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Un capitaine de quinze ans tome 0 sur 3

Charles Barbant (Illustrateur)Henri Meyer (Illustrateur)
EAN : 9782253081067
566 pages
Le Livre de Poche (22/09/2004)
3.83/5   234 notes
Résumé :
Le Pilgrim vogue vers l'Amérique. Dick Sand, jeune homme de quinze ans, y côtoie quelques passagers pittoresques : Mrs. Weldon, le cousin Bénédict, et quelques Noirs américains.
Par un concours de circonstances des plus mystérieux, l'équipage disparaît. Dick se retrouve aux commandes. Alors qu'il croit mener l'embarcation à bon port, le "capitaine de quinze ans" et ses compagnons se retrouvent en Afrique. Parmi les esclavagistes...
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Critiques, Analyses et Avis (20) Voir plus Ajouter une critique
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Ne vous y fiez pas, l'aventure sur mer n'est qu'une partie du roman. J'ai d'ailleurs été bien surprise lorsque je me suis retrouvée, à mi-lecture, sur le continent africain, celui des récits du 19ème siècle, sauvage, voire barbare.
Dick Sand est un bien jeune mais expérimenté matelot lorsque le bateau de pêche sur lequel il travaille accueille en son bord Mrs Weldon et son enfant. Les premiers jours de ce voyage de retour se passe alors sous les meilleurs auspices: le temps est ensoleillé, la mer limpide, et une bonne entente règne à bord, malgré le taciturne cuisinier Negoro, engagé à bord en Nouvelle-Zélande.
Mais une baleine qui passe par là éveille les sens du capitaine et de son équipage, voyant par cette pêche là une manière glorieuse de terminer cette longue expédition.
Je n'en dirai pas plus sur le récit qui, sans surprise, recèle de multiples aventures et pas mal de suspens.
j'ai trouvé cette lecture intéressante, au-delà du récit en lui-même, pour ce qu'il peut dénoter de l'époque où il a été écrit, c'est-à-dire peu après l'abolition de l'esclavage dans la majorité des pays mais en pleine colonisation. Jule Verne condamne fermement l'esclavage dans ce roman et milite pour la liberté des Noirs américains; mais le regard qu'il porte sur les Noirs africains s'avère moins ouvert er rien dans le récit ne montre une quelconque curiosité envers les cultures des "indigènes".
J'ai maintenant plusieurs lectures de Jules Verne à mon actif, je ne suis pas surprise de ce décalage entre son époque et la nôtre, mais cela finit par rendre ces lectures moins agréables.
Pour le reste, Jules Verne profite de ce récit pour nous donner quelques leçons d'entomologie et de géographie du continent africain, notamment en nous retraçant le parcours de Livingstone en Afrique australe.
Une lecture captivante et instructive donc, mais je pense m'arrêter là avec ma découverte de l'oeuvre de Jules Verne, au moins pour un certain temps!



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Dick Sand, quinze ans, se retrouve, par un incroyable concours de circonstances, maître à bord d'un bateau, le Pilgrim.
Chargé de ramener le navire et ses passagers à bon port, Dick Sand est trompé par le cuisinier du bord et se retrouve finalement sur les côtes africaines.
Au-delà de l'aventure pittoresque, Jules Verne pose ici le problème de l'esclavage qu'il condamne et il nous offre, en plus d'un voyage extraordinaire, un plaidoyer pour la liberté.
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C'est toujours sympa de relire les bouquins qui nous ont plu étant enfants.
Je ne me rappelais pas que ce livre était un vibrant plaidoyer contre la traite des êtres humains !
Au delà de l'odyssée de Dick Sand et de Mrs Weldon, qui m'avait passionnée plus jeune, Jules Verne nous fait découvrir l'Afrique telle qu'on la connaissait en 1878, c'est à dire au travers des expéditions comme celle de Livingston par exemple.
C'est très prenant car on se demande si tout ce petit monde va s'en sortir ou non !
C'est très instructif aussi sur la traite des indigènes africains à l'époque, Jules Verne retrace bien toute cette partie sombre de l'histoire humaine, qui, quoi, comment.
Il serait sage de refaire lire ce livre dans les écoles pour comprendre le pourquoi de la vision "blanche" de l'humanité sur la population noire.
Livre profondément anti-raciste, éloge du courage, j'ai beaucoup aimé relire ce livre dans le cadre du challenge solidaire 2021.
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Encore une aventure de Jules Verne. Cette fois en mer.
Le jeune Dick Sand est mousse sur un brick-goélette, le bateau appartient à James W. Weldon, et son épouse, son jeune fils ainsi que le cousin Bénédict et une bonne noire y ont pris place en Australie pour rentrer en Amérique. Malheureusement le capitaine et son équipage se mettent en chasse d'une baleine sur le chemin du retour et se noient. Il ne reste plus sur le brick que le mousse, cinq noirs recueillis un peu plus tôt avec un chien mais ne connaissant rien à la mer et le cuisinier que l'on a recruté récemment.
Le cuisinier sur lequel le chien aboie à chaque fois qu'il le voit profite de l'inexpérience du jeune marin et casse les instruments de navigation, les voilà donc qui passent le Cap Horn et débarquent en Afrique.
L'occasion pour Verne de montrer que même après la fin de la traite atlantique, le commerce d'esclaves a perduré, c'est aussi l'occasion de parler des voyageurs blancs comme Livingstone et Stanley. Bref toujours un discours didactique y compris d'ailleurs sur les insectes, le cousin Bénédict étant un entomologiste que rien d'autre n'intéresse.
Le côté didactique se double cette fois d'une leçon sur l'intérêt du savoir car si Dick avait eu plus de connaissances, il aurait été plus difficile à tromper.

Bien que Verne ait voulu montrer l'horreur de l'esclavage, il a un discours de son époque, les Africains sont tout de même des sauvages…

Une lecture conforme à mes attentes.



Challenge ABC 2019-2020





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Avec « Un Capitaine de quinze ans » (1878), c'est le Jules Verne « classique » que nous retrouvons : de l'aventure, un jeune héros confronté à des ennemis féroces et promu défenseur de la veuve et de l'orphelin, des aventures en mer, des aventures en terre, c'est « L'Ile au Trésor », le trésor en moins. Et la comparaison n'est pas tout-à-fait innocente, le méchant de l'histoire, c'est le cuisinier du bateau !
C'est un roman avec changements de trajectoires : ça part comme un roman d'aventures maritimes puis après un drame en mer, on échoue sur une côte, et là au lieu d'une robinsonnade dont l'ami Jules a le secret, on s'enfonce à l'intérieur des terres jusqu'au dénouement sur les rives du Zaïre.
Dick Sand, quinze ans, est mousse sur le Pilgrim, un brick goélette américain commandé par le capitaine Hull ? Parti de Nouvelle-Zélande, il ramène en Amérique Mrs Weldon, la femme de l'armateur, son fils Jack, et son cousin Benedict. En chemin on recueille une chaloupe contenant cinq noirs naufragés, dont le gigantesque Hercule, et un chien, Dingo. Une chasse à la baleine s'avère désastreuse et tout l'équipage, capitaine y compris, meurt dans les flots. Sur le navire ne reste plus que la famille Weldon, les cinq noirs et le chien, et bien sûr Dick Sand. Plus le maître-coq, Negoro, le seul qui ne semble pas attristé par la tragédie. Dick Sand, promu capitaine par Mrs Weldon, décide de diriger le bateau vers l'Amérique, mais Negoro, ayant trafiqué la boussole, le Pilgrim échoue sur la côte africaine.
D'autres aventures attendent nos héros : Negoro est un négrier, trafiquant d'esclaves. Dick et ses amis sont faits prisonniers mais délivrés par Hercule. Ils découvrent les restes d'un explorateur qui se révèle être le maître de Dingo, tué par Negoro (on comprend mieux l'animosité du chien pour le maître-coq). Dingo venge son maître en égorgeant Negoro et tout est bien qui finit bien.
De ce passionnant roman d'aventures, deux thèmes émergent particulièrement : le voyage initiatique de Dick Sand : comment on passe de l'enfance à l'âge adulte. C'est ici qu'on pense à Stevenson (et on a fichtrement tort car l'Ile au Trésor ne paraîtra qu'en 1882, soit quatre ans plus tard). L'autre grand thème est l'esclavage. Jules Verne, esprit éclairé, s'est à maintes reprises déclaré contre l'esclavage (notamment dans ses romans « africains » comme « Cinq semaines en ballon », « Aventures de trois russes et de trois Anglais », mais aussi dans « Nord et Sud »), sans doute par conviction personnelle, mais peut-être aussi que le Nantais qu'il était avait à coeur de restaurer un peu le blason de sa ville natale, tristement célèbre pour son rôle dans la traite des Noirs entre l'Europe et les Antilles (c'est mon idée, elle est je crois plausible, mais j'ignore si Jules Verne s'en est exprimé dans ses écrits). Pour être totalement objectif il faut souligner que Jules Verne pouvait être également raciste et antisémite, comme on l'était généralement à son époque (ce qui, Dieu merci, n'est plus le cas aujourd'hui, mais peut-être me trompe-je). Mais pas, en tous cas, dans ce livre-ci.
De ce fait ce très beau roman d'aventures se double d'un roman engagé, très réaliste (scènes de violence et même de cannibalisme), et finalement poignant et émouvant. Jules Verne reste un enchanteur, dont le récit nous emmène loin de chez nous, nous fait rêver et nous fait réfléchir.
De 7 à 77 ans et même après (j'imagine)


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critiques presse (1)
LigneClaire
07 septembre 2022
Le travail de Brrémaud est parfait, enchaîne tous les éléments, coups de théâtre, rebondissements que le dessin vraiment très achevé, bien travaillé de Christophe Picaud restitue pour un grand plaisir de lecture tout public.
Lire la critique sur le site : LigneClaire
Citations et extraits (24) Voir plus Ajouter une citation
[...] Tout à coup, vers onze heures, un rugissement prolongé et grave se fit entendre, auquel se mêlait une sorte de frémissement plus aigu.
Tom se dressa tout debout, et sa main se tendit vers un épais fourré, distant d'un mille au plus.
Dick Sand lui saisit le bras, mais il ne put empêcher Tom de crier à haute voix : "Le lion ! le lion !"
Ce rugissement, qu'il avait si souvent entendu dans son enfance, le vieux Noir venait de le reconnaître !
"Le lion !" répéta-t-il. [...]. Une sorte de révolution se fait dans l'esprit de Dick Sand ... Il n'était pas où il avait cru être !
Ainsi, ce n'était point à la côte américaine que la Pilgrim avait atterri ! [...] Et ces mots terribles s'échappèrent enfin de ses lèvres : "L'Afrique ! L'Afrique équatoriale ! L'Afrique des traitants et des esclaves ! [...]
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— [...] Il n’y a plus de doute possible ! C’est une jubarte qui flotte à la surface de ces eaux rouges !
— Que c’est beau ! s’écria le petit Jack.
— Oui, mon garçon ! Et quand on pense que la grosse bête est là, en train de déjeuner, et ne se doute guère que des baleiniers la regardent !
— J’oserais affirmer que c’est une jubarte de grande taille, fit observer Dick Sand.
— Certes, répondit le capitaine Hull, qui se passionnait peu à peu. Je lui donne au moins soixante-dix pieds de longueur !
— Bon ! ajouta le maître d’équipage. Il suffirait d’une demi-douzaine de baleines de cette taille pour remplir un navire grand comme le nôtre ! [...] Et avec celle-ci, [...] nous embarquerions en quelques heures la moitié des deux cents barils d’huile qui nous manquent !
— Oui !... en effet... oui !... murmurait le capitaine Hull.
— Cela est vrai, reprit Dick Sand, mais c’est une rude affaire, quelquefois, de s’attaquer à ces énormes jubartes !
— Très rude, très rude ! répliqua le capitaine Hull. Ces baleinoptères ont des queues formidables, dont il ne faut pas s’approcher sans défiance ! La plus solide pirogue ne résisterait pas à un coup bien appliqué. Mais aussi le profit vaut la peine ! [...] »
Il était évident que ces braves marins s’animaient en regardant la baleine. C’était toute une cargaison de barils d’huile qui flottait à portée de leur main. À les entendre, sans doute, il n’y avait plus qu’à 45 arrimer ces barils dans la cale du Pilgrim pour en compléter le chargement ! [...]
Le capitaine Hull, qui ne parlait plus, se rongeait les ongles. Il y avait là comme un irrésistible aimant qui attirait le Pilgrim et tout son équipage.
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L'enfant qui comprend, dés le début, que le travail est la loi de la vie, celui qui sait, de bonne heure, que son pain ne se gagnera qu'à la sueur de son front - précepte de la Bible qui est la règle de l'humanité - celui-là est probablement prédestiné aux grandes choses, car il aura un jour, avec la volonté, la force de les accomplir.
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Or, à cette époque, pour retourner à San Francisco, Mrs. Weldon se trouvait dans la nécessité d’aller chercher en Australie l’un des bâtiments de la Compagnie transocéanique du « Golden Age », qui font le service de Melbourne à l’isthme de Panama par Papéiti. Puis, une fois rendue à Panama, il lui faudrait attendre le départ du steamer américain, qui établit une communication régulière entre l’isthme et la Californie. De là, des retards, des transbordements, toujours désagréables pour une femme et un enfant. Ce fut à ce moment que le Pilgrim vint en relâche à Auckland. Elle n’hésita pas et demanda au capitaine Hull de la prendre à son bord pour la reconduire à San Francisco, elle, son fils, le cousin Bénédict et Nan, une vieille négresse qui la servait depuis son enfance. Trois milles lieues marines à faire sur un navire à voiles ! mais le bâtiment du capitaine Hull était si proprement tenu, et la saison si belle encore des deux côtés de l’Équateur ! Le capitaine Hull accepta, et mit aussitôt sa propre chambre à la disposition de sa passagère. Il voulait que, pendant une traversée qui pouvait durer de quarante à cinquante jours, Mrs. Weldon fût installée aussi bien que possible à bord du baleinier.
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Bientôt, Dick Sand eut gagné d’un air
indifférent une cinquantaine de pas encore. De
l’endroit où il se trouvait alors, il aurait pu crier,
de façon à être entendu de Tom, ce nom de
Kazonndé et lui dire quelle serait la durée
probable du trajet. Mais compléter ses
renseignements et s’entendre avec eux sur la
conduite à tenir pendant le voyage, eût mieux
valu encore.
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Vidéo de Jules Verne
Au XIXe siècle, Jules Verne s'engage dans un projet à la fois littéraire et didactique : faire rêver ses lecteurs et les renseigner sur les derniers progrès de son temps. En ballon ou en bateau à vapeur, des îles aux abysses, ses récits mettent en scène les frémissements de la mondialisation.
L'écrivain, témoin de la révolution industrielle, voit le monde se modifier, et va porter progressivement, un regard plus pessimiste à l'égard des avancées technologiques et politiques de la seconde moitié du XIXe siècle.
Pour en parler, Tiphaine de Rocquigny reçoit deux invités : Jean Demerliac, rédacteur à l'INRAP et spécialiste de Jules Verne. Jean-Yves Mollier, historien.
#julesverne #inventions #economie ___________ Découvrez les précédentes émissions ici https://www.youtube.com/playlist?list=PLKpTasoeXDrqogc4cP5KsCHIFIryY2f1h ou sur le site https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/entendez-vous-l-eco
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