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ISBN : 2226254323
Éditeur : Albin Michel (03/01/2014)

Note moyenne : 3.56/5 (sur 8 notes)
Résumé :
La Malédiction d'Azazel se présente comme la transcription d'un manuscrit syriaque retrouvé par un chercheur au milieu de ruines antiques aux alentours d'Alep. Ecrit par Hiba, un moine égyptien du Vème siècle, le manuscrit raconte la vie du narrateur venu à Alexandrie pour faire des études de médecine et parfaire ses connaissances en théologie. Animé d'une foi fervente, Hiba est cependant vite horrifié par la violence religieuse des chrétiens, notamment par le lynch... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
Sachenka
  03 janvier 2017
La malédiction d'Azazel est le genre de bouquin qu'on oublie facilement. Il n'est pas mauvais mais il n'est pas bon non plus. Je ne sais pas pourquoi mais, quand je l'ai pris à la bibliothèque, j'avais l'impression qu'il s'agissait plus d'un thriller historique dans le genre Code DaVinci ou quelque chose de semblable. Vous savez, être sur les traces de quelqu'un qui découvrira un secret dangereux. Visiblement, j'étais dans l'erreur.
Dès le début, l'auteur Youssef Ziedan essaie d'ajouter une profondeur historique en nous révélant que l'histoire qui suit est une retranscription de manuscrits découverts récemment et écrits par un moine égyptien du Ve siècle. D'abord, ce n'est pas parce que ça a marché pour le Roman de la rose que ça fonctionne à tout coup. Dans ce cas-ci, ce n'était vraiment pas nécessaire. Mais bon, faisons comme si…
Le moine copte Hiba a couché sur parchemin ses expériences. Jeune, il a fait des études poussées en médecine et en théologie mais, voyant comment les chrétiens de l'époque traitaient les païens, il a décidé de fuir. Entre autres, la grande savante Hypathie a été lapidés dont les restes ont été éparpillés dans la ville d'Alexandrie. Hiba a perdu la foi, surtout après être tombé amoureux de Martha. Mais c'était le Malin, Azazel (un autre nom pour le diable), qui le tentait. Il se ressaisit et fait le pèlerinage jusqu'à Jérusalem et pousse son pàlerinage jusqu'à Antioche. Lors de ses voyages. il croise Nestorius, se rapproche de sa philosophie critiquée et jugée subversive par plusieurs.
Bref, Youssef Ziedan nous plonge dans les premières années du christianisme oriental. Ce fut une époque intéressante mais troublée, la religion est tolérée depuis à peine cent ans et beaucoup d'évèques débattent et se disputent sur des points de métaphysique et de théologie très pointus et complexes (Jésus était-il humain, divin, ou les deux à la fois ? Vous voyez le genre ?). Mais, moi, je me pose une seule question : pourquoi l'auteur a-t-il voulu nous raconter cette histoire ? Pour montrer que les premiers chrétiens étaient des êtres faibles (comme Hiba, Jean d'Antioche ou l'empereur) ou des êtres bornés et intolérents (comme Cyrille d'Alexandrie) ?
Quoiqu'il en soit, on se retrouve avec un roman historique de qualité bien ordinaire (au point de vue littéraire, bien sur, car l'ouvrage est très bien documenté pour tout ce qui concerne la théologie et certains personnages historiques). C'est dommage parce qu'il m'a appris plusieurs informations tout en étant facile à lire même s'il m'a surtout ennuyé. Et c'est doublement dommage car cette période historique a été peu exploitée dans la littérature et le potentiel était là avec toutes ces luttes intestines que se livraient les chrétiens…
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Fofie64
  07 mars 2014
Je viens de terminer ce superbe roman historique qui nous transporte au Vème siècle ap. J-C de Jérusalem à la Syrie en passant par Alexandrie. j'ai découvert ce roman grâce à ma première participation à Masse Critique.
L'auteur égyptien Youssef Ziedan nous raconte par l'intermédiaire des écrits du moine copte Hiba, les luttes intestines entre deux patriarches celui d'Alexandrie, Cyrille et de Constantinople, Nestorius sur la notion du Christ Homme ou Dieu.
La découverte de manuscrits très anciens par des archéologues dans la région d'Alep semble être une découverte capitale. Lors de leur traduction, les archéologues comprennent qu'il s'agit de l'autobiographie d'un moine médecin copte appelé Hiba. Ce dernier raconte comment il est devenu moine et médecin, son séjour à Alexandrie où il a connu l'amour mais aussi la violence. il fuira Alexandrie pour Jérusalem où il rencontre Nestorius dont il devient proche. Il s'établit ensuite dans un monastère en Syrie près d'Alep. le récit de Hiba nous montre ses doutes sur sa foi et surtout sur la religion chrétienne lorsqu'il voit ou subit la violence des chrétiens ( la lynchage d'Hypatie, le meurtre de son père..). de plus, la rencontre avec deux femmes qui vont aussi ébranler son choix de rester moine.
J'ai adoré ce livre car je connais bien le contexte historique de ces régions mais aux époques hellénistiques et romaines et beaucoup moins cette période. La violence dans la religion n'est pas nouvelle et le goût du pouvoir prédomine toujours tout comme l'intolérance.
Le style est fluide (très bonne traduction) et simple surtout lors des explications sur les notions religieuses différentes des patriarches.
Si vous avez envie de vous plongez dans le Moyen-Orient du Ve siècle alors n'hésitez pas!!!
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Nelcie
  24 mai 2014
Parfois, on peut se demander si le titre d'un livre n'est pas prédestiné. En tout cas, c'est ce que je me suis demandée avec « La malédiction d'Azazel ».
Ce livre, je l'avais coché parmi d'autres lors d'une masse critique de Babelio. C'était en janvier dernier. Je l'ai attendu, attendu, il n'est jamais venu. J'ai prévenu plusieurs fois le site pour dire que je n'avais toujours pas le livre… En avril, je reçois un recommandé de la poste, pour un colis à aller chercher. le livre ??? Je vais donc à la Poste récupérer ledit colis. le monsieur va dans la réserve… revient les mains vides. Tape sur son ordinateur, l'air inquiet. Se parle à lui-même « bah oui, il est bien enregistré. Bah il est où ? C'est bien ce bureau de poste ? Bah oui pourtant ? ». Appelle sa collègue. « Dis, y a des colis qui ont été déplacés ? ». « Non » dit la collègue. Retourne dans la réserve. Revient les mains vides. Appelle un autre collègue qui cherche avec lui. Et revient enfin avec mon colis. Ouf ! J'ai mon enveloppe, avec un livre dedans. Et même pas abîmée, en plus !
La malédiction d'Azazel aura donc mis 3 mois à arriver jusqu'à chez moi !!
Après toutes ces péripéties, vous pensez bien que j'avais hâte de me mettre dans cette lecture. Parce que si je l'ai choisi lors de la masse critique, c'est que je trouvais le résumé très prometteur.
Alors, j'ai commencé à lire… et très rapidement je me suis rendue compte que cette lecture allait être compliquée.
L'histoire en elle-même est intéressante. A travers les écrits d'un moine egyptien du Vème siècle, nous découvrons les débuts du christianisme, les luttes qui opposent cette nouvelle religion aux anciennes. Et il faut bien avouer que les Chrétiens avaient une certaine propension à répandre le sang pour justifier le « salut du christ notre sauveur ». Mais c'est aussi un affontement au sein même de la religion chrétienne qui est au coeur de ce récit.
Ces évènements nous sont narrés par Hiba, le moine Egyptien. J'ai trouvé que souvent ses réflexions étaient pleines d'intérêt et de bon sens. Mais j'ai surtout apprécié le fait de voir en parmanence l'homme derrière le moine. Il dit ses espérances et ses craintes par rapport à son état d'Homme, mais aussi en ce qui concerne la religion chrétienne qu'il a parfois bien du mal à assumer. Et comme on peut le comprendre, quand les plus fervents défenseurs de la foi s'expriment à coup d'épée ou de lapidation !
Le problème, c'est que je n'ai pas accroché au style. L'idée des parchemins retrouvés est bonne… mais pour moi il manquait quelque chose pour donner plus de dynamique au récit. En fait, je crois que j'aurais voulu avoir un autre point de vue qui vienne se superposer. Plusieurs fois, j'ai ressenti de la monotonie pendant ma lecture, malgré les faits ô combien intéressants qui y sont racontés. J'avais vraiment l'impression de stagner sur certains passages, qui selon moi traînaient trop en longueur. Et finalement, je n'ai jamais vraiment réussi à être captivée par ce livre, et j'avoue avoir eu du mal à le terminer. Ce que j'ai regretté car le contexte historique m'a grandement intéressé.
Oui, la malédiction m'a poursuivie jusqu'au bout ^^
Pour finir, je remercie Babelio et les éditions Albin Michel pour cette lecture.
Lien : http://desliresdestoiles.wor..
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Aucafelitterairedeceline
  10 mars 2014
Si j'ai eu un peu de mal à me laisser embarquer durant les premières pages, dès lors qu'Hiba est revenu sur son passé, sur les évènements tragiques dont il a été témoin, sur ses rencontres les plus marquantes, le livre a pris un tour qui m'a davantage plu.
Ce qu'on lit est présenté comme la traduction de parchemins découvert près d'Alep, rédigé par un moine témoin de grands troubles en Egypte, notamment. Cette confession est motivé par un sentiment de culpabilité, et par cette voix, celle d'Azazel ou celle de sa conscience, qui semble le poursuivre pour qu'il consigne les grands évènements de sa vie, ainsi que ses réflexions. Lorsque Azazel intervient, c'est pour le rappeler à l'ordre, lui dire de reprendre son récit (ce qui a pour effet de le couper dans certains passages qui reste ainsi inachevé). Autre particularité du récit consiste à annoncer un personnage, un évènement pour susciter notre curiosité, mais Hiba prend le temps de nous raconter tout le cheminement qui y a mené.
Que dire d'Hiba ? C'est un personnage très attachant, soumis à des désirs d'hommes auxquels il succombe pour ensuite se repentir, c'est aussi un moine sincère, parfois saisi par le doute, bien plus méritant que nombre d'évêque et autres hommes d'église lié au pouvoir. Au commencement, Hiba est né d'un père païen et d'une mère chrétienne, c'est certainement cela qui fait de lui quelqu'un de plus ouvert que beaucoup de ses contemporains. Ainsi il est né à une époque charnière où la religion chrétienne s'étend et où les païens sont persécutés. Il va se vouer très jeune à une vie monacale. Hiba est pacifique, érudit curieux de philosophie, passionné de livre (il possède des livres interdits qu'il conserve secrètement). Il est de ses moines si exemplaires, dont l'ouverture d'esprit force l'admiration, et dont on se dit que le monde aurait été bien différent s'il y en avait davantage. Hiba est aussi prompt à questionner sa foi, s'interroger sur l'origine de la religion (il note que Dieu existe depuis la nuit des temps dans le coeur des hommes, mais que les religions changent, ce qui l'amène à s'interroger sur les vérités que tendent à établir les théologiens).
Témoin direct de terribles exactions commise par les chrétiens à Alexandrie entre autre, cela ne va qu'accentuer son désir de vivre à l'écart de ses contemporains, à vivre reclus. Mais même dans son monastère, de tristes nouvelles ne tardent pas à arriver…
Ce roman est vraiment captivant. C'est une période de grands troubles aussi bien pour l'Egypte, que pour la chrétienté divisée par des questions de théologie. Entre deux cultures par sa naissance, Hiba est prédisposé à une ouverture d'esprit, ce qui rend son regard sur le monde très intéressant. Enfin le fait qu'il soit rédigé à la première personne donne plus de force au récit. Bref, il y a pleins de raisons pour se pencher sur ce roman.
Lien : http://aucafelitterairedecel..
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Bruno19
  10 mars 2014
Reçu dans le cadre de MASSE CRITIQUE en partenariat avec l'éditeur. MErci à lui et à BABELIO
J'ai lu le quatrième de couverture de ce roman avec intéret. En effet, bien que d'éducation catholique et un peu informé des évolutions de cette religion depuis ses origines, je suis toujours interessé par les informations, les hypothèses sur l'histoire des religions.
Le roman est présenté comme une traduction de manuscrits antiques retrouvés près d'Alep, permettant à l'auteur de nous préciser que certains lieux ont été nommés dans leur désignation contemporaine (plus facile à situer pour les néophytes en géographie antique). le récit attribué à un jeune moine qui traverse cette époque troublée est également une bonne idée permettant tout à la fois de décrire la vie courante au travers des yeux du moine, comme les affrontements théologiques, politiques et philosophiques.
Hélas ce roman ne m'a pas convaincu.
Pas qu'il soit mauvais, au contraire: le style est agréable, facile à lire. La vie du moine Hiba interessera peut etre certains (notamment ses turpitudes avec le sexe opposé) et le récit d'une vie au moyen orient au Vème siècle n'est pas ininteressant loin de là.
Mais j'attendais un livre sur le christianisme naissant et les luttes politiques de l'Eglise, le choix des théories, des positions théologiques qui ont fait du christianisme ce qu'il est aujourd'hui (en négligeant ou écartant certains textes, certains témoignages, certaines théories philosophiques antiques pour coller au dogme choisi). Et cet aspect est pour moi trop annexe dans ce roman.
Un bon livre donc mais qui n'a pas répondu aux attentes qu'il avait fait naitre en moi, m'empéchant de m'enthousiasmer pour lui.

Lien : http://leslivresdemavie.over..
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
SachenkaSachenka   20 décembre 2016
L'amour peut prendre des formes extrêmes et provoquer des catastrophes que pour ma part je n'étais guère préparé à endurer. D'ailleurs, comment un humain pourrait-il supporter les ballotements du coeur entre les vallées incandescentes des enfers et les jardins parfumés des paradis? Quel coeur pourrait supporter ces transports successifs à travers les brises odoriférantes de la passion, les vents embrasés de la tendresse, les effluves enivrants des fleurs, la brûlure du feu, l'angoisse de la nuit et l'inquiétude du jour? Et puis qu'allais-je faire de cet amour, maintenant que sa tempête avait soufflé et que j'avais été emporté par sa force inattendue?
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SachenkaSachenka   11 décembre 2016
Mais dans la réalité, et c'est vrai à travers l'univers entier, toute chose est circulaire et finit par revenir à son point de commencement, non sans interagir avec les éléments qu'elle a croisés sur son passage, de sorte qu'il n'y a en réalité ni début ni fin, mais au contraire un cycle ininterrompu.
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SachenkaSachenka   13 décembre 2016
- [...] une langue ne se parle pas d'elle-même, ce sont ses locuteurs qui lui donnent vie - si eux changent, alors la langue change avec eux. Et la parole de Jésus a assurément modifié la langue, comme lui-même a modifié ceux qui en étaient les locuteurs : il en a fait une langue sacrée.
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SachenkaSachenka   13 décembre 2016
L'écriture fait naitre dans le coeur le grondement des tempêtes et gratte les souvenirs enfouis, avivant en nous l'horreur des drames que nous avons vécus.
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SachenkaSachenka   16 décembre 2016
La prière a vraiment un pouvoir magique, qui permet aux âmes de délibérer et aux coeurs endoloris de se libérer. Il en va de même des messes : elles nous purifient de tous nos soucis qu'elles jettent à bas de nos épaules pour les étaler sur le tapis de la miséricorde divine, ce qui nous donne un répit.
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