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ISBN : 2226215301
Éditeur : Albin Michel (2010)

Existe en édition audio



Note moyenne : 3.69/5 (sur 441 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
A trop désirer la mort, on y brûle son âme.
Paris, 1900.
Prisonnier de son succès, un écrivain décide de tout quitter pour entrer au plus profond de ses cauchemars, de ses abysses, explorer ce qu'il y a de pire en lui. Dans ce terreau de peurs se cache la ... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par lehane-fan, le 16 janvier 2014

    lehane-fan
    Guy de Timée - Chattam avait d'abord opté pour Boulée de Mars mais l'action se déroulant en février...- est un écrivain reconnu évoluant dans la haute bourgeoisie. Mari et père à la vie insipide, il décide d'abandonner soudainement femme et enfant pour finalement trouver asile au «  Boudoir de Soi « , une maison close classée cinq Durex au guide DSK, c'est dire le prestige de la boîte...de douze . Son ambition, écrire un nouveau roman à la Conan Doyle, son modèle absolu . Julie, Faustine et Milaine, autant d'amitiés se créant au fil du temps . Aussi, lorsque cette dernière est découverte sauvagement assassinée, Guy n'écoute alors que son relatif courage pour tenter de solutionner ce tragique fait divers . C'est épaulé de Faustine et de Martial Perotti, jeune flic épris de la victime et fraîchement débarqué à Paname, que ce nouveau héros des temps presque modernes décide d'investiguer au péril de sa vie .
    J'ai découvert Maxime Chattam il y a bien longtemps par le biais de sa fabuleuse Trilogie du Mal que je considérais alors comme inégalable dans sa biographie . En refermant ce diptyque du Temps, les positions restent inchangées .
    La vraie bonne idée, un cadre franchement atypique que ce Paris 1900 accueillant l'Exposition Universelle, formidable toile de fonds parfaitement exploitée . le lecteur se retrouve à mille lieues des enquêtes habituellement torchées sur fonds d'ADN où de méthodologie dernier AAAAAHHH, cri . Un bouquin qui n'est d'ailleurs pas sans rappeler L'Aliéniste de Caleb Carr où l'intellect primait sur une science encore balbutiante .
    L'auteur, sans véritablement se forcer, parvient cependant à intriguer et ce malgré un rythme poussif constituant ici le véritable point noir de ce thriller à la sauce ésotérique . Un bouquin livré sans biactol et qui, dès le début, assène un rythme effréné qui n'est pas sans rappeler les plus belles accélérations de l'épicurien moyen gavé au McDo, option monocycle, dans le Ventoux .
    Mais le récit tient largement la route en s'appuyant habilement sur quelques passages justifiant pleinement que l'on s'y attarde .
    La poisseuse rue Monjol abritant les pires déchets de l'humanité qui soient et la douce flânerie parfumée à travers les égouts de Paris participent à ce soudain regain d'intérêt lorsque celui-ci a tendance à s'étioler .
    Notre trio d'enquêteurs se complète à merveille . Faustine et Martial suscitent d'emblée la sympathie alors que Guy, visiblement abonné à Réponse à Tout, a vraiment tendance à gonfler à la longue.
    Bref, vous l'aurez compris, si ce Léviatemps n'est pas de ces lectures inoubliables malgré un sens certain de la narration, il constitue néanmoins un honnête dérivatif qui aura pêché par ses longueurs interminables et son final extravagant...
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    • Livres 3.00/5
    Par Ptitgateau, le 16 avril 2012

    Ptitgateau
    Guy, écrivain, s'est enfui du domicile conjugal et s'est installé dans une maison close de Paris. Puis il se trouve confronté à une épreuve : une courtisane de la maison ou il demeure, est sauvagement assassinée, la police ne semble pas chercher le meurtrier, et Guy découvre qu'il s'agit d'une tueur en série, il va donc mener lui même cette enquête....Ce que j'ai aimé de ce roman, c'est l'évolution des personnages à travers le Paris de 1900, l'exposition universelle, les quartiers, renommés ou mal famés. Un roman très bien documenté de ce point de vue.
    Contrairement à beaucoup d'autre thrillers, celui-ci livre une histoire simple si on considère qu'en 1900, pas d'analyses ADN, pas de téléphone mobile, pas de satellites, pas de tout ce qui peut venir en aides aux enquêteurs, juste leur persévérance et leur esprit de déduction. Cependant j'ai trouvé que Maxime Chattam poussait un peu loin l'analyse de Guy menant son enquête : il se pose, lorsqu'il reçoit des écrits du meurtrier, en graphologue confirmé alors qu'il est écrivain, la graphologie et ce que l'on peut en tirer ne s'invente tout de même pas ! Il réitère avec la psychologie et dépeint un portrait de l'individu qu'il recherche, et par moment on croirait lire des exposés de Freud, il est très complet cet écrivain !
    Sans compter que ces exposés graphologiques et psychologique sont longs et donnent envie de passer ces chapitres, d'autant plus qu'ils ne font pas vraiment avancer vers la résolution de problème.
    Question suspens, c'est pas mal mais j'ai déjà vu mieux, interrompre l'écoute de ce livre audio ne m'a en aucun moment posé problème. Les situations à suspense n'avaient rien de très subtile, (tiens ??? on n'a pas vue Faustine depuis un certain temps … ???, le lecteur apprend à ce moment qu'il est temps de s'inquiéter, les héros s'engagent dans des lieux dangereux, il est évident qu'il va leur arriver des aventures…
    J'ai malgré cela passé quelques bons moments dans ce Paris historique.
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    • Livres 3.00/5
    Par odin062, le 15 novembre 2010

    odin062
    Bien que le livre soit constitué de 2 tomes, celui ci se termine avec une vraie fin et ma critique concernera ce livre en tant qu'unité. Ainsi, pour jugement pourrait changer à la lecture du second tome. De plus, cette critique est justement très critique car je suis un gros fan de Chattam et j'attends vraiment beaucoup de lui ayant adoré ses précédents livres. Il est bien entendu que ce livre pour moi et bien au dessus de certains livres d'autres auteurs qui ont pourtant eu droit à 3 étoiles également voir 4.
    Je diviserai ce livre en 2 parties. La première est longue, trop longue. On découvre petit à petit les cadavres. On y voit un romancier, héros de ce livre, qui cherchent une solution à tout de façon vraiment énervante et maladroite parfois. Et ici, nous touchons un des aspects qui m'a le plus dérangé, le HEROS ! Ce Guy qui a fui sa famille et qui nous embête avec ses foutus projets. Non je ne l'ai pas aimé, il est détestable, j'espère vraiment que c'est l'effet escompté ici ou alors il faudrait que Chattam ne prennent plus d'auteurs comme héros. En revanche, on découvre les courtisanes plutôt attachante, Perroti qui est un personnage très intéressant ou encore tout cet environnement rue Monjol / Les Halles que j'ai adoré.
    Et puis, la seconde partie arrive, on plonge au coeur de l'exposition universelle, celle qu'on attendait tant, celle que je voulais tant découvrir. Cette découverte est associé à l'oeuvre du tueur de façon très efficace, ça donne une certaine couleur sombre à cette visite. Moi qui m'attendait à un Paris en fête, j'y ai découvert un Paris à la fois extraordinaire, effrayant et terne voir sanglant. Je vous conseille d'ailleurs d'y associer quelques clichés d'époques bien que la description soit vraiment réussite.
    J'arrive enfin au dénouement, ce dénouement pour une fois ne m'a pas étonné. Ce livre m'a laissé un arrière gout de "In Tenebris" tout au long du livre bien que celui ci soit bien en dessous dans mon top Chattam. L'auteur nous amène petit à petit vers le tueur ce qu'il n'avait jamais fait dans mes souvenirs. Ainsi, je n'ai nullement était étonné par la révélations finale. Concernant cet élément de fin dont je ne dirai aucun mot, je ne me le représente pas du tout.
    Au final, ce livre est une mine d'informations sur Paris en 1900. Malheureusement, les personnages sont parfois étouffés pour laisser la place au grand Guy, détestable. La lecture est longue, les chapitres se terminent sans trop donner envie de lire le suivant dans l'instant. Bref, Chattam a fait mieux et j'attends avec impatience la suite qui je l'espère va donner bien plus d'intérêt à ce premier tome.
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    • Livres 2.00/5
    Par Ellane92, le 16 novembre 2013

    Ellane92
    Guy de Timée, un écrivain issu de la bourgeoisie, vient de quitter femme et enfant pour fuir l'univers bien-pensant et facile qui le coupe de son inspiration littéraire et l'empêche d'exister en étant lui-même. Il prend ses quartiers au Boudoir de Soie, un bordel haut de gamme. Un soir, l'une des prostituées du Boudoir, Milaine, est retrouvée morte pas très loin de la porte d'entrée, le blanc des yeux noirs, la peau couverte d'une sueur faite de sang, et les traits figés dans un rictus de souffrance et d'horreur terribles.
    Les policiers appelés et chargés de l'enquête semblent plus pressés de la classer sans suite que de retrouver le meurtrier de Milaine, d'autant qu'elle n'est pas la première fille de joie torturée avant d'être assassinée. Guy décide donc de partir de ses talents de déduction et d'analyse des caractères développés pour les besoins de son métier d'écrivain pour définir le portrait de l'assassin à partir de ses crimes, en s'appuyant sur Faustine, une jolie prostituée du Boudoir de soie, et Martial Perotti, un jeune policier qui fréquentait assidument la morte.
    Sur fond d'exposition universelle de 1900, les voilà partis sans autre arme ou atout que leur envie de faire justice (et de récupérer du « matériel » pour écrire un bon livre pour Guy) dans les abysses de l'âme inhumaine du « serial killer ».
    J'ai trouvé ce Chattam vraiment très moyen. Il faut passer le premier tiers du livre pour que l'histoire soit lancée. le second tiers m'a fait penser à un mauvais « remake » de l'excellent Aliéniste de C. Carr, avec un peu les mêmes éléments, types d'échanges/de protagonistes, « surprises », mais avec de plus grosses ficelles. Enfin, il y a le dernier tiers, où commencent un peu l'action et le suspense. J'ai vraiment trouvé le temps sur une grosse moitié du livre, j'ai eu un peu de mal à accrocher au personnage principal, bref, je suis un peu déçue… mais il parait que la suite est mieux !
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    • Livres 4.00/5
    Par LunaZione, le 23 février 2014

    LunaZione
    Je ne sais pas du tout par où commencer ma chronique... En fait, j'ai lu ce livre dans le cadre de la session noire du challenge Bookineurs en couleurs de Liyah mais aussi pour le baby-challenge thriller de Livraddict.
    J'ai vraiment passé un très bon moment avec ce roman : l'ambiance m'a vraiment emportée. Je lis rarement des livres un peu ésotériques, du coup, ici, c'était assez doux pour que je puisse comprendre l'histoire et l'apprécier. J'ai vraiment été emportée au 20e siècle : j'aime bien ce mélange de "modernité", de tradition et de mystère. J'ai aimé me balader dans les différents quartier et à l'exposition universelle avec les différents personnages.
    Par contre, l'intrigue, bien qu'elle soit bien menée et m'a beaucoup plus, m'a paru assez superficielle. J'ai trouvé que Maxime Chattam aurait pu aller encore plus loin, d'autant plus que les meurtres ne m'ont pas spécialement paru très crédibles... même si la justification des meurtres est vraiment plausible.
    Faustine est vraiment un personnage envoutant : elle a beaucoup de classe malgré sa condition et j'ai beaucoup aimé son côté "princesse" ou "diva" qui sait se faire respecter de quasiment n'importe qui. Elle m'a beaucoup impressionnée par son caractère aussi calme que volcanique et la force qui se dégage d'elle. J'espère vraiment retrouver Faustine dans le second tome.
    Guy, même si il m'a beaucoup plu, m'a fait moins forte impression : il est bien "pâle" à côté du personnage de Faustine. Pourtant il est très sympathique, plutôt droit dans ses bottes (malgré ses histoires familiales) : je crois que, malgré ses erreurs passées, c'est quelqu'un a qui je pourrais facilement faire confiance. Je l'ai trouvé vraiment intéressant.
    Maxime Chattam m'a vraiment surprise avec Léviatemps : ce roman est vraiment différent des autres de l'auteur que j'ai eu l'occasion de lire. Bizarrement, même si j'ai passé un très bon moment avec Faustine et Guy, je ne sais pas trop si j'ai été surprise dans le bon sens ou non : je n'ai pas frissonné autant qu'avec ses autres romans et cette constatation me perturbe assez... :p
    Léviatemps est un roman a découvrir : je lirais le second tome avec plaisir !

    Lien : http://lunazione.over-blog.com/article-le-dyptique-du-temps-tome-1-l..
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Citations et extraits

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  • Par Coeurdechene, le 02 décembre 2010

    Elle hurlait.
    Les traits déformés par la souffrance.
    Ses mains froides et moites agrippèrent les poignets de Guy pour le sortir de ses rêves.
    Dans le frémissement orangé d'une bougie, Faustine apparut. Ses cheveux aussi noirs que la nuit tissaient un rideau duquel sortaient son visage et ses grands yeux lumineux.
    Guy cligna des paupières à nouveau pour desserrer les serres du sommeil qui le retenaient. Faustine lui parlait à toute vitesse, elle ne criait pas vraiment, mais le mal de crâne de Guy lui en donnait l'impression.
    — … devons descendre. Dépêchez-vous !
    — Quoi ? Quoi ? balbutia Guy en se frottant le coin des yeux. Qu'est-ce qui se passe ? Quelle heure est-il ?
    Ses sens se ré-acclimatèrent à son environnement. Faustine était paniquée. Ses narines s'entrouvraient nerveusement, sa mâchoire tremblait et elle respirait fort. Guy tira sur ses draps et s'assit face à la jeune femme.
    — Qu'y a-t-il ? Faustine, vous êtes toute pâle !
    Il voulut tirer sur sa chemise de nuit et remarqua les traces sombres sur ses manches. Il saignait.
    Le cœur battant, il inspecta son corps avant de réaliser soudainement que ce n'était pas lui. Faustine lui avait attrapé les bras.
    Il saisit ses poignets et les leva vers lui, au-dessus de la bougie.
    Ses paumes étaient couvertes de sang.
    — Il s'est produit un drame, Guy, un cauchemar, dit-elle, le regard habité d'une inquiétante lueur.
    — Quoi donc ? Êtes-vous blessée ?
    Faustine ignora sa question, les mains toujours levées devant elle, le liquide luisant sinistrement sous la mince flamme. Du bout des lèvres, elle ajouta :
    — C'est... l'œuvre du Diable !
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  • Par verobleue, le 03 juillet 2011

    Julie l’avait bien formée pendant ces années. Elle lui avait appris à renverser sa situation de femme, à la diriger plutôt qu’à la subir. Faustine ne voulait pas d’une existence d’épouse, obéissante à son mari, en tout point irréprochable dans la tenue de sa maison, dans le soutien à son époux, asservie et docile. Et puis les mots de Julie étaient gravés dans son esprit : « Un mari respectable est un homme fidèle, non à sa femme à qui il ne saurait imposer les caprices de sa chair que la nature lui dicte, mais à sa maison close dont il connaît les bonnes mœurs et l’hygiène, qui lui garantissent de revenir à sa femme en bonne santé, et bien préparé pour les choses nécessaires du lit conjugal ! » Julie s’inquiétait de ces politiciens qui commençaient à militer pour la fermeture des bordels, elle craignait, non pour son commerce, mais pour l’équilibre des couples, et se plaisait à répéter à qui voulait l’entendre que ce serait remplacer le bon sens par l’hypocrisie.
    Faustine était sûre d’une chose : elle avait vu passer tant d’hommes à l’honneur public immaculé au Boudoir de soi qu’elle ne pouvait croire en l’amour romantique et fidèle. Elle s’était faite à l’idée qu’ils étaient ainsi constitués et ne pouvaient se contenter d’une relation tronquée. Seule plutôt que malheureuse.
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  • Par Morgouille, le 28 février 2011

    — Alors pourquoi une telle différence entre le choix d’une victime facile et celui d’une scène de crime dangereuse pour lui ? s’étonna Perotti.
    — Il veut s’assurer d’avoir sa proie, proposa Faustine. Comme un homme désireux de plaisir acceptera n’importe quelle fille pour peu qu’il ait l’assurance d’en jouir, plutôt que de risquer d’être bredouille en se montrant difficile. Ensuite, son fantasme prend le pas, lui ordonne d’exposer, son excitation est fonction du danger.
    — Encore le sexe ! s’exclama Perotti. Pourquoi rapportez-vous tout à la sexualité ?
    — La civilisation de toute l’humanité s’est bâtie sur la sexualité ! Nous lui devons notre survie ! C’est en nous, profondément enfoui dans nos comportements, elle est au cœur même de nos trajectoires personnelles, c’est le moteur de la vie !
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  • Par Morgouille, le 28 février 2011

    Il avait vingt-huit ans et une étrange lueur dans le regard lui en donnait beaucoup plus. Ses prunelles se fixèrent dans le miroir, réalité contre illusion réfléchissante. Un nuage noisette cerclait un cœur noir comme les abysses. Le regard ne tombait pas, il demeurait droit, profond, dégageant une force peu commune. Guy l’avait souvent remarqué, lorsqu’il insistait en appuyant sur ses mots, agrippant de ses yeux son interlocuteur, rares étaient ceux qui ne finissaient pas par capituler. Il s’était déjà interrogé sur les raisons d’un pareil magnétisme, lui qui n’était pas du genre autoritaire, ni violent, comment avait-il pu façonner pareille force ?
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  • Par Morgouille, le 28 février 2011

    — Je m’appelle Gilles, bien que la plupart ici m’appellent le roi des Pouilleux. D’aucuns pourraient s’offusquer d’un titre aussi vilainement glorieux, mais c’est que par ici, nous devons faire peu avec du vide, la misère est notre maîtresse et nous l’avons érigée en parangon de toutes vertus !
    — Vous êtes instruits, pour…
    Perotti, se rendant compte qu’il risquait d’être insolent, s’arrêta, confus, au milieu de sa phrase.
    — Pour un misérable ? termina le roi. N’oubliez pas que le néant n’existe que parce que la matière existe ! Avant d’être tout ici, j’étais peu ailleurs.
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