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EAN : 9782221114322
216 pages
Éditeur : Robert Laffont (06/10/2011)

Note moyenne : 3.42/5 (sur 94 notes)
Résumé :

Long Island, fin des années 1930. Fils d'un officier en retraite et d'une mère neurasthénique, le très séduisant Evan Shepard n'a pas dix-huit ans quand il se marie avec Mary, une lycéenne " provocante ", tombée enceinte peu après une soirée au drive-in. S'il se révèle un mécanicien prometteur, il est parfaitement dénué d'ambition tandis que Mary, elle, prépare son entrée ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (27) Voir plus Ajouter une critique
viou1108
  07 mars 2017
Challenge ABC 2016-2017
En 1935, Evan Shepard a 17 ans, il est beau et pas idiot, et se découvre une passion pour les voitures. Il envisage d'étudier à l'université pour devenir ingénieur mécanicien. Mais il tombe dans les bras de Mary, une fille de sa classe, qui tombe enceinte. le voilà obligé de se marier et d'endosser les responsabilités d'un chef de famille. Et de renoncer à l'université.
Inévitablement, quelque temps après, c'est au mariage et à ses chaînes qu'il renonce, et divorce. Mais la vie est une farceuse qui repasse les plats, et Evan un faible qui retombe dans le même panneau en épousant la douce et tendre Rachel. Mais cela ne serait encore qu'un moindre mal si celle-ci n'avait pas à sa remorque sa pénible et envahissante mère, Gloria, et son petit frère, Phil, adolescent solitaire. Et cela ne serait encore qu'un pis-aller si, à l'été 1942, Gloria n'avait pas eu l'idée, pour faire des économies, d'emménager avec ses enfants et son gendre dans une bicoque percluse d'humidité à Cold Spring, à quelques rues de la maison des parents d'Evan.
Dans cette cohabitation grinçante, Evan cherche une échappatoire, mais son rêve d'université a été grignoté par la nécessité de ramener un salaire à la maison, et, l'armée l'ayant réformé, la guerre en Europe s'est elle aussi dérobée à lui.
« Un été à Cold Spring » aurait pu être sous-titré « le livre des désillusions » ou « le roman de l'échec ». Dans ces 250 pages de voies sans issue, il n'y a pas seulement les déceptions d'Evan, il y a aussi celles des parents : son père, militaire qui n'a jamais su faire carrière, sa mère, qui n'a jamais supporté la vie de caserne et qui se replie sur elle-même et dans l'alcool, et Gloria, qui crève de mal d'amour et de médiocrité.
Avec sobriété et détachement, Richard Yates tire le portrait d'un milieu petit-bourgeois coincé dans ses codes : le mari qui travaille pour subvenir aux besoins financiers de sa famille et la femme qui reste au foyer pour ... subvenir aux besoins ménagers de sa famille. D'épanouissement personnel, il ne saurait être question dans ces vies étriquées.
Tout cela n'est guère réjouissant et on ne parvient pas tout à fait à se rassurer en se disant que cela se passait à Cold Spring, USA, en 1942...
Lien : https://voyagesaufildespages..
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tynn
  10 avril 2016
Je ressors de ce livre un peu rincée de morosité!
Quelques heures de lecture en ambiance mélancolique sur les traces de Ewan Shepard, jeune américain au physique avantageux, mais sans grande ambition. Un jeune homme qui va accumuler les échecs et les désillusions: un premier mariage imposé pour cause de maternité et finalement raté, un second guère plus heureux, des portes fermées pour les études et l'incorporation dans ces temps de conflit mondial.
Le temps de l'été 1942, les deux familles du jeune ménage cohabitent à Cold Spring, faisant face à la neurasthénie d'une mère, à la démence affective d'une autre, aux émois d'adolescent d'un jeune frère mal dans sa peau. La faillite du couple, plombé par les compromis, devient palpable, exacerbée par l'ambiance insupportable de la promiscuité, dans une maison humide et inconfortable.
Richard Yates fait parfaitement son job d'écrivain de société, décrivant le quotidien et les difficultés des gens ordinaires dans un roman brut et sans concessions. Il peint une classe moyenne américaine désenchantée, stigmatisant son désir de briller et de réussir, de se distinguer et d'élever son rang social. Et, au résultat, pour ne gagner que rêves avortés, regrets et rancoeurs.
J'ai souvent pensé au film Noces rebelles, tiré d'un roman de Richard Yates, durant cette lecture. Même ambiance, même terrible constat, même impression d'étouffement.
Néanmoins remarquable!
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ladesiderienne
  23 juillet 2015
Je n'ai pas vraiment compris la finalité de ce roman si ce n'est de nous offrir un bref portrait de deux familles américaines modestes, au cours des années 30 et 40.
Evan Shepard a une passion pour l'automobile mais ses ambitions de devenir ingénieur vont être réduites à néant par son désir pour l'impétueuse Mary. A 19 ans, l'ayant mise enceinte, il se voit contraint de l'épouser et divorce peu après. Bien décidé à reprendre son destin en main ainsi que ses études, voilà qu'il tombe sous le charme de la fragile Rachel. Obligé de travailler pour subvenir à leurs besoins et de vivre en compagnie de sa belle-famille, il fait à nouveau le deuil de ses ambitions. Comme son père par le passé, il ne pourra même pas faire carrière dans l'armée, réformé pour raison de santé.
En toile de fond, il y a la seconde guerre mondiale qui se profile et l'engagement patriotique des jeunes américains, mais cela reste une simple évocation. L'auteur se cantonne à nous décrire l'existence même de quelques personnages peu attachants. Les femmes jeunes y prennent le pouvoir jusqu'à ce qu'elles soient enceintes. Plus âgées, délaissées, elles se réfugient dans l'alcool, pour noyer leur mélancolie. Evan n'a pas vraiment de caractère pour se donner les moyens de réaliser ses rêves. Trop sensible aux attraits féminins, il manque de volonté et le moindre jupon lui fait oublier le fait qu'il va de désillusion en désillusion.
Ce roman reste malgré tout, grâce au style de l'auteur, agréable à lire. Il a l'avantage d'être court (vaut mieux quand on n'a pas grand chose à dire) mais, pour moi, il ne mène strictement nulle part. Plutôt frisquet, cet été à Cold Spring ! 9/20
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cmpf
  28 mars 2019

J'ai choisi ce livre pour le challenge ABC. Malgré la quatrième de couverture élogieuse, je n'ai pas été éblouie. C'est un bon roman sans plus pour moi.
Il présente un certain nombre de personnages qui essaient de se faire une vie dans l'Amérique des années 30 et 40. Tout d'abord la famille Shepard, dont le père a dû quitter l'armée pour cause de mauvaise vue, la mère neurasthénique et leur fils Evan, assez médiocre, mais qui se découvre une passion pour l'automobile. Contraint au mariage par la grossesse de sa petite amie, il travaille dans une usine puis divorce assez vite. Il en épouse une autre, trop contente de quitter sa mère qui ne sait contrôler ni sa parole ni sa consommation de cigarettes et d'alcool. Ce couple devra pour raisons financières partager une maison avec cette femme et le frère, revenu pour l'été de son école privée où il a beaucoup de mal à s'intégrer. le quotidien mesquin de tous ces gens nous est raconté sobrement.
Pas vraiment un livre feel good. Mais il peut être intéressant à lire.
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LaBiblidOnee
  04 juillet 2014
Yates dépeint, par ces quelques portraits fascinants, une Amérique des classes moyennes dans les années 1930-1940. Evan Shepard est le fils d'un marine à la retraite et sa mère est devenue dépressive et alcoolique à force d'ennui et de déménagements. Evan est un adolescent turbulent jusqu'à ce qu'il se découvre une passion pour l'automobile, qui l'accapare totalement… Et pour les filles. Très tôt il emballe Mary qui, après une nuit dans sa voiture, tombe enceinte, obligeant Evan à se marier au lieu de faire ses études d'ingénieur mécanique. Il découvre alors le train-train quotidien d'une vie sans surprises mais avec de nombreuses responsabilités familiales : Celles-ci le contraignant à garder un petit travail qui l'ennuie, une femme qu'il n'aurait pas choisie et un enfant qui lui est imposé. Sans surprise, il divorce peu de temps après mais garde son travail pour économiser pour les études qu'il compte reprendre.

C'est au hasard d'une panne de voiture (encore… Ca aurait dû lui mettre la puce à l'oreille !) qu'Evan fait la connaissance de Rachel, vierge et timide, tout l'inverse de Marie. Au bout d'un certain temps ensemble ils décident ou se sentent plus ou moins obligés de se marier, puis Rachel se trouve enceinte au grand dam d'Evan. Et rebelotte, Evan devant subvenir aux besoins de sa famille doit abandonner ses projets d'études et conserver un métier d'ouvrier. En répétant ses erreurs, il semble ne pas parvenir à s'en sortir. Les choses empirent quand, pour des raisons de loyer, la mère de Rachel, une hystérique sans le sou, propose qu'ils vivent tous ensemble… Noyé dans une médiocrité sans fin qui le déprime de plus en plus, Evan se tourne vers son ex-femme… Semblant ne pas apprendre de ses erreurs et ainsi tourner en rond, emprisonné dans le cercle vicieux des classes moyennes. Quel chemin prendra sa vie, choisira-t-il un tournant décisif ou est-il condamné à tourner en rond sans pouvoir se sortir de la médiocrité de sa vie qu'il méprise tant ?

*****
Voici deux semaines que j'ai achevé ce roman réaliste, et mon avis est encore partagé, ambigu, complexe. Je pense que la manière qu'a choisie l'auteur de raconter son histoire la sert et la dessert à la fois. La plume est précise et concise, elle parvient donc à raconter une histoire sur de nombreuses années en peu de pages et sans que l'on soit ennuyé par des longueurs parasites ; D'un côté, cette impression de survol, comme si rien ne comptait et surtout comme si les jours passaient et se ressemblaient inlassablement, immuables, sans fin ni issue possible, rend très bien l'état d'esprit des personnages et l'idée de fatalisme ou de déterminisme qui prédomine dans ce roman, cette conviction des personnages de classe moyenne que c'est le destin, qu'on ne peut rien contre. Il est plus facile de se laisser porter par cette idée qui permet de fuir ses responsabilités (autant que les longues virées en automobiles permettent de fuir son foyer) que de reprendre sa vie en main et de faire des sacrifices permettant d'atteindre nos objectifs.

« Evan prit l'habitude de rouler sans but, le soir, et de ruminer dans le noir, le visage grave. C'était vraiment bien de vivre avec une jolie fille folle de vous, aucun doute là-dessus. Mais cela donnait aussi à réfléchir. Etait-ce là tout ce qu'on pouvait attendre de la vie ? Il frappait le volant, encore et encore, n'arrivant pas à croire que son chemin était si bien tracé et qu'il n'y aurait pas moyen de le faire dévier alors qu'il n'avait pas encore dix-neuf ans. »

Sur ce point pourtant, l'auteur montre le bon exemple à son anti-héros par le biais d'un personnage secondaire, son beau-frère : le plus insignifiant de la famille, mais le seul à fuir la facilité et à se donner les moyens de réussir. J'en profite pour saluer les portraits de ces adultes usés de la classe moyenne, cherchant leur place, incapable de vivre seuls mais ne supportant pas les autres. Mais d'un autre côté, cette narration fait paraître le récit et donc la lecture parfois plats et monotones. Dans l'idée, cela pourrait ressembler à du Zola en plus concis, mais sans l'étincelle de celui qui s'enflamme pour ce qu'il décrit. La plume de Yates, dans ce roman, est aussi fataliste que son histoire ce qui m'a donné une impression de fadeur à certains moments.

Malgré tout, ce roman se lit tout seul et, si ce n'est la légère monotonie qui peut nous gagner, la plume est agréable et pertinente puisqu'elle parvient parfaitement à nous faire comprendre son message. En outre, je l'ai remercié plusieurs fois de nous épargner les détails répétitifs de l'ennui des jours ou situations vécus par les protagonistes et, pour une fois, j'ai enfin lu un auteur qui sait écrire une fin ouverte sans la faire passer pour « bâclée ». Ce fut donc pour moi une lecture pas inintéressante mais un peu pâle : une manière de raconter qui est expressive par son inexpressivité, ce qui est peut-être une forme de génie mais m'a laissé une sensation de vide à la fin - celle ressentie par les personnages… ? Preuve d'une réussite ou d'un échec ? Je vous laisse donc décider si vous souhaitez découvrir cet auteur et surtout à quel moment.

Lien : http://onee-chan-a-lu.public..
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critiques presse (7)
LaLibreBelgique   12 décembre 2016
Du désarroi face à cette inéluctable absence de perspective, Richard Yates tire un roman délicat et crépusculaire.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
LesEchos   06 décembre 2011
D'une écriture brève et incisive, Richard Yates tire les fils, lucide et clairvoyant sur ces existences dénuées de sens. Personne ne peut trouver le salut.
Lire la critique sur le site : LesEchos
Liberation   28 novembre 2011
Yates se glisse en passant dans les points de vue, les consciences de chaque personnage, comme une ligne flottante attrape les poissons, pour quelques paragraphes et par la gueule. Ainsi voit-on chacun vu par les autres, et tels qu’il les voit, mais sans insister. C’est une manière de les rendre plus précis, plus incertain.
Lire la critique sur le site : Liberation
LeFigaro   21 octobre 2011
On contemple, ravi et navré, l'étendue du désastre. «Il y avait toujours ce sentiment de profonde tristesse, voire d'inadéquation, sinon d'échec.» Le père d'Evan - c'est un leitmotiv- est myope. Yates, c'est le contraire. Il voit tout et c'est terrible.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Lexpress   18 octobre 2011
Un roman fulgurant, réglé au fleuret, où Yates met en scène un être qui ne cesse de passer à côté de la vie. Et de rater tous ses rendez-vous avec le bonheur.
Lire la critique sur le site : Lexpress
LaLibreBelgique   18 octobre 2011
La plume alerte et minutieuse, Richard Yates cantonne au réalisme des existences vouées au désastre, sans autre horizon que celui d’une banlieue. Trop faibles face à leur épouse et à ce qu’elle représente, trop diminués pour être incorporés à l’armée, pas assez ambitieux pour gravir l’échelle sociale, les hommes voient leur destin leur échapper quand les femmes, prisonnières de leur rôle, portent en étendard leur mal-être. Du désarroi face à cette inéluctable absence de perspective, Richard Yates tire un roman délicat et crépusculaire.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
Telerama   05 octobre 2011
Un été à Cold Spring, qui paraît aujourd'hui, est de la même eau : strictement réaliste. Poignant, tendre à sa façon, trop désenchanté pour laisser même place à quelque trace de mélancolie.
Lire la critique sur le site : Telerama
Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
ladesiderienneladesiderienne   23 juillet 2015
Depuis toujours - ou au moins depuis l'âge de huit ou neuf ans -, Gloria usait d'une petite astuce efficace, devenue une sorte de réflexe, pour s’accommoder des déceptions mineures de l'existence. Quand vous déchirez l'emballage scintillant d'un cadeau médiocre et mal choisi, si vous parvenez à vous persuader que c'est exactement le présent que vous attendiez, vous ne risquez jamais d'avoir une réaction inopportune, et il arrive même que vous finissiez par croire à votre mensonge.
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ladesiderienneladesiderienne   22 juillet 2015
Et cela valait très certainement le coup d’œil. Vue depuis cette falaise, l'improbable ligne d'horizon de New York, retranchée derrière l'Hudson, avait de quoi vous couper le souffle. On comprenait tout de suite que ces tours éclaboussées de jaune, d'orange et de rouge, avec leurs innombrables fenêtres embrasées, avaient une meilleure raison d'être que le commerce ; elles étaient là pour vous, comme pour répondre à un vœu, elles avaient pour objectif suprême d'élever vos aspirations, d'être à la hauteur de vos rêves.
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LaBiblidOneeLaBiblidOnee   06 juillet 2014
Evan prit l’habitude de rouler sans but, le soir, et de ruminer dans le noir, le visage grave. C’était vraiment bien de vivre avec une jolie fille folle de vous, aucun doute là-dessus. Mais cela donnait aussi à réfléchir. Etait-ce là tout ce qu’on pouvait attendre de la vie ? Il frappait le volant, encore et encore, n’arrivant pas à croire que son chemin était si bien tracé et qu’il n’y aurait pas moyen de le faire dévier alors qu’il n’avait pas encore dix-neuf ans.
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StellabloggeuseStellabloggeuse   04 décembre 2012
Evan prit l’habitude de rouler sans but, le soir, et de ruminer dans le noir, le visage grave. C’était vraiment bien de vivre avec une jolie fille folle de vous, aucun doute là-dessus. Mais cela donnait aussi à réfléchir. Était-ce là tout ce qu’on pouvait attendre de la vie ? Il frappait le volant, encore et encore, n’arrivant pas à croire que son chemin était si bien tracé et qu’il n’y aurait pas moyen de le faire dévier alors qu’il n’avait pas encore dix-neuf ans.
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kounil98kounil98   09 février 2013
Les premières phrases : Toutes les peines de la triste adolescence d'Evan Shepard furent oubliées lorsque, à dix-sept ans, en 1935, il tomba fou amoureux des automobiles. Son acharnement à brutaliser plus faible que lui, sa grossièreté envers les filles, ses incursions aussi grotesques qu'embarrassantes dans la délinquance - tout cela n'était plus guère que de mauvais souvenirs. Sa passion était née alors qu'il parcourait Long Island à toute vitesse, et il n'avait pas tardé à connaître intimement chaque pièce de mécanique de chaque voiture qui passait entre ses mains. Evan pouvait consacrer plusieurs journées d'affilée à les démonter et les remonter dans l'allée de la maison familiale, devenu inaccessible aux autres.
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