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ISBN : 2251448497
Éditeur : Les Belles Lettres (19/09/2018)

Note moyenne : 3.83/5 (sur 40 notes)
Résumé :
"Je vous demande, je vous supplie, je vous exhorte d'étudier ceux qui vous entourent. Laissez-vous immerger. C'est un sujet inconnu, ceux qui, ici, ont essayé sont loin, très loin d'une vie civilisée, superficielle mais évoluée. Puisez dans vos dons remarquables d'ironie et de satire. Ils sont ce que je considère comme de plus vital et de plus bénéfique. Ce que je veux dire en un mot, c'est profiter, regarder quel exemple désastreux je suis d'exil et d'ignorance. Vo... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
KATE92
  11 juillet 2012
Etre une femme « moderne » : doit-on faire choix de divorcer pour s'octroyer toujours plus d'argent et/ou pour combler ses exigences de luxe. En tout cas à cette époque, toutes les femmes rêvaient de faire un "bon mariage".
La modernité de nos jours c'est l'Amour même si le compte en banque de l'heureux élu est à zéro !! Bref…
Ce livre reste un extraordinaire portrait social de cette époque entre New York et Paris.
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AgatheDumaurier
  08 avril 2016
Dans un roman d'Edith Wharton, pour ne pas mourir ou finir anéanti par sa confrontation avec le monde, il faut être totalement vide et insensible. C'est le cas d'Ondine Spragg, l'anti-héroïne de cette oeuvre sombre et cynique. Ondine, c'est la quête perpétuellement insatisfaite de "ce qu'il y a de mieux", et qui lui est dû. Parce qu'elle est belle, et qu'elle le vaut bien. C'est un objet sur le marché du mariage, du beau mariage, et cela lui convient parfaitement. Les hommes doivent y mettre le prix. Fruit monstrueux d'une éducation et d'un milieu qu'elle ne remet jamais en question (parce qu'elle est dans l'incapacité complète de le voir), elle sème le malheur partout où elle passe, comme l'ange de la vengeance. Les hommes sont pris au piège des règles auxquelles ils ont soumis les femmes. Une si parfaite incarnation de la domination masculine devient pour eux un démon qui les ruine et les rend fous. Edith Wharton nous livre sa propre vision de la dialectique du maître et de l'esclave.
La première victime d'Ondine est un rejeton affaibli de l'aristocratie new yorkaise. Elle sèmera le chaos dans cette famille aux valeurs rigides et périmées. Leur agonie est cruelle. Ondine ne regardera pas une seule fois en arrière, abandonnant son fils, puis s'en servant contre eux d'une manière assez ignoble.
Sa deuxième victime -c'est une serial killeuse- est un aristocrate français tout droit sorti de Proust qui aurait mieux fait de rester caché au faubourg Saint-Germain ou dans son château moisi. Entre une Scarlett O'Hara en promo chez Auchan et un petit marquis, ça ne peut pas marcher.
Enfin son double masculin, probable troisième victime. Elle ne peut pas trouver mieux, mais...
Edith Wharton, colt au poing, tire sur tout ce qui bouge, les hommes, les femmes, les sociétés, les rituels, les fausses valeurs...L'hypocrisie et l'insincérité de tous les rapports humains font frémir. Pas un personnage ne s'en sort, tous sont atteints et tous en mourront, de ces paroles échangées qui ne veulent rien dire et sont dictées par des codes sociaux, de ces "amitiés" qui ne sont rien que des relations d'intérêt, de ces enfants qu'on délaisse comme si l'avenir n'existait pas, de ces "amours" exclusivement tarifées. Un conte à vouloir s'enfermer dans sa bibliothèque, en compagnie exclusive de chats.
Mais quelle perfection et quelle lucidité !
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Musardise
  25 février 2016
À travers l'ascension sociale d'Ondine Spragg, originaire de la bourgeoisie d'Apex mais bien décidée à conquérir New York et ses hautes sphères, c'est, comme souvent, un portrait corrosif de la haute société américaine que nous livre Edith Wharton.
Une fois n'est pas coutume, c'est une femme qui tiendra le rôle le moins sympathique du roman : cette Ondine à la fois naïve, inculte, égoïste, vaniteuse, calculatrice, mais qui sait charmer son monde et, reconnaissons-lui cette qualité, rebondir sans cesse devant les obstacles. Mais Ondine ne serait pas ce qu'elle est sans toute cette société corrompue par l'hypocrisie et les codes les plus absurdes, sans cette société dans laquelle elle se coule et se laisse enfermer - c'est une des caractéristiques étonnante d'Ondine Spragg de n'avoir aucun désir d'émancipation, contrairement à bien d'autres personnages féminins d'Edith Wahrton, ou du moins de ne pas savoir qu'elle aimerait, peut-être, s'évader de ce carcan qui l'étouffe mais qu'elle appelle de tous ses voeux, encore et encore.
Si bien que de robe en robe, de soirée en soirée, de mari en mari, Ondine, qui paraît tellement prédatrice au premier coup d'oeil, tellement vide de tout sentiment, reste sur sa faim. Elle, qui passe sa vie à tenter d'obtenir "ce qu'il y a de mieux", ne saura jamais d'où vient ce goût d'insatisfaction qui la taraude.
Le style de Wharton est un plaisir, comme d'habitude. Toujours elle analyse, elle dissèque les sentiments, les frustrations, les comportements d'une plume raffinée mais sans concessions, mettant à nu les vicissitudes de cette haute société qu'elle a si bien connue. Un constat déprimant, certes, mais combien brillant et réussi. Une fois de plus.
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Nadael
  17 décembre 2013
On découvre Ondine Spragg à New York où elle vit depuis peu avec ses parents, des nouveaux riches originaires d'Apex en Caroline du Nord. La jeune femme ravissante et élégante est également une capricieuse arriviste et cela se perçoit d'emblée. On méprise ce personnage immédiatement ; son ambition est de gravir l'échelle sociale, côtoyer la haute société, elle aime l'argent, le luxe, les dorures, les parures, les robes, les bijoux, le clinquant, le divertissement, les voyages, les hôtels, elle aime être admirée et convoitée.
Elle tisse à merveille autour d'elle un réseau de relations, use de stratagèmes, de manipulations et de mesquineries pour arriver à ses fins. Ondine compte sur d'astucieuses alliances pour se distinguer. Toujours là où il faut être ; bals, dîners, ateliers de peintres à la mode, théâtre... Elle n'est jamais aussi radieuse qu'en plein coeur de la vie mondaine.
Son mariage avec Ralph Marvell, issu d'une grande famille new-yorkaise la déçoit vite car le voilà obligé de prendre un métier pour subvenir aux besoins grandissimes de sa femme. Une honte pour elle. Ondine aura tout de même un fils avec Marvell qu'elle délaissera.
Elle divorce, devient la maîtresse d'un banquier, puis part pour la France où elle rencontre le Marquis de Chelles mais pour pouvoir se remarier  elle doit faire venir son fils à ses côtés... ne supportant pas qu'on lui retire son fils Marvell se suicide. Faire souffrir ses proches ne perturbe pas Ondine. Elle suit une trajectoire établie, elle ne diverge pas. Son nouveau mari a beau être un aristocrate, la jeune femme s'ennuie très vite dans son château. Elle divorcera une seconde fois... et retrouvera avec joie un ancien ami d'enfance devenu riche... mais en éternelle insatisfaite, le bonheur pour elle est inatteignable.
Edith Wharton nous dépeint un monde empêtré dans ses convenances, ses valeurs, sa frivolité, ses moeurs légères, son avidité d'argent, sa respectabilité, son besoin d'amusements. On entrevoit un mouvement en ce début de xx ème siècle, l'aristocratie se meurt, les codes de la société sont baffoués, un vent de liberté souffle. L'auteure se montre évidemment cynique envers cette Ondine, femme dure et froide, qui se veut moderne et indisciplinée et pourtant complètement dépendante de l'homme.
Lien : http://lesmotsdelafin.wordpr..
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Mariefrance92600
  06 septembre 2017
Une belle égoïste.
Ondine Spraggs est redoutablement belle et possède un insatiable désir de reconnaissance sociale. Fraîchement débarquée à New-York, la belle ambitieuse se met en chasse du mari capable d'assouvir ses deux passions : l'amusement et la respectabilité. ("Elle voulait, passionnément, opiniâtrement, deux choses qui, à son avis, devaient subsister ensemble dans toute vie bien organisée : l'amusement et la respectabilité"). C'est une éternelle insatisfaite ("Elle avait tout ce qu'elle voulait, mais il lui semblait parfois qu'elle aurait pu désirer autre chose si elle en avait connue l'existence"), à chaque nouveau pas dans son ascension il lui faudra toujours plus, quitte à changer de mari si le sien n'est pas à la hauteur (c'est-à-dire, ne lui apporte pas assez d'argent). Elle est futile ( "Elle pouvait enfin, maintenant, s'abandonner sans arrière-pensées à la joie de mettre sa propre beauté en scène."), froide et calculatrice ("ses réactions physiques n'étaient jamais très vives : elle se demandait toujours vaguement pour les gens "faisaient tant d'histoires", affichaient un goût ou un dégoût si violent pour ses choses. Une froide conscience semblait veiller sur elle et contrôler ses sensations, la laissant capable de mesurer l'intensité de celles qu'elle provoquait.").
A travers le portrait de cette belle égoïste Edith Wharton dépeint de manière féroce la futilité et la rigidité des moeurs de la haute société américaine et française de la fin du 19ème. Il y a aussi le choc à New York entre l'aristocratie en place et les nouveaux riches, et en France entre la bonne société et les riches américains qui débarquent. Ce n'est pas le meilleur de Wharton, personnellement j'ai préféré "Les New Yorkaises" par exemple, mais c'est un très bon roman quand même. Après une première partie un peu faible, les personnages prennent de la consistance, et ce livre est superbement écrit ce qui le rend agréable à lire.
Lien : http://www.critiqueslibres.c..
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critiques presse (1)
LeMonde   22 octobre 2018
Beaux Mariages, roman de 1913 aujourd’hui réédité aux Belles Lettres, dans lequel on retrouve d’emblée ce qui – derrière les faces-à-main et les voilettes – fait sa modernité radicale. L’art de montrer, sous la surface lisse des bonnes manières, la violence clanique de « l’élite ».
Lire la critique sur le site : LeMonde
Citations et extraits (13) Voir plus Ajouter une citation
KATE92KATE92   18 juin 2012
« Ce n'est pas le livre le plus connu d'Edith Wharton, mais, à le lire ou le relire, on s'aperçoit qu'il est au moins aussi complexe que les célèbres L'Âge de l'innocence ou Chez les heureux du monde. Quand elle commence à le rédiger, la romancière vient enfin, après de longs atermoiements, de divorcer d'un mari indigne. Elle vit en France et elle crée, avec il est vrai beaucoup de difficultés, ce personnage extraordinaire qu'est Undine Spragg. A-t-elle choisi exprès les initiales? Il semble en effet plus que probable qu'elle a décidé de régler son compte avec les États-Unis, et l'entreprise est on ne saurait plus ambigüe. [...] Il est sûr qu'on comprend mieux avec près de cent ans de recul que cette U.S., incarnation du pur désir, est l'un des personnages les plus problématiques de la littérature américaine et qu'E. Whartona frappé vraiment très fort en donnant naissance à un roman qui ne saurait avoir de dénouement, pas plus que le désir ne pourrait s'arrêter. »
BCLF
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MusardiseMusardise   20 février 2016
Les sources vitales, étouffées en Ralph, commençaient à resurgir ; il y avait des jours où il était content de de s'éveiller, de voir du soleil à sa fenêtre, où il commençait à faire le plan de son livre et à penser que ce plan l’intéressait vraiment. Il parvenait même à entretenir l'illusion pendant plusieurs jours - chaque fois un peu plus longtemps - avant qu'elle ne périsse à nouveau dans une douloureuse explosion de désenchantement. Le pire était qu'il ne puisse jamais prévoir quand allaient survenir ces bouffées d'angoisse. Elles s'emparaient de lui au moment où il se sentait le plus en sécurité, où il se disait : "Après tout, la vie vaut vraiment la peine...", et même alors qu'assis auprès de Clare Van Degen, écoutant sa voix, contemplant ses mains, il retournait dans son esprit les premiers chapitres de son livre.
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MusardiseMusardise   15 février 2016
Il était caractéristique de sa part de garder des ses échecs un souvenir aussi aigu que de ses triomphes, et un désir passionné de les "rattraper", qui comptait toujours parmi les motifs obscurs de sa conduite. Elle avait enfin ce qu'elle voulait - elle avait conscience de posséder "ce qu'il y avait de mieux" ; et parmi les autres sensations, plus diffuses, l'adoration de Ralph lui procurait le plaisir raffiné qu'aurait pu connaître une reine guerrière portée en triomphe par les princes vaincus, et lisant dans le yeux de l'un d'eux la passion qu'il n'eût pas osé exprimer.
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MusardiseMusardise   18 février 2016
Svelte comme une ombre dans ses longues fourrures, elle se pencha pour embrasser Mrs Fairford, puis elle se tourna vers Ralph :
- Oui, je comptais bien vous surprendre ici. Je savais que c'était l'anniversaire de votre fils, et je lui ai apporté un cadeau : un cadeau coûteux, vulgaire, à la Van Degen. Il ne me reste plus assez d'imagination pour trouver la chose juste, celle dont l'achat exige du cœur au lieu d'argent. Maintenant, quand je cherche un cadeau, je n'entre jamais dans une boutique en disant "je voudrais ceci ou cela", mais "donnez-moi quelque chose qui coûte tel prix" (Elle tira un paquet de son manchon.) Où est la victime de ma vulgarité, que je l'écrase sous le poids de mon or ?
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MusardiseMusardise   17 février 2016
Cette fois, cependant, sa femme ne se joignit pas à la plaisanterie, et il se tut pendant que leur voiture grimpait la pente poussiéreuse qui menait à la porte de Fontebranda. Il avait vu son visage s'assombrir quand il avait suggéré la possibilité d'échapper aux foules en Suisses ; et l'idée lui vint, avec la brutalité d'un coup de couteau, que la foule était ce qu'elle désirait - qu'elle était malade d'ennui de leur tête-à-tête.
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Videos de Edith Wharton (30) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Edith Wharton
Des Américaines à Paris de Gérard Bonal aux éditions Tallandier
Mary Cassatt, Natalie Barney, Renée Vivien, Winnaretta Singer, Isadora Duncan, Gertrude Stein, Alice Toklas, Romaine Brooks, Edith Wharton, Anne Morgan, les soeurs Klumpke? le Paris de la Belle Époque vibre sous les assauts de ces Américaines éprises de liberté. Elles sont riches, artistes, philanthropes. Elles peignent, écrivent, dansent, jouent de la musique, tiennent salon, aiment. Paris est une fête pour ces femmes aux moeurs libres qui fuient l?Amérique puritaine. le salon de la princesse de Polignac où se retrouve toute l?avant-garde musicale, Fauré, Ravel et Debussy ; l?atelier de la rue de Fleurus où Gertrude Stein arbitre le match Picasso-Matisse ; le temple de l?amitié de Natalie Barney, rue Jacob, où l?on croise Colette, André Gide, Ernest Hemingway, Adrienne Monnier, Jean Cocteau? Autant de lieux qu?elles ont rendus célèbres dans le monde entier grâce à leur énergie et leur talent.
https://www.lagriffenoire.com/93155-romans-des-americaines-a-paris.html
Vous pouvez commander Des Américaines à Paris sur le site de la librairie en ligne www.lagriffenoire.com
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