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Jacques Perret (Éditeur scientifique)
EAN : 9782070383450
512 pages
Éditeur : Gallimard (22/03/1991)

Note moyenne : 3.92/5 (sur 430 notes)
Résumé :
Ce poème de dix mille vers conte l'histoire d'un jeune prince Enée, rescapé du sac de Troie, qui mêle à ses multiples péripéties quelques compagnons d'infortune. Cet homme est à la genèse de la cité de Rome.
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Critiques, Analyses et Avis (37) Voir plus Ajouter une critique
candlemas
  01 décembre 2018
Que l'on soit ou non fan d'antiquité, que l'on se soit ou non vu imposer Homère et les versions latines au collège, il est bon de lire Virgile, ou du moins une bonne traduction... pour le plaisir !
Tout simplement parce qu'il est, avec Homère, le maître de l'épopée, et que les auteurs d'heroïc fantasy et de films à grand spectacle doivent encore énormément à ces maîtres antiques.
Les meilleurs auteurs modernes, à commencer par Tolkien, ne se contentent pas de faire enchaîner à leurs héros combats, aventures et magie, mais, souvent, les faiblesses de ce héros sont le principal obstacle dans leur noble quête, et ce sont elles que l'aède ou troubadour moderne met en scène.
Ainsi, même si cette littérature est aujourd'hui lue, elle garde, quand elle est bien faite, quelque chose de la poésie de ces récits antiques psalmodiés ou chantés. La magie y est relayée par la présence des dieux et, contrairement aux chansons du haut-moyen-âge parfois grossières de ce point de vue, grecs et latins ont su manier l'hyperbole avec un charme inégalé.
Le récit de l'Enéide, destiné à asseoir la légitimité mythique de Rome, est bien connue : elle associe, en les inversant, les trames de L'Iliade et de l'Odyssée, Enée errant sur les mers avant d'atteindre le Latium, puis luttant pour s'y établir. Mais il est aussi et surtout un long poème classique, en hexamètres dactyliques, aux passages superbes -même traduits-, qui parviennent encore à émouvoir à notre époque où la poésie a évoluer vers des formes totalement différentes.
En modèle classique d'épopée, l'Eneide continue aussi d'influencer le genre romanesque, notamment quand celui-ci conte le voyage initiatique du héros qui, imparfait, connaît sa descente aux enfers -plus symbolique de nos jours-, avant de remonter par ses vertus. Ces vertus, dans l'Enéide, oeuvre d propagande commandée par Auguste comme le furent les peintures de David commandées par Napoléon, sont bien sûr celles du "viril" et prosaïque peuple romain, ce qui rend l'oeuvre à la fois proche et différente des chants homériens.
Sans être un spécialiste de l'Enéide, je terminerai en disant que c'est là un récit plutôt agréable à lire, et un beau roman d'aventures, dont la forme poétique ne gâche rien, même si ma médiocrité de latiniste peu assidu ne me permettait pas de le faire n VO.. Virgile, contrairement à Homère, adresse même des clins d'oeil de connivence au lecteur... divin privilège !
Je conseille de le lire dans foulée des récits homériens, comme je le fis moi-même, et avant Tolkien.
Surtout, il me semble indéniable, que l'on apprécie ou pas ce genre un peu désuet, que Virgile et son Enéide continuent d'influencer, relayés à travers des siècles par leurs successeurs, le roman, en particulier le roman fantastique et d'aventure, tandis que la poésie s'en est éloignée, malgré quelques joyaux produits. Certain des thèmes introduits par ces récits héroïques antiques sont tellement ancrés dans notre inconscient collectif que certains auteurs de fantasy font aujourd'hui, comme M. Jourdain, du Virgile sans le savoir...


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Dionysos89
  11 novembre 2012
Excellent souvenir de mes études latines, l'Enéide de Virgile est tout à la fois une magnifique source littéraire, historique et "Rome antique".
Mythique épopée d'Enée depuis Troie jusqu'au Latium en passant par la Carthage de la divine Didon, l'Enéide nous transporte par ses vers enchanteurs dans des contrées antiques dignes d'Homère. L'amour, le combat, la tragédie, toute situation est poussée à son paroxysme pour coincer chaque personnage dans ses derniers retranchements physiques et psychologiques. Une merveille littéraire donc qui, comme bon nombre d'oeuvres antiques, brille par un style inimitable et des thèmes immuables.
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Fifrildi
  06 mars 2018
Je n'ai jamais eu envie de lire Virgile. Il est fort probable que je n'aurais jamais lu L'Enéide si je n'avais pas lu Lavinia d'Ursula le Guin avant. Ah ! le pouvoir de la SFFF qui donne envie de lire les sources mythologiques ^_^
Un petit conseil : évitez les versions disponibles du domaine public, c'est illisible. Heureusement, BazaR a mentionné dans un commentaire la dernière traduction de Paul Veyne.
« Paul Veyne, fin lecteur et bon païen, a décidé de nous affranchir de la sacro-sainte "structure" du texte pour restituer la dimension épique de ce qu'il n'hésite pas à nommer dans sa magnifique préface "un film d'action". En latin, traduire en suivant servilement l'ordre des mots conduit à un abominable charabia et jamais l'Enéide n'avait été aussi belle à lire. » (F. Busnel)
Je ne vais pas refaire l'histoire mais j'ai passé un très bon moment de lecture. J'ai surtout été bleuffée par ce qu'Ursula le Guin en a fait. À quelques détails près, les deux histoires se complètent parfaitement. Quand le Chant XII s'est terminé… je me suis dit : « et la suite ? c'est déjà fini ?»
Après réflexion, il m'est impossible de vous conseiller : lequel lire en premier ?

Challenge pavés 2018 (4)
Challenge multi-défis 2018 (65)
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LydiaB
  04 novembre 2013
L'Enéide est une épopée se composant de douze chants. Elle relate les sept années pendant lesquelles le héros, Énée, va surmonter différents obstacles afin d'honorer la mission des dieux : fonder la nouvelle Troie. En effet, Troie, patrie d'Énée, a été détruite. Il fuit cette dernière. Mais Junon, qui lui voue une haine incommensurable, va lui mener la vie dure comme l'indique l'entrée en matière :


"Je chante les combats du héros prédestiné qui fuyant
les rivages de Troie aborda le premier en Italie, près de Lavinium ;
longtemps il fut malmené sur terre et sur mer
par les dieux puissants, à cause de la cruelle Junon, à la rancoeur tenace ;
il endura aussi bien des maux à la guerre, avant de fonder sa ville
et d'introduire ses dieux au Latium, le berceau de la race latine,
des Albains nos pères et de Rome aux altières murailles."


Je ne résume pas l'histoire, on la connaît ! Mais quand on pense que Virgile voulait détruire le manuscrit... Il eut été dommage de priver ainsi des générations d'un des plus beaux poèmes épiques de la littérature. Quel bel hommage à Homère à qui il empruntera le sujet !
Lien : http://www.lydiabonnaventure..
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michfred
  24 avril 2015
Auguste a "commandé" cette épopée à son grand poète officiel, Virgile.
L'empereur voulait donner aux Romains une épopée à l'instar de celles des Grecs, miraculeusement dotés de l'Iliade et l'Odyssée d'Homère. C'est tout naturellement de celles-ci que s'inspira Virgile, mais en inversant chronologiquement les modèles: l'errance d'Énée ,après la chute de Troie, a pour modèle l'Odyssée, qui raconte celle d'Ulysse retenu loin d'Itaque, après le siège de Troie, par les caprices furieux de Poséidon. L'installation finale d'Énée dans le Latium, - d'où partiront son fils Iule, puis ses descendants, Romulus et Rémus, fondateurs de Rome,- se fera au prix de guerres féroces , modelées sur les combats de l'Iliade.
Virgile n'a pas eu le temps,dit-on, de mettre la dernière main à son oeuvre.
Il voulait qu'on détruisît cette épopée savante mais imparfaite, à ses yeux. "On" n'en fit rien, fort heureusement! Car l'Eneide, pour être une oeuvre de propagande politique à la gloire du "pacificateur" ,Auguste, père des arts et des lois, une fausse épopée, une vraie "contaminatio" savante, calquée sur les illustres modèles grecs, n'en est pas moins un poème magistral et une vraie grande oeuvre.
Les chants de l'Eneide sont magnifiques, même si le personnage d'Enée, un peu fadasse, n'a ni le relief, ni l'étoffe de ces prédécesseurs grecs aux caractères si bien trempés qu'on les reconnaît à leur seule épithète. Mais il est des passages où le poète latin surpasse son illustre modèle: Ulysse n'avait osé descendre aux Enfers, il avait seulement, par une sorte de magie noire, évoqué les ombres héroïques des disparus en répandant du sang sur le sol -c'est l'épisode de la Nekuia- tout en maintenant les âmes des morts à distance respectueuse, à l'aide de l'épée...
Virgile, lui, va plus loin:dans le chant VI, il fait descendre Énée dans les lugubres couloirs, lui fait traverser l'Achéron dans la barque de Charon, rencontrer toutes les créatures infernales qui peuplent les sombres bords, avec pour guide touristique la Sibylle de Cumes et son rameau doré...Pour ce seul chant, l'Enéide vaut d'être lue avec passion...Dante s'en souviendra quand il évoquera à son tour les Enfers, faisant de Virgile, cette fois, son guide protecteur...
Juste retour des choses...
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Citations et extraits (93) Voir plus Ajouter une citation
LydiaBLydiaB   04 novembre 2013
Énée se tenait droit, resplendissant dans une claire lumière ;
il avait le visage et les épaules d'un dieu ; car sa mère elle-même
d'un souffle avait donné à son fils une chevelure magnifique,
l'éclat vermeil de la jeunesse et des yeux pétillants de charme :
ainsi des mains artistes rehaussent la beauté de l'ivoire,
ou parent d'or fauve l'argent ou le marbre de Paros.

Alors il s'adressa à la reine et, soudain, à la surprise générale,
il dit ainsi : « Je suis ici devant vous, celui que vous cherchez,
le Troyen Énée, arraché aux ondes libyennes.
Ô toi, tu es la seule à t'être apitoyée sur les épreuves indicibles de Troie,
et nous, restes échappés aux Danaens, qui sur terre et sur mer
avons déjà épuisé tous les malheurs, et sommes totalement démunis,
tu nous associes à ta cité, à ta maison ; te remercier dignement,
ô Didon, est impossible pour nous comme pour les quelques survivants
de la nation dardanienne disséminés un peu partout par le vaste monde.
Si des divinités prennent en compte la piété des hommes,
s'il existe quelque part une justice et la conscience de la droiture
que les dieux t'accordent des récompenses dignes de toi. Quels siècles heureux
t'ont vue naître ? Quels parents si grands ont engendré une fille telle que toi ?
Tant que les fleuves courront vers la mer, tant que dans les montagnes
les ombres parcourront les vallées, tant que le ciel nourrira les étoiles,
toujours subsisteront et ta gloire et ton nom et tes louanges,
où que je sois appelé sur la terre ».
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colimassoncolimasson   02 décembre 2015
Lorsqu’au jour suprême la vie a quittées [les âmes], les malheureuses ne sont pourtant pas débarrassées complètement de tout le mal et de toutes les souillures corporelles, et le mal qui s’est longtemps amoncelé au fond d’elles-mêmes y a nécessairement des racines d’une longueur étonnante. Elles sont donc soumises à des châtiments et expient dans les supplices leurs maux invétérés : les unes, suspendues en l’air, sont déployées au souffle des vents légers ; les autres lavent au fond d’un vaste gouffre le crime dont elles sont souillées, ou s’épurent dans le feu. Chacun de nous subit ses Mânes ; ensuite on nous envoie dans l’ample Elysée, dont nous occupons en petit nombre les riantes campagnes. Enfin, lorsqu’un long jour, au cercle révolu des temps, a effacé la souillure profonde, et purifié le sens éthéré, étincelle du souffle primitif ; quand toutes ces âmes ont vu tourner la roue pendant mille ans, un dieu les appelle en longue file aux bords du fleuve Léthé, afin qu’oublieuses du passé elles aillent revoir la voûte de là-haut, et commencent à vouloir retourner dans des corps.
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laulauttelaulautte   26 juillet 2016
[Recours de la Furie Allecto par Junon pour susciter la guerre entre les Troyens et les Latins – Livre VII vers 338-368 , 369-398]
Sur-le-champ, Allecto, tout infectée du venin des Gorgones, s’en va droit au Latium, pour commencer, dans la haute demeure du maître des Laurentes et elle s’est assise sur le seuil silencieux d’Amata : l’arrivée des Troyens, l’hyménée de Turnus brûlaient son âme de toutes les inquiétudes et colères de la femme. La déesse lui jette un serpent pris à ses cheveux sombres ; sous la robe elle le fait profondément pénétrer jusqu’auprès du cœur, afin que rendue furieuse par la terrible bête elle mette le désordre dans toute la maison. Entre les vêtements et la lisse poitrine, il s’est glissé ; sans se rendre sensible il fait onduler ses replis, il reste inconnu de celle qu’il affole, lui insufflant son âme vipérine ; il devient à son cou somptueuse torsade d’or, le serpent ; puis ruban d’une longue bandelette, il s’enlace dans ses cheveux, il coule insaisissable au long de ses membres. Et tant que les premières atteintes de l’humide venin ébranlent seulement ses sens, insinuent un feu dans ses os, tant que sa raison ne s’est pas mise à flamber dans toute sa poitrine, elle a parlé en s’attendrissant, comme font les mères, en versant beaucoup de larmes sur l’hymen de sa fille et du Phrygien : « Est-ce donc à des sans-patrie que nous allons donner Lavinia en mariage, à des Troyens, ô père, et n’as-tu pas pitié de ta fille et de toi ? Ni de sa mère, qu’au premier souffle de l’Aquilon le pirate sans foi va laisser là pour gagner le large, en enlevant une enfant ? Mais n’est-ce pas ainsi que le berger phrygien pénètre dans Lacédémone et entraîna vers les villes des Troyens Hélène fille de Léda ? Et la foi que tu as engagée, et ton antique bonté pour les tiens, et ta main donnée tant de fois à Turnus notre parent ? Si l’on cherche pour les Latins un gendre issu d’une nation étrangère, si le parti en est bien pris, Si Faunus ton père t’impose cette loi, je tiens pour étranger tout pays qui, hors de nos frontières, échappe à notre sceptre, et que c’est là le dire des dieux. Turnus, d’ailleurs, si l’on doit remonter aux premières origines d’une maison, descend d’Inachus, d’Acrisius, du cœur même de Mycènes. »
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Titou483Titou483   17 février 2018
Je tente d'apercevoir ce qui se passe à gauche... Au pied d'un rocher, il y a un grand palais gardé par un triple mur, entouré d'un fleuve charriant d'énormes rocs dans un vacarme fracassant. Une tour de fer se dresse dans les airs avec une porte gigantesque pour en fermer l'entrée. C'est là que Tisiphone, une des trois Furies, serrée dans sa robe ensanglantée, punit les coupables sans jamais s'arrêter. On entend derrière la porte des gémissements, des coups de fouet, le grincement de chaînes que l'on traîne. Tous ces bruits me terrorisent.
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MMartinsMMartins   10 juillet 2014
Ces paroles attisent le feu qui brûlait le cœur de Didon; elles rendent l'espoir à son âme anxieuse et délient sa pudeur. D'abord elles vont dans les temples et d'autel en autel cherchent la paix. Elles choisissent et immolent, selon l'usage, des brebis à Cérès législatrice, à Phébus, au divin Bacchus, et avant tous, à Junon qui veille aux liens du mariage. Didon, dans toute sa beauté, la patère à la main, verse elle-même le vin entre les cornes d'une blanche génisse, ou devant les images des dieux fait d'un pas grave le tour de l'autel humide de sang. Elle renouvelle ses sacrifices comme si le jour recommençait et penchée, les lèvres béantes, sur les flancs ouverts des victimes, elle consulte leurs entrailles palpitantes. Hélas, que les haruspices sont ignorants! Que servent à une âme passionnée les vœux et les temples? La flamme dévore ses tendres moelles et la silencieuse blessure se creuse dans son cœur. La malheureuse Didon brûle et va, errante, égarée, à travers toute la ville. Ainsi la biche atteinte à l'improviste d'une flèche que, de loin, dans les bois de la Crète, le pâtre qui la poursuivait a lancée : elle emporte avec elle, sans qu'il le sache, le fer ailé, et elle fuit, elle parcourt les forêts et les fourrés dictéens; mais le mortel roseau demeure attaché à son flanc. Tantôt la reine conduit Énée au milieu de la ville; elle lui montre avec orgueil les ressources de Sidon et de la cité prête à le recevoir. Elle commence une phrase et tout à coup s'arrête. Tantôt, à la tombée du jour, elle veut retrouver le même banquet que la veille et dans son délire redemande au Troyen le récit des malheurs d'Ilion et de nouveau reste suspendue à ses lèvres. Lorsqu'on se sépare, lorsqu'à son tour la lune pâlissante amortit son éclat et que le déclin des astres conseille de dormir, seule et triste dans sa maison déserte elle se jette sur le lit qu'il a quitté. Absente, absent, elle le voit, elle l'entend, ou elle retient dans ses bras Ascagne, séduite par sa ressemblance avec son père, pour essayer de tromper son indicible amour.
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Videos de Virgile (26) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de  Virgile
VIRGILE – Qu’est-ce que le style virgilien ? (France Culture, 1985) L’émission « Chemins de la connaissance », par Claude Moatti et Jean Thibaudeau, diffusée le 27 septembre 1985. Présence : Alain Michel, Philippe Heuzé et Albert Kohn.
Dans la catégorie : Poésie épiqueVoir plus
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