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ISBN : 2221085566
Éditeur : Robert Laffont (29/01/1997)

Note moyenne : 3.74/5 (sur 43 notes)
Résumé :
Surgi de l'au-delà, un casque géant tombe dans la cour d'honneur du Château d'Otrante et tue le fils du prince. Des guerriers de marbre descendent de leur socle et saignent du nez. Viendra d'Angleterre à leur suite, dans un concert de gémissements et d'enlèvements, de viols et d'assassinats et dans des décors de cachots, caveaux, confessionnaux, cimetières, châteaux et monastères baignés par la lune ou assaillis par l'orage, un cortège de nonnes sanglantes, de spect... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
bilodoh
  15 avril 2014
Romantiques, gothiques et terrifiants! Mais comment peut-on aimer les romans qui font peur?
Jouer avec la peur, on apprend ça au biberon. le tout petit que son papa lance en l'air a vraiment peur, mais il apprend à se sentir en sécurité et le jeu suscite le rire aux éclats.
On jouera ensuite avec la peur dans les contes de fées. On ne se rend pas toujours bien compte de leur aspect terrifiant. Je me souviens qu'après avoir lu le « Petit Poucet », mon fils inquiet m'a demandé : « Mais nous, Maman, on n'est pas pauvres? » Quoi de plus terrorisant pour un enfant que d'imaginer qu'il pourrait être abandonné dans la forêt par ses parents trop pauvres? Et tous ces autres contes qui cultivent la peur avec ces ogres, dragons et sorcières (sans compter le monstre en dessous du lit…)
Même l'éducation religieuse a contribué à l'horreur, avec ses démons et ses visions d'enfer, sans compter les revenants et autres créatures de l'au-delà.
Le bébé devenu grand retrouvera la peur physique dans les manèges des parcs d'attractions. le lecteur pourra aussi passer tout naturellement des contes de fées aux romans d'horreur.

Ce volume rassemble des textes fondateurs du genre, des romans du 18e et du début du 19e siècle.
• « le château d'Otrante » d'Horace Walpole (1764), dont on dit qu'il est le premier roman noir.
• « L'Italien ou le confessionnal des pénitents noirs » de Ann Radcliffe (1797), romancière gothique qui a influencé son époque, de Jane Austen à Balzac.
• « le Moine » de Matthew Gregory Lewis (1797), qui illustre la lutte contre la perversion.
• « Les élixirs du diable » de Ernst Theodor Amadeus Hoffman (1816), un romantique allemand
• « Melmoth ou l'homme errant » (1820) de Charles Robert Maturin, oeuvre qui fascina Balzac au point qu'il écrive une suite « Melmoth réconcilié » en 1835.

Une brique de 950 pages, un papier fin et jauni, tout pour créer un ton glauque. Une atmosphère gothique, des drames d'amour et des frayeurs mystiques ou surnaturelles, dans un décor historique. Des oeuvres qu'on lira pour leur contribution littéraire et l'une introduction du recueil et ses notices biographiques aident à en situer l'importance.
Sur le plan de l'émotion, c'est un peu plus difficile d'entrer dans ces histoires, de s'identifier à ces héros et d'en ressentir la terreur. Je préfère les romans où il s'agit de jouer avec sa peur… mais en conservant le petit doute : et si c'était vrai?
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gill
  12 juin 2013
Dans une première préface, Horace Walpole, l'auteur prétend que le manuscrit du château d'Otrante fut découvert dans la bibliothèque d'une très ancienne famille catholique du nord de l'Angleterre et qu'il avait été imprimé à Naples en caractères gothiques, au cours de l'an 1529.
C'est un drame, à l'atmosphère merveilleuse et tragique, dont rien ne laisse deviner l'époque où il se déroule. C'est le drame de l'amour malheureux, le récit de l'infortuné destin d'une noble demoiselle égarée au milieu des rideaux de sang, des miroirs vides et des ancêtres vomis par l'enfer...
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En 1764, quelques voyageurs anglais rencontrèrent dans l'église de Santa Maria del Pianto, accolée à l'ancien couvent de l'ordre des pénitents noirs, un moine singulier qui avait les épaules un peu voûtées, le teint bilieux, les traits durs et le regard farouche. C'était un assassin réfugié dans l'enceinte de l'église où personne n'avait le doit de venir l'arrêter.
A sa vue, un des voyageurs anglais fut saisi d'un mouvement d'horreur et s'enfuit vers son auberge où l'attendait le manuscrit de "L'italien ou le confessionnal des pénitents noirs" d'Ann Radcliffe....
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Ernest-Théodor-Amadéus Hoffmann, l'auteur des "élixirs du diable" put lire l'histoire étrange du père Médard dans les archives que lui laissa consulter le vénérable prieur du couvent des capucins, à B...
Au fond, lui dit ce dernier, ces papiers auraient dû être brulés car ils font entrer leur lecteur, à travers le sombre cloître dans un monde effrayant, extravagant et baroque qui peut-être, pourtant, possède la connaissance du fil secret qui traverse nos vies....
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En 1816, John Melmoth, élève du collège de la Trinité à Dublin, se rendit dans le comté de Wicklow, afin de visiter, une dernière fois, son oncle mourant et de qui dépendait toutes ses espérances de fortune. Mais, à son arrivée à la Loge, la résidence du vieil homme, il trouva celui-ci, bien portant, sur le point de chasser de son domicile les femmes réunies pour éloigner par leurs prières les démons lors de sa veillée mortuaire. En invoquant ainsi le diable, il deviendra "Melmoth ou l'homme errant" dont Charles Mathurin nous conte l'histoire....
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Ce recueil réunit, avec "Le moine"de Matthew Gregory Lewis, quatre autres des titres emblématiques du roman gothique, aussi appelé roman terrifiant.
C'est une littérature, très surréaliste, lente, quelque peu poétique et fantastique.
Choquant parfois la morale, s'entourant de ténèbres scandaleuses, ces textes sont, aujourd'hui, datés et il faut pour s'y enfoncer savoir prendre son temps et oublier certains de ses préjugés.
C'est une littérature baroque, très esthétique dont la dernière oeuvre serait peut-être le formidable livre d'Angéla Carter "la compagnie des loups".
Même si, au final, je suis satisfait d'avoir découvert les romans terrifiants par l'intermédiaire de ce recueil édité dans l'excellente collection "Bouquins" chez "Robert Laffont", c'est pourtant un genre auquel je ne viendrai sûrement plus jamais me frotter.
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boreale
  11 octobre 2011
La coupable c'est Jane Austen ( notamment avec son roman "Northanger Abbey" ) ! Ses héroines ( notamment Catherine Morland ) étant plongées dans des romans gothiques ( "Le Moine" est souvent cité, etc ) ... eh bien forcément : en passant devant un gros bouquin d'occasion compilant 5 de ces romans-là je n'ai pu que craquer.
Et me voilà partie avec "Romans Terrifiants" sous le bras...
Le château d'otrante : dès le départ je n'ai pas accroché , j'ai trouvé ça lent, ni effrayant ni captivant , voire un peu ridicule ( le coup du casque géant qui tombe au milieu de la cour... ça aurait pu être un peu mystérieux ou que sais-je mais là je trouve que c'est raconté d'une façon si plate que ça en est ridicule ... ) Bref je ne suis pas allée au bout de ce roman...
Le confessionnal des pénitents noirs: ça partait pas mal ( les premières pages sont même d'un style agréable/drôle ) et puis là encore au fil des pages le style lent m'a lassée... je ne suis pas allée au bout de ce roman...
Le moine : voilà un roman qui part complètement en "live" ( un moine super sérieux, droit voire rigide , super pieux etc finit par devenir "super lubrique" et sauter sur tout ce qui bouge ) !! Il m'a fallu parfois m'accrocher un peu au départ pour ne pas me perdre ( suivant les chapitres on nous parle du parcours particulier de tel ou tel autre personnage et on se dit parfois "l'histoire de ce gars-là est intéressante certes mais : quel rapport avec la choucroute?!", cela dit au fil des pages les liens entre toutes ces "petites" histoires deviennent plus nets et on y voit plus clair ... ) le côté cul/déjanté du truc ( enfin "déjanté", façon de parler hein on est loin d'un truc punk , mais disons que pour l'époque à laquelle le roman est sorti ça me semble "osé" ) m'a permis de tenir jusqu'au bout du roman ...
Les elixirs du diable : ça partait plutôt bien ( histoire intéressante, etc ) mais là encore le style lent/répétitif ( on en finit plus de suivre d'une ville à l'autre ce moine défroqué/diabolique ... ) m'a lassée et ... je ne suis pas allée au bout de ce roman.
Melmoth ou l'homme errant : ayant un peu peiné à arriver jusqu'à ce roman-là ( je me suis tapé les 4 précédents d'affilée, en me forçant pour certains ... ) j'avoue que je n'ai pas eu le courage de le commencer. J'ai préféré laisser en attente ce dernier roman du recueil et prendre un peu l'air, faire une pause avec ces "Romans Terrifiants" ... du coup: pas d'avis sur ce roman pour le moment ( ah ! )
Avis global : disons que je suis un peu déçue ... J'ai globalement trouvé que le style de ces 4 ( puisque je n'ai pas lu le 5ème... ) romans avait un côté lent voire "daté/surranné" et que du coup la lecture était laborieuse... C'est dommage car j'aimais bien l'idée du "genre" ( des histoires un peu sombres, avec un côté magique/religieux/mystique, des fantômes , etc ) mais ... bon...Bref :-) Cela dit je suis ...( la suite + extraits , à lire ici : http://blabliblo.canalblog.com/archives/2011/10/11/22308535.html
Lien : http://blabliblo.canalblog.c..
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Kareban
  26 mai 2017
Les premiers romans noirs et licencieux fin XVIIème début XVIIIème, précurseurs des romans gothiques et fantastiques du XIXème.
L'humour de situation y est présent, les domestiques qui se gaussent de l'impatience et de l'arrogance des maîtres en faisant fi de ne rien comprendre et en menaçant de quitter le château hanté par exemple,
Des histoires qui appellent à d'autres histoires imbriquées encore et encore font la trame de ces romans savoureusement terrifiants et tragiques comme une mise en garde aux esprits crédules où à ceux qui n'accordent foi qu'au qu'en dira t-on et à une bigoterie qui frise l'hypocrisie.
On retiendra la damnation ratée d'un démon qui n'aura réussi aucun contrat sur aucune âme, le clergé corrompu qui n'a d'égal que la perversité de ses ouailles, et toujours cette valetaille, qui s'en sort le mieux...
Le règne de la raison et de l'indépendance transparaît sous chacun de ces romans.
Ah, esprit des lumières!
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
MusardiseMusardise   23 juillet 2015
Ce qui frappa d'abord les yeux de Manfred fut un groupe de ses valets s'efforçant de soulever quelque chose qui lui apparut comme une montagne de plumes noires. Il regarda fixement sans pouvoir en croire ses yeux.
- Que faites-vous l ?, cria-t-il, courroucé. Où est mon fils ?
Une clameur lui répondit :
- Ah Monseigneur ! Le Prince ! Le Prince ! Le heaume ! Le heaume !
Bouleversé par ces lamentables exclamations, et craignant il ne savait quoi, Manfred s'avança précipitamment. Mais, quel spectacle pour les yeux d'un père, il voyait son enfant écrasé et presque enseveli sous un gigantesque heaume, cent fois plus grand qu'aucun casque jamais fait pour un être humain, et couvert d'une quantité proportionnée de plumes noires.

Le château d'Otrante
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gillgill   17 juin 2013
Manfred, prince d'Otrante, avait un fils et une fille : celle-ci, très belle jeune fille de dix-huit ans, s'appelait Mathilde. Conrad, le prince héritier, de trois ans plus jeune, était un garçon sans originalité, maladif et d'un avenir médiocre. Il n'en était pas moins l'idole de son père qui n'éprouvait pas la moindre affection pour Mathilde.
Manfred avait contracté, au nom de son fils, un mariage avec la fille du marquis de Vicence, Isabelle ; et ses tuteurs l'avaient déjà remise entre ses mains afin qu'il pût célébrer le mariage dès que le mauvais état de santé de Conrad le permettrait....
+ Lire la suite
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MusardiseMusardise   19 août 2015
Des voix singulières murmurent et chuchotent à travers les arbres et le bosquet, et, montant toujours, elles semblent se transformer en chant et en éclat d'orgue. C'est le bruit qui vient du lointain.
Des hommes austères, habillés de vêtements à larges plis, se promènent silencieusement sous les berceaux du jardin, le regard pieusement tourné vers le ciel. Les statues des saints, devenues vivantes, seraient-elles descendues de leurs chapiteaux ? L'effroi mystérieux des légendes et des récits étonnants que ces lieux ont fait naître plane sur vous. On dirait que tout se passe encore sous vos yeux et l'on se plaît à le croire...
C'est dans cette disposition d’esprit qu'il faut lire l'histoire de Médard, et alors les visions étranges du moine vous sembleront quelque chose de plus que le jeu déréglé d'une imagination exaltée.

Les élixirs du diables - Préface de l'auteur
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bilodohbilodoh   15 avril 2014
La plupart des grands romantiques ont souvent débuté en écrivant eux-mêmes des romans noirs. Ainsi, Victor Hugo avec « Han d’Islande « (1823); Charles Nodier avec « Jean Sbogar » (1818); Alexandre Dumas avec « Le Château d’Epstein » (1844), « Les Mille et un fantômes » (1849), « La femme au collier de velours » (1849)
(Introduction, p. XII)
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MusardiseMusardise   26 juillet 2015
Ce qui frappa d'abord les yeux de Manfred fut un groupe de ses valets s'efforçant de soulever quelque chose qui lui apparut comme une montagne de plumes noires. Il regarda fixement sans pouvoir en croire ses yeux.
- Que faites-vous l ?, cria-t-il, courroucé. Où est mon fils ?
Une clameur lui répondit :
- Ah Monseigneur ! Le Prince ! Le Prince ! Le heaume ! Le heaume !
Bouleversé par ces lamentables exclamations, et craignant il ne savait quoi, Manfred s'avança précipitamment. Mais, quel spectacle pour les yeux d'un père, il voyait son enfant écrasé et presque enseveli sous un gigantesque heaume, cent fois plus grand qu'aucun casque jamais fait pour un être humain, et couvert d'une quantité proportionnée de plumes noires.

Le château d'Otrante
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