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ISBN : 2226215301
Éditeur : Albin Michel (2010)

Existe en édition audio



Note moyenne : 3.69/5 (sur 464 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
A trop désirer la mort, on y brûle son âme.
Paris, 1900.
Prisonnier de son succès, un écrivain décide de tout quitter pour entrer au plus profond de ses cauchemars, de ses abysses, explorer ce qu'il y a de pire en lui. Dans ce terreau de peurs se cache la ... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par lehane-fan, le 16 janvier 2014

    lehane-fan
    Guy de Timée - Chattam avait d'abord opté pour Boulée de Mars mais l'action se déroulant en février...- est un écrivain reconnu évoluant dans la haute bourgeoisie. Mari et père à la vie insipide, il décide d'abandonner soudainement femme et enfant pour finalement trouver asile au «  Boudoir de Soi « , une maison close classée cinq Durex au guide DSK, c'est dire le prestige de la boîte...de douze . Son ambition, écrire un nouveau roman à la Conan Doyle, son modèle absolu . Julie, Faustine et Milaine, autant d'amitiés se créant au fil du temps . Aussi, lorsque cette dernière est découverte sauvagement assassinée, Guy n'écoute alors que son relatif courage pour tenter de solutionner ce tragique fait divers . C'est épaulé de Faustine et de Martial Perotti, jeune flic épris de la victime et fraîchement débarqué à Paname, que ce nouveau héros des temps presque modernes décide d'investiguer au péril de sa vie .
    J'ai découvert Maxime Chattam il y a bien longtemps par le biais de sa fabuleuse Trilogie du Mal que je considérais alors comme inégalable dans sa biographie . En refermant ce diptyque du Temps, les positions restent inchangées .
    La vraie bonne idée, un cadre franchement atypique que ce Paris 1900 accueillant l'Exposition Universelle, formidable toile de fonds parfaitement exploitée . le lecteur se retrouve à mille lieues des enquêtes habituellement torchées sur fonds d'ADN où de méthodologie dernier AAAAAHHH, cri . Un bouquin qui n'est d'ailleurs pas sans rappeler L'Aliéniste de Caleb Carr où l'intellect primait sur une science encore balbutiante .
    L'auteur, sans véritablement se forcer, parvient cependant à intriguer et ce malgré un rythme poussif constituant ici le véritable point noir de ce thriller à la sauce ésotérique . Un bouquin livré sans biactol et qui, dès le début, assène un rythme effréné qui n'est pas sans rappeler les plus belles accélérations de l'épicurien moyen gavé au McDo, option monocycle, dans le Ventoux .
    Mais le récit tient largement la route en s'appuyant habilement sur quelques passages justifiant pleinement que l'on s'y attarde .
    La poisseuse rue Monjol abritant les pires déchets de l'humanité qui soient et la douce flânerie parfumée à travers les égouts de Paris participent à ce soudain regain d'intérêt lorsque celui-ci a tendance à s'étioler .
    Notre trio d'enquêteurs se complète à merveille . Faustine et Martial suscitent d'emblée la sympathie alors que Guy, visiblement abonné à Réponse à Tout, a vraiment tendance à gonfler à la longue.
    Bref, vous l'aurez compris, si ce Léviatemps n'est pas de ces lectures inoubliables malgré un sens certain de la narration, il constitue néanmoins un honnête dérivatif qui aura pêché par ses longueurs interminables et son final extravagant...
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    • Livres 3.00/5
    Par SMadJ, le 10 novembre 2014

    SMadJ
    Charmant ce retour au début du XXème siècle. En 1900 précisément, jonction entre un XIXeme industriel, défricheur et novateur, et un nouveau siècle qui débute plein de promesses de prospérité mais dont on sait qu'il sera sacrément horrible et meurtrier.
    Les avancées technologiques ne compensant pas toujours les atrocités commises par les hommes. C'est étrange d'ailleurs cet équilibre entre le sublime et l'horreur dont est capable l'humanité. À se demander si ils ne se nourrissent pas l'un de l'autre. Cela nourrit au moins la création et c'est aussi de cela dont parle ce livre.
    Le bouquin d'ailleurs situe son sujet sous le prisme de l'exposition universelle de 1900.
    Ah l'exposition universelle, tant de magnificences créées par l'Homme.
    Saviez-vous que le restaurant "Le Train Bleu" situé dans la Gare de Lyon fut créé cette année-là ?
    Un petit bijou d'art nouveau somptueux. C'est à voir. Par contre, il ne faut pas y manger, le cuistot doit être aussi né en 1900...
    C'était la minute Guide Michelin.
    L'exposition universelle de 1900 donc, pleine de si belles promesses d'un futur meilleur, sera pourtant le point d'orgue et le fil symbolique, théâtre même, de crimes, de violences et de barbaries sans nom. Une métaphore de l'avancée du progrès et de la condition humaine où l'on verra que la condition humaine est loin de progresser, l'histoire étant un perpétuel recommencement...
    La galerie de personnages proposée par Maxime Chattam est réussie.
    Son anti-heros, Guy de Timée, délicieusement lâche et antipathique par endroit, la sublime Faustine et Perotti, le peu courageux inspecteur, vont faire battre les cœurs au tempo de meurtres peu ragoûtants.
    Ils vont être confrontées à des horreurs annonciatrices de temps nouveaux, aux limites de la modernisation et du progrès, aux virus humains de la folie qui vont se multiplier tout le siècle, se propageant jusqu'à des paroxysmes jamais atteint. Bienvenue au XXeme siècle, les gars !
    Comme toujours chez Maxime, le style est limpide, fluide, claque comme le fouet dans le vent. Mais surtout se déroule à une vitesse faramineuse tant le lecteur est happé par les mots. 3,5/5
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    • Livres 3.00/5
    Par Ptitgateau, le 16 avril 2012

    Ptitgateau
    Guy, écrivain, s'est enfui du domicile conjugal et s'est installé dans une maison close de Paris. Puis il se trouve confronté à une épreuve : une courtisane de la maison ou il demeure, est sauvagement assassinée, la police ne semble pas chercher le meurtrier, et Guy découvre qu'il s'agit d'une tueur en série, il va donc mener lui même cette enquête....Ce que j'ai aimé de ce roman, c'est l'évolution des personnages à travers le Paris de 1900, l'exposition universelle, les quartiers, renommés ou mal famés. Un roman très bien documenté de ce point de vue.
    Contrairement à beaucoup d'autre thrillers, celui-ci livre une histoire simple si on considère qu'en 1900, pas d'analyses ADN, pas de téléphone mobile, pas de satellites, pas de tout ce qui peut venir en aides aux enquêteurs, juste leur persévérance et leur esprit de déduction. Cependant j'ai trouvé que Maxime Chattam poussait un peu loin l'analyse de Guy menant son enquête : il se pose, lorsqu'il reçoit des écrits du meurtrier, en graphologue confirmé alors qu'il est écrivain, la graphologie et ce que l'on peut en tirer ne s'invente tout de même pas ! Il réitère avec la psychologie et dépeint un portrait de l'individu qu'il recherche, et par moment on croirait lire des exposés de Freud, il est très complet cet écrivain !
    Sans compter que ces exposés graphologiques et psychologique sont longs et donnent envie de passer ces chapitres, d'autant plus qu'ils ne font pas vraiment avancer vers la résolution de problème.
    Question suspens, c'est pas mal mais j'ai déjà vu mieux, interrompre l'écoute de ce livre audio ne m'a en aucun moment posé problème. Les situations à suspense n'avaient rien de très subtile, (tiens ??? on n'a pas vue Faustine depuis un certain temps … ???, le lecteur apprend à ce moment qu'il est temps de s'inquiéter, les héros s'engagent dans des lieux dangereux, il est évident qu'il va leur arriver des aventures…
    J'ai malgré cela passé quelques bons moments dans ce Paris historique.
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    • Livres 3.00/5
    Par odin062, le 15 novembre 2010

    odin062
    Bien que le livre soit constitué de 2 tomes, celui ci se termine avec une vraie fin et ma critique concernera ce livre en tant qu'unité. Ainsi, pour jugement pourrait changer à la lecture du second tome. De plus, cette critique est justement très critique car je suis un gros fan de Chattam et j'attends vraiment beaucoup de lui ayant adoré ses précédents livres. Il est bien entendu que ce livre pour moi et bien au dessus de certains livres d'autres auteurs qui ont pourtant eu droit à 3 étoiles également voir 4.
    Je diviserai ce livre en 2 parties. La première est longue, trop longue. On découvre petit à petit les cadavres. On y voit un romancier, héros de ce livre, qui cherchent une solution à tout de façon vraiment énervante et maladroite parfois. Et ici, nous touchons un des aspects qui m'a le plus dérangé, le HEROS ! Ce Guy qui a fui sa famille et qui nous embête avec ses foutus projets. Non je ne l'ai pas aimé, il est détestable, j'espère vraiment que c'est l'effet escompté ici ou alors il faudrait que Chattam ne prennent plus d'auteurs comme héros. En revanche, on découvre les courtisanes plutôt attachante, Perroti qui est un personnage très intéressant ou encore tout cet environnement rue Monjol / Les Halles que j'ai adoré.
    Et puis, la seconde partie arrive, on plonge au coeur de l'exposition universelle, celle qu'on attendait tant, celle que je voulais tant découvrir. Cette découverte est associé à l'oeuvre du tueur de façon très efficace, ça donne une certaine couleur sombre à cette visite. Moi qui m'attendait à un Paris en fête, j'y ai découvert un Paris à la fois extraordinaire, effrayant et terne voir sanglant. Je vous conseille d'ailleurs d'y associer quelques clichés d'époques bien que la description soit vraiment réussite.
    J'arrive enfin au dénouement, ce dénouement pour une fois ne m'a pas étonné. Ce livre m'a laissé un arrière gout de "In Tenebris" tout au long du livre bien que celui ci soit bien en dessous dans mon top Chattam. L'auteur nous amène petit à petit vers le tueur ce qu'il n'avait jamais fait dans mes souvenirs. Ainsi, je n'ai nullement était étonné par la révélations finale. Concernant cet élément de fin dont je ne dirai aucun mot, je ne me le représente pas du tout.
    Au final, ce livre est une mine d'informations sur Paris en 1900. Malheureusement, les personnages sont parfois étouffés pour laisser la place au grand Guy, détestable. La lecture est longue, les chapitres se terminent sans trop donner envie de lire le suivant dans l'instant. Bref, Chattam a fait mieux et j'attends avec impatience la suite qui je l'espère va donner bien plus d'intérêt à ce premier tome.
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    • Livres 1.00/5
    Par VampCruci, le 20 novembre 2014

    VampCruci
    Je suis désolée d'avoir à le dire, mais je n'ai pas aimé ce livre. Sur les 450 premières pages ce n'était pas du grand art, mais ça pouvait encore se lire. La fin du roman a juste fait encore plus dégringoler la note, tellement c'était d'une énormité inouïe.
    Attention daube ! Attention vitriol !
    Je pourrais faire à l'anglo-saxonne et vous dire ce que j'ai vraiment aimé en premier, pour m'épancher en critique après, mais en fait, je n'ai rien aimé vraiment. J'ai souhaité lire ce livre parce que j'aime les polars, et parce que je voulais lire une histoire à la belle époque, mais il n'est pas donné à l'auteur le don de faire du roman historique, et d'un point de vue polar, je n'y ai pas du tout trouvé mon compte.
    Aujourd'hui je suis d'humeur assassine, donc je vais détailler le pourquoi du comment de ce qui m'horripile : D'abord les chapitres de 10 pages, interligne 1,5 en caractères 12, pour moi c'est se fiche de moi à la page, Dumas mais en raté. En plus, niveau construction, changer de chapitre à chaque personnage alors que sur un même espace-temps on peut parler de deux personnages dans un même chapitre en précisant juste qu'ils ne sont pas au même endroit et font des actions différentes. Je ne vois pas la nécessité de changer tout le temps, et encore moins de réduire les chapitres à 4 puis 3 puis 2 pages du chapitre à la fin de l'œuvre, ça ne fait pas aller l'histoire plus vite, ça donne juste envie d'en finir ou de jeter son livre, ou de faire autre chose en même temps (ce que j'ai fait).
    Je n'ai pas aimé le ton du héros, ou du narrateur, qui prêche sa parole comme l'évangile du je-sais-tout, j'ai toujours raison, j'ai toujours le bon mot, mais je me trompe quand même très souvent, d'ailleurs je me contredis et c'est bien normal. Sur un crédo de je suis un écrivain, mais pas flic pour un sous, je me transforme en criminologue remâché des cours suivis par l'auteur aux US, je suis pompeux, et je suis le parfait candidat pour vous traquer l'assassin. D'abord ce n'est pas très crédible, mais en plus faussement sérieux. Si vous n'avez jamais lu d'analyse graphologique version romancée pour étudier la psychologie et Le Mal être psychique d'un fou qui n'est pas un fou (si si, en gros c'est ça l'idée) et ce pendant deux chapitres, tout ça à partir du ‘f' gribouillé sur un papier jaunasse en sorte que cela signifie mépriser inconsciemment toute forme d'être féminin, et en particulier la mère, allez-y ça vaut le détour.
    Bref, que dire ? C'est cliché, c'est des aberrations, des atermoiements et des barguignages de théories échafaudées pour vous dire par la Suite qu'en fait tout ça c'est qu'une fausse piste, (sous-titré : en gros qu'on vous a vendu de la ligne, de la page, du caractère). C'est pleins d'anecdotes Vues et reVues sur l'époque, avec un peu d'argot parisien pour sonner plus « vrai », et sans oublier les légendes urbaines qui sont fausses (spoil : le croco dans les égouts ne peut pas survivre, il fait trop froid, ça reste toujours au soleil ces bêbêtes). Ajouter à cela les incohérences du type, les personnages féminins sont doués d'une grande intelligence, mais raisonnent de façon totalement idiote, et se comportent en gourdes. Ou bien aussi celle qui a probablement des capacités mystiques parce que incapable de tout sens de l'orientation, elle arrive pourtant à se représenter où elle se trouve en sous-sol…
    Si jamais vous n'en avez pas assez, à ce stade il vous reste entre moins de 100 pages à lire, et finalement c'était buvable, mais là, il faut bien finir en beauté ! C'est le pompon ! C'est moi ou ça sent le brûlé par ici, ça pue l'essence et le soufre non? Sans vous dire lequel de pompon, parce que c'est quand même sur-croustillant d'extravagance, si à 50 pages de la fin vous pensez « OMG ! », sachez qu'après vous avez encore « OMFG ! » qui suivra pour les 20 dernières ! Et la conclusion et parachèvement de toute cette mascarade? Crocodile !
    Je récapitulerai quelqu'un de façon brève avec quelque chose que j'approuve fortement en disant qu'on peut tout à fait écrire un chef-d'œuvre de bizarrerie et de folie douce, mais quand le cadre est posé, il faut que ça se tienne, et ça reste cohérent. C'est là que le bât blesse avec ce roman. Je citerai enfin Paul Valéry pour conclure ce que je ressens avec ce héros de « Léviatemps » : « la sottise qui consiste à prendre une métaphore pour une preuve, un torrent verbeux pour une source de vérités capitales, et soi-même pour un oracle, est inné en chacun de nous. »
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Citations et extraits

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  • Par VampCruci, le 20 novembre 2014

    Le temple érigé à la gloire du dieu Argent se dressait place de la Bourse, vaste série de colonnades rappelant les temples grecs. On venait y prier chaque jour de la semaine pour que son offrande soit multipliée par dix ou plus.

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  • Par SMadJ, le 09 novembre 2014

    - Encore le sexe ! s'exclama Perotti. Pourquoi rapportez-vous tout à la sexualité ?
    - La civilisation de toute l'humanité s'est bâtie sur la sexualité ! Nous lui devons notre survie ! C'est en nous, profondément enfoui dans nos comportements, elle au cœur même de nos trajectoires personnelles, c'est le moteur de la vie !

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  • Par Coeurdechene, le 02 décembre 2010

    Elle hurlait.
    Les traits déformés par la souffrance.
    Ses mains froides et moites agrippèrent les poignets de Guy pour le sortir de ses rêves.
    Dans le frémissement orangé d'une bougie, Faustine apparut. Ses cheveux aussi noirs que la nuit tissaient un rideau duquel sortaient son visage et ses grands yeux lumineux.
    Guy cligna des paupières à nouveau pour desserrer les serres du sommeil qui le retenaient. Faustine lui parlait à toute vitesse, elle ne criait pas vraiment, mais le mal de crâne de Guy lui en donnait l'impression.
    — … devons descendre. Dépêchez-vous !
    — Quoi ? Quoi ? balbutia Guy en se frottant le coin des yeux. Qu'est-ce qui se passe ? Quelle heure est-il ?
    Ses sens se ré-acclimatèrent à son environnement. Faustine était paniquée. Ses narines s'entrouvraient nerveusement, sa mâchoire tremblait et elle respirait fort. Guy tira sur ses draps et s'assit face à la jeune femme.
    — Qu'y a-t-il ? Faustine, vous êtes toute pâle !
    Il voulut tirer sur sa chemise de nuit et remarqua les traces sombres sur ses manches. Il saignait.
    Le cœur battant, il inspecta son corps avant de réaliser soudainement que ce n'était pas lui. Faustine lui avait attrapé les bras.
    Il saisit ses poignets et les leva vers lui, au-dessus de la bougie.
    Ses paumes étaient couvertes de sang.
    — Il s'est produit un drame, Guy, un cauchemar, dit-elle, le regard habité d'une inquiétante lueur.
    — Quoi donc ? Êtes-vous blessée ?
    Faustine ignora sa question, les mains toujours levées devant elle, le liquide luisant sinistrement sous la mince flamme. Du bout des lèvres, elle ajouta :
    — C'est... l'œuvre du Diable !
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  • Par verobleue, le 03 juillet 2011

    Julie l’avait bien formée pendant ces années. Elle lui avait appris à renverser sa situation de femme, à la diriger plutôt qu’à la subir. Faustine ne voulait pas d’une existence d’épouse, obéissante à son mari, en tout point irréprochable dans la tenue de sa maison, dans le soutien à son époux, asservie et docile. Et puis les mots de Julie étaient gravés dans son esprit : « Un mari respectable est un homme fidèle, non à sa femme à qui il ne saurait imposer les caprices de sa chair que la nature lui dicte, mais à sa maison close dont il connaît les bonnes mœurs et l’hygiène, qui lui garantissent de revenir à sa femme en bonne santé, et bien préparé pour les choses nécessaires du lit conjugal ! » Julie s’inquiétait de ces politiciens qui commençaient à militer pour la fermeture des bordels, elle craignait, non pour son commerce, mais pour l’équilibre des couples, et se plaisait à répéter à qui voulait l’entendre que ce serait remplacer le bon sens par l’hypocrisie.
    Faustine était sûre d’une chose : elle avait vu passer tant d’hommes à l’honneur public immaculé au Boudoir de soi qu’elle ne pouvait croire en l’amour romantique et fidèle. Elle s’était faite à l’idée qu’ils étaient ainsi constitués et ne pouvaient se contenter d’une relation tronquée. Seule plutôt que malheureuse.
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  • Par Morgouille, le 28 février 2011

    — Alors pourquoi une telle différence entre le choix d’une victime facile et celui d’une scène de crime dangereuse pour lui ? s’étonna Perotti.
    — Il veut s’assurer d’avoir sa proie, proposa Faustine. Comme un homme désireux de plaisir acceptera n’importe quelle fille pour peu qu’il ait l’assurance d’en jouir, plutôt que de risquer d’être bredouille en se montrant difficile. Ensuite, son fantasme prend le pas, lui ordonne d’exposer, son excitation est fonction du danger.
    — Encore le sexe ! s’exclama Perotti. Pourquoi rapportez-vous tout à la sexualité ?
    — La civilisation de toute l’humanité s’est bâtie sur la sexualité ! Nous lui devons notre survie ! C’est en nous, profondément enfoui dans nos comportements, elle est au cœur même de nos trajectoires personnelles, c’est le moteur de la vie !
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