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ISBN : 2377350100
Éditeur : Archipoche (01/03/2017)

Note moyenne : 4.17/5 (sur 228 notes)
Résumé :
Orpheline ruinée, Lily Bart cherche à faire un riche mariage, bien qu'elle aime un avocat, Lawrence Selden. Trop honnête pour se vendre, mais d'allure trop libre pour garder sa réputation intacte, elle se voit fermer les portes de la haute société. Avec un art digne de son maître Henry James, Edith Wharton peint la haute société new-yorkaise, son éclat et sa richesse, mais aussi sa profonde corruption.
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Critiques, Analyses et Avis (33) Voir plus Ajouter une critique
juliette2a
  04 juillet 2013
Depuis le temps que je voulais lire ce roman, c'est enfin chose faite ! Je me suis encore une fois régalée avec Chez les heureux du monde, de l'auteure américaine Edith Wharton, que je connaissais déjà grâce à son livre Les Lettres.
Dans cette oeuvre qui ressemble à celles de Jane Austen, nous suivons le destin de Miss Lily Bart, jeune femme de vingt-neuf ans, dont la beauté exceptionnelle lui permet de côtoyer les plus riches familles, à commencer par les Trenor ou encore M. Rosedale, mais qui, petit à petit, va se retrouver seule dans un monde égoïste de ce début du XXème siècle...
Malgré un début difficile, sans doute à cause de l'écriture de l'édition, je me suis très vite identifiée à Lily, j'ai ressenti toutes ses émotions, ses premiers malheurs, et enfin, sa déchéance finale, comme si j'évoluais dans cette société répugnante. Heureusement, certains personnages sont restés sympathiques du début à la fin, d'ailleurs, dès les premières pages de ce roman, le lecteur a la chance de rencontrer M. Lawrence Selden, l'un des seuls qui restera fidèle à Lily, jusqu'à la dernière page, à la fois émouvante et magnifique !
Que dire de plus ? Je ne me suis pas ennuyée une seule seconde, l'intrigue était passionnante, avec un enchaînement rapide d'évènements tous aussi intéressants les uns que les autres ; bref, comme vous l'aurez constaté, j'ai adoré Chez Les Heureux du monde, que je conseillerais bien évidemment à tous...
A lire !!
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Marple
  03 juillet 2012
Attention coup de coeur!
Je me suis régalée avec ce roman ciselé et fin, qui m'a fait tour à tour sourire, pleurer ou penser...
Avant toute chose, j'ai été enchantée par le style. Peut-être ai-je lu trop de livres 'modernes' récemment; toujours est-il que j'ai plongé avec délices dans ces paragraphes fluides et bien construits, dans ce vocabulaire recherché et précis, toujours juste. Au travers de ses mots et de ses phrases, on devine Edith Wharton, brillante, sensible et très observatrice... Un vrai plaisir de lecture, suffisamment rare pour être souligné, d'autant que je suis habituellement bien plus attentive au fond qu'à la forme !
Bien des (belles) choses à dire au sujet du contenu, également. Miss Lilly Bart fait figure à mes yeux de pure figure de tragédie. Tiraillée entre son éducation futile et superficielle et ses idéaux de liberté, d'amour et de grandeur, elle compromet toutes ses chances de bonheur d'un côté comme de l'autre. Ainsi, c'est elle-même qui se sabote à chaque fois qu'un beau pari est prêt à l'épouser. Elle-même qui refuse de se contenter d'une une vie plus simple, independante et belle. Elle oscille en permanence entre ces deux pôles, ne parvenant pas à fixer son choix de manière durable.
Dès lors, sa dégringolade semble inéluctable. Malgré ses amis, malgré sa beauté, malgré son intelligence.
Et quelle dégringolade grandiose ! Sa chute nous fait voyager de New York à Monte-Carlo en passant par Newport. Elle nous emmène dans les salons de la haute société, chez les nouveaux riches et même à la rencontre des classes laborieuses. Elle nous dresse un panorama sans concessions de toute société humaine, entre sombres trahisons et petits travers quotidiens, sans oublier ces trésors d'amitié ou de solidarité qui subsistent parfois malgré tout.
Quel gâchis monumental que la vie de Lilly Bart, si intelligente, si belle, si honnête ! Et quel talent il a fallu à Edith Wharton pour transformer cela en un trésor de livre, à mi-chemin entre le roman d'apprentissage inversé et la peinture sociale cynique du New York de cette époque !
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seshat123
  17 octobre 2017
(Masse critique septembre 2017)
J'aime de temps en temps déguster un classique. Je ne connaissais Edith Wharton que de nom. Certains disent qu'elle est la Jane Austen américaine. Je sais juste que j'ai eu un vrai coup de coeur pour sa plume. J'aurais dû être plus curieuse bien avant !!
« Chez les heureux du monde » conte l'histoire tragique d'une belle jeune femme, Lily Bart, qui essaie de se faire une place dans la haute société new-yorkaise au début du XX°siècle et de se conformer à son monde codifié et étouffant. Mais épouser un riche mari, devenir un « ornement délicieux », est-ce réellement un destin lorsqu'on est « trop honnête pour monnayer sa beauté » ?
Quel plaisir à lire ! Edith Wharton est avant tout une belle plume, un style très littéraire, des descriptions qui ne manquent pas de poésie, des portraits ciselés. le langage est élégant, riche. le récit est rythmé, très vivant. Alors je me suis laissée porter par les pérégrinations de Miss Bart. La bonne société de l'époque ne restait pas en place telles les cours d'antan.
Le début du XX° siècle est une période que je trouve assez fascinante. Elle préfigure notre ère tout en étant bien différente. Si son mode de fonctionnement est captivant, j'ai tout de suite envie de préciser qu'en tant que femme je suis soulagée de vivre à notre époque. La description qu' Edith Wharton en fait est parfois satirique, sa critique sans compromis. Elle dresse le portrait d'une société de privilégiés qui étouffe sous le diktat des apparences, de l'étiquette. Elle m'a donné le tournis cette société à virevolter de droite et de gauche sur le globe, à babiller sans cesse, à cultiver une hypocrisie distinguée et insensible, à dépenser énergie et rente à modeler... du vent, des frivolités, un monde de faux-semblants. Un monde que l'auteure connaît bien et qui vit ses dernières heures.
Mais ce que j'ai préféré dans ce roman ce sont les personnages, si parfaitement dessinés par l'auteure qu'ils semblent presque réels. En premier lieu, Lily bien sûr. Une femme belle, trop belle qui n'arrive pas à se résoudre à être ce à quoi elle est prédestinée : un bel ornement pour un mari riche. Non pas qu'elle n'aime pas l'argent, elle ne saurait vivre sans et ne s'en cache pas, mais une envie de liberté, un coeur qui palpite pour un homme sans fortune font qu'elle finit toujours par faire capoter ses chances de bien se marier et tous les plans élaborés avec soin. Un destin qui tourne au tragique au fil des pages. Pas de place pour les aspirations d'une belle orpheline désargentée. Ce sera une véritable descente aux enfers. Inéluctable, page après page, erreur après erreur… Partagée entre ce qu'on attend d'elle et ses sentiments, Lily ne sait pas choisir et son manque de constance la perdra. Un destin qui ne peut que toucher.
Merci beaucoup à Babelio et à Archipoche de m'avoir permis de découvrir la plume talentueuse d'Edith Wharton. Merci pour cette très belle rencontre avec Lily Bart, elle est de ces personnages qu'on emporte avec soi en fermant un livre.
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Aaliz
  02 mars 2014
Lily Bart a grandi au sein d'une famille aisée de la haute-société new-yorkaise. A la ruine puis à la mort de ses parents, seule sa tante accepte de la recueillir. Comme le veut l'usage au sein de cette société, son unique moyen pour maintenir sa position est de trouver un bon parti et de faire un mariage qui lui assurera définitivement sa position sociale.
Mais Lily est tiraillée, tiraillée entre sa raison, l'absolue nécessité de faire un bon mariage et son coeur qui, inconsciemment la mène à refuser de bons partis à plusieurs reprises.
La situation de Lily devient critique au fur et à mesure que sa fortune décline surtout qu'elle est sous l'emprise du vice du jeu. Des dettes importantes l'amènent à solliciter son entourage. Sa conduite et ses décisions finissent par se retourner contre elle et Lily doit alors lutter contre ce milieu qui était pourtant celui auquel elle était prédestinée.
Je ne connaissais pas Edith Wharton et le peu de critiques que j'avais lues concernant ses romans ne m'avaient pas particulièrement encouragée à la découvrir. Quelle erreur ! C'est à l'occasion de mon club de lecture que j'ai pu la réparer.
J'ai été plus qu'agréablement surprise par ma lecture et je peux même dire que c'est un grand coup de coeur ! J'ai vraiment adoré ce roman de bout en bout même si je reconnais que les premières pages ne sont pas faciles. le style d'Edith Wharton est magnifique mais peut paraître un peu ampoulé ( ce que j'explique par le fait qu'elle admirait beaucoup Proust et c'est vrai qu'on y reconnaît quelques similitudes, l'extrême longueur des phrases en moins). le nombre de personnages peut aussi décourager. Il n'est pas facile au début de s'y retrouver, de savoir qui est qui. Mais au fil de la lecture, on prend ses repères et cela devient alors un véritable bonheur.
Qu'est-ce que le bonheur justement ? Lily ne semble pas le concevoir sans l'associer à la richesse, d'où son obstination à faire un bon mariage. Ses discussions avec Lawrence Selden ne parviennent pas à la faire changer de conduite.
« - Mon idée du succès, dit-il, c'est la liberté personnelle.
- La liberté ? … être libre de soucis ?
- Libre de tout… de l'argent et de la pauvreté, de l'aisance et de l'inquiétude, de tous les accidents matériels. Maintenir en soi une sorte de république de l'esprit, voilà ce que j'entends par le succès. »
De par son éducation, Lily est restreinte à un certain code de conduite. Durant toute son enfance, sa mère n'a cessé de lui répéter qu'elle obtiendrait tout uniquement grâce à sa beauté. Mais sans argent, Lily doit sauver les apparences et maintenir l'illusion sur son train de vie. L'illusion ne tient pas très longtemps et elle devient rapidement la persona non grata. Même Lawrence, victime des racontars et des apparences, lui tourne le dos. Seuls quelques amis soutiendront Lily mais pas toujours de façon heureuse pour elle.
« Ce n'est pas un bel endroit, non, et la seule manière d'y prendre pied et de s'y tenir, c'est de le combattre avec ses armes, à lui…et, avant tout, ma chère, pas seule ! »
Il faut être un loup pour survivre au milieu des loups. Et bien que Lily donne l'impression d'en être un, on se rend bientôt compte que son âme est plus pure qu'elle n'y paraît.
Ce roman m'a beaucoup rappelé, dans un premier temps, La Foire aux Vanités de Thackeray. J'ai assez tôt fait le rapprochement entre Lily et Becky par leur côté calculateur et manipulateur. Mais contrairement à Becky, Lily ne s'enfonce pas dans ce trait de personnalité. Elle m'a complètement bouleversée et touchée au point que j'en ai versé des larmes. La scène des tableaux vivants rappelle aussi fortement celle des charades de la foire aux vanités.
Critique de la haute-société new-yorkaise du début du XXème siècle, Chez les heureux du monde offre aussi un panorama de la société new-yorkaise dans son ensemble, des anciennes familles de l'aristocratie aux nouveaux riches à l'instar de Rosedale et des Gormer mais aussi du milieu des travailleurs.
A travers Lily, c'est toute la mesquinerie et les fausses convenances de l'aristocratie qu'Edith Wharton pointe du doigt. Une aristocratie qu'elle a elle-même fui en partant s'installer en France.
Je ne peux que conseiller ce sublime roman magistralement écrit et d'une beauté triste à pleurer.
« Les marques mêmes de son chagrin lui seyaient comme les gouttes de pluie vont à la rose battue. »
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Musardise
  21 mars 2016
Histoire de la splendeur et de la déchéance de Lily Bart... Dans la haute société de New York du début du vingtième siècle, il ne fait guère bon vivre malgré les apparences. Si l'on veut se conformer aux règles, on peut même y perdre son identité ; c'est ce qu'Edith Wharton aura à coeur de développer magistralement tout au long de son premier roman.
Wharton a toujours écrit sur ce qu'elle connaissait le mieux : la société de l'aristocratie et de la haute bourgeoisie américaine, et plus spécifiquement new-yorkaise. Elle l'étudie, elle la dissèque sans indulgence. Bien au contraire, elle en pointe constamment les travers. L'histoire de Lily Bart lui sert donc de prétexte à dénoncer une société hypocrite, superficielle, misogyne et impitoyable. Lily en est issue, mais fait figure de parent pauvre. Elle ne peut donc mener le train de vie de ses amis, mais n'imagine de pas de vivre autrement ni ailleurs que parmi eux. Et pourtant, elle est indubitablement différente. Poursuivant un seul objectif, celui de se trouver un riche mari afin de s'assurer un avenir solide et confortable, elle est sans cesse contredite dans ses projets par son aspiration à une autre vie. Elle est sa propre ennemie.
Donc, d'une part, une volonté (ancrée depuis l'enfance dans le cerveau de Lily) de se conformer aux règles de la haute société, et, d'autre part, une envie incertaine, floue, mais bien présente, de prendre son envol et de se laisser guider par ses sentiments. Ce sont ces tiraillements constants qui vont mener petit à petit Lily à sa déchéance - à moins qu'elle ne parvienne au contraire, en perdant argent, fanfreluches et "amis", à un début d'émancipation... Ce sont ces tiraillements qu'Edith Wharton va analyser encore et encore. Par son style sous influence proustienne (les phrases de dix pages en moins), elle nous fait pénétrer dans les méandres de la psychologie des personnages, et avant tout, dans ceux de Lily. Chez Les heureux du monde, c'est un petit trésor de subtilité. Et un pamphlet féministe.
Il est, cependant, parfois malaisé pour le lecteur de comprendre les comportements de la haute société new-yorkaise : est-ce si grave de faire ceci ou cela, d'avoir été vu subrepticement en compagnie de Machin ou d'Untel, pour que la seule réponse possible demeure, toujours, l'exclusion définitive et irrémédiable de la personne prise en flagrant délit ? Si l'on est pas du monde d'Edith Wharton (comme c'est évidemment le cas de la plupart de ses lecteurs d'aujourd'hui), les codes de cette société demeurent un rien hermétiques. Ce qui, au final, renforce la critique féroce de l'auteure : cette société n'est construite que sur des artifices qui sont devenus des impératifs, au mépris de toute tentative d'épanouissement personnelle. Chez les heureux du monde, c'est donc bien plus que l'histoire tragique de Lily Bart et de l'élite new-yorkaise : c'est celle des femmes, des sociétés humaines. C'est celle des individus qui, toujours et encore, cherchent à s'épanouir dans un contexte qui les contraint impitoyablement.
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Citations et extraits (59) Voir plus Ajouter une citation
dbreitdbreit   16 novembre 2012
Vous pourriez aussi bien dire que le seul moyen de ne pas penser à l'air, c'est d'en avoir assez à respirer. C'est vrai, en un sens; mais vos poumons pensent à l'air, si vous, vous n'y pensez pas. Il en va de même avec les gens riches : il se peut qu'ils ne pensent pas qu'à l'argent, mais ils ne cessent pas un instant de le respirer : transportez-les dans un autre élément, et voyez comme ils se débattent et comme ils halètent!
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CarosandCarosand   17 septembre 2013
- Le succès.. qu'est-ce que le succès ? Je voudrais bien connaître votre définition.
- Le succès?... (Elle hésita.) Mais c'est tirer de la vie tout ce qu'on peut en tirer, j'imagine... C'est une qualité relative, après tout... N'est-ce pas aussi votre idée du succès .
- Mon idée du succès, dit-il, c'est la liberté personnelle.
- La liberté ?... être libre de soucis ?
- Libre de tout... de l'argent et de la pauvreté, de l'aisance et de l'inquiétude, de tous les accidents matériels. Maintenir en soi une sorte de république de l'esprit, voilà ce que j'entends par le succès.
Elle se pencha en avant, avec un éclair d'intelligence :
- Je sais... je sais... c'est étrange, mais c'est tout juste ce que j'ai senti aujourd'hui.
Les yeux de Selden rencontrèrent avec une douceur cachée ceux de Lily :
- Ce sentiment est-il si rare chez vous ? dit-il.
Elle rougit un peu sous ce regard :
- Vous me méprisez terriblement, n'est-ce pas ? Mais peut-être est-ce que je n'ai jamais eu le choix. Il n'y avait personne, veux-je dire, pour me parler de la république de l'esprit.
- Il n'y a jamais personne... C'est un pays dont il faut découvrir le chemin soi-même.
- Mais je ne l'aurais jamais découvert si vous ne me l'aviez montré.
- Ah ! il y a des poteaux indicateurs... mais encore faut-il savoir les lire.
- Eh bien, je sais ! je sais maintenant ! s'écria-telle avec ardeur. Chaque fois que je vous vois, il me semble que j'épelle une des lettres de l'écriteau... et hier, hier soir, à dîner, j'ai brusquement vu un peu plus avant dans votre république.
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seshat123seshat123   27 septembre 2017
Mais la seule idée de cette femme qui pouvait à volonté adopter un homme, puis le rejeter, sans avoir à le considérer comme un facteur possible dans ses plans, remplissait Lily Bart d’envie. Percy Gryce l’avait rasée toute l’après-midi, rien que d’y songer semblait réveiller un écho de sa voix monotone, et pourtant elle ne pouvait l’ignorer le lendemain, il lui fallait poursuivre son succès, se soumettre à plus d’ennui encore, être prête à de nouvelles complaisances, à de nouvelles souplesses, et tout cela dans l’unique espoir que finalement il se déciderait peut-être à lui faire l’honneur de la raser à vie.

C’était un destin haïssable; mais comment s’y soustraire? Quel choix avait-elle?

P46
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Gwen21Gwen21   27 septembre 2017
Selden repoussa son chapeau en arrière et la regarda de côté.
- Le succès… qu’est-ce que le succès ? Je voudrais bien connaître votre définition.
- Le succès ?… (Elle hésita.) Mais c’est tirer de la vie tout ce qu’on peut en tirer, j’imagine… C’est une qualité relative, après tout… N’est-ce pas aussi votre idée du succès ?
- Mon idée ?… à Dieu ne plaise !
Il redressa le buste avec une énergie soudaine, appuyant ses coudes sur ses genoux, et, les yeux fixés sur le paysage harmonieux :
- Mon idée du succès, - dit-il, - c’est la liberté personnelle.
- La liberté ?… être libre de soucis ?
- Libre de tout… de l’argent et de la pauvreté, de l’aisance et de l’inquiétude, de tous les accidents matériels. Maintenir en soi une sorte de république de l’esprit, voilà ce que j’entends par le succès.
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juliette2ajuliette2a   04 juillet 2013
Selden et Lily demeuraient immobiles, acceptant l’irréalité de la scène comme unie à leur propre sensation de rêve. Ils n’eussent pas été surpris qu’une brise d’été vint leur caresser le visage, ou de voir les lumières apparues à travers les branches se doubler à la voûte d’un ciel étoilé. L’étrange solitude autour d’eux n’était pas plus étrange que la douceur de s’y trouver ensemble.
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Vidéo de Edith Wharton
Des Américaines à Paris de Gérard Bonal aux éditions Tallandier
Mary Cassatt, Natalie Barney, Renée Vivien, Winnaretta Singer, Isadora Duncan, Gertrude Stein, Alice Toklas, Romaine Brooks, Edith Wharton, Anne Morgan, les soeurs Klumpke? le Paris de la Belle Époque vibre sous les assauts de ces Américaines éprises de liberté. Elles sont riches, artistes, philanthropes. Elles peignent, écrivent, dansent, jouent de la musique, tiennent salon, aiment. Paris est une fête pour ces femmes aux moeurs libres qui fuient l?Amérique puritaine. le salon de la princesse de Polignac où se retrouve toute l?avant-garde musicale, Fauré, Ravel et Debussy ; l?atelier de la rue de Fleurus où Gertrude Stein arbitre le match Picasso-Matisse ; le temple de l?amitié de Natalie Barney, rue Jacob, où l?on croise Colette, André Gide, Ernest Hemingway, Adrienne Monnier, Jean Cocteau? Autant de lieux qu?elles ont rendus célèbres dans le monde entier grâce à leur énergie et leur talent.
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