ISBN : 2226221417
Éditeur : Albin Michel (2011)

Existe en édition audio



Note moyenne : 3.63/5 (sur 52 notes) Ajouter à mes livres
Pour oublier le criminel qui a terrorisé Paris lors de l’Exposition universelle de 1900 et se remettre de leurs aventures, l’écrivain Guy de Timée et Faustine, la belle catin, se sont réfugiés au château d’Elseneur dans le Vexin. Mais là, dans une ferme isolée, une fami... > voir plus
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Critiques et avis

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  • Par Taylor, le 16 mai 2012

    Taylor
    Quand j'ai fini Leviatemps, j'étais un peu frustrée, je dois bien l'avouer. Beaucoup de questions restaient sans réponse ce qui, du point de vue, d'un lecteur est moyennement satisfaisant.
    Quand j'ai reçu Le requiem des abysses, je me suis dit « youpi ». Au début on se retrouve avec deux histoires qui n'ont, semble-t-il, rien en commun. Tout d'abord, à Paris, plusieurs momies disparaissent de musées où elles sont entreposées. Puis, plongée dans la campagne où nous retrouvons Faustine et Guy qui se sont mis au vert après leurs aventures parisiennes. La réalité les rattrape car des meurtres tout aussi odieux qu'affreux sont commis.
    Il n'en fallait pas plus à Guy pour se sortir de sa léthargie. L'occasion lui est donc donnée de poursuivre sa quete du Mal. Il va donc foncer tête baissée dans cette nouvelle affaire.
    On retrouve le Guy sur de lui, qui connait tout sur tout, toujours avide d'aider la police et la gendarmerie comme il le dit souvent : « je peux voir des choses que vous ne voyez pas.
    Il est évident que présenté comme ça, il n'est pas accueilli à bras ouvert par les enqueteurs. Cependant, la plus value apportera un sérieux coup de main.
    L'auteur ne nous épargne pas dans les descriptions des corps retrouvés, les mises en scène sont macabres. Plus on avance dans l'enquête, plus Guy rentre dans la tête et la peau du Monstre qui sévit dans la région et ce qui s'y trouve n'est pas joli joli.
    La première partie est très centrée sur Guy et ses recherches. Elle est de fait plus lente, à mon sens, le canevas de l'intrigue se mettant ainsi en place prêt pour attaquer la seconde partie.
    Cette seconde partie, elle, n'épargne personne : ni les personnages, ni le lecteur. L'auteur s'est amusé à manipuler tout le monde. Je n'avais rien vu venir de cette fin et suis tombée des nues.
    Et pourtant, l'auteur avait laissé des indices……..
    Le mot « limbes » revient très souvent et grace à son personnage, l'auteur nous explique que tout à chacun peut facilement s'y perdre et se laisser déborder par la part d'ombre que chacun de nous détient.
    1900 : c'est aussi l'année où la technologie fait un grand pas, tel l'apparition du métropolitain mais également les techniques d'investigation policière : relevés d'empreinte….
    Quand vous lisez le livre, vous sentez une chape de plomb au dessus de votre tête qui ne vous lache pas durant toute la lecture ainsi qu'un certain sentiment de malaise aussi vis-à-vis des personnages.
    Léviatemps et le Requiem sont un tout.
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    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par emeralda, le 08 septembre 2011

    emeralda
    Personnellement, je sais bien que "Le requiem des abysses" est la suite de "Leviatemps", mais je préfère le dire afin qu'aucun lecteur ne puisse de tromper. Il n'y a rien de plus rageant que de se plonger dans un bouquin pour se rendre compte que celui qu'on a entre les mains n'est pas le premier de la saga.
    Comme pour le précédent, Maxime Chattam nous indique en guise d'introduction une courte playlist de morceaux de musique qui l'ont fortement aidé dans son processus d'écriture. J'aime bien cette façon d'interagir avec ses lecteurs. Cela crée un lien supplémentaire sans que rien ne soit obligatoire. Une sorte d'interactivité passive qui laisse pas mal de portes ouvertes, de possibilités de "rencontrer" l'auteur et son univers. Pour ce faire, je vous invite vivement à jeter un oeil dans la partie bonus de ce billet, vous y trouverez le lien vers le blog personnel de Maxime Chattam. Vous pourrez visiter son cabinet des curiosités entre autres choses. de quoi alimenter les discussion si vous le rencontrez un jour (comme j'ai pu le faire).
    Alors au commencement...
    Une nuit au musée, un gardien las et habitué à trop de routine, une momie et hop nous voilà dans le vif du sujet. Un début presque trop banal, mais voyons ce que nous réservent les 66 prochains chapitres. Cela en fait suffisamment pour que l'on soit surpris et pour l'heure, nous retrouvons Guy et Faustine. Des personnages que l'on connait déjà pour avoir lu "Leviatemps" et que l'on souhaite mieux découvrir encore.
    Guy m'a semblé plus agréable dans ce second volet. Les expériences qu'il a pu vivre dans le tome précédent n'y sont certainement pas pour rien.
    Faustine est toujours aussi belle, moins audacieuse peut-être, mais nous sommes dans un monde en théorie plus paisible. Elle brisera sa carapace et ce sera un des moments fort de ce roman à mon sens. On découvrira même son véritable prénom… Mais chut…. Non, je ne vous dirai rien ici !
    Le mystère, le suspens vont être nos complices et en plus de nous divertir, ils vont certainement dévoiler quelques autres secrets bien gardés jusqu'à présent.
    Crimes particulièrement sordides pour ne pas dire atroces, voilà qui va combler les amateurs d'hémoglobine. Limite je me dis que c'est presque un peu trop pour cette époque. Non pas que des meurtres odieux ne pouvaient pas être perpétrés, mais pas forcément à cette échelle.
    En tout cas, on frissonne bien. Maxime Chattam domine son sujet. Il connait bien les ficelles et dirige notre regard là où il veut qu'il se porte. Et justement, il n'y a pas que de la noirceur dans ce roman (encore que).
    Le personnage de Faustine apporte une touche de féminité raffinée et avec grâce. Les sentiments que lui portent Guy donne aussi un souffle plus léger au récit car même dans les pires moments, la vie reprend toujours le dessus. La passion est aussi un de ses moteurs.
    Les relations entre Faustine et Guy évoluent. On s'y attendait, mais cela fait plaisir. Cela compense l'extrême noirceur des crimes perpétrés avec une sauvagerie rarement égalée. C'est comme un rayon de soleil après un terrible orage qui a assombrie la terre.
    Un peu de tendresse et d'amour dans un monde de brutes !
    Profitons, profitons car il n'est pas du tout certain que cela dure…
    Des rebondissements surprenants, de l'action, des crimes atroces, des évasions spectaculaires, des méthodes d' investigation dignes de nos Experts d'aujourd'hui, voilà aussi ce qui vous attend lors de cette lecture.
    C'est presque trop, mais cela fonctionne. Je me suis laissée prendre au jeu bien volontiers. Je ne le regrette pas.
    Maxime Chattam est un auteur que je ne connais pas parfaitement (je n'ai pas tout lu de lui, loin s'en faut), mais j'apprécie son style clair, un peu outre-atlantique parfois avec une touche de l'ancien continent avec des références solides et une volonté de rendre à César, ce qui appartient à César avec des allusions à l'œuvre de Sir Conan Doyle (la bande à Moriarty). C'est aussi une passion personnelle de l'auteur. Un clin d'oeil à une idole ?
    Maxime Chattam se cache-t-il un peu derrière les traits de Guy ? Voilà une question que je me suis posée car qui mieux qu'un écrivain peut décrire et donner vie à un autre auteur ? En tout cas, je pense que cela est tout à fait possible car ce dernier parle souvent de son travail (écrivain), de sa façon de raisonner, de fonctionner, de se mettre au labeur.
    Cela ne me gêne pas du tout au contraire. C'est une façon élégante de se dévoiler tout en restant très pudique. Enfin si c'est bien ce que je soupçonne.
    Le final est à la hauteur de mes espérances et même un peu au-delà.
    Très franchement, j'ai trouvé ce second volet bien meilleur que le premier qui était loin d'être mauvais. Je suis restée complètement scotchée à mon bouquin et j'y ai pris beaucoup de plaisir donc laissez-vous tenter.

    Lien : http://espace-temps-libre.blogspot.com/2011/09/le-requiem-des-abysse..
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    • Livres 5.00/5
    Par odin062, le 16 août 2011

    odin062
    Après un Léviatemps, certe très bon, mais tout de même décevant, je me suis empréssé de lire Le requiem des abysses, suite direct de ce diptyque en esperant y trouver ce qu'il me manquait dans le premier roman. L'ai je trouvé ?
    Et bien oui ! Ce personnage détestable qu'est Guy de Timée se voit enfin redescendre sur Terre. Fini l'écrivain prodigue sans défault pouvant résoudre tout les mystières, bonjour l'homme torturé et victime de lui même !
    Maxime Chattam nous livre ici un roman incroyable débutant comme bon nombre de ses romans, par des meurtres sanglants et une enquête pleine de rebondissement, avant de prendre un tout autre virage qui donne l'impression d'avoir non pas un mais deux romans pour le prix d'un ! Pour moi, bien plus qu'un diptyque, c'est une trilogie dont le dernier tome conclue parfaitement l'histoire en ajoutant ce que l'on attendait tous !
    La fin est à la fois prévisible et surprenante, on partage le même sentiment que Guy résumait en cette phrase de Gikaibo : "Un homme ne peut pas avoir tort tout le temps".
    Et que dire de cette épitaphe? du grand Maxime Chattam, on le sent dans cette époque, aurait t'il plus de 110 ans ? Je pense plutôt qu'il a le talent de vivre une époque à travers la simple documentation et il nous le fait ressentir à merveille. Un grand écrivain, je le dis à chaque livre...
    Le requiem des abysses tire vers le haut ce Léviatemps qui m'avait fortement déçu. Peut être qu'Albin Michel aurait du sortir ces deux bouquins en même temps où n'en faire qu'un, quitte à attendre un peu avant de sortir ce diptyque. Ceux ci dit, les connaisseurs s'empresseront de lire ce livre !
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    Critique de qualité ? (4 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par tousleslivres, le 07 avril 2012

    tousleslivres
    Alors là Maxime Chattam m'a totalement bleufée. Je ne vous cache pas que j'avais tout particulièrement aimé le tome 1 « Léviatemps » avec son coté Paris 1890 que j'adore, l'expo universel et l'enquête qui était très intense, mais là avec ce second tome, suis « sur le cul ».
    Nous retrouvons les deux personnages principaux de Léviatemps, Guy et Faustine. Ils se sont retranchés à la campagne suite justement aux événements de l'enquête précédente. Ils vivent une vie tranquille à Saint Cyr, mais des meurtres vont être commis et Guy ne vas pas pouvoir faire autrement que d'aller aider la gendarmerie local. Il va se prendre aux jeux à un tel point qu'il sera trop impliqué dans cette enquête. Quant à Faustine, elle va le laisser faire, elle n'a pas le choix il est obsédé, elle le sait, elle le comprend.
    Nous allons aussi retrouver presque tous les personnes du premier tome, mais plus vers le milieu du livre. En fait, il y a une franche coupure entre la première enquête et la seconde, cette coupure s'opère à la moitié du livre. Ça m'a un tout petit peu perturbé, on était à la campagne, je m'étais faite une raison de ne plus voir Paris... et tout d'un coup, plouf, on se retrouve à Paris, le Paris que nous avions laissé plusieurs mois plus tôt avec l'enquête du Léviatemps. Et là d'un seul coup on va avoir des tonnes de références à cette enquête, je me disais que quelqu'un qui n'avait pas lu le premier tome pouvait tout à fait lire celui-ci, mais je ne le pense plus après l'avoir fini, les références sont tout de même assez nombreuses... donc il faut avoir lu le premier pour lire la suite...
    Je reviens que cette cassure que j'ai ressenti, elle m'a un peut gênée dans ma lecture sur le moment, mais avec le recul d'avoir fini le livre, ça me gêne moins maintenant. Mais je suis tout de même très heureuse d'avoir retrouve Paris et ses us et coutumes de l'époque, l'expo universel me manquait.
    L'enquête en elle-même est terrible. Les rebondissements sont très nombreux et la fin... elle est terrible !!!
    A lire absolument !!!
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    • Livres 4.00/5
    Par fee-tish, le 13 septembre 2011

    fee-tish
    Après Léviatemps, voici la suite et fin de ce dyptique sur le Temps de Maxime Chattam. J'avais trouvé le premier opus un peu plus fade que les précédents livres de cet auteur que j'adore. Pour ce deuxième, je dirais que l'histoire est super, comme toujours ! Par contre, dans la première moitié du livre, le personnage de Guy de Timée m'a profondément énervé. Il ne m'a pas paru très profond, en tout cas très antipathique. Au fur et à mesure de la lecture, ce sentiment s'est appaisé, heureusement.
    Quoiqu'il en soit, j'ai l'impression que Maxime Chattam a utilisé son personnage pour parler de la relation entre un écrivain et son métier ou son entourage. D'autant plus que Guy souhaite écrire un thriller : peut-être qu'il s'agit de montrer au lecteur qu'écrire est une activité qui dévore la personne qui la pratique. Disons même que la recherche du Mal peut provoquer une attirance presque malsaine, ou du moins perçue ainsi par l'entourage.
    Revenons sur le fait que l'histoire se passe au tout début du XXe siècle à Paris et en province. Au travers des crimes que va découvrir Guy et des recherches et réflexions qu'il va mener de son propre chef, une idée va s'imposer à lui : le Mal n'est pas l'apanage de monstres inhumains. Au contraire, il découvre peu à peu que le Mal est inhérent chez l'homme. Cela va le bouleverser autant que le fasciner. On commence ainsi à mettre un nom sur des crimes dont la motivation n'est pas matérielle. Et comme cela devait paraître étrange ! Mais il s'agit certainement d'un produit de la société industrielle. Qui sait ? Peut-être aussi que le cerveau de l'homme réfléchissait et travaillait davantage sur la psyché humaine et ainsi en tirer des conclusions sur certains types de meurtres.
    Quoiqu'il en soit, toujours un univers "chattamesque" dont la fin surprendra le lecteur de Léviatemps ! Je n'en dis pas plus et vous laisse le découvrir.
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Critiques presse (2)


  • LePoint , le 30 juin 2011
    Une atmosphère fin de siècle qui fleure bon Les aventures extraordinaires d'Adèle Blanc-Sec de Tardi mâtinées de Jules Verne, d'Edgar Poe et consorts.
    Lire la critique sur le site : LePoint
  • Actualitte , le 22 juin 2011
    Quoi qu’il en soit, malgré quelques déceptions d’ordre subjectif, on ne peut que recommander de continuer à suivre cet écrivain notoire dans ses aventures pittoresques.
    Lire la critique sur le site : Actualitte

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Citations et extraits

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  • Par ghislaine73, le 27 mai 2012

    très bonne description de Paris au début du XIX siècle, très bonne analyse de ce qui deviendra le métier de profiler ou psychologue judiciaire, mais histoire convenue, ne fera pas partie de ses livres que je relirai
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  • Par ghislaine73, le 21 mai 2012

    je croyais avoir lu tous les livres de Maxime Chattam , et bien non!
    c'est un auteur que j'aime, et pour l'instant je n'ai jamais été déçue
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  • Par line70, le 25 mai 2011

    Il aimait lire, c'était aussi simple que ça.
    Lire pour lire, et ne pas s'embarrasser du choix.
    Lire pour les mots, pour se perdre, pour voyager, pour le sens.
    C'était là tout le plaisir suffisant à son bonheur.
    Citation de qualité ? (3 votes positifs)
  • Par line70, le 25 mai 2011

    [...] il vaut mieux se reconstruire avec la souffrance, mais dans la vérité, que de vivre toute sa vie dans l'illusion et mourir en ayant tout raté.
    Citation de qualité ? (4 votes positifs)
  • Par MJCMMD, le 10 juin 2011

    Moriarty ne se contenterait pas du temps terrestre.
    Ambitieux et dément comme il l'était, ça n'était pas suffisant.
    Il voulait voler le temps cosmique.
    Citation de qualité ? (1 votes positifs)

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L'écrivain Maxime Chattam manie le polar et le thriller ésotérique comme personne. Son univers balance entre crime et croyance. Il publie Le Requiem des abysses, qui nous entraîne dans le Paris des années 1900, où un romancier en mal d'inspiration fuit son existence bourgeoise.








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