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Véronique Gérard-Powell (Éditeur scientifique)Léopold Leclanché (Traducteur)Charles Weiss (Traducteur)
ISBN : 2246706912
Éditeur : Grasset (07/02/2007)

Note moyenne : 4.37/5 (sur 19 notes)
Résumé :

Les Vies des plus excellents peintres, sculpteurs et architectes, ou Vies des artistes, c'est la première histoire de l'art en Europe moderne, un hommage enthousiaste et érudit à la Renaissance italienne ? Lui-même artiste, Giorgio Vasari a écrit ce livre qui, depuis quatre cent cinquante ans, reste un des monuments de la littérature artistique. Baignée de sensibilité et d'humanité, cette suite de biographies, de Cimabue à Titien, en passant par Michel-A... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
ElGatoMalo
  22 octobre 2013
Artiste peintre médiocre et architecte tout juste honorable, si le nom de Vasari survit aux travers des siècles c'est surtout grâce à cette suite d'informations pas toujours vérifiées, souvent basées sur des on-dits que d'autres auteurs ont ensuite corrigé. Elle demeure une oeuvre littéraire enthousiaste, un brin naïve, très crédule, diffusant des légendes portées par le bouche à oreille plus que des faits avérés. Quand on entend dire ou si on lit qu'elle est à la base de l'histoire des arts visuels et de l'espace, c'est qu'elle fut la première de son genre pour ce temps-là - il faut remonter loin dans l'antiquité pour trouver un équivalent et encore sur des artistes dont les oeuvres ne sont plus visibles (comment connaitrions-nous l'existence des Apelle, des Zeuxis et autres Apollodore sinon - Pline, livre XXXV, Traitant de la peinture et des couleurs ). On peut l'aborder avec curiosité mais surtout avec prudence. On y fera, avec un plaisir certain, la découverte de ce qui se disait des artistes de cette époque fascinante plus que d'une véritable chronique de la vie artistique italienne du quatorzième au seizième siècle.
PS : un manque énorme dans cet édition - qui ne présente pas l'intégrale des biographies, soit dit en passant - comme dans le second volume par ailleurs, les portraits dessinés que l'on devrait trouver au début de chacune d'entre elle. N'est-ce pas monsieur Grasset ? Tu aurais pu au moins faire cet effort-là dans tes Cahier Rouges. Ceci dit, c'est moins absurde que de présenter les carnets de Léonard de Vinci sans les croquis, dessins et esquisses qui se trouvent dans les originaux comme c'est le cas chez Gallimard dans la collection Tel !!! Cette allergie aux illustrations est ridicule et c'est presque un déni du droit moral de l'auteur dont on devrait au moins respecter la forme originale de l'oeuvre même si elle est tombée depuis longtemps dans le domaine public. le comble, c'est que dans Vies des Artistes, 2, toujours dans les Cahiers Rouges, dans la bio de Danielé de Volterra dont les visiteurs du Louvre connaissent certainement une oeuvre puisqu'elle est présentée au milieu de la galerie consacrée à la Renaissance italienne (un panneau gigantesque constitué d'une plaque en ardoise peinte recto-verso et représentant le combat de David contre Goliath vu sous deux points de vue, devant-derrière), il est clairement fait référence à ce portrait dessiné que l'on cherche vainement.
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CDemassieux
  01 septembre 2014
Vasari a sans conteste pris des libertés biographiques dans Les Vies des meilleurs peintres, sculpteurs et architectes qui l'ont précédé et ceux contemporains de sa vie, mais cette somme vertigineuse de travail n'en reste pas moins exceptionnelle et nous plonge dans la plus grande épopée artistique de l'Occident chrétien.
C'est aussi un texte fondateur de l'histoire de l'Art à la volonté encyclopédique, qui rend un hommage appuyé à tous ces hommes dont les oeuvres peuplent notre imaginaire. Qui, en effet, n'a jamais vu au moins une reproduction du Printemps de Botticelli, conservé à la Galerie des Offices de Florence, ou de la Pietà de Michel-Ange, dans la basilique Saint-Pierre-de-Rome ?
Ce texte, romanesque à souhait et donc d'une lecture très facile – excepté l'introduction plus générale et technique –, suit une ligne chronologique qui illustre très bien l'évolution de l'art italien.
Certains esprits mystiques – comme moi à mes heures perdues ! – pourront voir dans ce livre un évangile de l'Art et se ruer – religieusement ou pas ! – en Italie pour constater à quel point les vers de Baudelaire collent exactement à ces artistes du passé mais dont les productions rayonnent toujours :
« Là, tout n'est qu'ordre et beauté, / Luxe, calme et volupté. »
Enfin, puisqu'il s'agit d'une accumulation de biographies, rien n'interdit de les lire indépendamment. On peut de même considérer ce livre comme un guide de voyage…et quel voyage !

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johaylex
  20 septembre 2011
L'art de la Renaissance décrit par un presque contemporain des derniers grands. L'amour de l'oeuvre est si marqué que l'on a l'impression de voir naître les tableaux sous nos yeux.
Cela en devient une cosmologie du beau dans laquelle les attributs divins se trouvent au bout des doigts.
Indispensable pour qui s'intéresse à cette période.
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johaylex
  09 août 2011
On voit les tableaux prendre forme...
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
ElGatoMaloElGatoMalo   05 juillet 2015
Il arriva que Piero Soderini ayant vu le David et le trouvant à son gré dit pourtant à Michel-Ange, qui était en train de le retoucher en certains endroits, qu'il lui paraissait que le nez était trop gros. Michel-Ange remarquant que le gonfalonier s'était placé sous le colosse, de manière qu'il n'avait pas la vue exacte, monta sur l'échafaudage pour le satisfaire, en tenant d'une main un ciseau ; de l'autre il ramassa un peu de la poussière de marbre qui était sur la plate-forme. Puis, faisant semblant de retoucher le nez , mais sans l'entamer avec le ciseau, il laissa tomber la poussière peu à peu, et, baissant la tête vers le gonfalonier qui le regardait travailler, il lui dit : " Regardez-le maintenant. - Il me plaît davantage, lui répondit le gonfalonier, vous lui avez donné la vie." Michel-Ange descendit de l'échafaudage, riant intérieurement et ayant pitié de ceux qui, pour faire gens entendus, ne savent ce qu'ils disent.
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ElGatoMaloElGatoMalo   07 juillet 2015
Cette statue [représentant le pape Jules II] fut posée dans une niche, au-dessus de la porte de San Petronio. On raconte que pendant qu'il y travaillait, le Francia, orfèvre et peintre excellent, vint pour la voir, ayant entendu parler avec force éloges de Michel-Ange et de ses œuvres, et n'en ayant encore vu aucune. Grâce à des intermédiaires, il put voir celle-là, et il en resta stupéfait. Michel-Ange lui ayant demandé ce qu'il lui en semblait, le Francia répondit que c'était une figure d'une belle coulée et d'un beau métal. Il parut alors à Michel-Ange que le Francia louait plus la matière que le travail et lui dit : "J'ai la même obligation au pape Jules II qui me l'a donnée à faire que vous aux droguistes qui vous fournissent des couleurs pour peindre", et tout en colère, devant tous ses assistants, il lui dit qu'il n'était qu'un imbécile. A ce sujet, un fils du Francia étant venu le voir, quelqu'un dit à Michel-Ange que c'était un beau jeune homme, et Michel-Ange lui dit : "Ton père fait de plus belles figures en chair qu'en peinture".
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ElGatoMaloElGatoMalo   30 septembre 2018
PAOLO UCCELLO,
peintre florentin.

Depuis Giotto, on n’aurait vu aucun peintre aussi ingénieux que Paolo Uccello, s’il eût consacré aux figures d’hommes et d’animaux les heures qu’il perdit dans ses recherches sur la perspective. Sans doute, cet art est beau et précieux ; mais celui qui en fait une étude trop exclusive gaspille son temps, se fatigue l’esprit, finit par adopter une manière sèche, stérile, mesquine, hérissée de difficultés, et risque de tomber dans l’isolement, l’extravagance, la mélancolie et la pauvreté, comme Paolo Uccello.

Cet artiste, doué d’un génie subtil et capricieux, tourna tous ses efforts vers la perspective, qui lui fit négliger les figures, de telle sorte que dans sa vieillesse il ne cessa d’aller de mal en pis. L’homme qui se livre à un travail excessif violente la nature, et produit des ouvrages dépourvus de cette gracieuse facilité que rencontre naturellement celui qui sait se modérer et éviter certaines minuties qui offrent je ne sais quoi de raide, de forcé et de pénible.
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DelphineMaDelphineMa   12 septembre 2016
«1488. Ce premier jour d’avril, moi, Lodovico di Lionardo di Buonarrota, j’ai placé mon fils Michel-Ange auprès de Domenico et de David di Tommaso di Currado, pour les trois années à venir, aux conditions suivantes : ledit Michel-Ange restera avec les susnommés le temps indiqué pour apprendre la peinture, peindre et faire tout ce que les susnommés lui ordonneront. Ils lui donneront dans ces trois ans vingt-quatre florins di sugello: la première année six, huit la deuxième, dix florins la troisième, en tout la somme de quatre-vingt-seize livres.»
Vasari cite les livres de Domenico Ghirlandaio dans le chapitre consacré à Michel-Ange.
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Video de Giorgio Vasari (1) Voir plusAjouter une vidéo

Giorgio Vasari : Vies des peintres
Olivier BARROT, depuis l'ermitage Sainte Catherine, sur le Lac Majeur en Italie, présente "Les vies des peintres), reportagemoderne et concret sur la vie des grands peintres écrit par un contemporain, Giorgio VASARI, édité pour la première fois en 1750.
Dans la catégorie : Art italienVoir plus
>Histoire et géographie des beaux-arts et des arts décoratifs>Art français>Art italien (21)
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