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EAN : 9782221114339
288 pages
Éditeur : Robert Laffont (04/10/2012)

Note moyenne : 3.67/5 (sur 45 notes)
Résumé :
On savait, depuis La Fenêtre panoramique, que Richard Yates appartenait au cercle des "grands" romanciers américains. Dans ce recueil inédit, il apparaît aussi comme un nouvelliste remarquable. Les fragments de vie qu'il saisit à la manière d'instantanés offrent une expérience de lecture unique, la sensation de toucher une vérité crue, sombre mais finalement libératrice.
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Critiques, Analyses et Avis (13) Voir plus Ajouter une critique
Laurence64
  28 octobre 2012
Je suis tombée dans les nouvelles américaines il y a de nombreuses années et ne me suis jamais relevée. Merci à ce libraire qui me mit dans les mains Trois Roses Jaunes. Depuis, je me sens une âme de fleuriste. Alors, lorsque a paru un recueil de nouvelles de Richard Yates, mon porte-monnaie n'a rien eu à dire… Même si j'avais dépassé le quota qu'exige ma bonne conscience. Même si ma Pile A Lire se lamente de ne pas dégraisser (je mettrai dedans un livre de régime).
Yates n'étant pas un petit nouveau, il était temps qu'un éditeur français outrepasse l'indéracinable constat: "en France, les nouvelles ne marchent pas" (ben non, elles ne marchent pas plus que les livres ne volent. Gros soupir. Il y a suffisamment de succès éditoriaux pour financer sans état d'âme des auteurs dont le talent n'est plus à démontrer, non? ) Mais foin de mon mauvais esprit. Les nouvelles parues en 1978 aux Etats-Unis ont enfin traversé l'Atlantique. Que ce soit à dos de tortue importe peu.
Hosannah! Yates est aussi grand nouvelliste que romancier. Sé-dui-te, je suis.
Prenez l'Amérique des années 30. On y divorçait déjà beaucoup. Les parents de Richard Yates avaient suivi le mouvement. Aussi, l'écrivain devenu adulte trempe-t-il sa plume dans son enfance instable. le Billy de la première nouvelle et la Nancy de la troisième assistent aux courageuses et pitoyables tentatives de leur mère d'acquérir leur indépendance. Les vies continuent cahin-caha. L'alcool coule à flots.
Dans toutes les histoires, on boit trop chez Yates. Beaucoup trop. L'alcool-béquille.
On s'y sépare aussi. Chaque fois. le sentiment d'abandon y est récurrent. Les rêves d'un lendemain plus prometteur permettent de supporter l'existence.
Les hommes, pathétiques, cherchent une gloire toujours illusoire. Ils peuvent rêver de conquête au point de s'empêtrer dans des relations improbables ou de reculer.
Toujours les fêlures nourrissent les doutes. Il y a la quête de l'amour. La recherche de la reconnaissance. Les rêves qui succèdent aux rêves et qui s'écrasent
Parent de Cheever dans les cinq premières nouvelles, Yates se tourne résolument vers Francis Scott Fitzgerald dans les deux dernières. Avec un immense talent.
Vous l'ai-je dit? J'ai beaucoup beaucoup aimé.
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Nadouch
  31 octobre 2019
Des histoires d'amour en nouvelles, jamais simples mais jamais hors du commun non plus... J'ai beaucoup aimé l'écriture, j'ai lu ces nouvelles en un mois, en lisant une de temps en temps.
Je pense ne pas en garder un souvenir inoubliable, mais le moment de lecture est agréable !
Commenter  J’apprécie          150
AnitaMillot
  21 février 2020
Tout d'abord, je tiens à remercier la collection Pavillons Poche des Éditions Robert Laffont pour ce joli cadeau, reçu après une lecture commune du groupe littéraire “Cap sur vos envies”.
Composé de sept nouvelles d'une quarantaine de pages chacune, nous retrouvons dans cet ouvrage les leitmotiv chers au brillant écrivain qu'est Richard Yates. À savoir ce sentiment mélancolique, déclenché par l'échec sentimental ou encore la nostalgie provoquée par la platitude d'un quotidien médiocre.
Richard Yates a un don inné pour décrire avec une simplicité désarmante (mais aussi avec une puissance d'écriture incomparable ! ) la complexité des rapports humains, qu'ils soient filiaux, amicaux ou encore amoureux ! Jamais ennuyeux, toujours respectueux et dans l'empathie, on ne se lasse guère de son style ni du récit de ces petites tranches de vie américaine ... Un écrivain majeur à découvrir ou à relire ! Un grand désir, en ce qui me concerne, de poursuivre la lecture de son oeuvre !
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Titine75
  18 janvier 2013
Nous avions découvert Richard Yates grâce au film de Sam Mendès en 2008. Depuis lors, les éditions Pavillons Laffont rééditent les romans et les nouvelles de ce grand auteur américain. « Menteurs amoureux » est un recueil de sept nouvelles portant sur les ratages familiaux et amoureux. le désespoir des personnages se noie bien souvent dans l'alcool, comme ce fut le cas pour Yates lui-même. D'ailleurs, sa vie se retrouve dans les différentes nouvelles : son enfance après le divorce de ses parents auprès d'une mère sculpteur sans talent (« Oh, Joseph, je suis si fatiguée »), sa participation à la deuxième guerre mondiale (« Une permission exceptionnelle »), son travail de scénariste (« Et dire adieu à Sally »).
L'incompréhension, l'incommunicabilité entre les êtres sont au coeur de l'oeuvre de Yates. Les désirs des uns semblent toujours entraver la vie des autres. Dans « Menteurs amoureux », Warren Mathews obtient une bourse d'étude pour aller vivre à Londres. Il s'y installe avec femme et enfant. Mais son épouse ne trouve pas sa place, ne s'épanouit pas. Elle finit par repartir aux États-Unis. Dans « Oh, Joseph, je suis si fatiguée », la mère est persuadée de pouvoir réaliser le plus beau buste du président Roosevelt qui vient d'être élu alors que son talent est médiocre. Elle ne se rend pas compte que son illusion et son obstination sont responsables de la misère de sa famille. Seule exception à la règle, le couple de « Bonjour chez toi » qui aimerait partir vivre à Paris pour réaliser ses rêves artistiques à l'image de Frank et April Wheeler de « La fenêtre panoramique« . Les héros de la nouvelle auront plus de chance que ceux du roman.
Les rapports affectifs sont forcément cruels chez Richard Yates. le début de « Une fille unique en son genre » en est un bon exemple : « Au printemps de sa première année d'université alors qu'elle avait 20 ans, Susan Andrews annonça à son père d'une voix très calme qu'elle ne l'aimait plus. » Les hommes sont d'une grande lâcheté avec les femmes. Ils jouent avec elles, les choisissent pour tuer le temps comme dans « Menteurs amoureux » ou « Et dire adieu à Sally ». Pour ce qui est d'être honnêtes sur leurs intentions, les hommes ne sont pas à la hauteur.
A l'instar de ses romans, Richard Yates développe une galerie de personnages seuls et désespérés. Il explore une nouvelle fois avec talent la noirceur des relations humaines, la cruauté des sentiments. C'est parfois si beau le désespoir.
Lien : http://plaisirsacultiver.wor..
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majolo
  03 mai 2014
Fan inconditionnelle de Richard Yates, je dis et redis (comme beaucoup mais on n'est jamais trop nombreux) qu'il est un auteur génial, un grand de la littérature américaine. Plus je lis, plus j'aime. Ces personnages sont comme je les aime, touchants, fragiles et terriblement émouvants. L'écriture est sobre, sèche et juste.
On comprend surtout toutes les blessures et les souffrances de l'auteur lui-même: les parents divorcés, l'alcool, la solitude et toutes les désillusions qu'on peut vivre. Mais il n'y a pas de désespoir dans ces livres, juste une douce mélancolie et une certaine désillusion, sans amertume. On pense un peu à Raymond Carver, mais en moins grinçant.
J'adore, voilà.
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critiques presse (4)
LaLibreBelgique   28 octobre 2014
Toujours éblouissant, Richard Yates puise dans son existence en digne héritier de Francis Scott Fitzgerald. Voici neuf textes inédits en français où il sublime des êtres piégés par les limites de leur existence
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
Telerama   19 décembre 2012
L'immense talent de l'écrivain [réside dans ce] mélange de lucidité extrême, de justesse, de concision, d'ironie très noire.
Lire la critique sur le site : Telerama
LaLibreBelgique   27 novembre 2012
“Menteurs amoureux” offre sept joyaux taillés dans la vérité d’une vie marquée par l’autodestruction.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
LeFigaro   12 octobre 2012
Du Yates tout craché. Il trouve toujours le ton juste, la réplique qui atteint le noir de la cible, la scène apparemment banale qui traduit un désespoir sans égal. Les prix littéraires? Donnez-les tous à Richard Yates.
Lire la critique sur le site : LeFigaro

Videos de Richard Yates (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Richard Yates

Chronique de Laurence Goullieux : Richard Yates
Laurence Goullieux, directrice de la Bibliothèque Municipale de Liévin, évoque la vie et l'oeuvre de Richard Yates dans l'émission La Vie des Livres. le site internet de la Bibliothèque...
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