décapitée dont le fils a disparu et des preuves accablantes contre le père de l'enfant. C'est ainsi que commence une enquête qui s'avèrera être beaucoup plus complexe au fil des pages. Avec cette mise en bouche plus qu'alléchante, Sandrone Dazieri ne peut que captiver son lectorat. le ton est donné, l'atmosphère sombre est en place et le rythme instauré par l'auteur est on ne peut plus addictif. En effet, l'auteur a très bien su gérer l'équilibre entre l'action, l'enquête et les phases de recherches et de découvertes pour toujours obtenir le mélange subtil et parfait qui emporte le lecteur de bout en bout sans qu'il ne décroche une seule fois. de plus, ce récit est vraiment très bien mené dans tous ses aspects: à aucun moment l'auteur ne perd pied, à aucun moment le rythme ne retombe -il va plutôt crescendo- et à aucun moment le lecteur n'est perdu parmi toutes les ramifications que comporte l'enquête et la vie des différents personnages.
Et c'est dire s'il y en a beaucoup des personnages. L'auteur s'en est vraiment donné à coeur joie de ce côté, car outre les personnages principaux, il nous expose un très grand nombre de personnages secondaires, tous plus surprenants les uns que les autres. À ajouter aussi que les nombreux surnoms et noms d'emprunts des personnages n'aide pas à s'y retrouver, mais l'auteur a su manipuler son récit pour que tout soit compréhensible et que son lecteur ne soit jamais perdu, tout coule de source et rien n'est fortuit.
Tout d'abord, il y a Colomba et Dante, nos deux personnages principaux, à la recherche, en premier lieu du petit Luca et ensuite du Père. Ce sont deux personnages vraiment extrêmement charismatiques, ils ont ce petit truc en plus qui fait qu'ils sont plus que des personnages de fiction, qu'ils paraissent être presque réels et qu'ils n'en deviennent que plus attachants. Ils ont tous les deux vécu des choses difficiles et leurs vies s'en sont retrouvées chamboulées à jamais mais pour autant ils ont une vraie volonté de "faire les choses bien", d'aider les gens, de donner de leur personne pour rendre le monde meilleur. Les failles de l'un sont gommées par la capacité qu'à l'autre à lui faire montrer et donner le meilleur de lui-même. Ces deux personnages sont faits pour fonctionner ensemble et c'est le cas; leur duo fonctionne à merveille, fait des étincelles, possède des hauts et des bas, mais par-dessus tout, à le pouvoir de toucher le lecteur et c'est quelque chose de très important dans un roman que d'aimer les personnages qui le constitue. En tout cas, moi je les ai vraiment adorés.
Bien sûr, il y a beaucoup d'autres personnages mais comme je ne peux pas parler d'eux tous, je vais vous parler du Père. Avec ce personnage, Sandrone Dazieri a vraiment réussi un tour de force juste géniallissime. Parce que c'est un personnage tellement énigmatique, tellement troublant, tellement frustrant et pourtant... tellement humain. Cette prise de conscience chez Dante constitue d'ailleurs une partie du récit et suscite énormément d'interrogations dont la principale reste bien sûr son identité. C'est un personnage de l'ombre mais aussi un personnage très central, c'est sur lui que tout repose, il est le pivot sans lequel l'histoire n'aurait pu exister. J'ai beaucoup aimé découvrir ce personnage à travers les souvenirs du passé de Dante et les recherches de Colomba et Dante dans le présent et j'ai adoré essayer de démêler le vrai du faux, de voir à travers les masques de certains personnages pour tenter de découvrir son identité avant la fin. C'est vraiment un très bon personnage qui mérite sa réputation et qui vous en fera voir de toutes les couleurs.
le récit nous emmène sur des pistes toutes plus folles les unes que les autres, il nous permet de rencontrer de nouveaux personnages et d'obtenir les réponses à nos interrogations tout en emmenant Colomba et Dante dans des situations de plus en plus périlleuses à un rythme toujours plus soutenu. Sandrone Dazieri ne laisse ni à ses personnages ni à ses lecteurs le temps de souffler, pour notre plus grand bonheur. Les pistes, les erreurs, les interrogations, tout ce micmac semble enfin prendre sens au fil des pages et malgré tout l'auteur parvient encore à semer les doute à chaque chapitre, concernant l'identité du Père. Et le dénouement est vraiment parfait, j'ai adoré et je n'aurais jamais pu imaginer une telle fin. Juste génial, l'identité du Père est pour moi demeurée un mystère jusqu'à la fin et c'est exactement ce que j'espérais. Outre cela, j'ai adoré la fin, le rythme est vraiment parfait, la situation dans laquelle se retrouvent les personnages est de celle qui fait battre le coeur du lecteur de peur et les dernières pages apportent une conclusion ouverte toute en émotions et en possibilités. Un thriller merveilleusement bien mené, du début à la fin.
Les +: TOUT! Tout est parfait tel quel
Les -: ///
Tu tueras le Père de Sandrone Dazieri est vraiment l'exemple parfait du thriller exécuté d'une main de maître. Tout est juste, chaque élément est à sa place et le résultat est totalement bluffant. Avec son atmosphère sombre et ses personnages torturés, ce roman devrait plaire à tous les amateurs de ce genre. de plus, la plume de l'auteur est très fluide, très addictive et sait nous emmener sur toutes sortes de pistes pour tenter d'obtenir les réponses à nos questions. Les personnages jouent un rôle clé dans ce récit, ils sont vraiment très attachants et il est très agréable de les suivre dans leurs péripéties, qui s'enchainent à un rythme soutenu s'accélérant de plus en plus jusqu'à exploser dans un dénouement final magistral. le mystère de l'identité du Père est vraiment maintenue jusqu'à la toute fin et c'est exactement ce qu'on attend après un récit d'une telle envergure. Ce roman est vraiment une réussite totale, c'est une perle, un bijou dans son genre alors, un seul mot: foncez!
Lien : http://story-of-books.blogsp..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          111
Citations & extraits (22) Voir plus Ajouter une citation
Souri7Souri728 février 2017
— […] Vous devriez rentrer dans la police.
— Je m'engagerai seulement en cas de guerre.
[...]
— Je ne te savais pas si patriotique, observa-t-elle.
Dante la regarda sans comprendre.
— Patriotique ?
— Tu as dit que tu t'engagerais en cas de guerre.
— C'est juste parce qu'en temps de guerre il y a plus de civils qui meurent que de soldats, tu ne le savais pas ?
Commenter  J’apprécie          280
Souri7Souri727 février 2017
[...] les enfants n'ont qu'une seule façon de distinguer la vérité du mensonge. La vérité, c'est ce que les parents approuvent. Le mensonge, c'est ce qui les rend mécontents. Et les enfants sont capables de se souvenir de choses qu'ils n'ont jamais vécues, il suffit de le leur demander comme il faut.
Commenter  J’apprécie          240
vnztvnzt24 octobre 2015
...Comme il allait de plus en plus mal, son père avait fini par l'envoyer dans une clinique psychiatrique.
- en Suisse, pas très original. - Dante redressa le siège et alluma une cigarette. - Ne pense pas que c'était un camp de concentration, ça coûtait bien trop cher pour l'être et mon père a bouffé une belle portion de l'indemnisation des dommages et intérêts pour m'envoyer là-bas. C'était avant tout un milieu surveillé, avec des médicaments à gogo et des séances obligatoires de psychothérapie à toutes les sauces-je ne sais pas combien de fois par jour. Aujourd'hui on appellerait ça un rehab.
- Combien de temps y es-tu resté?
- Quatre ans.
- Putain.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          60
fanfan50fanfan5030 octobre 2015
Sa mère la regarda à nouveau. Elle avait le visage déçu des grandes occasions. Comme lorsque à quatorze ans Colomba avait dit qu'elle voulait arrêter les compétitions de natation, à seize le piano, et à vingt-deux qu'elle voulait présenter le concours pour devenir commissaire au lieu de continuer ses études en droit.
- C'est ton choix, dit-elle. Si tu veux foutre en l'air tout ce que tu as bâti, je ne peux pas t'en empêcher. Même si ton père et moi avons fait beaucoup de sacrifices pour que tu puisses faire des études.
- Je te signale que j'ai eu ma licence. Et tu ne voulais même pas que je passe le concours. Tu m'as dit : "Quelle horreur ! Tu vas mettre des amendes !"
- Mais après, j'ai compris que ton travail te plaisait. Je te voyais heureuse.
- Tu as vu mon nom sur le journal. Tu t'es monté la tête.
- Et qu'y a-t-il de mal à çà ?
- Que mon travail a failli me tuer, maman? Ca ne t'inquiète vraiment pas ?
Sa mère se mit à pleurnicher.
- Comment peux-tu me dire des choses pareilles ?
Colomba perdit son calme, elle rangea les assiettes dans le lave-vaisselle, remit ses rangers sans chaussettes et sortit en claquant la porte.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30
fanfan50fanfan5030 octobre 2015
Les personnes encore présentes, celles qui la connaissaient de vue et celles qui avaient entendu parler d'elle, restèrent là à l'observer jusqu'à ce que, sortant de l'ombre, Mario Tirelli vienne la chercher. C'était un médecin légiste, un homme grand et sec, avec un chapeau de pêcheur. Il mâchait une racine de réglisse ; il en avait toujours quelques-unes dans un porte-cigarette d'argent aussi vieux que lui.
- Comment vas-tu ? la questionna-t-il en serrant sa main entre les deux siennes glaciales. Tu m'as beaucoup manqué.
- Toi aussi, dit Colomba avec sincérité. Je suis encore en congé, ne t'emballle pas.
- Et alors qu'est-ce que tu fais là à prendre l'humidité ?
- Apparemment, Rovere y tenait. Dis-moi plutôt ce qu'ils font là, eux.
- Tu parles du SIC ou de l'UACV ?
- Des deux. Ils devraient s'occuper de crime organisé ou de tueurs en série. Or, ici, il n'y a qu'un seul cadavre.
- Techniquement, ils peuvent même s'occuper des chiens perdus si les procureurs le veulent.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30
autres livres classés : séquéstrationVoir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle





Quiz Voir plus

Retrouvez le bon adjectif dans le titre - (6 - polars et thrillers )

Roger-Jon Ellory : " **** le silence"

seul
profond
terrible
intense

20 questions
1053 lecteurs ont répondu
Thèmes : littérature , thriller , romans policiers et polarsCréer un quiz sur ce livre
. .