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ISBN : 2278059521
Éditeur : Didier Jeunesse (03/06/2015)

Note moyenne : 4.23/5 (sur 188 notes)
Résumé :
Serine, en dépit de la volonté de sa mère, refuse de se marier. Mais pour sortir ses frères de la pauvreté, elle doit agir. Sa décision est prise : elle sera demoiselle de compagnie ! La tâche s’annonce difficile : la reine est capricieuse, antipathique, et renvoie ses demoiselles aussi souvent qu’elle change de perruque. Mais Serine ne manque pas d’audace et, tour à tour, par maladresse ou génie, se fait une place. Elle découvre alors la face cachée de la cour : le... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (87) Voir plus Ajouter une critique
orbe
  23 août 2015
Serine est une jeune comtesse mais le château où elle vit avec ses sept frères tombe en ruine. Afin d'échapper à un mariage arrangé, elle décide de fuir.

Alors même qu'elle a toujours vécu comme une sauvageonne, elle se rend au Palais, décidée à devenir demoiselle de compagnie de la terrible reine.

Si au départ son originalité et son sens de la répartie plaisent à la souveraine, elle devient vite un bouc émissaire pour l'ensemble de la cour.

Seul Léon, un jeune apprenti bourreau, apprécie à sa juste valeur sa compagnie.

Afin de s'en sortir, la jeune fille multiplie les pirouettes et les ruses... Combien de temps pourra-t-elle tenir dans ce milieu fourbe et cruel ?

Un roman qui annonce tout de suite la couleur puisque la première page évoque la possible décapitation de l'héroïne. Mais c'est pour mieux nous plonger ensuite dans les turpitudes de la cour.

Le portrait de la méchante reine est particulièrement bien peigné. Elle est fascinante d'égoïsme et d'inhumanité, à l'image d'ailleurs des autres courtisans.

Mais si la lecture est aussi entraînante c'est grâce à l'imagination débordante de l'auteur qui plonge son héroïne dans des situations qui sont souvent à la fois cocasses et désespérées. Au ton de la farce se mêle la question de la justice, du pouvoir et même des sentiments !

Un très bon roman pour découvrir les jeux de la cour, ses règles avec ses complots et même son fou ! A lire !

Lien : http://www.nouveautes-jeunes..
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Lagagne
  01 février 2016
Savoureux! Ce livre est savoureux! Aussi bien au niveau des personnages, de l'intrigue, des rebondissements, que de la maîtrise de la langue.
Sérine est le personnage attachant par excellence, drôle et fin qu'on adore. La lavandière, le marmiton sont le petit peuple serviable, faible et fort à la fois, la reine est la parfaite petite peste qu'on attend, le roi est le souverain naïf rêvé, le secrétaire est un Raspoutine de pacotille mais bien méchant tout de même... Et Léon, ah Léon...
Rebondissements (au propre comme au figuré), rythme virevoltant, on ne s'ennuie pas 1/2 seconde à la cour, avec Sérine en guide et maître.
Et que dire de la langue! La langue française est maniée avec talent et drôlerie, avec finesse et sans essoufflement.
Un petit régal!
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nightsreadings
  23 janvier 2017
Sachant que j'aime les romans historiques et l'humour, on m'a conseillé de Cape et de Mots bien qu'il ait un style très différent des livres que je chronique habituellement. Ici, il y a une réelle recherche d'écriture littéraire et cela se ressent dans le style : il est bien plus travaillé et bien plus riche en vocabulaire que ce dont on a l'habitude dans la jeunesse.

Sérine est une jeune fille de haute lignée ruinée, refusant de se marier, elle s'enfuit et devient dame de compagnie à la Cour. Et si le mariage n'est pas de tout repos, vivre à la cour de la Reine l'est encore moins. Mais, grâce à son langage et à ses facéties, Sérine réussit à s'imposer comme sa première dame de compagnie. Elle devient alors la victime de la cour que seul Léon, l'apprenti bourreau, apprécie. Combien de temps la jeune-fille va-t-elle tenir au milieu de cette société endimanchée, fourbe et cruelle qui la déteste et la soupçonne d'être une espionne ?

Ricochet a parfaitement résumé le ton de l'oeuvre : « Derrière le lutin malicieux qu'est l'héroïne et l'histoire en cavalcade, il y a un vrai plaisir de l'écriture, du vocabulaire varié et du mot juste ». Voilà en une phrase le résumé que l'on peut faire de ce roman qui sait mêler à la perfection les thèmes et les styles. Pourtant, l'intrigue n'a rien d'exceptionnelle et nous fait même penser à un certain Disney… le roman sait se distinguer des autres livres qui pourraient lui ressembler. Certes, on retrouve des stéréotypes du conte : une reine inhumaine et terrifiante, une héroïne ballotée, un jeune héros romantique, un roi niais et son secrétaire dangereux, un peuple attachant, des nobles vicieux, le tout sur fond de vie à la Cour. Mais on y trouve également une héroïne pétillante et attachante avec qui on adhère immédiatement. Sérine a un esprit fin et léger qui s'adapte parfaitement au rythme endiablé de l'intrigue où la farce est omniprésente dans les situations cocasses et désespérées qui nous sont présentées. L'humour et l'irrévérence sont mis à l'honneur la narration qui est aussi riche que de la littérature générale. Avis aux amateurs de néologismes, charades et autres jeux de mots littéraires car Sérine ne connait que ça et en use plus que de raison dans les aventures incroyables qu'elle subit. Et derrière toute cette légèreté, des thèmes plus graves sont traités comme ceux de la justice, la mort et la condition féminine. Voici donc un livre de littérature jeunesse qui se distingue avec brio des publications habituelles et qui sait être drôle et captivant tout en étant une perle littéraire.
EXTRAIT : http://lecturesdunenuit.blogspot.fr/2017/01/de-capes-et-de-mots.html
Lien : http://lecturesdunenuit.blog..
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docidf
  04 octobre 2015

de cape et de mots/ VESCO, Flore
Didier jeunesse– Juin 2015 -192 pages
ISBN : 978-2-7470-3498-2 - Prix : 14,20€


Résumé : Dans un royaume imaginaire qui fonctionne comme sous notre Ancien Régime, Serine quitte sa noble famille très désargentée pour se rendre à la Cour. Son premier emploi de demoiselle de compagnie de la reine est rapidement un échec même si elle amuse la souveraine. Laissée pour morte par le Secrétaire du roi, elle réapparaît cachée sous le masque du fou du roi. Son impertinence et sa clairvoyance dans les complots lui valent de nombreux ennemis. Heureusement, sa gentillesse pour le petit personnel lui donne aussi de nombreux alliés qui se révéleront précieux le jour où elle sera démasquée et accusée de la mort du roi.
Mots clés: ROYAUTE/COURTISAN/COMPLOT/ENQUETE/IMPERTINENCE/JEU DE MOTS/VOCABULAIRE
Commentaires : Il s'agit d'une histoire pleine de fantaisie qui n'a rien de réaliste. Ce roman fantaisiste mélange avec brio les complots et les bons mots, les nobles de la cour et le petit peuple travailleur, les méchants aux dents longues et les gentils droits et généreux. Avec un rythme enlevé et haletant et une écriture riche et précise, l'auteur nous entraîne dans un univers fantasque où l'humour, associé à de nombreux jeux de mots, charades ou calembours, est roi. L'héroïne tout aussi charmante qu'effrontée se tire des situations les plus périlleuses ou burlesques grâce à sa fraîcheur, ses traits d'esprit et son audace.
Niveau conseillé : dès la 6ème
Pistes de discussion :
• Qu'est-ce qu'un courtisan ? Pourquoi se comportent-ils ainsi ?
• Les courtisans sont-ils libres d'agir comme ils le souhaitent ?
• Est-ce que cela vous rappelle des attitudes que peuvent avoir des adolescents qui font parti d'un groupe très sélectif ?
• Les médecins du roi vous rappellent-ils une pièce de Molière ?
• Pensez-vous que l'impertinence, voire l'insolence, puisse être un atout dans la vie ?
• Pourrait-on dégager une morale de cette histoire ?
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IreneAdler
  11 novembre 2016
Serine ne sait ni lire ni écrire. Mais depuis quand cela est-il un problème pour devenir demoiselle de compagnie d'une reine capricieuse, occupée seulement d'elle-même ? Non, le vrai problème, c'est le caractère entier et sans concession. Qu'à cela ne tienne ! On ne veut pas d'elle comme demoiselle de compagnie ? Elle sera la semeuse de zizanie !
Flore Vesco nous offre une jeune fille qui ne s'en laisse pas conter, qui décide pour elle, quitte à enfreindre toutes les lois sociales. Après tout, pourquoi la noblesse hypocrite aurait-elle plus de valeur que les lavandières ou les marmitons ? Sa verve, sa vitalité et son franc-parler vont mettre chacun devant ses responsabilités. Et les conséquences en seront... sanglantes.
Une très belle langue, une écriture alerte et bondissante (autant que son héroïne). Une auteure à suivre, parce qu'elle a une qualité d'écriture et qu'elle crée des personnages féminins qui ne sont pas des quiches !
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critiques presse (1)
Ricochet   25 août 2015
Derrière le lutin malicieux qu'est l'héroïne et l'histoire en cavalcade, il y a un vrai plaisir de l'écriture, du vocabulaire varié et du mot juste. Un bonheur en un tome dont on se réjouira dès 11-12 ans.
Lire la critique sur le site : Ricochet
Citations et extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
nightsreadingsnightsreadings   23 janvier 2017
« Au détour d'une galerie, elle ralentit juste avant de culbuter une belle dame. Encore un peu d'entraînement et elle parviendrait à circuler dans le palais sans entrer en collision avec tout ce qui bougeait. La dame arrêta Serine avec un air d'autorité, posa les deux mains sur ses épaules et considéra la jeune fille en fronçant les sourcils. C'était la Grande Demoiselle, qui chaperonnait, dirigeait et réprimandait la ruche des demoiselles de compagnie." (p. 17)
"Il y avait quelque chose de différent dans les prisons ce matin-là. Jules n'arrivait pas à mettre le doigt dessus. [...] En s'arrêtant devant la dernière cellule vide, il comprit. Dans un coin de la paillasse, sous une pile de couvertures, il voyait dépasser un grelot. La petite demoiselle dormait paisiblement. Et ces grands dadais de prisonniers se seraient arraché la langue plutôt que de la réveiller. [...] Jules se hâte de retourner dans la salle de torture. Il dégagea la table de l'écraseur d'orteils, du fléau et du brise-mâchoire qui l'encombraient, et passa un coup d'éponge sur les tâches de sang. Quand Serine émergea enfin, la pièce reluisait. Une tasse de chocolat et des tartines attendaient la jeune fille. »
+ Lire la suite
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ebardinebardin   13 mars 2016
"Au détour d'une galerie, elle ralentit juste avant de culbuter une belle dame. Encore un peu d'entraînement et elle parviendrait à circuler dans le palais sans entrer en collision avec tout ce qui bougeait. La dame arrêta Serine avec un air d'autorité, posa les deux mains sur ses épaules et considéra la jeune fille en fronçant les sourcils. C'était la Grande Demoiselle, qui chaperonnait, dirigeait et réprimandait la ruche des demoiselles de compagnie." (p. 17)
"Il y avait quelque chose de différent dans les prisons ce matin-là. Jules n'arrivait pas à mettre le doigt dessus. [...] En s'arrêtant devant la dernière cellule vide, il comprit. Dans un coin de la paillasse, sous une pile de couvertures, il voyait dépasser un grelot. La petite demoiselle dormait paisiblement. Et ces grands dadais de prisonniers se seraient arraché la langue plutôt que de la réveiller. [...] Jules se hâte de retourner dans la salle de torture. Il dégagea la table de l'écraseur d'orteils, du fléau et du brise-mâchoire qui l'encombraient, et passa un coup d'éponge sur les tâches de sang. Quand Serine émergea enfin, la pièce reluisait. Une tasse de chocolat et des tartines attendaient la jeune fille." (p. 121-122)
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orbeorbe   13 août 2015
Votre Altesse Sérénissime, répondit Serine en esquissant une gracieuse révérence en plein vol, je viens de m'apercevoir que j'ai oublié ma tête ! J'ai du l'oublier quelque part dans les douves du palais. Vraiment, vous auriez pu m'en parler.
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PegLutinePegLutine   20 novembre 2015
La reine porterait sa coiffure la plus époustouflante: on avait accroché dans ses cheveux des petites bulles de gaze dans lesquelles frémissaient des lucioles. De loin elle semblait parée d'étoiles (malheureusement, l'effet était de courte durée: les bestioles étouffaient rapidement et à la fin de la journée, Sa Majesté avait la tête couverte d'insectes morts.)
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KinamiKinami   09 août 2017
La reine estimait qu’une seule célébration par an, à l’occasion de son anniversaire, ne suffisait pas à lui rendre hommage. Aussi commémorait-on chaque année tous les événements importants de sa vie : ses premiers mots, sa première dent, ses premiers pas... Passé cinq ans, la reine n’avait plus beaucoup progressé, et il ne restait qu’à fêter l’anniversaire de son mariage avec Léo III.
Justement, l’anniversaire de ses premiers pas approchait. À cette occasion, il était coutume que les demoiselles dansent en son honneur. Serine faillit tout abandonner quand on lui apprit qu’elle devrait exécuter un menuet devant la cour entière.
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