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ISBN : 2372600753
Éditeur : Palémon éditions (11/03/2017)
Résumé :
Éminente apicultrice consultante dans le Quercy, la jeune Audrey Astier parcourt le monde à la recherche de méthodes de travail différentes dans le but d'assurer la sauvegarde des abeilles.
Alors qu'elle a rendez-vous avec son vieux maître de stage, Janissou Laborde, dit le Papé, celui-ci disparaît mystérieusement...
Aux côtés du troublant lieutenant Steinberger, fraîchement affecté à la gendarmerie de Rocamadour après son retour d'Afghanistan, Audrey ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
Biblioroz
  29 août 2017
J'ai beaucoup apprécié les quelques heures passées en compagnie des personnages de V. Valeix. Prenez une micro-encyclopédie d'apiculture, un guide touristique de Rocamadour et un soupçon de Da Vinci Code, mettez le tout dans un shaker, secouez et vous aurez une idée de ce roman.
Audrey Astier, apicultrice, est une passionnée. Attachée à la nature et aux traditions, elle se déplace en 2CV fourgonnette, un peu hors du temps. Elle aime les animaux, elle est gourmande. Elle fonctionne à l'instinct, à l'intuition, elle écoute son coeur.
Lorsque son Maître de stage, Janissou dit « le Papé » disparaît, lui laissant une lettre étrange en forme de testament, elle se jette à corps perdu à sa recherche.
Elle est rapidement amenée à solliciter le Lieutenant Steinberger de la Gendarmerie de Rocamadour. Celui-ci est Alsacien. La loi guide ses actes, la guerre lui a forgé une carapace. Il déteste les abeilles. Il est arrivé comme un cheveu sur la soupe pour remplacer l'Adjudant-Chef Lebel aimé de tous à la Brigade et ami d'Audrey.
«Steinberger se promène dans la nature, en lisant des poèmes » lui raconte Denis Boyssou, un apiculteur en difficulté. Si cela stupéfait ses collègues et la population locale, c'est un signe positif pour Audrey qui y voit quelqu'un de cultivé.
Steinberger qui ne ménage pas Audrey au départ, se réfugiant derrière le règlement, se met à l'aider, dès que les circonstances « légales » le lui permettent. Nos deux protagonistes, aux caractères bien trempés, mettent un peu d'eau dans leur vin, chacun leur tour.
Ils font preuve de cette intelligence mêlée d'empathie qui fait la différence entre les gens qui évoluent, qui grandissent et ceux qui restent pétris dans leurs certitudes.
La quatrième de couverture nous annonce la naissance d'une série, j'ai hâte d'en connaître les prochains épisodes !
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paulmaugendre
  09 février 2018
Ayant hérité de ses grands-parents une vieille maison près de Rocamadour, Audrey Astier, qui vivait auparavant en région parisienne, est devenue en peu de temps une apicultrice renommée, et elle est même reconnue comme consultante, prodiguant conseils et recherchant des méthodes de travail efficaces afin d'assurer la sauvegarde de ses chères butineuses.
Elle s'occupe de sa quarantaine de ruches, elle prépare son miel et élabore également des préparations apithérapiques, produits qu'elle revend jusqu'en Chine à monsieur Wang par l'intermédiaire d'un neveu de celui-ci qui réside dans la région. Elle aide également d'autres apiculteurs qui vivent près de chez elle dont Janissou Laborde, dit le Papé.
Elle revient de Tasmanie et c'est l'occasion de comparer les différentes races d'abeilles avec justement le Papé qui lui téléphone pour lui narrer les dernières nouvelles et lui demander de passer le voir car il doit lui annoncer une merveilleuse nouvelle, selon les propres dires du vieux monsieur. Il se réclame de la vieille école portée sur la tradition tout en essayant d'enrayer l'effondrement des colonies et croisant divers écotypes de la race européenne (c'est ce qui émane de leur échange téléphonique). Il se plaint également que l'un des apiculteurs de leurs connaissances, Denis Bouyssou, dont le rucher avait été atteint de la maladie de la loque américaine et qui avait pourtant bénéficié des aides de ses confrères, se soit montré laxiste et dont les ruches pâtissent à nouveau de ce fléau. Donc il a trouvé parait-il une solution en matière de sauvegarde et l'invite à venir dîner le lendemain. Auparavant ils se rendront chez Bouyssou, puis elle l'aidera à récolter.
Le lendemain, Audrey se rend donc, avec sa deudeuche, au hameau de l'Hospitalet chez le Papé, mais personne n'est là pour l'accueillir. Audrey se renseigne auprès d'Aby, jeune Américaine et proche voisine de Janissou, mais celle-ci ne sait tien. Elle était occupée à traire ses chèvres et à fabriquer son fromage. Elle s'introduit dans l'habitation de son ami et trouve une lettre adressée à son intention. Elle la déchiffre et c'est à ce moment que frappe à la porte Ludovic, un petit Parisien mutique de huit ans qui traîne avec lui Major, le chien du Papé.
Alors qu'elle se décide à téléphoner à Lebel, le chef de la gendarmerie locale, de nouveaux coups retentissent sur la porte. Il s'agit de Denis Bouyssou qui lui aussi s'inquiète, n'ayant pas de nouvelles du Papé qui devait se rendre chez lui pour examiner ses abeilles. Et sans gêne aucune, il demande si éventuellement il ne pourrait pas récupérer tout ou partie du rucher du Papé. Il est vrai que depuis le départ de Justine, sa femme, avec un autre homme, Denis Bouyssou ne tourne pas rond car il l'est presque continuellement à cause des petits verres qu'il s'enfile.
L'appel téléphonique à Lebel, le gendarme, tourne court. Il est parti en Bretagne et a été remplacé par un Alsacien, Steinberger, événement qu'elle avait occulté lors de son voyage en Tasmanie. La journée n'est pas finie qu'un jeune homme se réclamant comme Pèlerin de Compostelle arrive quémandant une chambre. Virginio Rossi, ainsi se présente-t-il, est muni de sa créanciale visée en bonne et due forme, et même s'il n'est pas inscrit sur le registre des réservations, elle lui propose de rester, il y a une chambre de libre. Elle-même va passer la nuit dans la chambre de Charles, le fils décédé du Papé.
Dans le lit, avant de s'endormir, Audrey relit la prose de Janissou. Il écrit qu'il est atteint d'une maladie incurable, qu'il part sur le chemin de Compostelle, et qu'il lègue toutes ses ruches à l'Apis Dei, une fondation au service des Abeilles. Audrey n'est guère convaincue car des éléments dans cette lettre sont en contradiction avec ce que disait ou faisait Janissou. Durant la nuit, elle entend du bruit et descend pour trouver Virginio qui se promène dans la maison, arguant qu'il s'est trompé, ne retrouvant pas le chemin des toilettes.
Audrey se rend à la gendarmerie mais le lieutenant Steinberger refuse de prendre en compte sa déposition sur la disparition mystérieuse de Janissou. Seulement les événements vont se précipiter. Denis Bouyssou décède dans des conditions bizarres. Il est vrai qu'il ne prenait guère de précautions pour se rendre près de ses butineuses, perturbé qu'il était. Alors elle décide de faire appel à Lebel, l'ancien responsable de la gendarmerie qui va enquêter de son côté. Steinberger accepte d'effectuer lui aussi quelques recherches, officieusement. Et c'est ainsi qu'Audrey et le lieutenant de gendarmerie vont se lancer sur les traces de Janissou. Audrey découvre notamment chez Bouyssou un coffret contenant une belle somme d'argent et une bague de grande valeur, qu'un inconnu qui vitupère contre le niakoué inspecte les ruches du Papé, que Major est blessé par ledit inconnu, qu'Audrey ne peut l'empêcher de s'enfuir, qu'elle trouve le lendemain une gourmette au nom d'Olivier et qu'elle trouve dans les affaires du Papé une trentaine de lettres, des envois s'échelonnant depuis une trentaine d'années et qui font référence à des événements remontant aux derniers mois de la Seconde Guerre mondiale.
Plusieurs pistes se dessinent avec pour au moins deux d'entre elles les abeilles et les recherches du Papé : celle de monsieur Wang, celle de l'Apis Dei, des laboratoires qui sont contre les remèdes naturels, et celle d'une vengeance d'anciens résistants. D'autres éléments interfèrent et l'épilogue, mouvementé, confine à un ésotérisme lié aux abeilles tandis que des drames se jouent dans certaines chaumières, et autres édifices, ainsi que dans les grottes de Rocamadour.
La suite ci-dessous
Lien : http://leslecturesdelonclepa..
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countessmorphea
  01 mai 2017
Chroniquer quelqu'un de proche est toujours flippant parce qu'on a peur de ne pas aimer la lecture et devoir le dire. Mais là : très agréable surprise ! Non pas que je doute du talent de ma soeur, mais on a des styles et goûts très différents ^^
Dans la première partie du roman, le décor est planté. Audrey est apicultrice du côté de Rocamadour, on découvre son quotidien, son métier, ses combats. Et bien entendu, on apprend avec elle la disparition de son vieil ami Janissou. Comment ? Pourquoi ? Audrey est certaine qu'il lui est arrivé quelque chose mais le lieutenant Steinberger n'y croit pas. En prime, il est plutôt du genre peu aimable le monsieur ! Alors elle décide, en douce de mener son enquête seule en fouinant dans la vie de son vieux maître. Ce qu'elle va découvrir petit à petit ne présage rien de bon. Et là arrive la seconde partie.
Une fois l'ambiance donnée, les personnages bien présentés, c'est la véritable enquête qui commence. Il y a un côté Agatha Christie qui m'a beaucoup plu. L'intrigue est bien ficelée et on va de découvertes en découvertes. Comme si c'était un puzzle et que chaque nouvelle pièce faisait apparaître autre chose. A ce niveau, j'étais comblée. Il y a même un Gros Méchant !
Les personnages ont tous leur importance et je finissais un peu parano à savoir qui était dans la société secrète, qui était sincère ! J'ai beaucoup aimé les deux personnages principaux. Attachants chacun à leur façon, même si un peu bruts de décoffrage. Ils sont un peu comme une glace qui fond petit à petit et laisse voir le gros coeur qu'ils cachent en dessous. Audrey est une battante, c'est une femme d'aujourd'hui, géniale !
En prime, j'ai voyagé ! Si vous ne connaissez pas la Vallée de la Dordogne, le Lot et le Quercy, ça vous donnera peut-être des idées pour cet été. L'auteure nous décrit les paysages et les lieux avec détails et anecdotes. J'avais l'impression de revisiter. Oui, parce que j'ai la chance de vivre dans ce coin que ma soeur m'a fait découvrir dès mes 16 ans 😊
Je souligne donc son gros travail de recherche sur la région mais aussi pour ses personnages. Comme Steinberger qui parle souvent alsacien et qui m'a appris quelques trucs sur sa région également.
Et ce n'est pas tout ! Vous en apprendrez plus également sur l'apiculture, sur l'importance de ces chères abeilles sans qui on serait dans la panade. Rappelons-nous qu'elles nous permettent d'avoir des fruits et légumes chaque année, pour ne citer que ça car elles ont bien d'autres vertus, mais je vous laisse le plaisir de le découvrir dans ce roman. #sauvonslesabeilles
En conclusion, une jolie plume et un bon thriller écologique. J'ai vraiment hâte de connaître la suite et savoir ce qu'il va advenir du duo Audrey/Antoine ♥
Si vous souhaitez gagner ce roman, V.Valeix a la gentillesse d'en offrir deux. Il faut vous rendre sur facebook sur ma page et celle de Maman, tu lis quoi. Bonne chance !
Bisous
Casting ?
Lien : http://lireoudormir.blogspot..
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NigraFolia
  15 mai 2017
Un thriller écologique ancré dans la ruralité
Albert Einstein disait « Si l'abeille disparaissait de la surface du globe, l'homme n'aurait plus que quatre années à vivre ».
Rocamadour. Audrey Astier, femme de caractère, est apicultrice. Son vieux mentor Janissou a disparu. Ne croyant pas une seconde à un départ volontaire, elle mène sa propre enquête et est rapidement suivi par le lieutenant Steinberger, un gendarme alsacien à la droiture exacerbée punit et parachuté dans la région. Enlèvement, habitants suspects, l'intrigue les amènera à une société secrète hors du commun.
Je ne vous le cache pas, j'ai du mal avec les romans ruraux qui frisent les enquêtes policières à la A. Christie. Echec à La Reine porte néanmoins son lot d'intérêts. Mêlant intrigue et écologie, il est bercé entre la Dordogne, le Lot et le Quercy, où l'auteure prend un grand plaisir à décrire les paysages en ancrant son intrigue dans les territoires ruraux. Ce policier est également une mine d'informations sur le monde des abeilles. Car à travers Audrey et sa recherche de Janissou, c'est bien de son combat quotidien pour sauver ses abeilles dont il s'agit. Il n'y a aucun doute Valérie Valeix est une apicultrice passionnée et son roman est un média de choix pour partager son combat et distiller au gré des pages ses connaissances sur leur monde fragile et pourtant si important pour nous (là c'est mon côté apiculteur amateur qui parle). Ce côté est précis et sait être vulgarisateur.
Ce thriller, s'il ne m'a pas embarqué de manière pleine et entière, sans doute dû à un manque d'accroche très personnel au style, reste néanmoins un très bon livre, divertissant, très marqué par un attachement au local, qui tranche avec les polars urbains ou techno-centriques.
Enfin, cette petite chronique n'aurait jamais vu le jour sans les éditions Palémon que je remercie. Editer un tel ouvrage est un pari qui mérite d'être relevé. Car, je me répète, au-delà du thriller, c'est un excellent bouquin pour qui veut s'informer du combat sous-jacent mené, au jour le jour, par ces apiculteurs passionnés, contre la nature et les industries, pour faire vivre les abeilles et nous offrir non seulement un miel doré et sucré mais aussi une survie par leur action pollinisatrice car seules 25 % des cultures ne dépendent pas de l'action des insectes pollinisateurs. Et tout repose sur la reine.
Lien : https://nigrafoliablog.wordp..
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lorenlo
  18 février 2019
Éminente apicultrice consultante dans le Quercy, la jeune Audrey Astier parcourt le monde à la recherche de méthodes de travail différentes dans le but d'assurer la sauvegarde des abeilles.
Alors qu'elle a rendez-vous avec son vieux maître de stage, Janissou Laborde, dit le Papé, celui-ci disparaît mystérieusement...
Aux côtés du troublant lieutenant Steinberger, fraîchement affecté à la gendarmerie de Rocamadour après son retour d'Afghanistan, Audrey va courir le causse pour tenter de déjouer les pièges d'une effroyable société secrète prête à tout pour arriver à ses fins...
Cette série d'un nouveau genre mêle habilement intrigue (tous les ingrédients d'un excellent roman policier sont réunis: enquête, suspense, action...), écologie (en rappelant l'importance de la protection des abeilles et de l'apithérapie), Histoire (de nombreux faits marquants locaux ou nationaux sont abordés) et patrimoine (on découvre avec plaisir les richesses et traditions des régions).
Une vraie réussite, à découvrir d'urgence !
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Citations et extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
rkhettaouirkhettaoui   20 mars 2018
Audrey ne savait si elle devait rire ou se fâcher des mensonges éhontés du replet apiculteur, étant de notoriété publique qu’il avait un penchant pour la dive bouteille, penchant que sa femme avait fini par trouver insupportable de même que ses abeilles qui le punissaient en le piquant à outrance. Mais l’alcool devait être un sérieux anesthésiant, et en dépit de dizaines de piqûres journalières sur les bras et les jambes, il s’obstinait à se rendre au rucher peu couvert, il ne paraissait pas souffrir outre mesure.
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rkhettaouirkhettaoui   20 mars 2018
Qui dit plus de longévité dit plus d’abeilles, plus de venin et plus de gelée royale et là on a les labos sur le dos et l’Apis Dei sur les talons.
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rkhettaouirkhettaoui   20 mars 2018
Une fois le miel récolté et extrait, il lui faudrait trois bonnes semaines de décantation pour faire remonter les dernières impuretés ayant échappé à la première filtration : pollens, écailles de cire, ailes d’abeilles, brisures de propolis… Ensuite un après-midi entier serait consacré à la mise en pots et à l’étiquetage. Bref, il était temps de poser les chasse-abeilles maintenant pour une récolte le lendemain soir.
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rkhettaouirkhettaoui   20 mars 2018
Il faut parfois sortir du cadre pour obtenir ce que l’on cherche. J’ai pris des risques c’est vrai mais nous avons fait une grande avancée, nous avons identifié « Jacky » ainsi que son mari qui a probablement empoisonné Denis Bouyssou ou du moins légitimé son assassinat. Je suis presque sûre qu’il n’y a pas plus de séminaire que de beurre en broche.
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rkhettaouirkhettaoui   20 mars 2018
— À anesthésier les abeilles pour les faire tenir tranquilles lors de la transhumance.
— Mon mari ne transhumait pas.
— Ce combustible produit une fumée très blanche. La nuit où votre mari a visité les ruches de mon ami, son enfumoir en était rempli, il s’en est servi contre les abeilles et contre moi qui venais lui demander ce qu’il faisait là.
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