> Odette Ferry (Traducteur)

ISBN : 2266029193
Éditeur : Pocket (1998)


Note moyenne : 4.06/5 (sur 16 notes) Ajouter à mes livres
Sa mère est folle. Norman le sait, mais il l'aime trop pour l'envoyer à l'asile. Alors, il se débarrasse des cadavres. Mary vient de dérober 40 000 dollars à son patron. Partie retrouver son fiancé, elle s'arrête pour la nuit dans un motel isolé. Le propriétaire, un gra... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par Melisende, le 28 mai 2011

    Melisende
    Je connais (comme beaucoup de monde, je suppose) le célèbre film d'Alfred Hitchcock mais ne savais pas, avant de le découvrir sur Babelio, qu'il s'agissait au départ d'un court roman de Robert Bloch publié pour la première fois en 1959 (un an avant l'adaptation cinématographique). C'est donc par pure curiosité que j'ai coché ce titre lors de la dernière Opération Masse Critique. Je remercie l'équipe de Babelio et les éditions Moisson Rouge pour l'envoi de l'ouvrage.
    Même si je connaissais l'intrigue et la chute grâce au film, la lecture du texte original a tout de même été une excellente surprise et m'a permis d'en apprendre un peu plus sur l'effrayant Norman Bates et sa mère…
    Mary, jolie jeune femme de 27 ans marquée par les épreuves de la vie, vole sous le coup d'une impulsion, les 40 000 dollars que son patron lui avait demandé de déposer à la banque.
    Alors qu'elle roule depuis de longues heures pour rejoindre son fiancé, la pluie et la fatigue la contraignent à s'arrêter pour la nuit. Ayant raté la sortie, elle se retrouve sur l'ancienne route principale, devenue secondaire et donc quasiment déserte. Apercevant un motel, elle pense pouvoir y passer une nuit tranquille, ne se méfiant absolument pas du gérant, un vieux garçon timide du nom de Norman Bates. Celui-ci l'invite à dîner dans la maison qu'il partage avec sa vielle mère malade, sur la colline qui surplombe le motel. La vieille femme ne semble pas heureuse de cette intrusion, et après une discussion animée, Mary rejoint sa chambre au motel, décidée à prendre une douche relaxante…
    Une semaine plus tard, Lila la jeune sœur de Mary, va trouver Sam, le fiancé de cette dernière, inquiète. Accompagnés du détective Arbogast, les deux proches de la voleuse comptent bien découvrir ce qu'il est advenu de Mary, ne croyant pas du tout à l'hypothèse de la fugue…
    Les connaisseurs constateront que ce résumé est similaire à celui qu'on pourrait faire du film. Il faut dire qu'Hitchcock a respecté fidèlement l'œuvre de Robert Bloch mis à part quelques éléments. le plus gros changement réside dans l'âge et le physique de Norman Bates qui se transforme en bel homme (magistralement interprété par Anthony Perkins). En effet, initialement, le personnage est d'âge moyen, se rapprochant ainsi de l'âge d'Ed Gein (51 ans), le serial killer américain arrêté en 1957 qui a servi de « modèle » à l'auteur et dont l'histoire terrible a depuis inspiré grand nombre de films, comme nous le rappelle la préface de Stéphane Bourgoin.
    Alors, mais quel est l'intérêt de cette lecture pour ceux qui ont vu le film, me direz-vous ? Et bien, il réside surtout dans le personnage de Norman Bates et la relation qu'il entretient avec sa mère. le film reprend assez bien ces points, mais rien ne vaut le développement que seuls les mots sur une page peuvent apporter.
    Grâce au texte de Robert Bloch, j'ai fait plus ample connaissance avec Norman que l'on découvre dans des scènes « inédites » car assez « intimes ». le film se concentre surtout sur Mary et l'enquête que mène ensuite son entourage pour la retrouver, alors que Robert Bloch, utilisant un point de vue omniscient, nous offre l'histoire sous toutes ses coutures : on sait tout sur tout… ou presque !
    Je félicite l'auteur pour ce choix de narration car, même en connaissant le fin mot de l'histoire, les scènes entre Norman et sa mère sont bluffantes ! Je cherchais l'indice, le petit truc qui pourrait mettre la puce à l‘oreille… mais non ! C'est terriblement bien amené et intelligent !
    Je me répète, mais je n'ai pas fait cette lecture avec un œil « neuf » et pourtant, j'ai été embarquée du début à la fin. Alors je n'ose même pas imaginer la réaction des lecteurs « vierges » à la découverte de la chute ! Ce doit être surprenant, encore plus qu'avec le film, justement grâce au point de vue omniscient beaucoup plus marqué dans le support papier !
    A noter la présence, après la préface, d'une interview de quelques pages de Robert Bloch, également présentée par Stéphane Bourgoin. C'est l'occasion d'en apprendre un peu plus sur l'auteur, sur son rôle dans le(s) film(s), sur sa (ses) source(s) d'inspiration pour cette histoire…
    Vous l'aurez compris, Psychose (Psycho pour le titre original) est un livre à lire et un film à voir absolument, que vous connaissiez ou non le dénouement !
    Un grand merci à Babelio pour cette découverte que je n'imaginais pas si prometteuse ! Maintenant, j'ai très envie de retrouver le talent de Robert Bloch dans d'autres titres du genre ; alors si vous avez des suggestions…
    A très bientôt pour un billet cinématographique sur l'adaptation d'Hitchcock !

    Lien : http://bazar-de-la-litterature.cowblog.fr/psychose-de-robert-bloch-3..
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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par HerveSard, le 22 mai 2011

    HerveSard
    Les éditions Moisson Rouge ont eu la bonne idée de publier une nouvelle traduction française du très célèbre roman de l'américain Robert Bloch. Traduction signée Emmanuel Pailler, qui est loin d'être un novice en la matière puisqu'il a (entre autres) traduit Lovecraft et Westlake. Cela me semble important (nécessaire !) de citer le traducteur, d'une part parce qu'on l'oublie souvent (ce qui, d'une certaine façon, est une marque de la qualité de son travail), mais aussi parce que c'est à lui que revient la lourde charge de "faire passer" une ambiance, un ton, en choisissant phrase après phrase LE mot qui convient.
    On ne présente plus Psychose, qui a donné lieu à la célèbre adaptation cinématographique d'Hitchcock (la scène de la douche !). Quoique. le temps passe vite, le film a déjà plus de 50 ans et c'est peut-être l'occasion pour une nouvelle génération de cinéphiles de le découvrir. Très bonne idée, mais ce serait dommage de ne pas lire le livre avant de savourer l'adaptation à l'écran. Il faut prendre les choses dans l'ordre, surtout quand elles sont bonnes...
    En ouvrant Psychose, je me suis demandé comment un tel livre avait vieilli. En 1959, Internet, les téléphones portables, toutes les technologies qui nous semblent naturelles aujourd'hui n'existaient pas, même en rêve. La police scientifique ? Hors sujet, surtout au fin fond des Etats-Unis. On est dans l'univers des shérifs qui font ce qu'ils veulent bien faire, quand ils ont envie de le faire, et si ça ne cause pas de "turbulences" dans le train-train de leur circonscription. Eh bien Psychose a parfaitement passé le cap de la cinquantaine. Peu importe ici les techniques, les gadgets, l'ADN. Peu importe l'enquête, elle est secondaire. On est dans le psychologique, dans l'humain (et même, l'inhumain...) Dès le départ, le ton est donné, l'ambiance est installée : on est dans l'étrange, dans le glauque qui ne s'exprime pas, ne se décrit pas à grand renfort d'adjectifs, d'adverbes et autres artifices. Un motel déserté par les clients, parce que trop loin de la grand-route. Un tenancier un peu spécial, mais c'est bien normal, hein, lui qui vit désormais quasiment seul avec sa mère devenue folle. A moins que ce soit le contraire. A moins que ce soit autre chose. Il ne faut pas ici raconter l'histoire, ce serait dommage, mais disons seulement que cette ambiance particulière va durer, s'amplifier sans vraiment se préciser, tandis que le doute s'installe dans l'esprit. Qui dit vrai ? Qui ment ? Qui affabule ? Qui a mal compris ? Chut...
    Cette traduction vaut le coup d'être lue, même par ceux qui ont vu le film, ne serait-ce que parce qu'un tel livre a sa place dans toutes les bibliothèques. Et puis un film, même si c'est un chef-d'oeuvre, n'est qu'une interprétation du texte, qui lui a autant de variantes qu'il a de lecteurs...
    Une précision importante : le livre est préfacé par Stéphane Bourgoin, éminent spécialiste du crime. La préface apporte un éclairage intéressant sur le fait divers qui a inspiré Robert Bloch. Il contient aussi un entretien entre Stéphane Bourgoin et l'auteur (Bloch est décédé en 1994) qui fournit des détails "pittoresques" sur la façon dont le cinéaste a "exploité" l'oeuvre de l'écrivain américain. Conseil à tous ceux qui n'ont pas vu le film (ou lu le livre) : ne lisez pas cet entretien avant d'avoir terminé le roman : il contient des éléments de nature à gâcher le suspense et ce serait dommage parce qu'on a là entre les mains un livre culte.

    Lien : http://hervesard.blogspot.com/2011/05/psychose-de-robert-bloch.html
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    • Livres 5.00/5
    Par PierreF, le 22 mai 2011

    PierreF
    Coup de coeur ! Les éditions Moisson Rouge ont la très judicieuse idée de rééditer cet excellent polar qu'est Psychose, dont le film est unanimement reconnu comme un chef d'œuvre. Courez acheter ce roman, sans aucune hésitation.
    Est-il vraiment besoin de rappeler l'histoire, que tout le monde a vu au cinéma ou à la télévision ? Pour faire simple, Mary travaille dans un cabinet d'avocat et vole une enveloppe contenant 40 000 dollars qu'elle devait emmener à la banque. Elle part rejoindre son amoureux, Sam, qu'elle voudrait épouser mais qui est endetté avec la quincaillerie familiale. Sur la route, elle s'arrête dans un motel tenu par un jeune homme solitaire de quarante ans, qui vit avec sa mère. Norman Bates subit les attaques incessantes de sa mère qui est acariâtre, autoritaire et folle à lier. Dans la nuit, la mère tue Mary et Norman se retrouve obligé de faire disparaître le corps. Sam va chercher à comprendre où est passée Mary, aidé par Lila, la sœur de Mary.
    Comme je le disais, vous avez sûrement vu le film, mais moins sûrement lu le livre. Quelle erreur ! Si la trame du film suit l'intrigue du livre, de nombreuses scènes ou dialogues viennent compléter l'œuvre de Sir Alfred Hitchcock. le maître du suspense a su mettre en évidence toutes les qualités du livre, en apportant sa touche personnelle sur les scènes chocs. En lisant ce livre, je ne peux m'empêcher de penser qu'il était aisé de faire un chef d'œuvre cinématographique, car le roman est exceptionnel.
    Car le roman est réellement fantastique. D'un fait divers réel, Robert Bloch a crée un roman à suspense, à haute tension, ménageant de façon extraordinaire une fin très inattendue. Il parsème les indices de façon à la fois minutieuse et pleine d'humour (noir bien entendu), qui donne envie de relire le livre une fois tournée la dernière page. Les scènes s'enchaînent, faisant monter et le mystère, et le stress, jusqu'à la dernière phrase …
    La psychologie est minutieusement détaillée, surtout sur la base de réactions ou d'actes, sans oublier les dialogues, qui sont écrits avec une précision et une véracité diabolique. Chaque chapitre propose la vision d'un personnage influent de l'histoire, ce qui fait que l'intrigue avance sans heurts, et que l'on est littéralement projeté dans les personnages. C'est impressionnant de maîtrise, c'est aussi une expérience de lecture inédite.
    C'est donc une riche idée d'avoir réédité ce roman, et il me reste à ajouter que la préface de Stéphane Bourgoin nous présente le cas de Ed Gein, le boucher de Plainfield qui a inspiré Robert Bloch et que c'est tout bonnement hallucinant. Enfin, il y a une interview inédite de l'auteur qui vaut le détour surtout pour les anecdotes concernant Sir Alfred. Ce roman n'est pas seulement un livre culte, c'est un roman fantastique.
    Ce roman a été lu dans le cadre de la masse critique Babelio et je remercie beaucoup Babelio et les éditions Moisson Rouge pour cette lecture.

    Lien : http://black-novel.over-blog.com/article-psychose-de-robert-bloch-mo..
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    • Livres 5.00/5
    Par aurora2206, le 05 février 2012

    aurora2206
    Débuter par la préface de Stéphane BOURGOIN ne m'a pas dérangé du tout car je connaissais le film avec Anthony PERKINS dans le rôle de Norman BATES. Ce roman a été écrit avant le film en 1959 et adapté par Hitchcock l'année suivante. C'est plutôt l'histoire d'Ed GEIN que je ne connaissais pas.
    J'ai vraiment aimé me replonger dans l'histoire du fameux film "Psychose" avec le meurtre sous la douche. C'est surtout cette scène qui m'avait marquée, les autres, je ne m'en souvenais plus. J'ai donc redécouvert le film en lisant ce livre.
    C'est un livre vraiment prenant de bout en bout . J'avais toujours peur pour les personnages entrant dans ce motel. J'avais des frissons. Je me suis presque prise de sympathie pour le personnage de Norman BATES car je trouve que c'est un être torturé psychologiquement. Il vit seul avec sa mère qui est bien étrange. Je n'en dirai pas plus de peur de trop dévoiler l'histoire.
    Je vous encourage à lire ce livre car il en vaut vraiment le coup.
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    • Livres 4.00/5
    Par beeshop, le 30 mai 2011

    beeshop
    J'ai découvert Psychose par le film d'Alfred Hitchcock, c'était une cassette vidéo (quand j'écris cassette vidéo j'ai l'impression de prendre 10 ans….) classé comme “film pour adulte que tu es trop petite pour voir”… bien évidement je l'ai regardé en cachette et j'en garde un souvenir terrifié ! Depuis j'ai du voir ce film environ 8 fois, je ne rate pas une rediffusion, et à chaque fois la scène finale dans la cave de la maison m'angoisse ! Je me souviens que cette scène m'avait fait bien plus peur que la mythique scène de la douche. Anne, du blog SKTV, a d'ailleurs écrit un article très intéressant sur les coulisses de cette scène.
    Lorsque Babelio m'a donné l'occasion de découvrir le roman de Robert Bloch, à l'origine de ce film, je n'ai pas hésité une seconde ! Bien évidement j'ai eu du mal à me créer mes images, ayant en mémoire le joli visage de Janet Leigh et la beauté troublante d'Anthony Perkins. D'ailleurs Hitchcock a rendu Norman Bates bien plus beau qu'il ne l'est décrit dans le livre. La description qu'en fait Robert Bloch le rend bien plus terrifiant et antipathique.
    Bien que j'ai commencé le livre en connaissant son histoire je me suis laissée happer très vite ! L'intrigue fonctionne parfaitement, la mère de Bates est « réelle », l'ambiance du motel perdu sur cette route secondaire, la pluie qui rend la vision flou, les marais au alentour tout est fait pour ne pas pouvoir lâcher ce roman. L'écriture de Bloch est vive, succession de phrase rythmée par des virgules. le suspense fonctionne jusqu'à la dernière page et Bloch développe vraiment la fin, l'emprise psychologique de Bates et la “victoire” de sa mère sur son psychisme.

    Lien : http://mespetitesidees.wordpress.com/2011/05/30/psychose-de-robert-b..
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Psychose (Psycho), film (1960) américain d'horreur et un thriller tourné en noir et blanc. Réalisé par Alfred Hitchcock, le film a été inspiré par le roman éponyme de Robert Bloch, Psycho.








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