> Comtesse de Gence (Traducteur)
> Daniela Marcheschi (Préfacier, etc.)
> Enrico Mazzanti (Illustrateur)

ISBN : 2253154792
Éditeur : Le Livre de Poche (2003)


Note moyenne : 4/5 (sur 29 notes) Ajouter à mes livres
Geppetto, lorsqu'il décida de fabriquer un pantin, ne savait sûrement pas dans quelle aventure il se lançait ! Pinocchio n'est pas un pantin ordinaire. Il a une notion de la vérité qui lui est propre ! Naïf, il suit le premier venu, oublian... > voir plus
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Critiques et avis

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  • Par LecottagedeMyrtille, le 08 février 2012

    LecottagedeMyrtille
    Pinocchio

    « Je suis un farceur qui promet toujours de s'amender et qui, jamais, ne tient parole ! »
    Publiées en feuilleton à partir de 1881 dans un journal pour enfants puis en 1883 en volumes, « Les aventures de pinocchio » méritent d'être redécouvertes ou même pour ma part, découvertes pour elles-mêmes et non seulement pour leurs avatars plus récents (bien que j'avoue être une grande fan de tous les Disney en règle générale...). Il s'agit d'un récit dynamique et riche en rebondissements, du fait même de sa parution en feuilleton ; de cette première édition, l'œuvre finale a conservé la brièveté des chapitres en même temps que la densité de l'action. Les dialogues qui prennent quasiment le pas sur la part narrative en rendent la lecture rapide et rythmée. Cependant, pour ne pas gâcher l'effet de surprise, je vous conseille de ne pas lire le résumé présent en tête de chapitre...
    Au début de l'histoire, Maître Cerise le menuisier découvre un bout de bois qui rit et pleure comme un enfant. Il le donne à son ami Gepetto qui se met à le sculpter. Ainsi naît la facétieuse marionnette, qui, à peine créée, inaugure une longue série de bêtises qui vont l'entraîner très loin, pour retrouver son « papa » et regagner l'estime de la Fée qu'il rencontre au cours de ses pérégrinations.
    J'ai aimé retrouver dans cette histoire des éléments appartenant à l'univers du conte et des légendes : le pantin (ou la statue) qui s'anime me rappelle le mythe de Pygmalion et Galatée, les animaux qui parlent (le renard, le chat, le pigeon, le dauphin, le thon...) rappellent le monde des Fables (le renard et le chat se montrent aussi rusés et malveillants que dans Les Fables de La Fontaine), la présence de la fée aux cheveux « bleu-nuit », le carrosse merveilleux aussi délicieux que la maison de pain d'épices d'Hansel et Gretel :
    « Peu de temps après, on vit sortir de l'écurie un joli petit carrosse bleu-ciel, entièrement capitonné de plumes de canaris et, à l'intérieur, matelassé avec de la crème fouettée et des biscuits à la cuiller. le carrosse était tiré par un attelage de deux cents petites souris blanches. Assis sur le siège du cocher, le Caniche faisait claquer son fouet, tel un postillon ayant peur d'être en retard. »
    La bonne action récompensée - Pinocchio sauve le chien Alidor qui, à son tour, lui porte secours alors qu'il est sur le point d'être frit par un pêcheur vert -, la quête du petit personnage nous montrent également que nous sommes dans le monde des contes de fées. Enfin, la métamorphose en âne rappelle celle de Lucius, dans l'Ane d'or, transformé parce qu'il était trop curieux et insouciant.
    Mais Pinocchio évolue dans un univers également loufoque : il rencontre par exemple un pêcheur entièrement vert et découvre que la femme de chambre de sa bonne fée est une limace qui est supposée ouvrir la porte aux visiteurs mais à qui il faut neuf heures pour descendre jusqu'au rez-de-chaussée. J'ai apprécié la géographie fantaisiste  : le pays d'Attrape-Nigauds, le pays des jouets, emblématiques des écueils qui nous attendent dans la vie si l'on n'y prend garde (crédulité, argent facile, insouciance).
    Une portée symbolique ? le parcours de Pinocchio rappelle celui des héros de conte de fées qui sortent fortifiés de leurs épreuves et gagnent une nouvelle place dans le monde. Pinocchio, qui ne devient petit garçon qu'à la fin de l'histoire, comme chacun sait, se comporte pourtant comme tel depuis le début, faisant souffrir son « père » et la bonne fée qui se veut tantôt sa grande sœur, tantôt sa maman et qui lui fait payer ses bêtises avec une extrême cruauté en lui faisant croire qu'elle est morte... Enfin il se montre sensible au sort des autres et leur vient en aide de son mieux, preuve que tous ses malheurs l'ont fait « grandir ».
    En résumé, une lecture agréable que je conseille à tous, petits et grands !
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    • Livres 3.00/5
    Par patouche, le 04 mars 2012

    patouche
    Que dire du petit pantin de bois Italien ? L'histoire est connu de tous le monde , petit et grand .En particulier grâce à Walt Disney , mais également par l'intermédiaire d'un film Italien avec ( je crois me rappeler ) Sophia Loren dans le rôle de la fée .
    Il s'agit d'un conte rempli de leçons de morale. C'est évidemment une lecture pour les plus jeunes .Mais dans cette catégorie on peut dire que c'est une belle histoire, bien construite et bien écrite .
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    Critique de qualité ? (10 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par cicou45, le 19 août 2011

    cicou45
    On a tous plus ou moins entendu parler de l'histoire de Pinochio, que ce soit dans notre jeunesse grâce à célèbre adaptation de Walt Disney, ou bien après puisque ce petit pantin de bois est presque devenu un mythe lorsque nous apprenons à nos enfants qu'il ne faut pas mentir sinon leur nez se mettra à pousser.
    Je connaissais moi-même, vepuis ma plus tendre enfance cette histire-l'adaptation de Walt Disney.
    Cependant, ce n'est que bien des années plus tard, lorsque je travaillais en librairie que j'ai découvert le roman origiel.
    Quelle bne fut ma surprise quand j'ai découvert que le gentil Pinochio que je croyais connaître depuis toujours était enfin bien plus cruel que ce le laissait croîre le gentil dessin animé ; d'où le nom d'adaptation lorsque l'on parle de ce dernier. Pinochio est un être farceur qui blesse de nombreuses personnes autour de lui, intentionnellement ou non, mais qui cependant réalise, mais un peu trop tard, de ce qu'il a fait.
    Livre empli de morale et à l'écriture très agréable. Grâce à ses courts chapitres, celui-ci se lit très facilement et reste tout de même d'une douceur très agréable.
    A découvrir et à faire découvrir !
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  • Par C-Liner, le 10 mars 2011

    C-Liner
    "Pinocchio je connais.... j'ai vu les walt disney"
    C'est un peu ce qu'on se dit tous.
    Beaucoup d'histoires sont entrées dans l'inconscient collectif et on pense les connaitre par coeur. Et bien, c'est l'erreur à ne pas faire !
    L'histoire de Carlo Collodi est sensiblement différente de celle du Pinocchio en images que nous connaissons tous. Et tellement plus... éducative !
    Pinocchio n'est pas un pantin adorable avec de grands yeux angéliques qui regarde Ghepetto avec tout l'amour du monde !
    Non
    Pinocchio est un sacré garnement : paresseux, capricieux, moqueur, influençable, effronté et surtout.... menteur!
    Il n'écoute rien, ne veut pas suivre les conseils des adultes, il n'en fait qu'à sa tête bien qu'il promette toujours le contraire!
    Il se retrouve donc inévitablement dans des histoires compliquées et dans des situations dangereuses pour lui et les autres.
    Beaucoup de personnages auront à souffrir de l'égoïsme et l'insouciance de Pinocchio. Lui même aura beaucoup de chagrin à chaque fois qu'il se rendra compte que tout est sa faute, que lui seul est le responsable... mais ce n'est qu'après moult histoires rocambolesques et petit à petit que le pantin cabochard comprendra qu'il faut écouter les conseils de ceux qui savent.
    Et c'est seulement là que sa vie changera vraiment.
    Je ne saurais trop conseiller aux parents de lire un petit chapitre de ce Pinocchio à leurs enfants le soir et de les sensibiliser au sens de cette histoire.
    Les chapitres sont courts et se prêtent particulièrement à l'exercice puisque l'histoire de Pinocchio a été originellement publiée dans un journal périodique pour enfants.
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  • Par jeromfan, le 15 janvier 2009

    jeromfan
    Coup de coeur pour cet album dont la trame est d'une simplicité limpide:
    une mère, son fils et leur chienne, un père, sa fille et leur chien vont au parc, jouent ensemble ou s'ignorent, puis rentrent chez eux.
    Et pourtant, il y a une richesse incroyable dans les illustrations et le propos.
    Comme l'indique le titre, l'anecdote est racontée suivant les points de vue des 4 personnages.
    La mère, hautaine et froide, accorde plus de place à Victoria, la chienne de race, qu'à son fils Charles.
    Le père, fatigué, à la recherche d'un emploi, retrouve la joie de vivre grâce à sa fille Réglisse.
    Charles, le petit garçon, coincé près de sa mère, voit le ciel virer au bleu en découvrant le jeu et la légèreté auprès de Réglisse.
    Réglisse, la fillette, pétille d'optimisme et de fantaisie.
    Le dessin est minutieux, lumineux, à la fois classique et recherché avec de nombreux détails à analyser qui révèlent les sentiments des narrateurs successifs, la manière dont leur humeur et leurs idées influent sur leurs perceptions des choses.
    Il y a de nombreux clins d'oeil au surréalisme et à d'autres oeuvres plus classiques.
    un peu surprenant au début, les personnages sont des singes dont les vêtements et les attitudes sont purement humains. Finalement, cette représentation originale accentue encore leur humanité.
    J'adore cet album. Je pense qu'il convient pour des enfants dès 5 ans, qui prendront du plaisir à relever les détails incongrus dans les images, l'alternance des saisons etc.
    Une histoire à quatre voix
    Bonne lecture!
    http://jeromfan.over-blog.com/article-1549414.html
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Citations et extraits

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  • Par LecottagedeMyrtille, le 04 février 2012

    Le pays des jouets :
    Ce pays ne ressemblait à aucun autre. Il n’y avait que des
    enfants. Les plus vieux avaient quatorze ans, les plus jeunes à
    peine huit. Dans les rues ce n’étaient que bonne humeur, tapages
    et cris à vous crever le tympan ! Des bandes de gamins partout
    jouant aux osselets, à la marelle, au ballon, faisant du vélo ou du
    cheval de bois, ayant organisé une partie de colin-maillard ou se
    courant après. Certains chantaient, d’autres faisaient des sauts
    périlleux ou s’amusaient à marcher sur les mains. Un général au
    casque fabriqué avec du feuillage passait en revue un escadron en
    papier mâché. On riait, on hurlait, on s’appelait, on battait des
    mains, on sifflait, on imitait le chant de la poule venant de pondre
    un oeuf… Le boucan était tel qu’il aurait fallu se mettre du coton
    dans les oreilles pour ne pas devenir sourd. Sur chaque place, il y
    avait un spectacle sous tente qui attirait tout au long de la journée
    une foule d’enfants et sur les murs des maisons on pouvait lire,
    tracées au charbon, de jolies choses comme : « Vive les joués »
    (au lieu de « jouets »), « On ne veu plus des colles » (au lieu de
    « On ne veut plus d’école »), « A bas Lari Temétique » (au lieu de
    « A bas l’arithmétique ») et autres perles de ce genre.
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  • Par LecottagedeMyrtille, le 04 février 2012

    Après une bonne demi-journée de marche, ils arrivèrent dans
    une ville appelée « Attrape-nigauds ». En entrant dans la ville,
    Pinocchio découvrit que les rues étaient pleines de chiens pelés
    que la faim faisait bailler, de moutons tondus qui tremblaient de
    froid, de coqs sans crêtes qui faisaient l’aumône d’un grain de
    maïs, de grands papillons cloués au sol parce qu’ils avaient vendu
    leurs belles ailes colorées, de paons sans queue n’osant plus se
    montrer, des faisans trottinant comme des petits vieux, pleurant
    leurs habits d’or et d’argent perdus pour toujours.
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  • Par LecottagedeMyrtille, le 04 février 2012

    « Si tu ne viens pas, tu t’en repentiras, crois-moi. Car où trouver ailleurs un pays aussi idyllique pour nous autres les enfants ? Il n’y a ni école, ni maîtres, ni livres. Dans ce pays béni, il n’y a rien à apprendre. Ici, le jeudi est un jour de congé. Eh bien, dans ce pays, la semaine se compose de six jeudis, plus le dimanche. Les grandes vacances commencent le Premier de l’An et finissent à la Saint-Sylvestre. Voilà un pays qui me convient parfaitement ! Tous les pays civilisés devraient lui ressembler. »
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  • Par LecottagedeMyrtille, le 04 février 2012

    Peu de temps après, on vit sortir de l’écurie un joli petit
    carrosse bleu-ciel, entièrement capitonné de plumes de canaris et,
    à l’intérieur, matelassé avec de la crème fouettée et des biscuits à
    la cuiller. Le carrosse était tiré par un attelage de deux cents
    petites souris blanches. Assis sur le siège du cocher, le Caniche
    faisait claquer son fouet, tel un postillon ayant peur d’être en
    retard.
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  • Par LecottagedeMyrtille, le 04 février 2012

    Malheur aux enfants qui se révoltent contre leurs parents et
    abandonnent par caprice la maison paternelle ! Jamais ils ne
    trouveront le bien en ce monde et, tôt ou tard, ils s’en repentiront
    amèrement.
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