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ISBN : 2253071218
Éditeur : Le Livre de Poche (23/01/2019)

Note moyenne : 3.47/5 (sur 16 notes)
Résumé :
À vingt-cinq ans, avec un passé de guérillera et une carrière de tueuse à gages, Ana a tout vu : décapitations, chutes mortelles, exécutions par balle... Mais elle n’a jamais vu Citizen Kane, considéré comme le plus grand film de tous les temps.
Quand son commanditaire habituel lui désigne Orson Welles comme cible, Ana prend conscience de ses lacunes cinématographiques et entreprend, pour préparer cet assassinat, de découvrir la filmographie de sa prochaine ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
Zakuro
  08 mai 2017
Ana aurait pu avoir pour pseudonyme F comme le suggère le titre du livre . Mais détrompez-vous, rien n'est aussi simple et évident  dans ce nouveau roman d'Antonio Xerxenesky.
Il n'est pas linéaire dans sa construction et associe de manière très habile la réalité à la fiction comme un bon vieux film d'Orson Welles.
L'auteur écrit par flash-back avec des retours en arrière sur les années qu'Ana a passé à Rio de Janeiro pendant la junte militaire et sur un présent intiment lié au passé. Un passé trouble aussi bien dans l'histoire du Brésil que dans l'histoire familiale d'Ana. Les mots ne le disent pas ouvertement mais le suggèrent dans les lignes comme dans un cadrage à plusieurs plans dans les films du réalisateur américain.
Pour Ana, le présent se vit à Los Angeles où elle se trouve après avoir suivi les conseils d'un oncle qui l'initie au maniement des armes.
Elle est une jeune étudiante qui adore la musique et les sons américains des années 80 comme The Cure ou Duran Duran, vit une histoire d'amour épisodique avec Antoine .
Mais derrière cette couverture, elle est à 25 ans une tueuse à gages renommée par ses commanditaires car elle arrive à maquiller ses agissements en accident sans laisser de trace, un virage surprenant pour une jeune femme . Mais le passé est là et avec lui des nuits d'insomnie qu'Ana brûle en regardant en boucle les films d'Orson Welles car chose étrange la prochaine victime d'un accident mortel qu'elle sait si bien mettre en scène, n'est pas moins que le cinéaste lui-même.
Ce roman est vraiment surprenant et fait frissonner. Il est aussi un superbe hommage au cinéma d'Orson Welles et à ses talents multiples.
Mais attention comme le dit l'auteur, si vous ne connaissez pas la fin des films d'Orson Welles, un conseil allez-les voir avant de lire le livre.
Vous apprendrez aussi à la fin du livre ce que veut dire ce F si mystérieux.
J'ai pour ma part été particulièrement touchée par le personnage d'Ana et à travers elle par le sort de toutes les victimes innocentes.
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lucia-lilas
  18 octobre 2016
« A vingt-cinq ans, avoue Ana, je pensais avoir déjà vu beaucoup de choses dans la vie. J'avais assisté à une décapitation, deux pendaisons, une castration, trois chutes mortelles, une tête détruite par un tir de fusil… »
Ana est tueuse à gages. Oui, c'est sa spécialité, elle est très douée pour ça et elle considère le crime comme un art : il faut que ce soit propre, bien fait, que ça ressemble à un accident : « je me soucie de la beauté de la mort, de l'art de l'assassinat. » Ainsi, élimine-t-elle du monde les derniers nazis réfugiés en Amérique du Sud ou des tortionnaires comme… son père.
Si elle a une certaine expérience de la vie et de la mort, elle n'a quand même pas tout vu. Et notamment, elle n'a pas encore vu Citizen Kane d'Orson Welles. Je vous surprends à crier au scandale alors que vous n'aviez même pas levé un sourcil à l'énumération de tous ses crimes ! Mais bon, passons, je vous le laisse sur la conscience….
Or, la dernière mission qu'elle vient de recevoir est précisément l'assassinat d'Orson Welles. Ok dit-elle mais à une condition : je veux connaître son oeuvre et la voir … au cinéma ! Qu'à cela ne tienne… elle verra les films au cinéma. Et comme il n'y a qu'à Paris, dans les vieilles salles de quartiers, qu'on peut revoir ces films, elle part pour un bref séjour dans la capitale. Un jeune homme est chargé de lui faire découvrir le monde du cinéma, et la façon de faire la différence entre un chef- d'oeuvre et un navet. Il faut qu'elle soit au point car bientôt, elle va entrer en contact avec le grand réalisateur et ne doit surtout pas donner l'impression de ne rien connaître du milieu.
Qui est Ana ? Elle est née à Rio en 1960 de parents très conservateurs, pour l'ordre à n'importe quel prix.
Une nuit, elle surprend son père dans la chambre de sa soeur. Ce qu'il y faisait, on ne le saura pas mais on s'en doute. Peu de temps après, le père fera une chute mortelle dans la douche. Dommage… pensera Ana.
C'est à son enterrement qu'elle rencontrera celui qui va changer le cours de sa vie : José, son oncle, qui n'était pas forcément le bienvenu dans la famille. Elle séjournera chez lui, à Los Angeles, découvrira qu'il est étroitement lié aux opposants à la dictature, s'était entraîné à Cuba à des techniques de guérilla et a fini par s'engager. Il lui dira qui était son père, celui qui portait le surnom de « Docteur Électrochoc » et « qui utilisait son talent incroyable pour l'ingénierie à développer des systèmes perfectionnés de torture par chocs électriques ».
La gamine veut des détails, il lui en fournit. Alors, lorsqu'il prend conscience des talents de sa nièce en matière de tirs, il se dit qu'il pourrait bien en faire quelque chose…
Ana n'agit pas par conviction politique mais parce qu'elle aime l'art : « je ne pensais pas que le monde puisse devenir meilleur, peu importe qui était au pouvoir, je n'avais foi en aucun système, et même pire, je ne ressentais pas l'envie brûlante de parvenir à un monde meilleur. »
Elle imagine que la disparition de Welles serait son « chef-d'oeuvre, son Citizen Kane à elle » et elle veut se consacrer « totalement à son art ».
Ce qui est fascinant dans ce texte, c'est la personnalité torturée et le parcours chaotique de la narratrice, jeune fille sans illusions, marquée à vie par les agissements de son père et finalement n'imaginant qu'une issue possible pour elle et pour le monde : l'art.
« le fait d'avoir vu Citizen Kane aurait-il pu influencer le parcours, disons, professionnel de mon père ?, se demande-t-elle, Un plus grand accès aux prétendues humanités aurait-il empêché mon père d'employer son intelligence au perfectionnement d'appareils de torture ? Un livre de Tolstoï aurait-il été capable d'empêcher mon père d'entrer dans la chambre de ma soeur pendant la nuit ? »…
Autrement dit, « Une oeuvre d'art est-elle capable de changer une vie ? »
Vaste question…
Ana s'interrogera souvent comme Orson Welles à la fin de F for Fake : « It is pretty. But is it art? », comme si cette question devenait quasiment existentielle pour elle.
A-t-elle tenté d'échapper au réel par l'art ? Certainement. A-t-elle espéré être sauvée par l'art ? Sans aucun doute. A-t-elle voulu montrer comme Welles dans F for Fake que l'art est illusion, manipulation, leurre, à travers des crimes passant pour des accidents ? Sentait-elle qu'avec la mort d'Orson Welles, elle réaliserait, à 25 ans, âge du réalisateur lorsqu'il a créé Citizen Kane, son chef-d'oeuvre à elle et qu'il ne fallait surtout pas qu'elle le rate ? Ou bien fut-elle une manipulatrice manipulée dès son enfance par les autres, les hommes au double visage : son père, son oncle, le commanditaire dont elle ne connaît que la voix ?
Un livre qui pose des questions essentielles sur l'art : comment le définir, quel est son rôle, est-il utile, peut-il sauver les hommes, les rendre meilleurs ou bien ne peut-il rien pour nous, sinon nous piéger dans ses filets de l'illusion et nous rejeter au monde encore plus nus et plus démunis ? Est-il salvateur ou dangereux ?
Il nous reste à voir et à revoir l'oeuvre du grand Welles, le magicien.
Peut-être nous apportera-t-il une réponse qui ne soit pas un ultime canular…

Lien : http://lireaulit.blogspot.fr/
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Apikrus
  20 août 2016
A vingt-cinq ans, Ana a déjà une vie bien remplie.
Elle excelle dans son travail de tueuse à gages. Perfectionniste, elle considère que donner la mort doit être une oeuvre d'Art, et peaufine donc son travail, à la grande satisfaction de ses clients. Sa dernière mission en date consiste à tuer le célèbre réalisateur Orson Welles. Toujours aussi méticuleuse, Ana découvre l'oeuvre de l'artiste et s'introduit dans son entourage. Alors que l'échéance fixée pour finir ce travail approche, le lecteur commence à douter de la capacité d'Ana à mener cette mission à son terme…
Ce roman démarre de façon très accrocheuse, dans un style agréable. On s'y installe donc rapidement. L'histoire reste intrigante pendant la majeure partie du récit mais sa fin, trop abracadabrante et artificielle à mon goût, m'a beaucoup déçu.
Cette lecture m'a parfois fait penser à 'Un stagiaire presque parfait' de Shane Kuhn (où il est également question d'un tueur à gages), que j'ai nettement préféré, notamment pour l'humour décalé.
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Tipee
  05 octobre 2016
J'ouvre mon calepin... le titre : "It is pretty. But is it Art ?"
Large question. J'y réfléchis. Et comme ce que j'écris dans mon bloque-note n'appartient qu'à moi et que j'y dicte mes règles. J'écris It's art derrière le film "F for Fake". Et la même phrase derrière ce livre que je viens de lire.
La quatrième de couverture nous promettais que nous voudrions pas fermer ce livre. Et j'ai envie de vous dire que c'est ce qui m'est arrivé. Qu'après l'avoir commencé en début de soirée, j'ai dû le finir au milieu de la nuit.
Alors pourquoi ?
Déjà parce que l'on parle de cinéma, d'Orson Welles, blâmé aux Etats-Unis, adulé en France. J'aime le cinéma, mais j'ai un peu honte de constater que je n'ai vu que Citizen Kane de ce réalisateur et que je pourrais donc être un américain pur jus.
Qu'à t'ont ? Une histoire qui suit une femme, avec un récit de sa jeunesse et de son métier lors de sa découverte de Citizen Kane. Deux récits imbriqués qui se complètent parfaitement au niveau de l'intrigue, mais aussi des rapports psychologiques de la jeune femme envers elle-même, et envers son entourage.
Nous avons une tension constante, incapable de savoir ce qu'elle choisira de faire. Car oui, j'ai oublié de dire, la jeune femme excelle dans les meurtres et elle a pour contrat Orson Welles. Tuera, ne tuera pas. Qui sait ?
Je ne vais pas spoiler le livre, mais sa construction entre policier, guérilla, psychologie, cinéma, littérature, voyage avait tout pour me plaire. Et cela m'a plu. Je n'en demande pas plus.
Et je remercie donc les éditions Asphalte et l'opération Masse critique de m'avoir envoyé cette belle découverte. D'autant plus que le seul livre que j'avais lu venant d'Amérique du Sud, c'était Cent ans de solitude de Gabriel Garcia Marquez. Ce n'est pas comparable. Mais j'ai bien envie de recommencer un jour l'expérience sud-américaine. Si jamais un lecteur a une bonne idée, je prends !!!
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zazy
  05 janvier 2017
F for Fake d'Orson Welles,
F comme femme
F comme fatale
F comme fiction
T comme tueuse à gages
A comme Ana qui n'est pas un ange
F, c'est « L'histoire de la femme qui devait tuer Orson Welles », sous-titre du livre. Ana, jeune femme brésilienne tueuse à gage « Combien de filles de mon âge pouvaient en dire autant ? ». se raconte.
Elle rencontre son oncle, José, opposant à la dictature, lors de l'enterrement du père d'Ana. Elle va le rejoindre à los Angeles. Devant son aptitude au tir, son sang-froid, elle se trouve embringuer dans cette faction révolutionnaire et accepte de partir à Cuba s'entraîner Ce même José lui apprendra la vérité sur son père, ingénieur, surnommé « Docteur Electrochoc et qu'il utilisait son talent incroyable pour l'ingénierie à développer des systèmes perfectionnés de torture par chocs électriques». C'est ainsi qu'elle devient tueuse à gages.
La Voix, c'est toujours par téléphone que cela se passe, lui donne la cible à viser, à elle de se débrouiller. Dès son premier contrat, Ana tue sans se délecter, mais avec une réelle efficacité, un vrai petit artisan. Très professionnelle, elle suit sa proie, la regarde vivre, apprend ses points faibles et, comme l'araignée, surgit au moment opportun. Elle en fait une oeuvre unique (sans jeu de mot), comme un tableau « Je me soucie de la beauté de la mort, de l'art de l'assassinat. ».
Sa dernière mission ? La Voix lui demande de tuer Orson Welles himself. Elle va s'immerger, moi aussi, dans le monde du cinéaste. A Paris, elle étudie la filmographie, la bio du réalisateur avec des passionnés.
Départ pour Los Angeles ; elle entre en contact avec Orson Welles, où miracle, il tourne un nouveau film « Quelle était la relation entre le studio et ceux qui m'avaient engagée ? Etait-il possible que la voix désincarnée donne des ordres au studio, que ces figures faites d'ombres commandent à Hollywood ? » lui qui était en délicatesse avec le milieu.
Ce qui cloche pour ce dernier contrat, c'est sa relation avec le cinéaste. Jusqu'à présent, elle se contentait d'observe ses victimes. Là, elle est l'assistante de Welles. Une relation amicale se noue, mais jusqu'où… Comment tuer, pour elle, vu son style, ce serait plutôt, causer une mort qui peut passer pour naturelle, un type qu'elle admire ? Ici se rejoint la théorie du vrai, du faux, du vraisemblable. le cinéma peut se faire hors champ de la caméra, surtout lorsque l'on côtoie un mythe
Ana raconte sa vie sans affect, elle est tueuse à gages, c'est tout, circulez il n'y a rien à voir. Je ne saurai rien de ses motivations. Je pense que son passé, voire sa filiation, joue un grand rôle dans sa vie actuelle « Combien y avait-il de mon père en moi ? Si j'étais un homme, notre ressemblance physique serait-elle plus évidente encore ? Qu'est ce qui le séparait de lui ? Les morts qu'il a causées, en quoi diffèrent-elles des miennes ? C'est une question d'esthétique, ai-je pensé ».
« Est-ce de l'art ». Cette question revient comme un leitmotiv tout au long du livre. L'art aurait-il pu modifier la vie de son père ? « Un livre de Tolstoï aurait-il été capable d'empêcher mon père d'entrer dans la chambre de ma soeur pendant la nuit ? » « Une oeuvre d'art serait-elle capable de changer ma vie ? Une oeuvre d'art est-elle capable de changer une vie ? Les prétendues humanités sont-elle capables d'humaniser quelqu'un ? Pourquoi associons-nous le terme d'humanités à la notion de faire le bien et d'éprouver de la compassion pour autrui ? Pourquoi la mort ne serait-elle pas une sort d'art ? Ne serait-ce pas la mort, le véritable signe de l'humanité ? Toutes ces questions, sa peut-être ressemblance, son rapport au père sont autant de raisonnement qui pourraient modifier le cours de sa vie.
Antonio Xerxenesky connait, admire Welles et le cinéma. Pas de copié-collé sorti tout droit de wiki… Non, tout est connu, aimé, vécu. La vie, les moeurs des années 80, la musique le cinéma, la situation politique brésilienne, les nuits de Los Angeles avec la fameuse « witching hour » forment un décor bien présent.
L'auteur mêle personnages réels et fictionnels avec talent. Est-ce vraisemblable ? Je ne me pose pas la question tant je suis sous le charme de l'écriture vive, rapide, puissante. Une écriture toujours aussi visuelle, quasi cinématographique avec des flashbacks qui mêlent vraisemblance et surréalisme. Comme dans un bon polar, arrive le doute, les notions de vrai-faux. Oui, c'est connu de tous ou presque, Orson Welles est mort, le 10 octobre 1985 (merci la toile)… Et si c‘était l'oeuvre ultime d'Ana ?
Je ne saurais faire des liens avec les films d'Orson Welles, dont je ne connais pas l'oeuvre. Cela ne m'a pas empêchée de goûter au plaisir de cette lecture et de l'immersion dans les années 1980. Je crois que j'apprécie l'univers déjanté, mais pas que… d'Antonio Xerxenesky, déjà hautement apprécié avec « Avaler du sable ».
F, comme Faut le lire !!

Lien : http://zazymut.over-blog.com..
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
asphalteasphalte   01 juillet 2016
À vingt-cinq ans, je pensais avoir déjà vu beaucoup de choses dans la vie. J’avais assisté à une décapitation, deux pendaisons, une castration, trois chutes mortelles, une tête détruite par un tir de fusil, une rafale de mitraillette dégommant des personnes importantes et riches au milieu d’une foule, un ancien nazi souffrant d’une crise cardiaque tout sauf accidentelle, un pédophile tombant dans une cage d’ascenseur, une dizaine d’autres visages rigides et froids, quelques litres de sang et des valises pleines d’argent liquide. À cette époque-là, je regardais cet historique avec fierté : combien de filles de mon âge pouvaient en dire autant ? La plupart n’avaient même pas vu le cadavre de leur grand-père reposer tranquillement dans son cercueil. Cependant – et il peut sembler que je change de sujet ‒, je n’avais encore jamais vu Citizen Kane, d’Orson Welles, considéré par de nombreux critiques comme le meilleur film de l’histoire du cinéma. Curieusement, une œuvre réalisée, produite et interprétée par Welles quand il était encore un gamin, à vingt-cinq ans exactement, l’âge qui était le mien quand j’ai été obligée de voir Citizen Kane pour la première fois. Nous étions en 1985 et Orson Welles allait mourir le 10 octobre de cette même année. 
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TipeeTipee   04 octobre 2016
Les Parisiens n'existent pas, il n'y a que des amants surpris, des Arabes rejetés par la population, des garçons de café de mauvaise humeur et ainsi de suite. Paris n'existe pas, ai-je pensé dans les derniers jours. Paris est une maladie, et elle est sur le point de me contaminer. Je dois quitter Paris, car cet endroit, au fond, est une fiction, et si je reste plus longtemps ici, je vais finir par croire que cette fiction est un endroit possible, je vais finir par croire que cette petite vie faite de cinéma et de vin est possible.
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TipeeTipee   03 octobre 2016
Au bout d'une demi-heure, quand je posais le livre et fermais les yeux, je n'entendais plus mes pensées. Je n'entendais pas non plus d'échos de la voix de narrateurs. Tout ce qui existait, c'était le silence ; les livres apaisaient ma conscience. Alors je m'endormais presque instantanément.
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dede   14 janvier 2017
Leurs reflets conjugués créent une multiplicité d’images, à l’infini
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dede   14 janvier 2017
J’ai promis que, pendant une heure, tout ce que j’allais dire serait la vérité. Cette heure, mesdames et messieurs, est terminée. Pendant les dix-sept dernières minutes…
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Vidéo de Antonio Xerxenesky
Antônio Xerxenesky présente en français son roman F (à paraître chez Asphalte le 22 septembre 2016).
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