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EAN : 9791028107222
Éditeur : Bragelonne (17/01/2018)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 3.34/5 (sur 91 notes)
Résumé :
Jasmine Bashara, dite Jazz, une jeune femme d’origine saoudienne, vit sur Artémis depuis l’âge de six ans. Elle connaît la cité lunaire comme sa poche : ses cinq bulles où se répartissent toutes les classes sociales, du plus riche au plus misérable, ses lois si particulières – et pas seulement gravitationnelles – et sa corruption. La vie sur Artémis est rude quand on n’est pas un riche touriste ou un milliardaire. Jazz rêve d’une vie meilleure, et son job de porteus... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (41) Voir plus Ajouter une critique
fnitter
  26 juillet 2018
Frais et léger, mais pas tout le temps.
La lune est colonisée. Artémis ville de 2000 habitants vit de tourisme et est régie par des lois pénales un peu ollé-ollé.
Jazz, l'attachiante par excellence, une livreuse et accessoirement contrebandière, est embarquée dans un sabotage moyennant finance et surtout dans une affaire qui la dépasse mettant en jeu la survie même de son univers.
Toujours cette faculté à distiller un peu de hard science comme s'il expliquait la recette du quatre quart, l'auteur ne s'en sort pas trop mal pour son deuxième bouquin. Facile à lire, facile à ingurgiter.
Un style frais et léger ( à mille lieux d'un Alastair Reynolds par exemple).
Mais tout n'est pas exempt de défauts, loin de là.
Humour un peu lourd parfois (souvent). Personnages stéréotypés et un peu creux. Crédibilité (surtout au niveau des conséquences des actes de Jazz) très faible voire frisant l'absurde.
Cela étant, on passe malgré tout un bon moment avec nos sélénites, parce que, et je l'espère, l'auteur n'a pas voulu faire un « seul sur mars » bis, mais un bouquin plus pop-corn, divertissant et sans prétention.
Ce n'est ni réaliste, ni crédible (sauf au niveau des explications scientifiques), mais comme tout blockbuster cinématographique, ce n'est pas pour cela qu'on aime.
Et ce que je retiendrais de ma lecture : C'est que un, je ne relirais pas le livre (au contraire de seul sur mars) mais que deux, j'ai passé un bon moment avec Jazz et sa clique sur la lune.
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Le_chien_critique
  19 février 2018
Mes yeux en saignent encore.
J'entends souvent que la littérature SF c'est de la sous-littérature pour ado boutonneux. Artémis va malheureusement confirmer le cliché.
Si la SF était moribonde, Andy Weir lui donne le coup de grâce !
Il y a certains livres que tout amateur de SF doit avoir lu.
Il y a aussi certains livres que tout amateur de SF doit évité, Artémis est de ceux là.
(Sur la première affirmation, je serais plus réservé, tout dépend du lecteur, mais pour la deuxième, c'est un axiome qu'il faut prendre au pied de la lettre : ne lisez pas Artémis !)
Jazz est une jeune chieuse qui rêve de gagner plein de fric pour vivre une vie de déesse sur la base lunaire d'Artémis. Coursière dans la vie, elle arrondit ses fins de mois en faisant de la contrebande.
Jazz s'est tout faire, elle est intelligente, elle est belle et un peu chaudasse ! Mais elle a un défaut : elle est chiante et agaçante. Elle parle au lecteur dans un langage dont un ado boutonneux n'aurait pas à rougir. Elle a des soucis avec son brave papa à l'éthique encodée dans ADN. Vont ils se réconcilier ? Quelle suspense !
Caricatural dans l'intrigue linéaire cousue de fil blanc, Artémis l'est aussi dans les personnages. Les dialogues sonnent faux. L'humour de Jazz est envahissant et lourd :
"Le secret, avec la Bouillie, c'est d'éviter celles qui tentent d'imiter des vrais goûts. Je vous déconseille l'arôme « poulet tandoori », par exemple ; vous risqueriez d'être déçus. Essayez plutôt la « formule n° 3 de Mme Goldstein », vous m'en direz des nouvelles. Ne me demandez pas ce qu'il y a dedans, je n'en ai pas la moindre idée. Si ça se trouve, c'est à base de carcasses de termites et de poils d'aisselles italiennes."

Univers : Une kényane très intelligente décide de déréguler et de favoriser les entreprises High Tech. Toute l'industrie accourt et crée une base sur la lune. C'est tout.
Pas de véritable sécurité sur la base, on fait ce que l'on veut, pas de caméra. Juste un Gadget traceur dont on peut changer sans aucun problème. le reste se réduit à une base communautaire ou la loi s'exerce par les pairs selon les us et coutumes et les guildes des métiers (saloperie de syndicalistes !) :
"Tu sais quoi ? commençai-je. C'est la guilde qui représente une menace pour ta vie, pas moi. Toutes ces conneries protectionnistes ne sont pas forcément la solution.
— Tu as sans doute raison. Nous devrions laisser tout le monde jouer avec les sas. Je suis sûr qu'on peut avoir confiance en des gens inexpérimentés, ils ne risquent pas de détruire la ville en appuyant sur le mauvais bouton.
— Dale, s'il te plaît ! La guilde pourrait s'occuper de la gestion des sas et laisser les gens gérer leurs AEV seuls. Sauf qu'elle est jalouse de son monopole parce qu'elle est avide de pognon. Les maquereaux sont passés de mode depuis longtemps, tu sais ?"
Pour donner un sentiment de science, l'auteur s'est documenté sur les combinaisons spatiales, la soudure, les montres et l'aluminium dont il nous régurgite et bassine des morceaux à certains moments. Il aurait mieux fait de se documenter sur la psychologie des personnages et comment mener une intrigue.
Quatre jours pour lire péniblement 150 pages, j'ai fini le livre en diagonal en pensant que l'auteur de Seul sur Mars me réservait de bonnes surprises. En vain !
Feu Jean Pierre Koffe l'aurait lu, il nous aurait sorti son : "Mais c'est de la MERDE !" En toute justice.
En regardant un peu mieux la couverture, on remarque que le roman est sorti dans la collection Thriller de Bragelonne. Ne vous y trompez pas.
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Maks
  17 mars 2018
Pour cette chronique, direction La Lune, c'est là que se déroule l'intrigue du nouveau Andy Weir, Artémis (nom de la "ville" station lunaire où se déroule l'intrigue).
Comme ce roman sera forcément comparé à l'excellent "Seul sur Mars" du même auteur, la recette pourrait paraître la même, et si on reconnait bien le style d'écriture d'Andy Weir, dans Artemis il y a clairement moins d'humour (on décroche parfois quelques sourires tout de même) et beaucoup plus de "thriller", avec meurtre, manipulation politique, corruption et sabotage.
En gros, à part l'auteur et les combinaisons spaciales, les deux oeuvres n'ont rien à voir et c'est tant mieux.
Ce roman est un coup de coeur (et oui encore un, en 2018 ça devient une manie, on va pas s'en plaindre).
J'ai beaucoup apprécié les personnages, suivre les pensées de l'héroïne, voir comment elle se sortira (ou pas) du bordel monstre dans lequel elle va se fourrer, son caractère bien trempé, mais aussi sa "justesse". Jazz est une jeune saoudienne arrivée sur la Lune à l'âge de 6 ans, elle est vraiment intéressante à suivre tout au long de l'histoire improbable concocter par l'auteur.
C'est un roman qui file à 200 à l'heure, un thriller SF de bonne qualité, à lire d'urgence pour les accrocs de stations spaciales mais aussi une histoire facile à suivre pour les novice en SF au vu du travail de vulgarisation scientifique vraiment à la hauteur.
Voir la chronique sur mon blog :
Lien : https://unbouquinsinonrien.b..
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jainas
  04 décembre 2018
C'est sans attentes particulières mais en ayant beaucoup aimé Seul sur Mars que j'ai ouvert Artémis, second roman d'Andy Weir… qui ne se révèle malheureusement pas à la hauteur de son prédécesseur.
Il se lit pourtant plutôt bien, ce récit de casse spatial dans lesquels le lecteur va suivre les aventures de Jazz, citoyenne de la station lunaire Artémis et contrebandière à la petite semaine hautement débrouillarde, qui va accepter un boulot qui va vite se révéler bien plus dangereux que ce qui était prévu : il y a du rythme, de l'action, et puisque Weir est aux commandes, pas mal de science utilisée à fort bon escient et de manière réaliste tout au long du récit (Et oui, faire de la soudure dans le vide spatial en faible apesanteur, c'est toute une affaire et ça demande un sacré coup de main !)
Mais hélas la sauce ne prend pas. le manque de profondeur psychologique que l'on pardonnait à Mark Watney grâce à son humour et à la forme de narration passe ici beaucoup moins bien. Car si Weir est sans surprise très bon sur les aspects techniques et la science dans l'espace, il est beaucoup moins à l'aise pour construire des personnages en tant que personnes nuancées et complexes... Jazz était je pense censée être une anti-héroïne gouailleuse, mais elle manque d'épaisseur et parait simplement immature et égocentrique, ce qui mène le lecteur à se désolidariser assez vite de ses choix les plus douteux... qui sont malheureusement assez nombreux.
Et structurellement, si le tissu organisationnel de la station tel qu'elle est décrite est plutôt solide et bien construit, il a malgré tout une faille structurelle vraiment surprenante et un peu trop facile, avec ses forces de polices complètement sous-dimensionnées et surtout l'absence quasi total de système judiciaire.
Je m'en suis rendu compte en lisant ce très bon article : How Will Police Solve Murders on Mars? https://www.theatlantic.com/.../2018/09/mars-pd/569668/ Je vous traduis le passage qui m'a plus particulièrement interpellé : « Dans l'environnement Martien précaire, où tant de choses reposent sur le fonctionnement efficace et sans accroc des systèmes artificiels nécessaires à la survie, un saboteur pourrait trafiquer les générateurs d'oxygène ou désactiver de manière fatale un sas essentiel. Quand la vie humaine est si intégralement dépendante de son environnement technique, nous ne devrions pas considérer de tels actes comme de simples crimes (…) Dans un sens extrêmement littéral, ce seraient des crimes contre l'humanité –voir même, sur une échelle suffisante, des tentatives de génocide. »
En lisant ça je me suis rendu compte que si le manque de moyens légaux et judiciaires en place dans la station pour prévenir la criminalité avait de manière inconsciente mise à mal ma suspension d'incrédulité, l'absence quasi-totale de conséquences des actions de Jazz avait fini par la faire éclater... sans qu'elle soit assez sympathique au lecteur pour que ce dernier soit prêt à pardonner la faiblesse scénaristique pour la satisfaction de lui voir une fin heureuse. Dommage !
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tobiblion
  31 mars 2018
C'est dur à admettre, mais le fait est que ce bon vieil Aldrin ne fait plus le Buzz depuis Mathusalem. Désormais les petits génies de la Nasa ont les yeux qui sortent de leurs orbites, comme Arnold S dans Total Recall, tellement ils sont rivés sur Mars. Vous imaginez un peu la souffrance des geeks qui fantasment depuis 1969 sur la fondation d'une base Lunaire? Doivent-ils en faire leur deuil? Non car depuis peu une lueur d'espoir, illumine les cratères désespérément vides de l'astre sélénite. le temps d'un roman aux accents germinaliens, Andy Weir offre à quelques privilégiés une petite croisière lunaire pour la modique somme de 21.50 euros! Billet à retirer auprès de la compagnie Costa Bragelonnia, destination base Artémis. On ne va pas gâcher le plaisir des touristes mais sachez que sous ces cloches pressurisées s'agitent des petits Luniens qui bossent pour trois francs-six sous, ingurgitent un repas qui donnerait la nausée à Scoubidou et se reposent dans des boites à sardines . Qui a dit que la conquête spatiale était source de progrès social?
En attendant, cette base est bien là, couchée sur le papier avec sa géographie, son architecture adaptée au lieu, ses multiples dômes, ses couloirs sans fin, ses hauts fourneaux, son site archéologique (les sacro-saintes traces de moon boots d'Armstrong) et même son petit train! Vous êtes bien sur la lune mais ce n'est pas pour autant que vous tomberez sur un méga croiseur interstellaire garé en double file. Encore moins des aliens gluants en embuscade... Nous ne sommes pas dans l'univers du jeu Starcraft mais plutôt celui du film Outland avec Sean Connery. de la SF proche du peuple, réaliste, qui sent le cambouis, la sueur et la poussière lunaire. Ici, le rouleur de mécaniques en chef est une femme. Elle s'appelle Jazz, possède un tempérament de camionneuse du bush australien et se rince le siphon avec du scotch de synthèse! Bref une personnalité taillée sur mesure pour s'attirer bien des ennuis, mener la danse et tenir son lecteur en haleine. Il nous reste à souhaiter à Andy, son créateur, de continuer sur sa lancer et de s'atteler à la fournaise Vénusienne pour son prochain bouquin. Si jamais Andy se tâte ou bien se méfie, demandons à Rita M. de le supplier en lui susurrant à l'oreille: "Chou, Andy, dis-moi oui, chéri..."
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Citations et extraits (32) Voir plus Ajouter une citation
fnitterfnitter   28 juillet 2018
Les touristes adorent goûter notre cuisine, sauf que notre cuisine est dégueulasse. Tout est à base d’algues et d’arômes artificiels. Au bout de quelques jours, les Américains veulent de la pizza, les Français du vin, les Japonais du riz. La nourriture aide à se sentir chez soi, à se recentrer.
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fnitterfnitter   29 juillet 2018
Si mon quartier était un vin, les connaisseurs le décriraient ainsi : « merdique, avec des accents d’échec et de décisions de vie calamiteuses ».
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fnitterfnitter   27 juillet 2018
Le voyant de mon système d’extraction de CO2 était au vert, ce qui était une bonne chose car je n’aimais pas trop mourir.
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fnitterfnitter   30 juillet 2018
Le café est juste un thé de mauvaise qualité. Le thé noir est la seule boisson chaude digne d’être bue.
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LeCombatOculaireLeCombatOculaire   12 mars 2018
Rejoindre Artémis coûte très cher ; quant à y vivre, je ne vous en parle même pas. Cependant, une ville ne peut pas être uniquement habitée de riches touristes et de milliardaires excentriques. Elle a aussi besoin de gens qui travaillent. Richard de Saint-Pognon III ne va quand même pas déboucher ses chiottes lui-même, si ?
Je fais partie de ces petites mains.
Mon adresse, c'est Conrad -15, une zone pourrie du quinzième sous-sol de la bulle Conrad. Si mon quartier était un vin, les connaisseurs le décriraient ainsi : « merdique, avec des accents d'échec et de décisions de vie calamiteuses ».
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Videos de Andy Weir (3) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Andy Weir
Du 25 au 29 juin 2018, c'est la #GrosseOP, avec chaque jour une sélection de 100 ebooks à 0,99 ? ! Cette année, pour accompagner la #GrosseOP, on vous propose de participer à notre jeu de la #Grossebattle ! le principe ? Chaque jour, nous vous présentons chacune un ebook de la sélection quotidienne en vidéo. Vous pourrez ensuite voter pour le livre qui vous a le plus convaincu et participer ainsi à un tirage au sort à la fin de semaine pour tenter de gagner une Bookeen Saga bleue avec les 5 ebooks gagnants. Pour participer au tirage au sort, rdv ici : http://unbouncepages.com/grossebattle/ Bonne chance !
----------------------------------------- Les livres dont nous parlons dans cette vidéo : - Artemis d'Andy Weir : https://bit.ly/2yoApvb - Forbidden de Tabitha Suzuma : https://bit.ly/2lnlZlH - Les 100 titres du jour 4 : https://bit.ly/2yxP5bc
----------------------------------------- Les musiques utilisées dans cette vidéo sont sous licence CC : - Back to the Woods de Jason Shaw https://bit.ly/2mGO6hC - MOUNTAIN SUN by Jason Shaw https://bit.ly/2M7JTgq
----------------------------------------- Vous pouvez également venir parler littérature et lecture numérique avec nous sur : - Twitter : https://twitter.com/Bookeen - Facebook : https://www.facebook.com/Bookeen - Instagram : https://www.instagram.com/bookeen_cafe/
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