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ISBN : 2862604216
Éditeur : Autrement (30/11/-1)

Note moyenne : 3.47/5 (sur 18 notes)
Résumé :
1842. La Comédie humaine - Études de moeurs. Premier livre, Scènes de la vie privée - Tome I. Premier volume de l'édition Furne 1842. Extrait : Le jeune monsieur de Soulas ne pouvait pas se dispenser d'avoir un tigre. Ce tigre était le fils d'un de ses fermiers, un petit domestique âgé de quatorze ans, trapu, nommé Babylas. Le lion avait très-bien habillé son tigre?: redingote courte en drap gris de fer, serrée par une ceinture de cuir verni, culotte de panne gros-b... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
peloignon
  09 janvier 2013
Voilà un livre étonnant de la part De Balzac.
Il a eu l'idée de montrer le pouvoir des femmes sur la réalité masculine de son époque et ce, en faisant un roman sur un homme où tout passe par le biais d'un personnage féminin.
En effet, toute l'existence d'Albert Savarus est consacrée à l'amour d'une femme qui exige de lui une fidélité absolue jusqu'au décès de son mari et toute son histoire ne nous est donnée que lorsque Mlle Watteville commence à s'y intéresser, ce qui ne se produit qu'à partir du douzième chapitre.
Sans en apprendre encore beaucoup sur le personnage titre du roman, au chapitre 20, Balzac fait lire à son lecteur une nouvelle de dix-huit chapitres écrite par un certain A.S. que Mlle Watteville lit dans une Revue après qu'elle soit tombée amoureuse de ce mystérieux voisin sans l'avoir jamais rencontré en personne. On arrive donc environ au milieu du roman sans trop comprendre encore de quoi il est question.
Par la suite, Mlle Watteville trouve un moyen indiscret de lire la correspondance d'Albert Savarus et l'histoire d'amour exposée dans la nouvelle trouve ainsi une forme plus concrète. Dès lors, Mlle Watteville, après quelques hésitations, s'abandonne à sa passion et choisi de faire d'Albert Savarus son jouet à la vie à la mort. Pour ce faire, il faut l'amener à elle et l'aliéner de son amour avec la mystérieuse italienne de la nouvelle et des lettres.
Balzac nous avertit alors que son récit doit servir de leçon morale aux jeunes filles de ce genre. S'ensuit le déroulement de tous les habiles stratagèmes que Mlle Watteville mettra en branle pour arriver à ses fins, mais quelques erreurs de calculs, dues au fait qu'elle se donne sans compter, et qu'elle ignore la liberté de l'être qu'elle aime d'une passion débridée, vont plutôt détruire complètement ses plans et briser complètement toutes ses chances de bonheur, en même temps que celles de l'homme qu'elle désire et de la femme qui faisait si fièrement patienter le pauvre Albert Savarus.
Évidemment on reconnaît derrière tout cela la relation De Balzac avec Mme. Hanska, dont l'écrivain attendra patiemment la mort de son mari pour l'épouser. D'autre part, l'idée d'évoquer le pouvoir des femmes en ne passant que par le biais de personnages féminins sont des bons points pour ce roman me semble être une très belle idée.
Par contre, la mise en situation est beaucoup trop longue pour un roman aussi court et la leçon de morale est donnée de manière si facile qu'elle ne convaincra personne.
À mon avis, si Balzac avait plutôt écrit une belle lettre passionnée à sa maîtresse, cela aurait sans doute donné un plus beau résultat aussi bien sur le plan amoureux que sur celui de la littérature...
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Taraxacum
  26 mars 2016
Après deux Balzac que j'ai dévorés avec bonheur, La vieille fille et Eugénie Grandet, j'ai été un peu déçue par Albert Savarus.
Peut-être est-ce cette description de Besançon, franchement pas aimable, qui a vexé mon âme de bisontine, peut-être est-ce simplement que j'ai toujours beaucoup de mal à supporter les personnages qui finissent terriblement malheureux pour un simple manque de communication... Peut-être simplement que je n'ai pas réussi à accrocher à ces personnages, en fait, surtout à celui qui donne son nom au roman. Les personnages féminins sont plus intéressants, bien que pas franchement sympathiques, tous tellement sûres de leur bon droit qu'elles feront leur malheur et celui d'Albert avec ! Il y a beaucoup de sujets et de développements intéressants cependant et je trouve que cela souffre un peu de sa taille. Entre l'intrigue amoureuse, la partie consacrée aux élections, la nouvelle insérée dans le roman et qui éclaire en fait le passé d'Albert... Avec cent pages de plus, les sujets se seraient sans doute moins disputés le devant de la scène.
Cela reste la plume De Balzac: un excellent portrait des travers humains dans une très belle langue, mais si vous devez n'en lire qu'un de cet auteur, ce n'est pas celui-ci que je recommande en premier.
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AMR
  22 novembre 2016
Juste avant d'entreprendre la rédaction de ce roman, Balzac, plein d'espoir, avait appris la mort du comte Hanski mais avait reçu une lettre de rupture de la part de Mme Hanska ; il aurait ainsi transposé une partie son histoire dans cette scène de la vie privée.
Mais ce roman est en réalité bien plus complexe. le lecteur se trouve vite confronté à énormément d'informations et à des niveaux de lecture qui s'interpénètrent ou se superposent : des dandys de provinces à la recherche de bons partis, des amours naissantes et romanesques, des amours contrariées, des serviteurs de comédie, des prêtres influents, des procès, des batailles électorales, un vieux mari complaisant, des secrets, des manigances, des lettres interceptées, une belle amitié virile, la ville de Besançon et ses moeurs provinciales et dévotes, des luttes d'influence, la nécessité et l'ambition de se faire une situation (tout se compte toujours en milliers de francs de rente…) et même une mise en abyme de l'écriture avec la nouvelle enchâssée inspirée par l'histoire vécue par le héros…
Eh bien, malgré tout cela ou à cause de tout cela, j'ai un peu de mal, je m'ennuie un peu dans les longueurs du récit. Heureusement le dénouement brutal me réveille, inattendu (mais je ne révèlerai rien), pratique même (si la fille refuse d'épouser le bon parti qu'on lui propose, sa mère veuve le veut bien à sa place…) et toujours moral dans les tragiques conséquences des machinations.
Un roman peu connu De Balzac, à lire naturellement et à mettre en perspective avec d'autres oeuvres de la Comédie Humaine. Philomène de Watteville (devenue Rosalie dans les éditions suivantes) annonce notamment la grande manipulatrice que sera La Cousine Bette.
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nathalie_MarketMarcel
  26 mars 2015
Le début nous dresse une fort belle évocation du dandy et plus exactement du dandy de province, jeune lion chassant l'héritière. C'était assez prometteur, mais nous bifurquons très vite sur le mystère constitué par Albert Savarus – j'avoue que j'ai été déçue par ce changement de direction, même si le dandy est récupéré de très belle façon dans les dernières pages.
Tout comme le Félix du Lys dans la vallée, Savarus se donne la mission d'acquérir un nom et un destin au nom de l'amour, même si les vertus en jeu sont ici plus brutales. Il m'a semblé que Stendhal était plus ironique avec ces grands hommes de province et qu'il traitait la question des élections avec beaucoup plus de sérieux, comme un véritable enjeu dans Lucien Leuwen, et non comme un prétexte à un roman d'amour. Nous avons affaire à des personnages froids et calculateurs, en amour comme en politique ; l'Italie passionnée est décidément bien loin.
Lien : http://chezmarketmarcel.blog..
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DidierLarepe
  13 juillet 2016
A Besançon une jeune fille s'ennuie. Elle s'enflamme pour un étranger mystérieux jusqu'à ce qu'elle découvre qu'il est fou amoureux d'une autre et qu'il est là en attendant de pouvoir la rejoindre. Elle fera tout pour les séparer, y parviendra mais en retour finira ses jours seule et abandonnée.
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Citations & extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
peloignonpeloignon   08 janvier 2013
Cette profession de foi, cette déclaration d’ambitieux, ce récit de sa vie et de son caractère fut, ... un chef-d’œuvre d’adresse, de sentiment, de chaleur, d’intérêt et de séduction. Ce tourbillon enveloppa les électeurs. Jamais homme n’eut un pareil triomphe. Mais malheureusement la Parole, espèce d’arme à bout portant, n’a qu’un effet immédiat. La Réflexion tue la Parole quand la Parole n’a pas triomphé de la Réflexion.
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AMRAMR   22 novembre 2016
Pendant la nuit Philomène put dévorer cette nouvelle, la première qu'elle lut de sa vie ; mais elle ne se sentait vivre que depuis deux mois ! Aussi ne faut-il pas juger de l'effet que cette oeuvre dut produire sur elle d'après les données ordinaires. Sans rien préjuger du plus ou du moins de mérite de cette composition due à un Parisien qui apportait en province la manière, l'éclat, si vous voulez, de la nouvelle école littéraire, elle ne pouvait point ne pas être un chef-d'œuvre pour une jeune personne livrant sa vierge intelligence, son coeur pur à un premier ouvrage de ce genre.

Cette charmante créature avait admirablement compris qu'une des premières conditions de l'instruction chez une femme, est d'être profondément cachée.

Une mère élève sévèrement sa fille, la couve de ses ailes pendant dix-sept ans, et dans une heure, une servante détruit ce long et pénible ouvrage, quelquefois par un mot, souvent par un seul geste !

Dans le silence et la solitude, la perspective de cette lutte avait rallumé sa passion et ses mauvaises pensées. Elle développait par avance sa témérité romanesque en faisant plans sur plans. Quoique de tels caractères soient exceptionnels, il existe malheureusement beaucoup trop de Philomène, et cette histoire contient une leçon qui doit leur servir d'exemple. […] Et, tout en machinant ses plans, cette étonnante fille faisait des pantoufles à son père de l'air le plus naïf du monde. Elle redoubla même de candeur et d'innocence en comprenant à quoi pouvait servir son air d'innocence et de candeur.
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AMRAMR   22 novembre 2016
Madame Watteville, jeune fille dévote, fut encore plus dévote après son mariage. Elle est une des reines de la sainte confrérie qui donne à la haute société de Besançon un air sombre et des façons prudes en harmonie avec le caractère de cette ville.

Quand une bêtise amuse Paris, qui dévore autant de chefs-d’œuvres que de bêtises, il est difficile que la province s'en prive.

il est nécessaire d'expliquer Besançon en quelques mots. Nulle ville n'offre une résistance plus sourde et muette au Progrès. A Besançon, les administrateurs, les employés, les militaires, enfin tous ceux que le gouvernement, que Paris y envoie occuper un poste quelconque, sont désignés en bloc sous le nom expressif de la colonie. La Colonie est le terrain neutre, le seul où, comme à l'église, peuvent se rencontrer la société noble et la société bourgeoise de la ville. Sur ce terrain commencent, à propos d'un mot, d'un regard ou d'un geste, des haines de maison à maison, entre femmes bourgeoises et nobles, qui durent jusqu'à la mort, et agrandissent encore les fossés infranchissables par lesquels les deux sociétés sont séparées.
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AMRAMR   22 novembre 2016
Le malheur fait dans certaines âmes un vaste désert où retentit la voix de Dieu.

La duchesse pâlit, Philomène échangea vivement avec elle un de ces regards qui, de femme à femme, sont plus mortels que les coups de pistolet d'un duel.

De tous les crimes secrets ensevelis dans les mystères de la vie privée, un des plus déshonorants est celui de briser la cachet d'une lettre ou de la lire subrepticement. Toute personne, quelle qu'elle soit, poussée par quelque raison que ce soit, qui se permet cet acte, a fait une tache ineffaçable à sa probité.
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AMRAMR   22 novembre 2016
Ecoute ! Quand j'étais tout petit, et que je tourmentais des hannetons, il y avait chez ces pauvres insectes un mouvement qui me donnait presque la fièvre. C'est quand je les voyais faisant ces efforts réitérés pour prendre leur vol, sans néanmoins s'envoler, quoiqu'ils eussent réussi à soulever leurs ailes. Nous disions d'eux : Ils comptent ! Etait-ce une sympathie ? Était-ce une vision de mon avenir ? Oh ! Déployer ses ailes et ne pouvoir voler ! Voilà ce qui m'est arrivé depuis cette belle entreprise de laquelle on m'a dégoûté, mais qui maintenant a enrichi quatre familles.

Albert expliqua sa vie antérieure en disant son vrai nom, ses oeuvres sous la Restauration, en se faisant un homme nouveau depuis son arrivée à Besançon, en prenant des engagements pour l'avenir. Cette improvisation tint, dit-on, tous les auditeurs haletants. Ces hommes à intérêts si divers furent subjugués par l'admirable éloquence sortie bouillante du coeur et de l'âme de cet ambitieux. L'admiration empêcha toute réflexion. On ne comprit qu'une seule chose, la chose qu'Albert voulait jeter dans ces têtes.
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Videos de Honoré de Balzac (83) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Honoré de Balzac
J1| L?Opéra national de Paris invité d?honneur chez Balzac avec L?opéra Trompe-La-Mort | Maison... .http://maisondebalzac.paris.fr/fr/week-end-festif-des-25-et-26-fevrier-2017
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