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Brice Matthieussent (Traducteur)
EAN : 9782246708414
341 pages
Éditeur : Grasset (28/03/2007)

Note moyenne : 3.64/5 (sur 22 notes)
Résumé :

Dans l'Ouest américain, au lendemain de la guerre de Sécession. Echouée au milieu de nulle part, sous un soleil aux relents de mort, une maigre garnison de soldats, démobilisés, démoralisés, oubliés par l'histoire. Ils attendent la relève, qui ne vient pas. A leur tête, le major Robert Cutter, mélancolique et tourmenté, s'efforce de maintenir un semblant d'ordre et d'humanité parmi ses troup... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
carre
  01 juin 2012
Avec ce roman, le mythe du rêve américain en prend un sacré coup, et nous aussi par la même occasion. le major Cutter est à la tête d'une garnison qui n'a presque plus que le nom, tant ces soldats semblent plongés dans une détresse abyssale. le fort se trouve dans un endroit ou toute vie semble avoir décidé de plier bagage. Sous un soleil harassant, ces hommes abandonnés, affamés attendent un illusoire signe du destin. Et pourtant, la garnison s'anime lorsque que deux jeunes femmes sont reprises à une tribu indienne. L'une d'elle est prostrée, plongée dans une folie intérieure qui va être l'annonciateur d'une terrible descente vers les abimes. Qu'est 'il arrivé à Abigail Buwell ?
Un roman qui vous prend aux tripes avec une force narrative absolument incroyable. Un récit hallucinant au milieu du mal et de la folie des hommes, à l'image de ces soldats bloqués dans ce fort et pourtant si arrogants et bestials dans leurs comportements envers les tribus indiennes. Mélanie Wallace intègre d'une façon magistrale son décor, dans ce désert ou la chaleur, l'espace, l'immobilisme et le désespoir sonnent comme autant d'obstacles pour retrouver la moindre dignité humaine.Wallace nous donne un roman puissant sur la perte, la peur de l'autre, éprouvant, angoissant mais d'une grande beauté formelle. Un long cri sans espoir de réponse.
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POY1
  04 février 2020
On dit, parfois, d'un animal qu'il a été rendu à la vie sauvage lorsqu'il est abandonné ou parce que, se trouvant perdu, il retrouve ses instincts. Délaissant ses repères domestiques, il adopte un comportement primaire. C'est ce qui arrive aux personnages de ce western « Sauvages » de Mélanie Wallace.
Nous sommes dans le fort 2881. Il se trouve sur la frontière, ultime bastion entre le monde civilisé et celui des indiens. A l'origine, chargé de protéger une piste empruntée par les colons, il a perdu cette mission avec l'arrêt du passage des chariots. Sollicitée par deux colons, la troupe va récupérer chez les indiens deux femmes blanches enlevées, il y a quatre ans de cela. L'une d'elle est la femme d'un des colons et l'autre, la belle-soeur du deuxième fermier. Cette dernière, Abigail Buwell est habillée à l'indienne et semble avoir perdu l'usage de l'anglais. Arrivée sur un cheval indien, l'équidé refuse qu'on l'approche, la protégeant ainsi que le bébé qu'elle porte.
Commandé par Robert Cutter (clin d'oeil au général Custer ? adversaire des indiens et qui perdra la vie à Little Big Horn), le fort baigne depuis des mois dans le désespoir. Sans nouvelle de l'état-major et sans ravitaillement, le fortin tombe dans le délabrement. Robert Cutter, lui-même, est démuni, ne faisant plus régner la discipline dans ce bateau-fort à la dérive.
Robert et Abigail sont des êtres marqués par le destin. On découvre leur histoire par des projections temporelles, en avant ou en arrière. Mélanie Wallace réussit admirablement à nous intéresser à ses personnages. Cette femme et cet homme partagent la perte de tout repère sociétal. Ils ne se reconnaissent plus dans le mode de vie américain, ils se sentent abandonnés. Ces cabossés de la vie sont devenus sauvages, incompris des autres. Et, à la fin de ce très beau roman, nous pouvons nous demander qui abrite la sauvagerie, Robert et Abigail, ou ceux qui les jugent.
Mon premier roman Far west et je le conseille. Je suis surpris du peu de lecteurs de ce livre qui vaut pourtant le détour.
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Frunny
  23 janvier 2016
Romancière américaine, Melanie Wallace est arrivée tard en littérature.
Son premier roman "Sauvages" (Grasset, 2007), a reçu un très bel accueil de la critique et du public.
La parution de son second ouvrage "La vigilante" confirme qu'elle est une voix forte et singulière de la littérature contemporaine.
Dans l'Ouest américain, au lendemain de la guerre de Sécession, l'avant-poste 2881 dirigé par le major Robert Cutter, sombre dans le chaos. Une maigre garnison de soldats démobilisés, démoralisés, accablés par un soleil de plomb, attend une relève qui ne vient pas. Les vivres manquent, les hommes dépérissent et l'autorité du major s'effrite.
Cette torpeur est troublée par l'arrivée de deux femmes, arrachées aux indiens par une expédition sanglante.
Le décor est planté pour instiller au lecteur le parcours de 2 vies fracassées au destin encore plus sombre que ce qu'elles ont déjà traversé.
Robert Cutter et Abigail Buwell n'ont rien en commun mais tellement à partager.
Au travers des lettres de Cutter à son épouse et de "flash-back" sur la vie d'Abigail Buwell, le lecteur est plongé dans la noirceur la plus dense de l'âme humaine.
Une oeuvre sombre, dure, sans concession. Les horreurs sont décrites sans fioritures.
Cutter et Buwell ont traversé les épreuves les plus terribles de l'existence et - à défaut de vivre - s'accrochent à la mort (...)
Un incroyable roman, puissant, qui nous interroge sur l'âme humaine, la douleur, la solitude parmi les hommes.
Un coup d'essai pour un coup de maître.
Précipitez vous sur ce chef d'oeuvre de la littérature américaine.
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
POY1POY1   02 février 2020
[...] le fait est que cet endroit devait lui servir de transition dans son retour à la civilisation, alors qu'elle a été abandonnée à elle-même. Tout comme - le médecin marque une pause, hésitant à achever sa phrase, la terminant malgré tout - nous autres. [p. 177]
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CielvariableCielvariable   20 janvier 2019
Bien : je suis un homme. Mal : je suis de moins en moins l’homme que j’ai cru être. Bien : je suis vivant. Mal : je ne connais plus la différence entre la vie et la mort. Bien : je commande un avant-poste sur la frontière. Mal : je commande un avant-poste sur la frontière
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