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EAN : 9782211301558
240 pages
Éditeur : L'Ecole des loisirs (17/04/2019)

Note moyenne : 4.27/5 (sur 123 notes)
Résumé :
Moyen Age. Les rats ont envahi la paisible bourgade d'Hamelin. Vous croyez connaître cette histoire par coeur ? Vous savez qu'un joueur de flûte va arriver, noyer les rats en musique, puis les enfants d'Hamelin ? Oubliez ces sornettes : la véritable histoire est bien pire, et c'est grâce à Mirella, une jeune fille de 15 ans, qu'on l'a enfin compris. Jusqu'ici, elle passait inaperçue en ville – qui s'intéresserait à une porteuse d'eau, à une crève-la-faim, une enfant... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (56) Voir plus Ajouter une critique
thimiroi
  12 août 2020
Le fabuleux destin de Mirella
"L‘estrange malaventure de Mirella" est une réécriture d'un conte des frères Grimm, « Le joueur de flûte de Hamelin ».
Dans ce conte, les rats envahissent la ville de Hamelin (Hameln, au nord de l'Allemagne) et répandent la peste. En échange de la promesse d'une forte somme d'argent, un mystérieux joueur de flûte envoûte les rats grâce à sa musique, les entraîne hors de la ville et provoque leur noyade dans une rivière tumultueuse à proximité.
Mais, l'argent ne lui ayant pas été remis, le joueur se venge en emmenant tous les enfants de Hamelin qui disparaissent à tout jamais.
Dans le roman de Flore Vesco, s'il y a bien un joueur de flûte, celui-ci joue un rôle secondaire et il n'a pas les pouvoirs magiques que lui prête le conte.
C'est, comme l'indique le titre du roman, une certaine Mirella qui en est le personnage principal : Mirella est une jeune fille de quinze ans aux origines mystérieuses qui, après avoir été élevée dans un orphelinat, survit avec difficulté en tant que porteuse d'eau, obligée de masquer sa féminité pour échapper à la concupiscence masculine.
Les rats prolifèrent dans la ville, deviennent de plus en plus agressifs et la peste se répand. C'est alors que Mirella se découvre d'étonnants pouvoirs ; elle va apprendre ses origines, puis devoir surmonter ses peurs pour venir à bout des rats et affronter l'émissaire de la Mort, dont elle est la seule habitante de Hamelin à percevoir l'existence...
Flore Vesco a mis en scène des personnages pittoresques (dont certains sont parfaitement odieux, notamment l'ignoble bourgmestre !) et elle écrit un récit alerte qui ne manque pas d'humour.
Ajoutons pour terminer que l'auteure a donné une petite teinte médiévale à la langue qu'elle a employée en usant d'un certain nombre de termes d'ancien français, ce qui contribue de manière non négligeable au plaisir de la lecture de son récit.
P.-S. : merci à Lucine de m'avoir incité à lire ce très bon roman !

Challenge multi-auteures SFFF 2020
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Ileauxtresors
  29 mai 2019
(Lu à voix haute en mai 2019)
En voilà une idée merveilleuse : revisiter l'un des contes les plus célèbres du canon des bibliothèques enfantines – j'ai nommé : le joueur de flûte de Hamelin ! Une revisite à la fois irrévérencieuse, réjouissante et moderne.
Irrévérencieuse, car Flore Vesco prend des libertés avec le conte d'origine, nous livrant une version alternative de l'histoire dans laquelle le rôle principal revient à Mirella, une jeune fille rousse de quinze ans. Pleine d'aplomb, de discernement et de générosité, Mirella est aussi une incarnation vibrante de la liberté et de l'émancipation, dont la trajectoire incroyable a passionné toute la famille. Et puisque les contes ont toujours une morale, il y en a une ici, mais concoctée à la sauce de l'autrice : « Laissez les jeunes filles danser et, parées ou dévoilées, circuler dans la cité, ou bien il pourrait vous en coûter. Suivez les enfants inconscients, qui jamais ne doutent, n'hésitent ni ne tremblent. Et méfiez-vous des contes. Qui sait, derrière ces badines historiettes, quelles terribles vérités sont cachées ? »
Réjouissante car Flore Vesco écrit dans une langue fleurie qui évoque un vieux français digne des meilleurs passages du film Les visiteurs, teinté de termes germaniques puisque nous l'intrigue nous entraîne au creux du St Empire. L'autrice nous ravit également en donnant de l'épaisseur à l'histoire, prenant le temps de brosser des personnages et un Moyen-Âge hauts en couleurs : de l'organisation politique à l'hygiène en passant par les rites et superstitions, tout est tellement évocateur qu'on a l'impression d'y être. Et si effroyable, restitué avec tant d'ironie, que la lecture en devient… réjouissante.
Moderne tant ce détour par le Moyen-Âge donne à penser aux misères et turpitudes contemporaines : qu'il s'agisse de la domination masculine, de la chasse aux sorcières et de la recherche de boucs émissaires, des superstitions ou des effets de foule, les parallèles sont troublants et entre deux éclats de rire, j'ai bien vu que cette lecture donnait beaucoup à réfléchir à mes garçons. Ce détour par un passé lointain permet finalement d'évoquer des choses parfois très dures qu'il serait difficile d'aborder frontalement avec de jeunes lecteurs.
Nous n'avons fait qu'une bouchée des aventures de Mirella qui ont été un grand moment de lecture à voix haute. Après avoir ri et pleuré de la noirceur du Moyen-Âge, le dénouement de l'histoire a été véritablement jubilatoire ! Un roman émancipateur, pétillant d'intelligence et débordant de vérité, à découvrir sans hésiter.
Lien : https://ileauxtresors.blog/2..
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dedanso
  21 juin 2020
Je le voyais venir ce coup de coeur qui me guette depuis la sortie de l'Estrange malaventure de Mirella !
Ma fille et moi aimons beaucoup l'histoire du Joueur de flûte de Hamelin. C'est donc avec enthousiasme que j'ai découvert ce livre de Flore Vesco qui revisite le conte originel allemand.
Cette oeuvre est originale à plus d'un titre.
D'abord, le plus frappant sans doute, c'est le style de l'auteure. Flore Vesco a en effet inventé un langage moyenâgeux au vocabulaire riche, à la sonorité franche et mélodieuse : un vrai régal ! Elle mélange des mots de son invention à du vieux français. On n'y voit que du feu et le sens des mots coule de source.
Originalité aussi dans le choix de ses personnages principaux et sa manière de revisiter ce conte populaire. L'histoire devient très féminine, à l'image de son héroïne, Mirella, jeune fille rousse au caractère bien trempé. Mais on croise aussi un émissaire de la Mort en la personne de Peest, ainsi que le vrai joueur de flûte qui ne correspond pas tellement à l'image que l'on s'en faisait !
Se mêle à tout cela un peu d'histoire : celle des maladies contagieuses au XIIIème siècle (la lèpre, la peste). Flore Vesco ne prend pas ses lecteurs pour des imbéciles et il se peut que vous trouviez certains passages aussi peu ragoutants que tout particulièrement réalistes.
En somme, un vrai bijou que ce récit enlevé et goûtu, à l'ironie aussi mordante que les rats qui envahissent Hamelin.
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Bookinette
  08 août 2019
Comme chaque année #BBenlivre (Booktube et la Blogo en livre) a débuté en juillet, j'aime infiniment cet événement qui met en lumière la littérature jeunesse. Chaque jour, des articles ou vidéos sont publiés pour rendre hommage à un auteur jeunesse, un thème, un titre ou une série et un super concours est organisé.
Cette année je me suis inscrite au off pour ajouter ma petite pierre à l'édifice 😊
Pourquoi ai-je décidé de participer ? Je lis tout un tas de livres dans des genres divers et variés et j'aime revenir très régulièrement vers la lecture jeunesse dans laquelle j'ai trouvé nombre de pépites. Aujourd'hui, je vais vous présenter 'une de ces pépites dont on ne parle pas assez à mon sens.
Revisiter un conte est un art difficile. Bien des auteurs s'y sont essayé avec plus ou moins de réussite et Flore Vesco en s'attaquant au Joueur de flûte de Hamelin a relevé le gant avec succès !
En reprenant la trame du récit originel (dont le résumé est très judicieusement glissé en prologue), elle en a gardé l'âme tout en y apportant une vraie modernité et une inventivité folle.
Les éléments sont tous là : le village au Moyen Age, l'invasion des rats, le bourgmestre, les enfants, le joueur de flûte, un peu de magie.... mais l'auteur a choisi de mettre au centre de la narration Mirella jeune fille astucieuse, joyeuse et pleine d'entrain toujours prête à aider autrui et à chantonner. Quelques personnages supplémentaires viennent étoffer l'histoire, le jeune Pan qu'elle prendra sous son aile, le mystérieux Peest... etc.... et le conte prend une toute autre densité. Un tas d'aventures passionnantes vont arriver à tout ce petit monde, aventures teintées de fantastique parfois dont je me garderai bien de révéler la teneur, ce serait bien dommage de trop en dire !
Outre la trame ingénieuse de l'histoire parfaitement maîtrisée qui oscille entre noirceur (les rats, la peste...) et allégresse (la musique, le chant...), il y a tout un univers qui est dépeint d'une plume vivante. le lecteur est totalement immergé dans le Moyen âge dont toute l'imagerie est présente : la misère, les conditions de vie insalubre, les mendiants, les lépreux, la religion, la médecine, la justice expéditive et les exécutions publiques... mais tout cela présenté avec une légèreté incroyable, un humour subtil et un ton parfois un brin sarcastique. S'y ajoute un travail particulièrement soigné sur l'écriture, Flore Vesco utilise un langage ciselé flirtant avec l'ancien français tout en restant parfaitement compréhensible. Elle manie avec grand art les jeux de mots. C'est vivant, c'est imagé, c'est intelligent, drôle....
Et de l'humour, il y en a à foison !
Je ne résiste pas au plaisir de vous mettre une courte citation pour vous en donner un petit aperçu :
"Sous l'instruction de son bourgmestre, Hamelin était devenue une ville de grande modernité.
Un exemple. Partout ailleurs dans le Saint Empire germanique, les citadins jetaient leurs eaux usées dans la rue, en criant : « À la mouscaille ! » Aussi n'était-il pas possible de sortir de chez soi sans recevoir au moins une fois sur la tête le contenu malodorant d'un pot de chambre. Alors qu'à Hamelin, une fois par an, lors d'une grande messe, le prêtre bénissait les caniveaux de la ville, les pots de chambre et les intestins de ses paroissiens. Par conséquent, les badauds qui se trouvaient compissés ou souillés par des ordures jetées depuis les fenestrous, recevaient en fait une onction sacrée qui participait au salut de leur âme." (page 13)
Tout en jouant ainsi avec le conte en le distordant, avec les mots en les ajustant, l'auteur glisse des thèmes importants dans son récit comme l'organisation de la société et la justice sociale, la place des femmes, la toute puissance de la religion.... le récit s'ancre entre passé et modernisme.
J'ajouterai pour finir un petit mot sur le travail éditorial de L'école des loisirs, un très joli travail qui sert à merveille le texte : une jolie couverture à rabat avec quelques brillances qui rappellent les enluminures, des lettrines en début de chaque chapitre et des petites flûte entre certains paragraphes. C'est du bel ouvrage !
Cette lecture a été un vrai coup de coeur. J'avais déjà beaucoup aimé de cape et de mots, mais celui-ci encore plus, non seulement j'ai retrouvé mon âme d'enfant dans le plaisir du conte, un conte ingénieusement étoffé, mais j'en ai savouré chaque ligne tant j'en ai aimé la plume, la verve, la truculence, l'humour, l'inventivité...
Je suis définitivement fan de Flore Vesco qui, à mon sens, est un des meilleurs auteurs jeunesse français et je ne peux que vous inviter à la lire !
Lien : http://chezbookinette.blogsp..
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Melisende
  11 septembre 2020
C'est avec cette Estrange malaventure que je découvre – avec plaisir – l'univers décalé et original de Flore Vesco. Dire que l'aventure de la jeune Mirella est un ovni est un euphémisme : le style est aussi étonnant que l'histoire. Attention, estrange livre que voilà !

Bon, avant toute chose, deux ou trois mises au point.
Contrairement à ce que j'ai pu voir passer dans certains retours de lecteurs et lectrices, Flore Vesco n'écrit pas ici en ancien français. Si si, je vous assure. Si c'était le cas, je vous promets, vous n'y comprendriez goutte. On peut à la limite rapprocher le langage utilisé par Flore Vesco d'un texte tel que Gargantua de Rabelais. Mais on est alors plutôt au XVIe siècle, plus au Moyen Age.
Dans le même ordre d'idée, le texte laisse parfois apercevoir l'image de la jeune fille rousse dont tout le monde se méfie avec la perspective des bûchers de sorcières… Or, là aussi c'est un cliché qu'on attribue à tort au Moyen Age puisque les procès et la chasse aux sorcières ont surtout eu lieu à la fin du XVIe et au début du XVIIe siècle… Je rappelle tout de même que, grossièrement, le Moyen Age s'étale du Ve au XVe siècle. Dix siècles c'est déjà pas mal, on ne va pas lui ajouter quelques centaines d'années en plus.
Et enfin, et c'est une supplication aux blogueurs du monde entier – francophones du moins – : évitez d'utiliser le terme “moyenâgeux” à moins que vous ayez explicitement envie d'ajouter une connotation négative à votre discours ! Si vous voulez être plus neutre, c'est “médiéval”. Merci bien.
Maintenant que tout ça est dit et n'enlève rien aux qualités d'écriture et de conteuse de Flore Vesco, je peux l'annoncer : j'ai aimé cette malaventure fort originale et plaisante !
Parce que si on met de côté les petits clichés médiévaux, l'ambiance est franchement bien croquée : le petit bourg de Hamelin, ses échoppes, son bourgmestre corrompu, ses orphelins va-nu-pieds, ses rats, son joueur de flûte… son insécurité latente, sa misère et la menace quotidienne de la faim et des maladies. Bon, encore une fois, c'est limiter le Moyen Age à ses aspects les plus sombres et les moins reluisants… mais il faut avouer que c'est efficace, ça plante bien son décor.
Et dans celui-ci, au milieu des orphelins qui se tuent chaque jour à la tache, évolue une jeune adolescente débrouillarde et courageuse, notre héroïne : Mirella. Une gamine pas comme les autres. Déjà, parce que, comme je vous le disais, elle a de longues boucles rousses qu'elle tente tant bien que mal de cacher et surtout, parce qu'elle semble douée de capacités que tous les autres n'ont pas. du genre un peu surnaturelles.
Disons qu'elle voit quelque chose de bien particulier et c'est ce don qui va lui permettre de tirer son épingle du jeu alors que l'épidémie de peste s'abat sur le village. Parce qu'une invasion de rats ce n'est pas suffisant, il faut surtout qu'ils amènent avec eux la maladie et la mort.
Réécrire le Joueur de flûte de Hamelin en lui ajoutant une petite peste (la maladie, pas l'héroïne… quoi que…) bien efficace c'est déjà plutôt intéressant dans la littérature jeunesse mais ça l'est encore plus quand on se rend compte que Flore Vesco n'hésite pas à insérer quelques détails franchement sombres à son histoire : ainsi, Mirella nous dit plusieurs fois, plus ou moins à demi-mots, qu'elle a déjà dû subir les assauts de plusieurs hommes depuis que son corps s'est transformé (pour devenir celui d'une jeune femme), la peste emporte des parents laissant derrière eux des enfants orphelins et affamés peut-être eux aussi bientôt victimes de la terrible maladie, le petit protégé de notre héroïne se blesse méchamment et c'est pas joli-joli… bref, il y a du détail glauque, triste, dur… l'autrice ne nous épargne rien.
Oui, mais elle le fait… avec humour. Noir certes, mais avec humour tout de même. Et dans un parler désuet, à « tendance médiévale ». L'association des scènes les plus terribles racontées avec force cynisme, c'est assez délicieux. Un peu comme les Soeurs Carmines d'Ariel Holzl, par exemple.
Flore Vesco y ajoute quelques remarques et réflexions bien senties sur le charlatanisme de certains chirurgiens-bouchers d'alors, la misogynie de l'Eglise et de ses représentants… là encore, c'est plutôt osé dans un titre jeunesse mais si bien amené !
Il faut en revanche se laisser emporter par l'histoire, par le rythme et surtout par la musicalité du style. Les premières pages ne sont pas forcément évidentes à parcourir et à digérer. Au début, il m'a fallu relire plusieurs fois certaines phrases pour être sûre de comprendre mais le vocabulaire un peu vieilli et la syntaxe chantante s'adoptent vite et c'est un plaisir étonnant.
Qui aurait cru qu'une histoire d'invasion de rats et de peste dans un petit patelin médiéval m'aurait autant fait sourire… C'est une réécriture intelligente, modernisée et cyniquement bien écrite ! Je ne sais pas quel effet ce texte surprenant a sur un lectorat adolescent mais il est clair qu'il ne laisse pas les adultes indifférents !
Lien : https://bazardelalitterature..
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critiques presse (1)
Elbakin.net   22 juin 2020
Découvrez-le, lisez-le à vos enfants car il s’agit là d’une belle leçon de vie et de courage dans un moyen-âge qui, finalement, ressemble bien plus à notre monde contemporain.
Lire la critique sur le site : Elbakin.net
Citations et extraits (25) Voir plus Ajouter une citation
thimiroithimiroi   10 août 2020
Et le prêtre de raconter les vies et les exploits de de Saint Hilarion ou Sainte Rictrude, qui fatiguaient leurs bourreaux, pouvant passer des heures à endurer les coups de pique en gardant le sourire, soupirant d’aise lorsqu’on les rôtissait sur le grill, changeant eux-mêmes de côté afin que leur chair soit partout dorée et craquante.
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dedansodedanso   22 juin 2020
Le prêtre fit un tant beau discours que toute l'assemblée en resta saisie. En brandissant son unique bras, il raconta avec force détails les tourments de l'enfer. Il décrivit les mortelles vapeurs et exhalaisons de soufre. Il conta les pécheurs qui rôtissaient longuement, leur cuir chevelu qui grésillait, leurs ongles qui fondaient et s'imposaient dans la pulpe des doigts. Des diablesses embobinaient leurs tripes sur des fuseaux pour les filer. Des petits diablotins enfonçaient leurs fourches dans la chair de leurs cuisses, et des sangsues infernales entraient dans leurs narines pour sucer le sang de leur cervelle.
Ces belles paroles plongèrent le coeur de ses paroissiens dans une noble angoisse, bien propre à les maintenir dans le droit chemin.
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IleauxtresorsIleauxtresors   29 mai 2019
Partout ailleurs dans le Saint Empire germanique, les incendies dévoraient des quartiers entiers une fois par mois, car les bâtisses en bois, entassées les unes contre les autres, s'enflammaient promptement.
Alors qu'à Hamelin, les incendies étaient tout aussi fréquents. Mais les habitants les éteignaient bien vitement, le bourgmestre ayant fait installer l'eau courant.
Cette eau courante était sans conteste l'invention dont le bourgmestre était le plus fier. Il avait eu l'idée voilà sept années. Pour cela, il avait nommé dix porteurs d'eau, choisis par les enfants trouvés d'Hamelin.
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dedansodedanso   25 juin 2020
L'étuveur dut fléchir. Il sortit devers l'entrance de son établissement et sonna la cloche qui servait à réclamer l'eau.
Profitons-en pour observer la ville. Hamelin ressemblait à une marmite. C'était une vaste cité ronde, entourée d'une courtine et remplie à ras bord d'une populace bouillonnante. Les rues étroites et méandreuses, où il y avait à chaque coude grand embarras de charrois, débordaient d'ateliers et d'échoppes.
Il y régnait une merveilleuse cacophonie.
Devant leur huis, drapiers, pâtissiers, tisserands, verriers et chausseurs interpellaient les passants. Leurs balivernes étaient couvertes par les braillements des vendeurs à la criée, des ramasseurs de chiens, des marchands de peaux de chat. S'y ajoutaient les jactances des vilains, vilaines et vilainiots, qui dès la pique du jour quittaient leur triste tannière pour confabuler au plein air.
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IleauxtresorsIleauxtresors   15 mai 2019
Et le prêtre de raconter les vies et les exploits de saint Hilarion et sainte Rictrude, qui fatiguaient leurs bourreaux, pouvant passer des heures à endurer les coups de pique en gardant le sourire, soupirant d'aise lorsqu'on les rôtissait sur le grill, changeant eux-mêmes de côté afin que leur chair soit partout dorée et craquante.
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Videos de Flore Vesco (9) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Flore Vesco
Christophe de Jerphanion, blogueur et membre du jury, présente la lauréate du Prix Imaginales 2020 en catégorie jeunesse.
Félicitations à Flore Vesco pour son roman "L'Estrange malaventure de Mirella" publié par l'École des loisirs.
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