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EAN : 9782278059522
192 pages
Éditeur : Didier Jeunesse (03/06/2015)

Note moyenne : 4.29/5 (sur 218 notes)
Résumé :
Serine, en dépit de la volonté de sa mère, refuse de se marier. Mais pour sortir ses frères de la pauvreté, elle doit agir. Sa décision est prise : elle sera demoiselle de compagnie ! La tâche s’annonce difficile : la reine est capricieuse, antipathique, et renvoie ses demoiselles aussi souvent qu’elle change de perruque. Mais Serine ne manque pas d’audace et, tour à tour, par maladresse ou génie, se fait une place. Elle découvre alors la face cachée de la cour : le... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (97) Voir plus Ajouter une critique
orbe
  23 août 2015
Serine est une jeune comtesse mais le château où elle vit avec ses sept frères tombe en ruine. Afin d'échapper à un mariage arrangé, elle décide de fuir.

Alors même qu'elle a toujours vécu comme une sauvageonne, elle se rend au Palais, décidée à devenir demoiselle de compagnie de la terrible reine.

Si au départ son originalité et son sens de la répartie plaisent à la souveraine, elle devient vite un bouc émissaire pour l'ensemble de la cour.

Seul Léon, un jeune apprenti bourreau, apprécie à sa juste valeur sa compagnie.

Afin de s'en sortir, la jeune fille multiplie les pirouettes et les ruses... Combien de temps pourra-t-elle tenir dans ce milieu fourbe et cruel ?

Un roman qui annonce tout de suite la couleur puisque la première page évoque la possible décapitation de l'héroïne. Mais c'est pour mieux nous plonger ensuite dans les turpitudes de la cour.

Le portrait de la méchante reine est particulièrement bien peigné. Elle est fascinante d'égoïsme et d'inhumanité, à l'image d'ailleurs des autres courtisans.

Mais si la lecture est aussi entraînante c'est grâce à l'imagination débordante de l'auteur qui plonge son héroïne dans des situations qui sont souvent à la fois cocasses et désespérées. Au ton de la farce se mêle la question de la justice, du pouvoir et même des sentiments !

Un très bon roman pour découvrir les jeux de la cour, ses règles avec ses complots et même son fou ! A lire !

Lien : http://www.nouveautes-jeunes..
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Ileauxtresors
  10 août 2019
Tartiboulote, cubistétère, prétintaille, gastéropode… Certains mots roulent sur la langue, pétillent et stimulent l'imagination ! Avec ce premier roman, Flore Vesco célèbre le plaisir de les faire s'entrechoquer dans une langue joyeusement fleurie. Chaque ligne du texte est réjouissante, mais il ne s'agit pas que d'une forme savoureuse. Il y a aussi un message exaltant le pouvoir des mots, puisque Sérine, l'héroïne du roman, qui rejoint la cour pour être dame de compagnie, ne peut compter que sur sa langue (qu'elle n'a heureusement pas dans la poche) : sans relations, fortune ni parures, ignorant tout des codes des courtisans, elle a pourtant pour elle un art de la conversation et un sens de la répartie inouïs. Décapants, même. Doublés d'un sens solide de la justice sociale. La cour ne sera plus jamais la même !
Nous voici donc transportés dans une cour moyenâgeuse, avec ses douves, sa salle de réception et ses cachots, ses souverains capricieux, leur ribambelle de domestiques et de courtisans, leurs conventions désuètes, leurs modes étranges et leurs complots, leurs conseils des ministres où l'on instaure sans cesse les impôts les plus abracadabrants… Flore Vesco brosse ce petit monde avec beaucoup de verve et un humour irrésistible. On se régale des néologismes, des anachronismes et autres contrepétries qui viennent pimenter le récit. Mais aussi de la façon jubilatoire dont les ordres sociaux et les codes des contes traditionnels sont bousculés. Dans un conte, Sérine serait parvenue à faire son chemin parmi les demoiselles de compagnie, avec comme horizon idéal, peut-être, la perspective d'épouser un prince charmant. Comme ce n'est pas un conte, tout – tout ! – est possible et en dévorant à voix haute les aventures de Sérine, nous avons été ravis d'être ainsi précipités hors des sentiers battus.
Autant dire qu'après avoir adoré L'Estrange Malaventure de Mirella, nous ne nous arrêterons pas en si bon chemin et que nous nous plongerons à la première occasion dans les autres romans de Flore Vesco !
Lien : https://ileauxtresors.blog/2..
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Lagagne
  01 février 2016
Savoureux! Ce livre est savoureux! Aussi bien au niveau des personnages, de l'intrigue, des rebondissements, que de la maîtrise de la langue.
Sérine est le personnage attachant par excellence, drôle et fin qu'on adore. La lavandière, le marmiton sont le petit peuple serviable, faible et fort à la fois, la reine est la parfaite petite peste qu'on attend, le roi est le souverain naïf rêvé, le secrétaire est un Raspoutine de pacotille mais bien méchant tout de même... Et Léon, ah Léon...
Rebondissements (au propre comme au figuré), rythme virevoltant, on ne s'ennuie pas 1/2 seconde à la cour, avec Sérine en guide et maître.
Et que dire de la langue! La langue française est maniée avec talent et drôlerie, avec finesse et sans essoufflement.
Un petit régal!
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nightsreadings
  23 janvier 2017
Sachant que j'aime les romans historiques et l'humour, on m'a conseillé de Cape et de Mots bien qu'il ait un style très différent des livres que je chronique habituellement. Ici, il y a une réelle recherche d'écriture littéraire et cela se ressent dans le style : il est bien plus travaillé et bien plus riche en vocabulaire que ce dont on a l'habitude dans la jeunesse.

Sérine est une jeune fille de haute lignée ruinée, refusant de se marier, elle s'enfuit et devient dame de compagnie à la Cour. Et si le mariage n'est pas de tout repos, vivre à la cour de la Reine l'est encore moins. Mais, grâce à son langage et à ses facéties, Sérine réussit à s'imposer comme sa première dame de compagnie. Elle devient alors la victime de la cour que seul Léon, l'apprenti bourreau, apprécie. Combien de temps la jeune-fille va-t-elle tenir au milieu de cette société endimanchée, fourbe et cruelle qui la déteste et la soupçonne d'être une espionne ?

Ricochet a parfaitement résumé le ton de l'oeuvre : « Derrière le lutin malicieux qu'est l'héroïne et l'histoire en cavalcade, il y a un vrai plaisir de l'écriture, du vocabulaire varié et du mot juste ». Voilà en une phrase le résumé que l'on peut faire de ce roman qui sait mêler à la perfection les thèmes et les styles. Pourtant, l'intrigue n'a rien d'exceptionnelle et nous fait même penser à un certain Disney… le roman sait se distinguer des autres livres qui pourraient lui ressembler. Certes, on retrouve des stéréotypes du conte : une reine inhumaine et terrifiante, une héroïne ballotée, un jeune héros romantique, un roi niais et son secrétaire dangereux, un peuple attachant, des nobles vicieux, le tout sur fond de vie à la Cour. Mais on y trouve également une héroïne pétillante et attachante avec qui on adhère immédiatement. Sérine a un esprit fin et léger qui s'adapte parfaitement au rythme endiablé de l'intrigue où la farce est omniprésente dans les situations cocasses et désespérées qui nous sont présentées. L'humour et l'irrévérence sont mis à l'honneur la narration qui est aussi riche que de la littérature générale. Avis aux amateurs de néologismes, charades et autres jeux de mots littéraires car Sérine ne connait que ça et en use plus que de raison dans les aventures incroyables qu'elle subit. Et derrière toute cette légèreté, des thèmes plus graves sont traités comme ceux de la justice, la mort et la condition féminine. Voici donc un livre de littérature jeunesse qui se distingue avec brio des publications habituelles et qui sait être drôle et captivant tout en étant une perle littéraire.
EXTRAIT : http://lecturesdunenuit.blogspot.fr/2017/01/de-capes-et-de-mots.html
Lien : http://lecturesdunenuit.blog..
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docidf
  04 octobre 2015

de cape et de mots/ VESCO, Flore
Didier jeunesse– Juin 2015 -192 pages
ISBN : 978-2-7470-3498-2 - Prix : 14,20€


Résumé : Dans un royaume imaginaire qui fonctionne comme sous notre Ancien Régime, Serine quitte sa noble famille très désargentée pour se rendre à la Cour. Son premier emploi de demoiselle de compagnie de la reine est rapidement un échec même si elle amuse la souveraine. Laissée pour morte par le Secrétaire du roi, elle réapparaît cachée sous le masque du fou du roi. Son impertinence et sa clairvoyance dans les complots lui valent de nombreux ennemis. Heureusement, sa gentillesse pour le petit personnel lui donne aussi de nombreux alliés qui se révéleront précieux le jour où elle sera démasquée et accusée de la mort du roi.
Mots clés: ROYAUTE/COURTISAN/COMPLOT/ENQUETE/IMPERTINENCE/JEU DE MOTS/VOCABULAIRE
Commentaires : Il s'agit d'une histoire pleine de fantaisie qui n'a rien de réaliste. Ce roman fantaisiste mélange avec brio les complots et les bons mots, les nobles de la cour et le petit peuple travailleur, les méchants aux dents longues et les gentils droits et généreux. Avec un rythme enlevé et haletant et une écriture riche et précise, l'auteur nous entraîne dans un univers fantasque où l'humour, associé à de nombreux jeux de mots, charades ou calembours, est roi. L'héroïne tout aussi charmante qu'effrontée se tire des situations les plus périlleuses ou burlesques grâce à sa fraîcheur, ses traits d'esprit et son audace.
Niveau conseillé : dès la 6ème
Pistes de discussion :
• Qu'est-ce qu'un courtisan ? Pourquoi se comportent-ils ainsi ?
• Les courtisans sont-ils libres d'agir comme ils le souhaitent ?
• Est-ce que cela vous rappelle des attitudes que peuvent avoir des adolescents qui font parti d'un groupe très sélectif ?
• Les médecins du roi vous rappellent-ils une pièce de Molière ?
• Pensez-vous que l'impertinence, voire l'insolence, puisse être un atout dans la vie ?
• Pourrait-on dégager une morale de cette histoire ?
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critiques presse (1)
Ricochet   25 août 2015
Derrière le lutin malicieux qu'est l'héroïne et l'histoire en cavalcade, il y a un vrai plaisir de l'écriture, du vocabulaire varié et du mot juste. Un bonheur en un tome dont on se réjouira dès 11-12 ans.
Lire la critique sur le site : Ricochet
Citations et extraits (22) Voir plus Ajouter une citation
nightsreadingsnightsreadings   23 janvier 2017
« Au détour d'une galerie, elle ralentit juste avant de culbuter une belle dame. Encore un peu d'entraînement et elle parviendrait à circuler dans le palais sans entrer en collision avec tout ce qui bougeait. La dame arrêta Serine avec un air d'autorité, posa les deux mains sur ses épaules et considéra la jeune fille en fronçant les sourcils. C'était la Grande Demoiselle, qui chaperonnait, dirigeait et réprimandait la ruche des demoiselles de compagnie." (p. 17)
"Il y avait quelque chose de différent dans les prisons ce matin-là. Jules n'arrivait pas à mettre le doigt dessus. [...] En s'arrêtant devant la dernière cellule vide, il comprit. Dans un coin de la paillasse, sous une pile de couvertures, il voyait dépasser un grelot. La petite demoiselle dormait paisiblement. Et ces grands dadais de prisonniers se seraient arraché la langue plutôt que de la réveiller. [...] Jules se hâte de retourner dans la salle de torture. Il dégagea la table de l'écraseur d'orteils, du fléau et du brise-mâchoire qui l'encombraient, et passa un coup d'éponge sur les tâches de sang. Quand Serine émergea enfin, la pièce reluisait. Une tasse de chocolat et des tartines attendaient la jeune fille. »
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IleauxtresorsIleauxtresors   10 août 2019
Mais lorsque les gardes partirent d’un rire méprisant à la vue des blanchisseuses, ils signèrent leur arrêt de mort. Cuisses fléchies, poings en avant, les lavandières étaient prêtes à en découdre. Après tout, elles avaient l’habitude de nettoyer la vermine.
Sans se méfier, les gardes avancèrent d’un pas. Or, depuis qu’elles avaient douze ans, ces femmes passaient leurs journées à frotter et essorer jusqu’à épuisement, et porter des corbeilles de linge humide pesant la moitié de leur poids. Lors d’un tournoi de bras de fer, elles auraient remporté toutes les manches. À l’instant où elles brandirent leurs battoirs, épais comme les paumes de leurs mains, les gardes n’avaient plus aucune chance.
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ebardinebardin   13 mars 2016
"Au détour d'une galerie, elle ralentit juste avant de culbuter une belle dame. Encore un peu d'entraînement et elle parviendrait à circuler dans le palais sans entrer en collision avec tout ce qui bougeait. La dame arrêta Serine avec un air d'autorité, posa les deux mains sur ses épaules et considéra la jeune fille en fronçant les sourcils. C'était la Grande Demoiselle, qui chaperonnait, dirigeait et réprimandait la ruche des demoiselles de compagnie." (p. 17)
"Il y avait quelque chose de différent dans les prisons ce matin-là. Jules n'arrivait pas à mettre le doigt dessus. [...] En s'arrêtant devant la dernière cellule vide, il comprit. Dans un coin de la paillasse, sous une pile de couvertures, il voyait dépasser un grelot. La petite demoiselle dormait paisiblement. Et ces grands dadais de prisonniers se seraient arraché la langue plutôt que de la réveiller. [...] Jules se hâte de retourner dans la salle de torture. Il dégagea la table de l'écraseur d'orteils, du fléau et du brise-mâchoire qui l'encombraient, et passa un coup d'éponge sur les tâches de sang. Quand Serine émergea enfin, la pièce reluisait. Une tasse de chocolat et des tartines attendaient la jeune fille." (p. 121-122)
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MissYasakiMissYasaki   13 février 2020
- Mon pauvre fou, qui va désormais le soigner ?
- Mais moi-même, votre Illustrissime ! Figurez-vous que dans mon âge le plus tendre, je n'aimais rien moins que dévorer les livres. Au grand désespoir de mes parents, qui craignaient que tout ce papier ne gâte ma digestion. Je me délectais tout particulièrement de traités de médecine et d'ouvrages sur les maladies de peau. Aussi, dès que je fus en âge de travailler, je me fis guérisseur. Je ne manquais pas de clientèle, car j'avais trouvé un moyen infaillible pour soigner toutes les maladies.
Le roi se penchant en avant, intrigué.
- Vraiment ? Et lequel, mon bon fou ?
- Votre Majesté, je soignais par le rire. Tenez pas exemple, si une brave femme venait me voir avec la voix enrouée, eh bien, je la faisais rire à gorge déployée !
...
- Aux personnes cardiaques, continua le fou, j'ordonnai de rire de bon cœur.
...
- Quant aux malades de la jaunisse...
- Tu les faisais rire jaune! s'exclama le roi, qui se prenait au jeu.
- Ceux qui souffraient d'un torticolis...
- A t'écouter, pliés en deux, ils se tordaient de rire!
- Et lorsqu'un patient venait me voir avec la joue enflée par une mauvaise carie...
- Tu le faisais rire du bout des dents ! Ou bien... À s'en décrocher la mâchoire ?
- Tout dépend de l'intensité du mal , répondit le fou d'un air docte.
- Mais que recommandais- tu aux gens qui ont pris froid ?
- Eh bien ! De rester au chaud et de rire sous cape, bien entendu !
- Évidemment ! Quel guérisseur remarquable !
- Hélas, je dus pourtant fermer boutique.
- Et pourquoi donc ? interrogea le roi.
Le fou afficha une mine désolée.
- J'étais passé maître dans l'art de faire rire. Je ne mesurais pas l'étendue de mes talents... Je fis mourir de rire un de mes patients, paix à son âme.
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orbeorbe   13 août 2015
Votre Altesse Sérénissime, répondit Serine en esquissant une gracieuse révérence en plein vol, je viens de m'apercevoir que j'ai oublié ma tête ! J'ai du l'oublier quelque part dans les douves du palais. Vraiment, vous auriez pu m'en parler.
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Videos de Flore Vesco (9) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Flore Vesco
Christophe de Jerphanion, blogueur et membre du jury, présente la lauréate du Prix Imaginales 2020 en catégorie jeunesse.
Félicitations à Flore Vesco pour son roman "L'Estrange malaventure de Mirella" publié par l'École des loisirs.
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