> Danièle Valin (Traducteur)

ISBN : 2743603763
Éditeur : Rivages : Payot (2006)


Note moyenne : 3.79/5 (sur 28 notes) Ajouter à mes livres
Un été brusque de la jeunesse et l'on apprend le monde à toute vitesse.
Sur une île de la Tyrrhénienne, au milieu des années cinquante de ce siècle, un pêcheur qui a connu la guerre et une jeune femme au nom difficile transmettent sans intention à un garçon la fi... > voir plus
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Critiques et avis(4)

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    • Livres 4.00/5
    Par ballad, le 29 décembre 2011

    ballad
    Ce roman m'a beaucoup touchée, il est plein de sensibilité. Il restitue avec justesse l'atmosphère de bord de mer du Sud italien qui n'a pas changé. Grâce à divers personnages, il décrit avec honnêteté la société et la culture italienne au sortir de la guerre.
    Ça se passe l'été durant les années 50 sur l'île de Capri. Un adolescent est mordu par une murène, puis il rencontre par hasard sur la plage une jeune femme juive, Caia. Elle touche sa blessure, et c'est comme ça qu'il tombe amoureux d'elle, et au travers elle et ses origines juives, son intérêt pour la réalité de la guerre augmente. Il obtient des témoignages directs de la guerre de Nicola le pêcheur, de Caia et de son oncle. C'est ainsi que l'adolescent murit et qu'il prend position.
    « J'étais en train de changer pour elle, Caia faisait de moi quelque chose d'autre et l'amour n'en était pas la seule cause. »
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    Critique de qualité ? (18 votes positifs)
  • Par de, le 11 octobre 2011

    de
    Un île italienne dans les années cinquante. Entre enfance et adolescence, un garçon va connaître ce passage, souvent mal décrit, vers l'âge adulte. « Mes questions avaient grandi et prenait l'insistance d'une demande de comptes. »
    Mais là où de multiples romanciers se seraient servi d'une première histoire de sexe, Erri de Luca décrit une rencontre avec une jeune fille. « La morsure de la murène avait laissé un dessin de trous, une lettre claire sur ma peau foncée. Elle avait mis sa main juste là et c'était le geste le plus intime qu'une femme avait eu pour moi. Elle touchait la surface d'une douleur, une prise nette capable de la raviver comme de l'adoucir. »
    Rencontre aussi avec le passé, le non-dit, à peine murmuré, au début, en yiddish pour un prénom, un prénom derrière le prénom de Caia.
    Un bouleversant petit livre sur le basculement du temps « Nous qui sommes devenus des adultes après ce temps-là, nous sommes le fruit d'une île plus que d'une terre ferme. »
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    Critique de qualité ? (9 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par GabySensei, le 26 août 2011

    GabySensei
    Un jeune garçon de 15 ans va passer l'été dans le village de son grand-père au sud de l'Italie. Il y connaitra ses premiers émois amoureux et son grand-père lui dévoilera les secrets de la mer et de la pêche.
    Un livre sensible qui laisse un souvenir solaire. Pour moi le meilleur livre d'Erri de Luca.
    Critique de qualité ? (7 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par mimipinson, le 14 septembre 2011

    mimipinson
    Avec une écriture limpide et poétique, ce court roman se lit d'une traite. Il ne s'y passe pas grand-chose, le rythme n'y est pas fulgurant, et pourtant….il sait vous tenir.
    Le temps d'un été, le jeune garçon va passer sans rendre compte de l'enfance à l'âge adulte. Caia, est une jeune fille juive qu'il va rencontrer, avec qui il va découvrir l'amour, et la nature humaine, dans l'Italie de l'après guerre, où il reste des zones d'ombre.
    « C'est ainsi qu'on tombe amoureux, en cherchant dans la personne aimée le point qu'elle n'a jamais révélé, qu'elle offre en don uniquement à celui qui interroge qui écoute avec amour. »
    Il va y laisser l'insouciance et côtoyer les réalités d'un passé encore proche, mais pas encore tout à fait clair
    Une histoire solaire, qui donne très envie d'approfondir l'œuvre de cet auteur.
    « La morsure de la murène avait laissé un dessin de trous, une lettre claire sur ma peau foncée. Elle avait mis sa main juste là et c'était le geste le plus intime qu'une femme avait eu pour moi. Elle touchait la surface d'une douleur, une prise nette capable de la raviver comme de l'adoucir. Je suis là, disait sa main sur la blessure, je t'accompagne loin, le temps d'une chanson, et je tiens ta douleur dans ma main. »


    Lien : http://leblogdemimipinson.blogspot.com/2011/09/tu-mio.html
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Citations et extraits

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  • Par mimipinson, le 14 septembre 2011

    La morsure de la murène avait laissé un dessin de trous, une lettre claire sur ma peau foncée. Elle avait mis sa main juste là et c’était le geste le plus intime qu’une femme avait eu pour moi. Elle touchait la surface d’une douleur, une prise nette capable de la raviver comme de l’adoucir. Je suis là, disait sa main sur la blessure, je t’accompagne loin, le temps d’une chanson, et je tiens ta douleur dans ma main.
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  • Par ballad, le 29 décembre 2011

    « Dans tous les pièges à poisson il y a une issue, mais les poissons ne la trouvent pas. Devant cet appareil simple, je me sentais tel un poisson, incapable d’y réfléchir. »
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  • Par ballad, le 29 décembre 2011

    « On tombe amoureux de près, mais pas trop, on tombe amoureux à partir d’un angle aigu, un peu à l’écart, dans une pièce, à côté de toute une tablée, assis dans un jardin où les autres dansent au rythme d’un petit air fade et décisif, sorte de colle de poisson pour un visage qui se fige, épinglé sur le diaphragme de la poitrine. »
    Citation de qualité ? (1 votes positifs)
  • Par de, le 11 octobre 2011

    La morsure de la murène avait laissé un dessin de trous, une lettre claire sur ma peau foncée. Elle avait mis sa main juste là et c’était le geste le plus intime qu’une femme avait eu pour moi. Elle touchait la surface d’une douleur, une prise nette capable de la raviver comme de l’adoucir.
    Citation de qualité ? (1 votes positifs)
  • Par brigetoun, le 28 juillet 2011

    J'aurais voulu ajouter que c'était la seule dont je pouvais demander compte, parce qu'il y avait encore des témoins, des victimes qui avaient survécu et des bourreaux en bonne santé. Et on risquait de les rencontrer sous l'habit de touristes venus peler au soleil de l'île ou sous le nom d'une jeune fille étrangère dont on tomberait amoureux, et aucun adulte ne vous apprenait à reconnaître ces passants, à savoir dans quel monde on marchait.
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Erri de Luca - Le poids du papillon .
Erri de Luca vous présente son ouvrage "Le poids du papillon" aux éditions Gallimard.http://www.mollat.com/livres/erri-luca-poids-papillon-9782070129355.html











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