AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures

Jacques Noiray (Auteur du commentaire)
ISBN : 2253193127
Éditeur : Le Livre de Poche (09/06/2004)

Note moyenne : 3.76/5 (sur 38 notes)
Résumé :
Un jeune provincial sans argent, sans appui, sans ami, est sur le point de tout abandonner. Quelques années plus tard, le voilà riche, puissant, adulé, et... à nouveau prêt à mettre fin à ses jours.

Que s'est-il passé ? La belle et dédaigneuse Flavie est au coeur du mystère. Nantas découvre à quel point on peut se tromper, alors même qu'on croit maîtriser son destin.

La nouvelle invite ainsi chaque lecteur à s'interroger sur les voies... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr
Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
PiertyM
  08 juillet 2014
Madame Sourdis
''Le mariage ne l'avait pas étonné, bien qu'il s'emportât d'ordinaire contre les unions entre artistes ; selon lui, ça tournait toujours mal, il fallait que l'un des deux mangeât l'autre. Ferdinand mangerait Adèle, voilà tout ''
Voilà ce que dt un maître de la peinture M. Rennequin lorsque deux peintres amateurs vont se marier, Ferdinand et Adèle.
C'est bien le contraire qui arrivera. Adèle mangera Ferdinand. Mais d'autre part on peut dire aussi qu'ils se sont mangés tous les deux parce qu'après le grand succès de son premier tableau peint par lui-même Ferdinand n'arrivait plus à bout d'un autre tableau tant emporté par la folie des grandeurs entraînant inévitablement à la débauche...
Alors Adèle, ne faisant aucun cas à cette vie dispersée de son mari, s'est fixée pour tâche de finaliser ses créations inachevées. Elle l'a incité toute fois a commencé une oeuvre et qu'elle achevait. Mais la signature restait toujours celle du mari.
Une nouvelle bien écrite où chaque étape du couple se vit comme un ressaisissement sur le pouvoir de la femme.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          211
hannah851
  20 septembre 2014

Deux courtes nouvelles où Emile Zola s'attache à décrire l'ambition démesurée et la soif de réussite de deux êtres de sexe opposé, Nantas et Adèle. L'auteur met aussi en exergue la virilité comme élément indispensable à cette réussite. Cependant, il démontre également que cette qualité ne suffit pas. Il ne se prive donc pas de démontrer les effets négatifs que cela peut engendrer si elle est mal employée ou transférée à une femme ou si elle ne s'accompagne pas du sentiment amoureux dans Nantas. Une chose m'a particulièrement frappée dans ces deux nouvelles, c'est le caractère misogyne des textes où les femmes semblent les uniques responsables du malheur des deux héros. Flavie dans Nantas apparaît comme une femme froide et dominatrice qui n'avoue son amour pour son époux qu'en présentant la force dont il est doté comme le fondement de cet amour. Adèle Sourdis est l'image de la femme vampire qui peu à peu prend la place de son mari sur tous les plans même professionnel. Les rôles sont alors complètement inversés et la description d'Emile Zola à travers le personnage de Rennequin n'est pas tendre envers le personnage d'Adèle. Cette nouvelle révèle aussi un intérêt car elle donne un aperçu bien que succinct et en filigrane du système des Beaux-Arts au XIXème siècle avec les Salons, les achats par l'Etat ou les commandes privées et le rôle prédominant des artistes masculins dans la peinture de paysage, de genre ou les portraits et les artistes féminines reléguées aux aquarelles.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          70
Syl
  09 mai 2013
Dans ce conte pour adulte, Nantas est un jeune homme sérieux et dévoué. Par devoir et par amour, il sacrifie sa soif d'ambition et la fougue de sa jeunesse pour s'occuper de ses parents. Mais aux décès de ceux-ci, il décide de quitter Marseille pour Paris.
Dans cette capitale, il s'enivre de rêves, déborde de vitalité et a les souhaits les plus grands d'un homme désirant fortune. Mais la réalité est toute autre…
De sa chambre mansardée, où la misère se love, l'esprit entreprenant de Nantas se meurt. Ne trouvant pas de travail, il ne voit qu'un seul échappatoire ; une fin tragique. "Paris ne sait pas ce qu'il perd !".
"Oh ! je me vendrais, je me vendrais, si l'on me donnait les premiers cent sous de ma fortune !".
C'est alors qu'un démon ou un mauvais génie sous les traits d'une gouvernante, Mademoiselle Chuin, lui propose une affaire ; se marier avec une demoiselle de haute naissance et reconnaître son bâtard.
La suite, je vous la laisse découvrir…
Oyez, oyez, braves midinettes, ce livre est pour vous. Dans ses romans ou ses chroniques journalistiques, Monsieur Zola a peint la société de son époque sans indulgence. Ajoutant une touche de cynisme par ci, de la désillusion par là, une pointe de misère, ses tableaux représentaient le labeur des classes ouvrières et la vilaine face de l'humanité. Dans ce court roman, il nous offre une comédie "romantique".
Ce billet est très bref, mais sachez que j'ai aimé.
Je vous soumets la question qui est posée à un collégien…
"Suffit-il de réussir professionnellement pour atteindre le bonheur ?"
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30
Riz-Deux-ZzZ
  03 août 2015
Dans l'ensemble, je suis assez mitigée sur ces deux nouvelles, je préfère largement les romans plus conséquents de l'auteur, dans lesquels il peut développer les personnages de façon beaucoup plus complexe.
Ici, il y a du travail sur les personnalités et les vies des protagonistes mais le format de la nouvelle impose des ellipses narratives qui font avancer l'histoire trop vite et me frustrent.
Les deux récits sont basés sur l'envie d'ascension sociale et de richesse, à la manière de Bel-Ami de Maupassant : les deux manières dont Zola a traîté ce problème sont assez différentes et intéressantes.
Je pense tout de même avoir préféré Madame Sourdis, plus malsaine et subtile que l'histoire de Nantas.
Commenter  J’apprécie          40
estellebd
  22 mai 2014
Nantas est l'illustration parfaite de l'adage "l'argent ne fait pas le bonheur". Ce très court roman ou cette longue nouvelle permet de démontrer avec brio que l'homme n'est heureux que lorsqu'il aime et est aimé.
La fin a les allures d'une comédie romantique qu'on pourrait tout à fait adapter à l'écran, mais elle a le mérite de laisser le lecteur sur une note positive.
Madame Sourdis est un texte plus amère, dans lequel on voit la relation de couple devenir une tension, une lutte, une mise à mort.
Deux textes agréables à lire qui plongent le lecteur dans la société du XIXème. siècle.
Commenter  J’apprécie          20
Citations et extraits (5) Ajouter une citation
nouka2000nouka2000   07 février 2015
C'est mon professeur de français qui m'a proposé de lire cette nouvelle étant donné que nous étudions le mouvement réaliste. J'ai beaucoup aimé cette nouvelle, qui est facile à lire. Elle m'a fait réfléchir sur l’intérêt du pouvoir et de la réussite professionnel. Nantas monte à Paris pour faire fortune. Là-bas une femme lui propose d'épouser la maître de celle-ci qui est enceinte. Nantas accepte de se faire passer pour le père de l'enfant au yeux de son beau-père. Malgré sa réussite dans le monde des affaires, Nantas n'est pas heureux. Pourquoi? Il est amoureux de la femme qu'il a épousé mais non seulement ce n'est pas reciproque mais en plus celle-ci a un amant ! Nantas est malheureux et désespéré. La nouvelle repose sur cette simple questions : «Suffit-il de reussir professionnellement pour être heureux ? J'ai passé un agréable moment de lecture et je lirais d'autre œuvre de cet auteur
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
picturapictura   29 mars 2014
On passait le dessert. À ce moment, elle s’est serrée contre moi, elle m’a dit à voix basse :
« Donnez-moi donc cette assiette de bonbons, là, devant vous. »
Il m’a semblé que ses yeux avaient une douceur de caresse, et la légère pression de son bras nu sur la manche de mon habit me chauffait délicieusement.
« J’adore les sucreries, et vous ? » a-t-elle repris, en croquant un fruit glacé.
Ces simples mots m’ont remué, au point que je me suis cru amoureux.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
nouka2000nouka2000   07 février 2015
C'est mon professeur de français qui m'a proposé de lire cette nouvelle étant donné que nous étudions le mouvement réaliste. J'ai beaucoup aimé cette nouvelle, qui est facile à lire. Elle m'a fait réfléchir sur l’intérêt du pouvoir et de la réussite professionnel. Nantas monte à Paris pour faire fortune. Là-bas une femme lui propose d'épouser la maître de celle-ci qui est enceinte. Nantas accepte de se faire passer pour le père de l'enfant au yeux de son beau-père. Malgré sa réussite dans le monde des affaires, Nantas n'est pas heureux. Pourquoi? Il est amoureux de la femme qu'il a épousé mais non seulement ce n'est pas reciproque mais en plus celle-ci a un amant ! Nantas est malheureux et désespéré. La nouvelle repose sur cette simple questions : «Suffit-il de reussir professionnellement pour être heureux ? J'ai passé un agréable moment de lecture et je lirais d'autre œuvre de cet auteur
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
picturapictura   29 mars 2014
L’histoire de Nantas était courte. Fils d’un maçon de Marseille, il avait commencé ses études au lycée de cette ville, poussé par l’ambitieuse tendresse de sa mère, qui rêvait de faire de lui un monsieur. Les parents s’étaient saignés pour le mener jusqu’au baccalauréat. Puis, la mère étant morte, Nantas dut accepter un petit emploi chez un négociant, où il traîna pendant douze années une vie dont la monotonie l’exaspérait.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
SylSyl   18 octobre 2013
"Paris ne sait pas ce qu’il perd !".
"Oh ! je me vendrais, je me vendrais, si l’on me donnait les premiers cent sous de ma fortune !".
Commenter  J’apprécie          00
Videos de Émile Zola (110) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Émile Zola
Le CNRS au Collège de France. Journée du 6 avril 2019. Exposé de Jean-Baptiste Amadieu, chercheur au CNRS au sein de l?unité "République des savoirs" (CNRS/Collège de France/ENS). Il est notamment l?auteur de la Littérature du XIXe siècle mise à l?Index (2017). Pourquoi Balzac, Sand, Dumas, Flaubert, Stendhal, Hugo, Lamartine, Sue ou Zola firent l?objet de procès pour un ou plusieurs de leurs romans ? Pour un littéraire de formation, de telles investigations dans les archives de la censure nécessitent des connaissances en droit, en jurisprudence et, quand ces procédures appartiennent à un état caduc de la règlementation, en histoire du droit. Lorsque le tribunal en question est la Congrégation romaine de l?Index, le savoir exigé est celui du droit canonique et de son régime de juridicité singulier ; quant aux débats de fond, ils ne se comprennent qu?à la lumière de la théologie, de l?ecclésiologie et de la théologie morale. Cette interdisciplinarité rendue indispensable par l?objet étudié s?épanouit dans des établissements propices aux recherches non conditionnées par la délivrance d?un diplôme disciplinaire, c?est-à-dire des institutions comme le CNRS et le Collège de France. Pour plus d'informations : https://www.college-de-france.fr/site/evenements-culturels/Le-CNRS-au-College-de-France.htm
+ Lire la suite
autres livres classés : naturalismeVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr






Quiz Voir plus

Les personnages des Rougon Macquart

Dans l'assommoir, quelle est l'infirmité qui touche Gervaise dès la naissance

Elle est alcoolique
Elle boîte
Elle est myope
Elle est dépensière

7 questions
432 lecteurs ont répondu
Thème : Émile ZolaCréer un quiz sur ce livre