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Sylvie Miller (Traducteur)
ISBN : 235408093X
Éditeur : Mnémos (21/01/2011)

Note moyenne : 3.95/5 (sur 79 notes)
Résumé :
« Toute ressemblance entre la Cuba des années 1990 et cette terre du XXIe siècle est purement intentionnelle »

Dans un futur indéterminé, une guerre nucléaire totale est sur le point d'éclater. Afin de sauver la Terre, des espèces extraterrestres en prennent possession, après avoir fait montre de leur force en annihilant l'Afrique. Ils y imposent des règles draconiennes visant à rétablir l'équilibre écologique. Un siècle plus tard, notre planète est ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (22) Voir plus Ajouter une critique
GabySensei
  23 juin 2013
Ce livre réunit tous les éléments que j'attends d'un bon livre (de science-fiction).
Il allie une bonne plume à la puissance d'imagination, il nous emmène très loin de notre quotidien et en même temps il nous parle de nous, il sait créer des personnages forts qui savent nous émouvoir.
Planète à louer est un recueil de 7 nouvelles dont les personnages s'entrecroisent pour nous dépeindre un futur peu reluisant. L'humanité, qui a bien failli s'autodétruire, a été sauvée d'elle-même par des extraterrestres qui nous dominent et nous asservissent « pour notre propre bien ». En fait ils maintiennent sur nous un embargo technologique qui nous empêche de nous développer et d'entrer en concurrence avec eux. Ils maintiennent leur pouvoir sur nous d'une main de fer et profitent de la Terre comme station balnéaire. Tout humain qui porterait atteinte à un touriste xénoïde est sévèrement puni et sa ville entière oblitérée. Les humains sont cantonnés dans la pauvreté et n'ont d'autre ressource pour survivre que de se livrer au « travail social » (c'est-à-dire la prostitution), à la corruption ou bien encore d'essayer de s'embarquer pour l'espace profond sur des vaisseaux de fortune.
L'auteur revendique que « toute ressemblance entre la Cuba des années 1990 et cette Terre du XXIe siècle est purement intentionnelle ». Il signe un livre engagé dans lequel le recours à la science-fiction augmente la portée de son propos. Ses personnages de chair et de sang, et les dilemmes auxquels ils sont soumis nous font mieux comprendre que beaucoup de discours ou de reportages l'état réel de la société cubaine. Une très belle réussite.
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Le_chien_critique
  15 avril 2019
Peut on être chanteur de Heavy Metal, porter de vrais bracelets à clous comme dans les années 80, être ceinture noire de judo et de karaté, être licencié de biologie et écrire aussi de la SF ? Vaste question...
Ils sont là, et ils ne sont pas contents : l'homme étant incapable de prendre soin de sa planète, les xénoïdes décident de prendre les choses en main, un joli gant de velours dans une main de fer.
Et ils ne sont pas trop portés à la rigolade, pour preuve, dès qu'ils sont arrivés, ils ont envoyé en fumée le continent africain. Leur crédo : marchez droit. Leur maxime : qui vole un oeuf, vole un boeuf. A la première incartade, vous voilà condamner à une peine de reconditionnement corporel assez particulière : vous servez de corps pour une espèce faisant du tourisme sur Terre. Et certains aliens ne sont pas très soigneux avec leur moyen de locomotion. Plutôt que de vivre sous la menace et dans la pauvreté, certains n'ont qu'un désir, l'exil vers une autre planète, vers un ailleurs meilleur, enfin, peut être.. Mais cela reste l'espoir, le seul.
A travers une galerie de portraits via sept nouvelles, Planète à louer nous fait découvrir cette Terre colonisée, en faisant quelques détours sur une exoplanète. Comme le dit Yoss dans sa préface :
"Toute ressemblance entre la Cuba des années 1990 et cette Terre du XXIe siècle est purement intentionnelle."
Et c'est peut être ce qui pêche le plus dans ce roman fix-up. Mais pas dans le sens où il interroge le présent via le futur, c'est ce que fait souvent la SF, mais son allégorie reste trop empreinte du réalisme de la situation cubaine, je n'avais d'autres choix de réfléchir au parallèle, me privant la possibilité d'y voir autre chose, de rendre le particulier généralité.
Car mis à part ce défaut, au quelle on pourrait à la limite aussi rajouter une écriture manquant de style, ses petites histoires de vie souvent assez cruelles, toutefois contrebalancé par des touches d'humour et une certaine ironie, ne manquent pas de relief. Notamment grâce aux personnages crédibles qu'il nous dépeint. En outre, l'auteur évite le manichéisme outrancier, montrant que l'ailleurs n'est pas synonyme de meilleur, et que partout nous pouvons trouver des individus en lutte, hors norme.
C'est tellement rare de nos jours de voir un auteur droit dans ses bottes, qui dit réellement pourquoi il a écrit son texte de manière politique et claire, en évitant le sempiternelle " Oh mais je ne voulais pas écrire sur tel ou tel sujet, c'est à mon corps défendant que l'on peut y voir telles ou telles choses" évitant ainsi de perdre quelques lecteurs au passage.
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Z3D
  18 juin 2012
Non adepte des livres aux ambiances sombres où figurent les pires traits de l'espèce humaine, les lectures de Planète à louer ainsi que le goût de l'immortalité de Catherine Dufour m'ont suffisamment abreuvé de noirceurs pour une décennie.
Cependant, pour ce qui est du livre de Yoss, la noirceur n'est pas exagérée (ou très peu) puisqu'il s'agit d'un livre engagé. Par le prisme de la SF, l'auteur nous dépeint la vie qu'il règne dans son pays, Cuba. L'ile est devenue la Terre et les extraterrestres représentent les occidentaux (je me demande quelle espèce sont attribuées à quels occidentaux).
A travers les 7 nouvelles, nous entr'apercevons ce que peut être la vie sur Cuba pour une jeune fille (prostituée), un sportif, un artiste, un scientifique ou l'organisation politique limitant l'évolution permettant aux habitants d'élever le niveau de vie.
C'est très bien écrit et le sentiment de désespoir et de fatalité de l'auteur est bien ressenti. Si vous chercher de l'optimisme, ce n'est pas ici que vous le trouverez (hormis pour les happy few de certaines nouvelles). On a vraiment l'impression que tout est comme cela et le restera!
J'ai un regret tout de même, c'est l'absence de lien réel entre les nouvelles. Je l'espérais avec le personnage de Jowe mais il n'en est rien!
Au final, un bon recueil de nouvelles mêlant politique et SF pour lequel l'auteur a pris des risques dans le but de le faire publier.
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XL
  20 janvier 2016
L'univers de Yoss m'a emportée, émue, séduite, questionnée, intriguée... en passe d'égalité avec Laurent Genéfort ce qui n'est pas peu dire (dommage que son oeuvre soit plus réduite).
Des cinq longues nouvelles accompagnées de cinq courts de contextualisation il n'y a rien à retrancher, sinon ajouter que j'aurais aimé que l'immersion dure un peu plus longtemps. L'auteur prévient que le rapprochement avec Cuba des années 90's est voulu. Sans avertissement l'évidence est la plus sensible avec le texte Tunnel de fuite et m'a rappelé un film (dont j'ai oublié le titre mais je vais le rechercher) montrant la volonté de quitter la terre natale et les tentatives de fuite sur des chambres à air.
Les personnages sont forts et marquants, même ToiGrandeBrute, le Colossien méprisé par les siens car de trop petite taille. D'un texte à l'autre, les épisodes se répondent, montrant des points de vue différents qui construisent peu à peu une histoire globale, et dessinent une image de désolation tous azimuts. Après le Contact avec les espèces extraterrestres, les xénoïdes, et leur Ultimatum, la Terre est devenue une destination vouée au tourisme sexuel où la majorité de la population asservie essaie juste de survivre. Planète à louer est à la fois un texte engagé à très forte résonnance et une oeuvre de SF complète, magistrale, envoûtante comme le spectacle ultime de Moy.
Pour conclure, une couverture parfaitement adéquate, qui me rappelle je suis une légende... le dernier homme
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Henri-l-oiseleur
  17 octobre 2018
Une série de courtes histoires liées entre elles, et qui se passent en général sur une Terre entièrement colonisée et exploitée par les "xénoïdes", ou autrement dit, les extraterrestres. Bien entendu, la science-fiction ici n'est que l'habillage peu convaincant d'une dénonciation du colonialisme. Un livre vertueux, donc, mais sans intérêt littéraire : bavard, mal écrit, et finalement assez banal dans sa conception et son style.
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Citations et extraits (18) Voir plus Ajouter une citation
GabySenseiGabySensei   23 juin 2013
Artistes, sportifs, scientifiques... Tous les humains possédant des capacités physiques ou intellectuelles espèrent qu'elles leur serviront à quitter la Terre et à réussir ailleurs, quelque part dans la galaxie. Jusqu'à ce qu'ils doivent ravaler leur orgueil et boire l'amer calice de l'exil et de l'humiliation par les autres espèces.

(P210)
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GabySenseiGabySensei   23 juin 2013
Quel développement peut avoir une planète qui jette chaque jour son intelligence à la poubelle? De quel idéalisme absurde a-t-on besoin pour continuer la recherche si on gagne bien davantage dans le tourisme? Quel sens cela a-t-il, pour un jeune diplômé, de travailler dans un endroit qui ne l'intéresse pas, comme un esclave, durant cinq ans? Entouré de vieux qui voient ses initiatives comme une menace et l'écartent constamment sous prétexte de son "inexpérience"? Pour un salaire de misère, après sept années d'efforts intellectuels, à l'université, en rêvant d'être utile à sa planète?

(P208)
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SioSio   03 avril 2014
"[...]Notre amie va pouvoir obtenir tout ce qu'elle a toujours désiré jusqu'à ce que le Gordien sente que le moment est venu de s'occuper de la continuité de son espèce. Je ne voudrais pas être à sa place à ce moment-là..."
Buca n'y tint plus. Se détachant précipitamment de Selshaliman, elle fit demi-tour pour toiser le sergent.
L'homme avait ôté son casque.
Ses traits, comme taillés à la serpe...
Buca déglutit en le reconnaissant.
Ce yeux fatigués de voir toute la misère de l'univers la regardaient de telle façon qu'elle ne put que bredouiller, confuse, mais avec un calme dont elle ne se serait jamais crue capable :
"C'est vrai. Mais je pars, et vous restez".
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baladinbaladin   06 juin 2018
Seuls les futurs médecins ont le luxe de travailler dès le début avec de vrais patients, des patients humains pris en charge par l'Aide sociale et qui reçoivent des soins médicaux gratuits. On teste aussi sur eux les nouveaux médicaments. Personne ne se plaint : une vie humaine vaut bien peu face au besoin de médecins et de médicaments... C'est peut-être pour cela que la médecine et les spécialistes terriens ont si bonne réputation dans la galaxie : ils ne manquent pas d'expérience.
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Henri-l-oiseleurHenri-l-oiseleur   17 octobre 2018
Quelqu'un comme vous ne se sent-il pas comme ... un déserteur ? un traître à son espèce et à sa planète ?
-- Oui, j'en suis pleinement conscient.
Mais, qu'est-ce que j'y peux ?
Il faut bien vivre, non ?
p. 221
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Video de Yoss (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de  Yoss
Un texte de Yoss lu par Sylvain Demierre
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