Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures Inscription classique

ISBN : 2226215301
Éditeur : Albin Michel (2010)

Existe en édition audio



Note moyenne : 3.69/5 (sur 482 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
A trop désirer la mort, on y brûle son âme.
Paris, 1900.
Prisonnier de son succès, un écrivain décide de tout quitter pour entrer au plus profond de ses cauchemars, de ses abysses, explorer ce qu'il y a de pire en lui. Dans ce terreau de peurs se cache la ... > voir plus
Ajouter une citation Ajouter une critique

> voir toutes (98)

Critiques, analyses et avis

> Ajouter une critique

    • Livres 3.00/5
    Par lehane-fan, le 16 janvier 2014

    lehane-fan
    Guy de Timée - Chattam avait d'abord opté pour Boulée de Mars mais l'action se déroulant en février...- est un écrivain reconnu évoluant dans la haute bourgeoisie. Mari et père à la vie insipide, il décide d'abandonner soudainement femme et enfant pour finalement trouver asile au «  Boudoir de Soi « , une maison close classée cinq Durex au guide DSK, c'est dire le prestige de la boîte...de douze . Son ambition, écrire un nouveau roman à la Conan Doyle, son modèle absolu . Julie, Faustine et Milaine, autant d'amitiés se créant au fil du temps . Aussi, lorsque cette dernière est découverte sauvagement assassinée, Guy n'écoute alors que son relatif courage pour tenter de solutionner ce tragique fait divers . C'est épaulé de Faustine et de Martial Perotti, jeune flic épris de la victime et fraîchement débarqué à Paname, que ce nouveau héros des temps presque modernes décide d'investiguer au péril de sa vie .
    J'ai découvert Maxime Chattam il y a bien longtemps par le biais de sa fabuleuse Trilogie du Mal que je considérais alors comme inégalable dans sa biographie . En refermant ce diptyque du Temps, les positions restent inchangées .
    La vraie bonne idée, un cadre franchement atypique que ce Paris 1900 accueillant l'Exposition Universelle, formidable toile de fonds parfaitement exploitée . le lecteur se retrouve à mille lieues des enquêtes habituellement torchées sur fonds d'ADN où de méthodologie dernier AAAAAHHH, cri . Un bouquin qui n'est d'ailleurs pas sans rappeler L'Aliéniste de Caleb Carr où l'intellect primait sur une science encore balbutiante .
    L'auteur, sans véritablement se forcer, parvient cependant à intriguer et ce malgré un rythme poussif constituant ici le véritable point noir de ce thriller à la sauce ésotérique . Un bouquin livré sans biactol et qui, dès le début, assène un rythme effréné qui n'est pas sans rappeler les plus belles accélérations de l'épicurien moyen gavé au McDo, option monocycle, dans le Ventoux .
    Mais le récit tient largement la route en s'appuyant habilement sur quelques passages justifiant pleinement que l'on s'y attarde .
    La poisseuse rue Monjol abritant les pires déchets de l'humanité qui soient et la douce flânerie parfumée à travers les égouts de Paris participent à ce soudain regain d'intérêt lorsque celui-ci a tendance à s'étioler .
    Notre trio d'enquêteurs se complète à merveille . Faustine et Martial suscitent d'emblée la sympathie alors que Guy, visiblement abonné à Réponse à Tout, a vraiment tendance à gonfler à la longue.
    Bref, vous l'aurez compris, si ce Léviatemps n'est pas de ces lectures inoubliables malgré un sens certain de la narration, il constitue néanmoins un honnête dérivatif qui aura pêché par ses longueurs interminables et son final extravagant...
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          5 38         Page de la critique

    • Livres 3.00/5
    Par SMadJ, le 10 novembre 2014

    SMadJ
    Charmant ce retour au début du XXème siècle. En 1900 précisément, jonction entre un XIXeme industriel, défricheur et novateur, et un nouveau siècle qui débute plein de promesses de prospérité mais dont on sait qu'il sera sacrément horrible et meurtrier.
    Les avancées technologiques ne compensant pas toujours les atrocités commises par les hommes. C'est étrange d'ailleurs cet équilibre entre le sublime et l'horreur dont est capable l'humanité. À se demander si ils ne se nourrissent pas l'un de l'autre. Cela nourrit au moins la création et c'est aussi de cela dont parle ce livre.
    Le bouquin d'ailleurs situe son sujet sous le prisme de l'exposition universelle de 1900.
    Ah l'exposition universelle, tant de magnificences créées par l'Homme.
    Saviez-vous que le restaurant "Le Train Bleu" situé dans la Gare de Lyon fut créé cette année-là ?
    Un petit bijou d'art nouveau somptueux. C'est à voir. Par contre, il ne faut pas y manger, le cuistot doit être aussi né en 1900...
    C'était la minute Guide Michelin.
    L'exposition universelle de 1900 donc, pleine de si belles promesses d'un futur meilleur, sera pourtant le point d'orgue et le fil symbolique, théâtre même, de crimes, de violences et de barbaries sans nom. Une métaphore de l'avancée du progrès et de la condition humaine où l'on verra que la condition humaine est loin de progresser, l'histoire étant un perpétuel recommencement...
    La galerie de personnages proposée par Maxime Chattam est réussie.
    Son anti-heros, Guy de Timée, délicieusement lâche et antipathique par endroit, la sublime Faustine et Perotti, le peu courageux inspecteur, vont faire battre les cœurs au tempo de meurtres peu ragoûtants.
    Ils vont être confrontées à des horreurs annonciatrices de temps nouveaux, aux limites de la modernisation et du progrès, aux virus humains de la folie qui vont se multiplier tout le siècle, se propageant jusqu'à des paroxysmes jamais atteint. Bienvenue au XXeme siècle, les gars !
    Comme toujours chez Maxime, le style est limpide, fluide, claque comme le fouet dans le vent. Mais surtout se déroule à une vitesse faramineuse tant le lecteur est happé par les mots. 3,5/5
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          4 34         Page de la critique

    • Livres 3.00/5
    Par Ptitgateau, le 16 avril 2012

    Ptitgateau
    Guy, écrivain, s'est enfui du domicile conjugal et s'est installé dans une maison close de Paris. Puis il se trouve confronté à une épreuve : une courtisane de la maison ou il demeure, est sauvagement assassinée, la police ne semble pas chercher le meurtrier, et Guy découvre qu'il s'agit d'une tueur en série, il va donc mener lui même cette enquête....Ce que j'ai aimé de ce roman, c'est l'évolution des personnages à travers le Paris de 1900, l'exposition universelle, les quartiers, renommés ou mal famés. Un roman très bien documenté de ce point de vue.
    Contrairement à beaucoup d'autre thrillers, celui-ci livre une histoire simple si on considère qu'en 1900, pas d'analyses ADN, pas de téléphone mobile, pas de satellites, pas de tout ce qui peut venir en aides aux enquêteurs, juste leur persévérance et leur esprit de déduction. Cependant j'ai trouvé que Maxime Chattam poussait un peu loin l'analyse de Guy menant son enquête : il se pose, lorsqu'il reçoit des écrits du meurtrier, en graphologue confirmé alors qu'il est écrivain, la graphologie et ce que l'on peut en tirer ne s'invente tout de même pas ! Il réitère avec la psychologie et dépeint un portrait de l'individu qu'il recherche, et par moment on croirait lire des exposés de Freud, il est très complet cet écrivain !
    Sans compter que ces exposés graphologiques et psychologique sont longs et donnent envie de passer ces chapitres, d'autant plus qu'ils ne font pas vraiment avancer vers la résolution de problème.
    Question suspens, c'est pas mal mais j'ai déjà vu mieux, interrompre l'écoute de ce livre audio ne m'a en aucun moment posé problème. Les situations à suspense n'avaient rien de très subtile, (tiens ??? on n'a pas vue Faustine depuis un certain temps … ???, le lecteur apprend à ce moment qu'il est temps de s'inquiéter, les héros s'engagent dans des lieux dangereux, il est évident qu'il va leur arriver des aventures…
    J'ai malgré cela passé quelques bons moments dans ce Paris historique.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 21         Page de la critique

    • Livres 4.00/5
    Par MelM, le 28 novembre 2014

    MelM
    15/20
    A Paris, en 1900, l'Exposition Universelle attire une foule toujours plus grande de touristes curieux, fortunés et adeptes de nouvelles découvertes toujours plus épatantes les unes que les autres. Alors quand un mystérieux meurtrier décide de s'en prendre à de nombreuses courtisanes et de mettre en scènes ses crimes, la police fait tout pour masquer ce déchaînement de violence, de sang et d'horreur qui pourrait nuire grandement à l'Exposition universelle. C'est donc l'écrivain Guy de Timée, en panne d'inspiration et très affecté par cette horrible affaire, qui décide de se lancer à la poursuite de ce tueur. Aidé de ses deux acolytes, il parcourt Paris et décortique la mentalité du tueur, pour mieux le démasquer.... mais ne va-t-il pas se perdre en chemin en s'investissant trop dans cette affaire?
    Léviatemps est un roman qui nous emporte dès les premières pages au coeur du Paris des années 1900, mettant l'accent aussi bien sur l'enquête surréaliste qui se joue entre ses pages que sur l'aspect historique, développant de nombreux aspects différents et permettant au lecteur de ne pas rester cantonné seulement dans l'intrigue des meurtres. S'il est clair que ce roman possède de nombreux atouts pour faire voyager son lecteur vers le passé et dans la psyché d'un meurtrier, il ne déroge néanmoins pas à la règle du premier tome, et possède donc aussi quelques petits points un peu plus décevants. Une bonne lecture néanmoins, que j'ai beaucoup appréciée pour de nombreuses raisons, mais qui m'a aussi laissée mitigée pour d'autres.
    Selon moi, ce roman est clairement divisé en trois parties au niveau de l'action, du rythme et de l'intrigue. La première permet à l'auteur de poser les bases de son récit et de son univers, de notre faire découvrir ses personnages et d'introduire son intrigue. Tout cela se fait assez rapidement, et c'est une partie que j'ai adoré. La découverte de l'univers que nous présente ici Maxime Chattam, ainsi que celle des personnages que nous allons accompagner dans leur recherche de la vérité, mais aussi et surtout, c'est dans ce début de roman que nous sont dévoilées les bases de l'intrigue. Une première partie très riche et intéressante qui permet au lecteur de se plonger facilement dans ce premier tome du Diptyque du Temps.
    L'écriture de Maxime Chattam contribue aussi à nous rendre accro à ce récit. La plume est fluide, vive et très prenante. L'auteur maîtrise très bien son récit, il sait rendre les scènes d'action ultra prenantes et nous plonger dans la réflexion avec les questionnements et les déductions multiples de nos trois protagonistes. Il réussit aussi avec facilité à nous transporter dans l'époque du Paris de 1900, avec ses moeurs, ses coutumes, les disparités entre les populations et bien sûr, l'Exposition universelle. La plume de l'auteur rend le roman très fluide et surtout très addictif, mais ce n'est pas le seul point positif à soulever.
    L'univers de Léviatemps est très approfondi, nous nous retrouvons plongés au coeur des années 1900, et découvrons ainsi une époque magique, pleine de nouveautés en devenir, de questionnements sur l'Homme et sur l'avenir. Une époque où les disparités entre les populations sont bien présentes telles deux univers parallèles se rencontrant avec violence à travers le tueur que Guy et ses compagnons tentent de démasquer. Les mots de l'auteur nous font réellement voyager dans cette époque et c'est un aspect du récit que j'ai adoré et autant dire que j'ai aussi beaucoup aimé l'aspect thriller/enquête qui lui aussi est très approfondi, assez complexe et sur lequel j'ai adoré me trituré les méninges.
    Les personnages ne font pas exception, ils sont eux aussi très complexes, presque humains et vraiment très intéressants. La première partie du roman permet aussi à l'auteur d'approfondir ses personnages, auxquels nous nous attachons donc avec facilité, ce qui permet de se plonger encore plus dans le récit et de les comprendre.
    Guy de Timée est un écrivain en panne d'inspiration qui a fuit sa famille et la bourgeoisie parisienne pour retrouver sa vie d'avant et donc son inspiration. C'est le personnage auquel je me suis le plus attachée, celui dont on connait le plus les pensées et le passé, celui dont on suit toutes les réflexions et les péripéties. C'est un homme courageux mais possédant aussi de nombreuses failles, très critique sur sa société, il est aussi très intelligent et n'hésite pas à risquer sa vie pour les personnes qui comptent à ses yeux.
    Faustine est une courtisane habitant la maison close dans laquelle Guy a trouvé refuge. C'est une femme très impulsive, très courageuse et qui, encore une fois, n'hésite pas à se mettre en danger pour défendre ce qu'elle pense et ceux qu'elle aime. C'est une personne entière et très agréable que j'ai beaucoup aimé découvrir.
    Martial Perotti est un jeune flic, proche de l'une des victimes, il se retrouve impliqué dans l'enquête de Guy et Faustine un peu par hasard. C'est le personnage que j'ai le moins aimé, avec lequel j'ai eu le moins d'affinités et sur lequel se sont portées beaucoup de mes interrogations.
    J'ai beaucoup aimé suivre les aventures de ces trois personnages, très attachants et pour lesquels on se fait vite du souci.
    La deuxième partie du récit est consacrée à la recherche d'indices concernant la compréhension de la personnalité du tueur. C'est aussi la partie pendant laquelle on découvre le plus le Paris de 1900, les lieux, ainsi que les personnages secondaires. Malheureusement, c'est aussi durant cette partie que les longueurs s'installent, bien que certains passages soient vraiment très prenants, d'autres le sont moins et le rythme de l'action en pâtit grandement. Les interrogations et les réflexions en tous genres des personnages prennent de la place et permettent de faire avancer l'histoire mais les rebondissements sont néanmoins moins présents. Toutes les déductions de nos personnages les amènent à se rapprocher du tueur et l'action reprend un rythme rapide.
    La troisième partie possède un rythme plus effréné, l'urgence de la situation augmente à chaque page et les révélations se font plus nombreuses et passionnantes. Nos personnages se retrouvent dans une situation difficile et j'ai beaucoup aimé ces revirements de situations et toutes ces péripéties, les dernières pages défilent toutes seules et passent beaucoup trop vite. L'angoisse est présente chez les personnages et on sent avec désespoir que la fin de ce premier tome est proche. J'aurai aimé que cette troisième partie sont plus longue car elle est vraiment palpitante, mais malheureusement, la fin vient trop vite.
    La fin est riche en rebondissements et en interrogations, vraiment palpitante. J'ai beaucoup aimé connaître enfin les réponses à mes questions et le tout avec beaucoup d'action, cependant, j'ai trouvé cette fin un peu trop abrupte, trop rapide, elle aurait mérité un peu plus d'approfondissements afin d'être à l'image du récit tout entier. Cette fin, bien que palpitante, est un peu en-deça de la qualité du récit, donc je suis restée un peu mitigée par cette fin. J'en espère donc encore plus du second et dernier tome.
    Les +: l'écriture de l'auteur, l'intrigue, les personnages, les première et troisième partie du récit, l'action, l'époque
    Les -: une deuxième partie avec quelques longueurs, une fin trop rapide
    Léviatemps est un bon premier tome, qui m'a charmée grâce à de nombreux points positifs mais aussi laissée un peu mitigée à cause de petits points négatifs. L'écriture de l'auteur est toujours aussi agréable, son univers très développé et j'ai adoré me plonger dans le Paris de 1900 et ses moeurs. L'intrigue est ultra prenante et les personnages sont très complexes et attachants. Bref, beaucoup d'aspects très agréables, néanmoins quelques petits points noirs se glissent dans le récit, des longueurs dans la deuxième partie du récit et une fin trop abrupte. Néanmoins, une bonne lecture et un bon premier tome pour le Diptyque du temps, j'en attends donc énormément du second et ultime tome.

    Lien : http://story-of-books.blogspot.com/2014/11/chronique-leviatemps-tome..
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 9         Page de la critique

    • Livres 3.00/5
    Par odin062, le 15 novembre 2010

    odin062
    Bien que le livre soit constitué de 2 tomes, celui ci se termine avec une vraie fin et ma critique concernera ce livre en tant qu'unité. Ainsi, pour jugement pourrait changer à la lecture du second tome. De plus, cette critique est justement très critique car je suis un gros fan de Chattam et j'attends vraiment beaucoup de lui ayant adoré ses précédents livres. Il est bien entendu que ce livre pour moi et bien au dessus de certains livres d'autres auteurs qui ont pourtant eu droit à 3 étoiles également voir 4.
    Je diviserai ce livre en 2 parties. La première est longue, trop longue. On découvre petit à petit les cadavres. On y voit un romancier, héros de ce livre, qui cherchent une solution à tout de façon vraiment énervante et maladroite parfois. Et ici, nous touchons un des aspects qui m'a le plus dérangé, le HEROS ! Ce Guy qui a fui sa famille et qui nous embête avec ses foutus projets. Non je ne l'ai pas aimé, il est détestable, j'espère vraiment que c'est l'effet escompté ici ou alors il faudrait que Chattam ne prennent plus d'auteurs comme héros. En revanche, on découvre les courtisanes plutôt attachante, Perroti qui est un personnage très intéressant ou encore tout cet environnement rue Monjol / Les Halles que j'ai adoré.
    Et puis, la seconde partie arrive, on plonge au coeur de l'exposition universelle, celle qu'on attendait tant, celle que je voulais tant découvrir. Cette découverte est associé à l'oeuvre du tueur de façon très efficace, ça donne une certaine couleur sombre à cette visite. Moi qui m'attendait à un Paris en fête, j'y ai découvert un Paris à la fois extraordinaire, effrayant et terne voir sanglant. Je vous conseille d'ailleurs d'y associer quelques clichés d'époques bien que la description soit vraiment réussite.
    J'arrive enfin au dénouement, ce dénouement pour une fois ne m'a pas étonné. Ce livre m'a laissé un arrière gout de "In Tenebris" tout au long du livre bien que celui ci soit bien en dessous dans mon top Chattam. L'auteur nous amène petit à petit vers le tueur ce qu'il n'avait jamais fait dans mes souvenirs. Ainsi, je n'ai nullement était étonné par la révélations finale. Concernant cet élément de fin dont je ne dirai aucun mot, je ne me le représente pas du tout.
    Au final, ce livre est une mine d'informations sur Paris en 1900. Malheureusement, les personnages sont parfois étouffés pour laisser la place au grand Guy, détestable. La lecture est longue, les chapitres se terminent sans trop donner envie de lire le suivant dans l'instant. Bref, Chattam a fait mieux et j'attends avec impatience la suite qui je l'espère va donner bien plus d'intérêt à ce premier tome.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 16         Page de la critique

> voir toutes (57)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par Coeurdechene, le 02 décembre 2010

    Elle hurlait.
    Les traits déformés par la souffrance.
    Ses mains froides et moites agrippèrent les poignets de Guy pour le sortir de ses rêves.
    Dans le frémissement orangé d'une bougie, Faustine apparut. Ses cheveux aussi noirs que la nuit tissaient un rideau duquel sortaient son visage et ses grands yeux lumineux.
    Guy cligna des paupières à nouveau pour desserrer les serres du sommeil qui le retenaient. Faustine lui parlait à toute vitesse, elle ne criait pas vraiment, mais le mal de crâne de Guy lui en donnait l'impression.
    — … devons descendre. Dépêchez-vous !
    — Quoi ? Quoi ? balbutia Guy en se frottant le coin des yeux. Qu'est-ce qui se passe ? Quelle heure est-il ?
    Ses sens se ré-acclimatèrent à son environnement. Faustine était paniquée. Ses narines s'entrouvraient nerveusement, sa mâchoire tremblait et elle respirait fort. Guy tira sur ses draps et s'assit face à la jeune femme.
    — Qu'y a-t-il ? Faustine, vous êtes toute pâle !
    Il voulut tirer sur sa chemise de nuit et remarqua les traces sombres sur ses manches. Il saignait.
    Le cœur battant, il inspecta son corps avant de réaliser soudainement que ce n'était pas lui. Faustine lui avait attrapé les bras.
    Il saisit ses poignets et les leva vers lui, au-dessus de la bougie.
    Ses paumes étaient couvertes de sang.
    — Il s'est produit un drame, Guy, un cauchemar, dit-elle, le regard habité d'une inquiétante lueur.
    — Quoi donc ? Êtes-vous blessée ?
    Faustine ignora sa question, les mains toujours levées devant elle, le liquide luisant sinistrement sous la mince flamme. Du bout des lèvres, elle ajouta :
    — C'est... l'œuvre du Diable !
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 7         Page de la citation

  • Par verobleue, le 03 juillet 2011

    Julie l’avait bien formée pendant ces années. Elle lui avait appris à renverser sa situation de femme, à la diriger plutôt qu’à la subir. Faustine ne voulait pas d’une existence d’épouse, obéissante à son mari, en tout point irréprochable dans la tenue de sa maison, dans le soutien à son époux, asservie et docile. Et puis les mots de Julie étaient gravés dans son esprit : « Un mari respectable est un homme fidèle, non à sa femme à qui il ne saurait imposer les caprices de sa chair que la nature lui dicte, mais à sa maison close dont il connaît les bonnes mœurs et l’hygiène, qui lui garantissent de revenir à sa femme en bonne santé, et bien préparé pour les choses nécessaires du lit conjugal ! » Julie s’inquiétait de ces politiciens qui commençaient à militer pour la fermeture des bordels, elle craignait, non pour son commerce, mais pour l’équilibre des couples, et se plaisait à répéter à qui voulait l’entendre que ce serait remplacer le bon sens par l’hypocrisie.
    Faustine était sûre d’une chose : elle avait vu passer tant d’hommes à l’honneur public immaculé au Boudoir de soi qu’elle ne pouvait croire en l’amour romantique et fidèle. Elle s’était faite à l’idée qu’ils étaient ainsi constitués et ne pouvaient se contenter d’une relation tronquée. Seule plutôt que malheureuse.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 8         Page de la citation

  • Par Morgouille, le 28 février 2011

    — Alors pourquoi une telle différence entre le choix d’une victime facile et celui d’une scène de crime dangereuse pour lui ? s’étonna Perotti.
    — Il veut s’assurer d’avoir sa proie, proposa Faustine. Comme un homme désireux de plaisir acceptera n’importe quelle fille pour peu qu’il ait l’assurance d’en jouir, plutôt que de risquer d’être bredouille en se montrant difficile. Ensuite, son fantasme prend le pas, lui ordonne d’exposer, son excitation est fonction du danger.
    — Encore le sexe ! s’exclama Perotti. Pourquoi rapportez-vous tout à la sexualité ?
    — La civilisation de toute l’humanité s’est bâtie sur la sexualité ! Nous lui devons notre survie ! C’est en nous, profondément enfoui dans nos comportements, elle est au cœur même de nos trajectoires personnelles, c’est le moteur de la vie !
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 8         Page de la citation

  • Par Morgouille, le 28 février 2011

    Il avait vingt-huit ans et une étrange lueur dans le regard lui en donnait beaucoup plus. Ses prunelles se fixèrent dans le miroir, réalité contre illusion réfléchissante. Un nuage noisette cerclait un cœur noir comme les abysses. Le regard ne tombait pas, il demeurait droit, profond, dégageant une force peu commune. Guy l’avait souvent remarqué, lorsqu’il insistait en appuyant sur ses mots, agrippant de ses yeux son interlocuteur, rares étaient ceux qui ne finissaient pas par capituler. Il s’était déjà interrogé sur les raisons d’un pareil magnétisme, lui qui n’était pas du genre autoritaire, ni violent, comment avait-il pu façonner pareille force ?
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 8         Page de la citation

  • Par Morgouille, le 28 février 2011

    — Je m’appelle Gilles, bien que la plupart ici m’appellent le roi des Pouilleux. D’aucuns pourraient s’offusquer d’un titre aussi vilainement glorieux, mais c’est que par ici, nous devons faire peu avec du vide, la misère est notre maîtresse et nous l’avons érigée en parangon de toutes vertus !
    — Vous êtes instruits, pour…
    Perotti, se rendant compte qu’il risquait d’être insolent, s’arrêta, confus, au milieu de sa phrase.
    — Pour un misérable ? termina le roi. N’oubliez pas que le néant n’existe que parce que la matière existe ! Avant d’être tout ici, j’étais peu ailleurs.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 9         Page de la citation

> voir toutes (47)

Videos de Maxime Chattam

>Ajouter une vidéo
Vidéo de Maxime Chattam

Maxime Chattam: Les rumeurs du net du 28/05/2014 dans A La Bonne Heure








Sur Amazon
à partir de :
18,00 € (neuf)
5,87 € (occasion)

   

Faire découvrir Léviatemps par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (956)

> voir plus

Quiz