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ISBN : 2709663996
Éditeur : J.-C. Lattès (30/01/2019)

Note moyenne : 4.45/5 (sur 55 notes)
Résumé :
« As-tu pensé, Alfredo, à ce que sera ta vie si tu ne parviens pas à percer dans cette voie qui est la tienne ? Que deviendras-tu ? Chauffeur routier, vendeur de cartes de visite, slameur ? Que pourrais-tu devenir  ? Tu ne sais rien faire. »

Dans une HLM de banlieue, vivant sur le même palier que ses parents juifs italiens, Alfredo Scali est un loser au grand cœur qui se rêve artiste. Mais pas n’importe lequelR... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (52) Voir plus Ajouter une critique
Ladybird123
  30 décembre 2018
Si vous aimez rire, sourire, vous émouvoir, vous attendrir, vous retrouver, ce roman est fait pour vous !
Un pur délice!

Alfredo Scali (et non Scalope voyons), juif non pratiquant est un artiste peintre qui a tout le mal du monde à être reconnu. Né dans une famille juive qui apprécie particulièrement les animaux avec un père travaillant au zoo, Alfredo peint les rêves des animaux. Il aime deviner les contrées oniriques de ces animaux endormis. Mais personne ne veut de ses toiles, personne ne croit en lui. Il finirait presque par perdre confiance le pauvre Alfredo. En attendant le succès, il court de job en job, des boulots tout aussi désopilants qu'à l'opposition de ses ambitions. Il écrit au responsable du pôle emploi pour être entendu mais ce dernier est un homme très particulier qui lui répond de manière robotisée la même litanie sur la nécessité de travailler. Ces passages m'ont d'ailleurs bien fait sourire car Alfredo n'a pas sa langue dans la poche !

Lorsqu'on confie un singe dressé à sa grand mère atteinte d'Alzheimer et que cette dernière des années plus tard est sur le point de faire griller la pauvre bête dans son bouillon, Alfredo reprend l'animal chez lui. Et c'est là que sa vie est sur le point de changer. Schmidt est un singe particulier aux multiples talents cachés.

Entre les rêves d'Alfredo et Schmidt, il y a aussi les parents et amis qui sont chacun un bel exemple d'humanisme. de beaux portraits qui poussent Alfredo à se rapprocher peu à peu de qui il est vraiment.

Ce roman m'a vraiment beaucoup plu, je l'ai d'ailleurs lu d'une traite. Car il révèle une palette multicolore de sentiments, de fraîcheur, d'humour, de tendresse et une réflexion touchante sur l'importance de croire en soi et en ses rêves. Les coups de pouce vont bon train pour aider notre artiste en herbe, un peu à l'image de la vie qui nous offre elle aussi des rencontres et des hasards vitaminés.

Qui n'a pas déjà eu cette impression de porter un masque pour se fondre dans la masse ? Pour plaire, pour être comme ils veulent, les autres. Ce roman nous ramène à nos origines en nous passant ce beau message : sois toi-même, les autres sont déjà pris !
Merci à NetGalley France pour l’envoi gracieux de ce très beau roman.
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Bookycooky
  11 janvier 2019
Fichtre ! J'aurais adoré avoir un singe plus précisément un capucin comme Schmidt ( que je n'aurais sûrement pas appelé de ce nom allemand sinistre, qui détruit tout charisme avant même qu'on le connaisse ) même si pour le moment je suis loin de l'Alzheimer....Vous allez dire, quelle relation entre un singe et la maladie d'Alzheimer ? Eh bien c'est le point de départ de ce truculent bouquin.
Par contre j'avais une mamie comme celle d'Alfredo, le mec protagoniste du bouquin, qui veut être ou est (?) peintre artiste, mais galère pour le moment, et qui pour elle, -elle c'est Daisy-, a loué les services de Schmidt le capucin ,"cet enkilé" (c'est du srilankais 😄)......Alors qu'Alfredo hésite entre la chance et la houtspa (culot monstre en yiddish), pour s'extirper de sa galère, Schmidt, lui n'a aucun soucis. Aprés avoir échappé belle au bouillon de Daisy, il se la coule douce ( Vive les srilankais et les nanas d'Alfredo ! ) et va même lui donner un coup de main, et quel coup de main !
Un livre vraiment bien écrit, mine de rien truffé de belles réflexions sur la vie, aux personnages attachants ( j'ai surtout kiffé grave sur le capucin multitalent , trop canon, 😀 ! L'animal de mes rêves ! ), plein d'humour, d'optimisme et d'amour et un zeste de folie, où même le rabbin est un humain qui doute de Dieu et sait plaisanter. Et puis il y a les frites, les frites casher délicieuses à déguster à Bruxelles....et beaucoup d'autres friandises qu'il ne faut surtout pas rater 😋!
Vu les sujets moroses qui sévissent dans les nouvelles publications et qui à la longue même avec une belle prose, dépriment, ce livre est un feu d'artifice !
Je me suis régalée ! Merci Ladybird !
Un grand merci aux éditions JC Lattés et NetGalleyFrance !
".....rien de rien ne devrait nous empêcher d'être nous mêmes, et de réaliser nos rêves."
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viou1108
  30 janvier 2019
Avec un titre pareil, on peut s'attendre au pire, genre énième bouquin de développement personnel pontifiant sur la recherche du bonheur, à coup de platitudes édifiantes (style "le bonheur est en vous, il suffit de savoir écouter (au choix) son coeur-son âme-son corps-son psy") et vaguement culpabilisantes ("mais oui c'est facile, si vous n'y arrivez pas, c'est (au choix) votre faute-parce que vous êtes bête- parce que vous ne voulez pas"). Mais je m'égare, puisqu'il n'est pas question de ça ici. Enfin, un peu quand même, mais c'est drôlement bien (et mieux) amené. Et donc, nous avons un roman, une fiction (et pas un essai, hein), mettant en scène un personnage principal, Alfredo, jeune homme vivant dans une tour HLM de la banlieue parisienne, sur le même palier que ses parents. Si cet artiste peintre, spécialisé dans la peinture de l'inconscient des animaux, ne bénéficie (encore) d'aucune reconnaissance dans le milieu artistique, il a néanmoins le privilège de bénéficier de toute l'attention de son lobotomisé de conseiller Pôle Emploi, qui s'efforce de lui dénicher les boulots les plus épanouissants et en totale adéquation avec les aspirations profondes d'Alfredo, à savoir (j'en passe et des meilleures) : déménageur, laveur de voitures, testeur de toupies, vendeur de poissons exotiques. Autour d'Alfredo gravitent ses parents aimants et fiers de leur fiston, une grand-mère douce-dingue atteinte d'Alzheimer, des amis fidèles et ... Schmidt, un singe capucin femelle, dressé pour aider Daisy, la grand-mère susmentionnée. Schmidt, qu'Alfredo recueille chez lui après qu'elle ait manqué de passer dans une des casseroles de Daisy. Schmidt, qui a une façon très particulière de donner son avis sur les conquêtes féminines d'Alfredo, qui va changer la vie de celui-ci et l'amener à se faire confiance...
Ce roman est à l'image de ses personnages : singulier, généreux, un peu barré. On rit, on pleure, on s'énerve sur le conseiller Pôle Emploi, on s'attendrit, c'est plein d'humanité et de bons sentiments mais sans être mièvre, ce qui n'est pas si courant. C'est loufoque et jubilatoire, c'est léger mais pas superficiel, et l'air de rien, c'est aussi sérieux et ça s'emporte, entre les lignes (entre les mails!), contre une certaine conception du monde du travail qui ne laisse que peu de place aux artistes et à ceux qui tentent de sortir du rang des « boulotteurs » alimentaires pour rechercher leur idéal.
Et donc, conclusion ? Oui, il faut croire en soi, chercher sa voie, être soi-même (les autres sont déjà pris). Mais c'est plus facile quand on a un Schmidt sous la main :-) .
Merci à mes copines babeliotes Bookycooky et Ladybird, dont les avis m'ont donné envie de lire ce roman pétillant !
En partenariat avec les éditions JC Lattès via Netgalley.
Lien : https://voyagesaufildespages..
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sonfiljuliesuit
  09 janvier 2019
Quel plaisir de retrouver David Zaoui ! J'avais eu l'occasion de lire son premier opus «je suis un tueur humaniste» dont j'avais beaucoup apprécié, non seulement le sujet, mais surtout la plume.
« Sois toi-même, tous les autres sont déjà pris » petit dérivé de la citation d'Oscar Wilde, mais surtout leitmotive d'un personnage attachante et modèle du héros principal de ce bouquin.
Le côté déjanté de l'intrigue met en valeur la réalité et les envies profondes. Chaque lecteur pourra y trouver son bonheur, ses réponses. La ligne directrice, comme un mantra tout au long des pages, être heureux malgré tout… Prendre le bon côté des choses, même dans ce qu'elles peuvent avoir de plus polluant.
C'est surtout de cela, que David Zaoui tente de nous parler à travers Alfredo, dont le seul rêve est de peindre « l'inconscient des animaux à travers leurs rêves » : celui des ours bipolaires et des crabes kleptomanes, entre autres… Non mais où a-t-il été cherché l'idée !? Alfredo hein pas l'auteur… (Quoi que…) Mais il est rattrapé par un quotidien, une réalité qu'il n'a pas envie de voir ! Lui, il veut peindre, il ne veut ni être déménageur, ni vendeur de Kebabs, et il ne veut surtout pas accepter les jobs que son conseiller Pôle Emploi l'oblige à prendre, s'il veut continuer à percevoir ses indemnités…
Il y a en toile de fond une étude sociétale sur l'obligation de trouver un job alimentaire, en zappant l'aspect primordial, l'épanouissement personnel.
C'est justement ce qu'Alfredo veut, être épanoui et faire ce qu'il aime faire. Mais n'est-ce pas le désir de chacun d'entre nous ?
Le changement entre les deux livres de David Zaoui, peut sembler radical, mais lorsque l'on découvre son second opus, on s'aperçoit qu'il aime jouer avec le lecteur, il aime pointer le ridicule des situations, même dans ce qu'elles ont de plus sombre (je suis un tueur humaniste.) pour les mettre en valeur et faire sourire son lecteur. Comme s'il s'était donné pour mission à travers sa plume, de faire du bien à ses lecteurs.
Certains passages sont jubilatoires, tellement ils sont improbables, et d'autres tellement farfelus, notamment les courriers à son conseiller pôle emploi, que l'on en redemande. Les personnages sont d'un tel naturel, que l'on a du mal à ne pas les apprécier. Chacun avec sa personnalité apporte une pierre à l'histoire et la rend encore plus belle.
Une lecture drôle, on sent que l'auteur se fait plaisir et le plaisir est communicatif. Une lecture qui nous rappel à quel point la vie est parsemée de petits coups de pouce qu'on ne sait pas toujours voir, tellement nous sommes conditionnés par un quotidien où nous portons un masque, pour nous fondre dans la masse. Cette masse qui nous happe et nous recrache quand les choix et les envies sont différents…
David Zaoui, concocte un petit bonbon savoureux qui se déguste avec plaisir, parsemé d'humour, mais toujours en nous ramenant à une palette de joies. Les joies, grandes ou petites qui nous font du bien et qui nous font avancer dans la grisaille du quotidien.
Pas de leçons de morale à deux sous, qui m'auraient de toutes les façons fait fuir, mais une très jolie histoire dans laquelle l'auteur nous dit, sans te le faire directement, que la vie est belle et qu'il faut toujours croire en ses rêves.
Une lecture que je vous invite à faire dès le 30 janvier, afin de vous apporter du rire et de la joie en ce début d'année 2019.
https://julitlesmots.com/2019/01/09/sois-toi-meme-tous-les-autres-sont-deja-pris-de-david-zaoui/
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Francisrichard
  12 mars 2019
Ça s'appelle de l'aide simienne. Ils ont fait l'expérience auprès de personnes handicapées, aux États-Unis et en Amérique du Sud, au sein de plusieurs maisons de retraite, mais aussi à domicile. Des singes capucins très gentils, apprivoisés et parfaitement dressés, sont capables d'accompagner les personnes âgées dans leur vie quotidienne.
La mamie d'Alfredo Scali, Daisy, est atteinte de la maladie d'Alzheimer. Son neurologue recommande, pour lui venir en aide, une association, L'Acolyte utile, qui s'occupe de singes, des capucins.
Quelques semaines plus tard, un responsable de l'association vient chez Daisy avec un capucin, une femelle de trois kilos, de quarante centimètres, éduquée pour l'aide simienne, totalement autonome.
Ce singe va changer la vie de Daisy, puis d'Alfredo. Comme Daisy est une fan de la série Derrick, elle aimerait donc appeler ainsi cet acolyte utile à tous points de vue, mais Alfredo trouve que c'est nul.
Finalement, la primate s'appellera Schmidt, comme le personnage auquel fait allusion l'inspecteur Derrick dans une réplique d'un épisode que Daisy est en train de regarder à la télévision...
Alfredo est au chômage. Il est artiste-peintre. Il ne peint pas n'importe quoi: l'inconscient des animaux pendant leurs rêves. Il a une sérieuse excuse: son père est un passionné d'animaux...
Son conseiller Pôle Emploi, Bertrand Bubard, lui propose tout autre chose, des petits boulots, parce que peintre ce n'est pas un métier: il n'y a d'ailleurs aucun code ROME concernant cette activité.
Quand Alfredo propose ses toiles à des galeristes, il se fait jeter. Quoi qu'il écrive à Bertrand Bubard, celui-ci lui fait invariablement la même réponse, qui revient à renoncer à ses ambitions artistiques.
Heureusement Alfredo a deux amis, en manque de réussite comme lui: Casimir, expert en assurances, qui a des ambitions littéraires, et Serge, artiste-peintre lui aussi, qui fait le portrait de touristes.
Ces deux amis l'encouragent à leur manière et ressemblance à persévérer, le premier en lui recommandant d'être volontiers opportuniste, le second d'être puriste, c'est-à-dire sans compromis.
Schmidt va changer la vie d'Alfredo, parce qu'il va la prendre chez lui après que sa mamie, dont le mal empire, a voulu la mettre dedans son bouillon de poulet et que Schmidt n'a rien voulu savoir.
David Zaoui voulait lire un roman qui comporterait une dose d'humour, de folie, d'émotion, d'originalité et qui soit en prise sur son temps. le libraire n'avait pas un tel roman en rayon et lui a conseillé de l'écrire...
Comme on n'est jamais si bien servi que par soi-même, David Zaoui a donc écrit Sois toi-même, tous les autres sont déjà pris, qui remplit tous ces critères réjouissants et dont le titre est une sage et drôle sentence.
Mais Alfredo n'aurait certainement pas adoptée cette sentence sans l'aide simienne involontaire de Schmidt (qui ne se contente pas d'imiter les humains) et sans l'aide inattendue de son paternel.
Francis Richard
Lien : HTTP://WWW.FRANCISRICHARD.NE..
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Citations et extraits (22) Voir plus Ajouter une citation
AngeliqueLeslecturesdangeliqueAngeliqueLeslecturesdangelique   10 mars 2019
À l'attention de mon conseiller Pôle Emploi qui de toute façon ne lit jamais ses courriers.

Monsieur Bertrand Bubard,
Je crois que vous êtes atteint du syndrome du fonctionnaire autiste programmé pour dire des conneries à répétition. Je le pense vraiment. [...]
J'ignore si vous avez bien lu mon courrier. Je ne le pense pas. Peut-être que vous avez éternué, que vous n'aviez pas de mouchoir sous la main et que vous avez pris ma lettre pour un kleenex ?
J'ai l'impression ‒ que dis-je, la très nette certitude ‒ de parler à un robot increvable ! Vous m'avez encore dirigé vers une offre d'emploi totalement inadaptée : cette fois, dans une usine de jouets à Clichy-sous-Bois, afin de tester des toupies. Je suis PEINTRE, merde ! Inscrivez-le dans votre cerveau !
Bubard, ça rime avec renard, qui rime avec calamar, qui rime avec gros lard, qui rime avec...
Alfredo Scali
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carobookinecarobookine   06 mars 2019
Mon père essayait de me dire une chose qu’il m’avait déjà enseignée en des termes plus choisis : d’une rose peut sortir une épine, et d’une épine une rose. Les différences entre les hommes ne sont pas toujours liées à l’éducation qu’ils ont reçue, non même à leur caractère. C’est ainsi. Tout ne s’explique pas. Il faut juste se faire une raison, et composer avec.
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carobookinecarobookine   06 mars 2019
Moi, je n’ai jamais eu l’esprit de compétition : je trouve que lorsqu’on gagne, c’est parfois arbitraire, et que lorsqu’on perd, c’est souvent injuste.
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carobookinecarobookine   06 mars 2019
Sois libre et écoute ton coeur, c’est le seul moteur de l’inspiration.
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Ladybird123Ladybird123   29 décembre 2018
C’est si bon de pouvoir faire plaisir à ceux qu’on aime. Voilà quelque chose qu’une personne immensément riche ne pourra jamais s’offrir, ai-je pensé : rendre heureux les autres, tous les autres. Avec les milliards que possèdent certains, avec leurs bateaux et leurs villas aux robinets en or, jamais ils ne pourront donner du bonheur à tous les gens qui peuplent la Terre. 
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Vidéo de David Zaoui
Teaser Hachette France, "Sois toi-même tous les autres sont déjà pris", un roman de David Zaoui, aux Editions JC Lattès.
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