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EAN : 9782266003339
Pocket (09/09/1998)
3.43/5   64 notes
Résumé :
L'essentiel de L'Italien, c'est cela. La mère folle qui veut empêcher à tout prix le mariage de son fils avec quelqu'un qui n'est pas de son rang.

Et à partir de là, l'intrigue se dénoue sur le mystère de la naissance d'Elena, sur les gens qui tentent tout pour mettre des bâtons dans les roues du couple. Sur les religieux et l'inquisition qui se mettent de la partie.

Sur les doutes d'Elena qui, à cause de toutes les difficultés, demand... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (16) Voir plus Ajouter une critique
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mu-mu
  06 mars 2022
J'ai décidé de lire cet ouvrage, car il était cité dans La duchesse de Palliano dans Les Chroniques italiennesDe Stendhal. J'avoue avoir été un peu effrayée par les étiquettes : "littérature gothique", "fantastique", "épouvante" mais j'ai commencé quelques pages.
J'ai beaucoup aimé, le style, l'ambiance. Il y a des passages tristes, violents même, mais que de rebondissements dans le dernier quart du livre !
Une lecture que je conseille.
Premier contact avec l'oeuvre d'Ann Radcliffe réussi !
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Joualvert
  06 novembre 2015
Au début très peu enthousiasmé par l'histoire d'amour insipide et un lyrisme assomant, mon intérêt s'est allumé subitement comme une branche de bois sec à la première confrontation de Vivaldi avec le moine confesseur de sa mère qu'il tient pour l'instigateur de tous ses malheurs. Ce dialogue plein d'intensité et de finesse m'a ravi. Par la suite, les évènements étranges, les persécutions, les lieux sinistres et les flashbacks révélant de sordides secrets m'ont tenu en respectable haleine. On se demande quelle est l'influence mystérieuse qui semble agir derrière le décor.
On a beaucoup parlé des romans d'Ann Radcliffe (parus fin XVIIIe siècle) avec le sourire dans le siècle suivant. Mais le mot clé est beaucoup, ce qui implique qu'elle a été beaucoup lue. Et je crois que l'influence qu'elle a eu est grande et se fait toujours sentir. Je la tiens pour une pionnière du suspense et du thriller. J'ai été étonné de trouver dans le roman des effets de suspense extrêmement cinématographiques, le genre de choses que l'on voit tout les jours dans les films à sensations.
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Slava
  07 août 2016
Vivaldi (non pas le compositeur des quatre saisons) est un jeune noble italien qui tombe amoureux d'une magnifique jeune femme nommée Elena Rosalba "des traits d'une beauté grecque". Sauf que voilà, elle vit recluse chez elle, gardée par une tante. Il décide donc de la voir chaque soir et va même lui chanter une bonne vieille sérénade. Donc là, un début digne d'un Harlequin où autre roman d'amour.
Mais les parents de Vivaldi et surtout la mère de celui-ci ne sont pas du tout d'accord, n'appréciant pas qu'il s'amourache d'une femme à la condition sociale plus inférieur à la leur. Donc maman va voir son confesseur Schedoni pour se plaindre de la situation. Confesseur qui fait froid dans le dos tant d'une apparence physique maladive "il était fort maigre et de grande taille" et d'une sévère rigueur. Lui aussi est du même avis que la mère et tous deux décident de comploter... C'est ainsi que Vivaldi et Elena (oui parce que entre-temps, il est parvenu à lui déclarer son amour et qu'elle a accepté sa faveur voilà) vont être séparés par d'incroyables péripéties et vont faire face à des obstacles épouvantables pour se revoir...
Ici on tient un roman spécial puisqu'il s'agit d'une oeuvre de la grande Ann Radcliff, considérée comme une des mères du roman gothique mais aussi ancêtre du genre thriller et suspense, ce qui n'est pas rien. Alors le verdict ?
Pour commencer, on va dire le gros point noir : le début . Argh. Comme je l'ai fait remarqué dans le résumé, c'est d'une mièvrerie absolue... Une romance fade, avec les topos (la sérénade par exemple) et avec la présentation de deux personnages principaux stéréotypés : le chevaleresque amant noble et la pure et naïve jeune fille. Bon certes, cela vient surtout au genre sensible dont le XVIIIeme siècle raffolait (amour malheureux, filles qui pleurent, ton pathétique...) mais qui en est risible. C'est pas le pire incipit que j'ai vu mais il frôle un peu.
Ce n'est que lorsque le fameux confesseur que le récit bouge enfin et devient plus vivant. Schedoni est un personnage très remarquable, campé d'une main de maître, qui dépasse le type du moine mauvais en vogue dans les romans gothique et totalement cliché (il faudra attendre le Moine pour qu'on ait vraiment un héros cassant complètement ce stéréotype). Si dans la première partie de l'histoire, il est d'une méchanceté abominable, la seconde partie nous surprend beaucoup, montrant un coté humains inattendue. D'autre part, son "soutient" avec la marquise est assez ambigue...
Parlons des protagonistes ! Comme je l'ai dit, Elena et Vivaldi sont sympathique mais la personnalité typique des romans sensibles et donc un peu classiques. La marquise est une mère hautaine et arrogante qui aurait pu faire une bonne 'marâtre" si Vivaldi était son beau-fils que son fils véritable, mais pas vraiment développée. Nous faisons aussi connaissance avec Soeur Olivia, une femme au coeur d'or venant en aide à Elena, et dont la véritable identité est un grand rebondissement dans l'histoire.
Etant donné que c'est un roman gothique, on a droit aux poncifs du genre : forêts ténébreuses, des ruines mystérieuses et sombres, des couloirs secrets mais surtout les indispensables couvents et souterrains horrifiques et remplis d'affreux souvenirs. En effet, on fera la visite d'un couvent pas vraiment idéal et dirigé par une abbesse sans pitié (cela me rappelle que dans le Moine, on a aussi droit à ce cliché...) qui n'hésite pas à punir cruellement les réfractaires. Et je ne parle pas de l'Inquisition (oui l'Inquisition qui se mêle dans tout ça !) avec ses cachots épouvantables, les juges froids et implacables et la salle de torture, chose qui n'étaient hélas pas fictive et qui avaient vraiment eu lieu...
Et là intervient la qualité de Radcliff : on a certes droit à du fantastique mais 'du fantastique expliqué," en effet la spécialité originale de madame est de révéler à la fin que les manifestations surnaturelles ne le sont pas, et d'autant plus que la manoeuvre est réussie.
L'écriture est très jolie, expressive, avec ce charme du XVIIIeme siècle d'employer les litotes pour atténuer les passages les plus durs.
En revanche, j'ai trouvé la fin un peu vite envoyé, comme si l'auteur voulait vite achever l'histoire et conclure d'un rapide happy end.
En conclusion, un bon roman d'Ann Radcliff malgré quelques défauts. Il est bien de lire une oeuvre d'une des ancêtres du fantastique mais aussi du thriller, et correspondant au chef d'oeuvre du gothique.
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keisha
  15 novembre 2009
Ann Radcliffe est bien connue des lectrices (s'il y a des lecteurs, qu'ils m'en excusent) de Northanger Abbey, roman dans lesquel Jane Austen s'offre le plaisir de parodier et moquer les romans gothiques dont Mrs Radclife a fait son fond de commerce.
Malheureusement je ne présente pas ici les mystères d'Udolphe chers à Catherine Morland, mais cet Italien au titre complet fort prometteur.
"C'est à l'église de San-Lorenzo, à Naples, que Vincenzo Vivaldi vit pour la première fois Elena Rosalba. La douceur et le charme de sa voix(...) attirèrent d'abord l'attention du jeune homme. Son visage était couvert d'un voile; mais une distinction rare et une grâce parfaite se révélaient dans toute sa personne." Complice, le vent soulève son voile et "sur ses traits d'une beauté grecque se peignait la pureté de son âme, et dans ses yeux bleus éclatait la vivacité de son esprit."
Presque du Harlequin.
Donc Vivaldi aime Elena et s'en fait aimer assez rapidement.
Hélas, le père du jeune homme désapprouve cette mésalliance (apparente, bien sûr...) et sa mère, aidée de son confesseur, le moine Schedoni, fait tout pour empêcher le mariage.
On a donc droit à un enlèvement d'Elena, direction un couvent éloigné, puis sa délivrance par Vivaldi. L'inquisition s'en mêle, Vivaldi est reclus dans ses geôles, pendant qu'Elena risque l'assassinat dans une horrible villa au bord de la mer déchaînée, enfermée dans une sombre chambre dotée d'un passage secret...
Ajoutons des moines inconnus qui profèrent des messages mystérieux, apparaissant et disparaissant en un instant.
Et bien sûr un chouette final, où l'héroïne découvre des secrets de famille, les méchants meurent (à savoir Schedoni, ses complices, la mère de Vivaldi..., foin de toute pusillanimité! ), les obstacles au mariage disparaissent et Vivaldi épouse Elena. Oooh happy end!
D'accord, j'ai tout raconté, je me moque un peu, mais j'ai quand même pris plaisir à cette lecture malgré ses grosses ficelles. le style, classique, est agréable à lire, l'histoire ne traîne pas en longueur, les coïncidences s'enchaînent et le suspense est bien là. Vivaldi est un jeune homme fougueux et assez naïf qui agit sans trop réfléchir, il en est agaçant, mais Elena est un joli personnage de jeune fille de bonne famille fidèle aux conventions sociales, et qui s'évanouit aux moments opportuns.
Les méchants, on les sent à un kilomètre :
"La porte du vestibule s'ouvrit lentement et donna passage à un homme d'une mine pâle et décharné, dont la physionomie portait l'empreinte des passions les plus basses."
Le passage où Vivaldi est interrogé par les religieux de l'Inquisition est excellent et, hélas, est sans doute conforme à la vérité historique.
Je suis donc ravie de ma découverte et relirai Northanger Abbey avec un oeil plus averti. Les ingrédients du roman gothique sont en effet bien présents: un peu d'"exotisme" avec l'Italie, des prisons, des couvents, beaucoups de ruines, des souterrains, des cryptes, des passages secrets, la mer agitée, la nature, divers religieux dont ceux de l'Inquisition, de lourds secrets du passé, un récit dans le récit...
Je ne qualifierais pas ce récit de "fantastique" car tous les éléments "surnaturels" reçoivent une explication. Même si tout est fait pour plonger le lecteur dans une ambiance effrayante, cela n'a pas du tout marché pour moi, au 21ème siècle ce type de récit a un peu vieilli.
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MarcelP
  09 septembre 2019
Fifty shades of black...
Papesse du roman gothique, Ann Radcliffe nous entraîne, avec ce roman luxuriant, à Naples. Dans L'Italien (ou le Confessionnal des pénitents noirs), un freluquet (le jeune Vincentio) tombe en pâmoison devant la fraîche Ellena, oiselle claquemurée chez une vieille tante qui la protège du monde. Mais si Vincentio, rejeton de la fameuse famille di Vivaldi, est bien né, l'arbre généalogique de son idole est moins reluisant. Aussi quand la Marchesa di Vivaldi, corrompue et pourrie de vices, apprend les intentions maritales de son fiston, elle en appelle à son confesseur, l'abominable Schedoni afin d'éliminer la roturière pucelle.
Basculant de Charybde en Scylla, nos tourtereaux vont traverser une série d'épreuves terribles avant de pouvoir enfin convoler. Radcliffe a choisi le gothique toutes options : les forêts profondes répondent aux gouffres sans fond, les ruines inquiétantes aux couvents mystérieux, les moines machiavéliques aux tortionnaires sadiques et les pedigrees à rebondissement aux tentations incestueuses... Cette Mary Higgins Clarke des Lumières connaît son métier et son roman est d'une belle facture : le suspense y est soutenu, les atmosphères "so romantisch" et les protagonistes fortement contrastés.
Mais que tout cela est long ! Tirant fâcheusement à la ligne, notre bas-bleu se perd dans des développements exaspérants. Chacun de ses héros, qu'il soit dans une tour en ruine ou dans une geôle de l'Inquisition, pour se rendre d'un point A à un point B se voit contraint de descendre et monter un nombre considérable de marches usées, d'ouvrir une pléthore de portes rouillées, de passer sous une multitude de voûtes antiques et n'omet jamais de ressentir une myriade d'émotions sublimes. On se croirait prisonnier dans l'une des "carceri d'invenzione" de Piranèse. Les sentiments des personnages sont exacerbés au-delà du raisonnable et chaque conversation est entrecoupée d'une ribambelle de larmes, de soupirs voire de malaises. Et si un comparse, providentiel pour l'avancée du récit, vient à témoigner, Radcliffe en fait un bavard impénitent multipliant les détails superfétatoires.
Enfin, j'avoue qu'il m'est arrivé à plusieurs reprises de pouffer face à des dialogues d'une artificialité pompeuse. Comment ne pas rire quand cette petite oie d'Ellena, fuyant l'un de ses cachot et traversant un paysage lacustre s'écrie : "Voyez aussi, (...), combien les berges et les plaines liquides reposent doucement au pied des montagnes, combien leur beauté et leur élégance contrastent avec la sublime grandeur qui les domine et les surveille ! Observez toutes ces riantes vallées qui s'ouvrent à partir du lac, avec leurs champs de riz et de blé qui poussent à l'ombre des amandiers et se perdent dans les collines. Voyez ces vignes et ces oliviers alterner gaiement, à la façon d'un damier et la grâce avec laquelle les palmiers s'inclinent au sommet des falaises les plus hautes." Et l'ensemble est du même tonneau.
Une curiosité littéraire.
Lien : http://lavieerrante.over-blo..
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Citations et extraits (17) Voir plus Ajouter une citation
Musa_aka_CthulieMusa_aka_Cthulie   28 octobre 2015
Le frère qui conduisait Elena traversa la cour et sonna une cloche ; une religieuse ouvrit, et la jeune fille fut remise entre ses mains. La sœur, gardant le silence, la fit passer par de longs corridors, dans lesquels ne résonnait le pas d'aucun être humain et dont les murs étaient couverts de lugubres peintures et d'inscriptions menaçantes, signes évidents de la superstition de ce triste séjour. Elena perdit l'espoir d'éveiller quelque pitié dans des âmes endurcies par la vue perpétuelle de ces sombres emblèmes. Elle considérait avec effroi cette religieuse qui la conduisait, glissant plutôt qu'elle ne marchait le long du cloître, revêtue de sa robe blanche flottante, éclairant de la bougie qu'elle tenait une figure pâle et maigre, plus semblable à une créature sortie du tombeau qu'à une créature vivante.
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oliviersavignatoliviersavignat   14 juillet 2020
La lune qui s'élevait sur l'horizon éclairait la surface agitée de la mer; Elena contemplait le mouvement des vagues écumeuses qui, après s'être brisées sur le rivage, se retiraient au loin vers la masse des eaux, pour revenir avec la même furie, toujours acharnées et toujours impuissantes. Ce spectacle de la nature donna quelque relâche à ses sinistres préoccupations; et le murmure monotone berçant ses rêveries, elle se laissa aller à une sorte de calme, réaction naturelle après tant d'émotions, et se jeta de nouveau sur son matelas, où la lassitude lui procura enfin quelques instants de sommeil.
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mu-mumu-mu   02 mars 2022
Ses yeux seuls étaient encore si perçants qu’ils semblaient pénétrer dans le tréfonds du cœur humain
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rkhettaouirkhettaoui   27 avril 2013
Ce que c’est qu’une femme ! pensait-il. Esclave de ses passions, si l’orgueil et la vengeance parlent à son cœur, elle défiera tous les obstacles et sourira complaisamment à la pensée du crime ; mais faites impression sur ses sens, que la musique détende ses nerfs et remue son imagination, aussitôt toutes ses idées vont changer.
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rkhettaouirkhettaoui   27 avril 2013
La marquise, de son côté, prit soin de ménager la passion de son fils et montra moins de violence que le marquis dans ses remontrances et dans ses menaces. Modération facile à une femme adroite qui avait déjà préparé les moyens d’entraver les projets de son fils.
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Video de Ann Radcliffe (1) Voir plusAjouter une vidéo

Le Moine
Feuilleton en six épisodes d'après le roman d'Ann RADCLIFFE "L'italien ou le confessionnal des pénitents noirs".A la fin du 18ème siècle, à Naples et dans le Royaume des Deux Siciles, c'est l'Eglise qui concentre le vrai pouvoir, tandis que, dans sa cour corrompue, Ferdinand 1er se laisse entourer par une noblesse décadente.A l'église de San Lorenzo où le père Schedoni célèbre sa...
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