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> Mireille Vignol (Traducteur)

ISBN : 2746713691
Éditeur : Autrement (2010)


Note moyenne : 3.88/5 (sur 117 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
"Wombats sur ma gauche, wombats sur ma droite : tous piétinaient et grognaient. Planté parmi eux au clair de lune, immense, le corps flasque et hardi, le filet dans une main, la seringue dans l'autre, j'attendais le wombat qui m'intéressait. [...] Avec l'aisance du gest... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par viou1108, le 15 novembre 2013

    viou1108
    Toujours à la poursuite du mythe australien et toujours fantasmant sur le non moins mythique surfeur australien-blond-sable chaud genre Simon Baker (vous savez, « The Mentalist »), il faut bien reconnaître que, caramba, c'est encore raté.
    En effet, l'auteur/narrateur de ces nouvelles a la cinquantaine, l'embonpoint flasque et cherche l'inspiration non pas en flânant sur les plages de Sydney, mais en sillonnant l'outback hostile de l'île-continent. Alors certes, c'est un bourlingueur. Et je me prends à espérer qu'il y a peut-être là matière à un fantasme de consolation, style Harrison Ford alias Indiana Jones. Las ! le bourlingueur en question est douillet et pantouflard, fuyant comme la peste la moindre situation inconfortable.
    Mais évidemment, il a le chic pour s'embarquer (et pas toujours « à l'insu de son plein gré ») dans des galères souvent dangereuses, toujours improbables et extraordinaires. Mais qu'est-ce qui est encore extraordinaire dans ce pays hors normes ?
    D'où le contraste désopilant entre ces (més)aventures invraisemblables et le ton presque banal avec lequel elles nous sont contées. Et le gaillard, aidé par des doses d'alcool que seuls les bushmen peuvent encaisser sans broncher, y ajoute une fameuse couche d'autodérision qui lui sert de carapace contre le ridicule.
    Car on est mort de rire quand il est mort de trouille, on pouffe quand il pontifie avec le plus grand sérieux sur la faune locale. C'est tour à tour absurde, comique, hilarant, jouissif, drolatique ou jubilatoire. Bref, ça fait du bien, n'en déplaise à Simon Baker.
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    • Livres 4.00/5
    Par le_Bison, le 29 mai 2013

    le_Bison
    « J'aimais beaucoup les wombats, avant. A première vue, ces aimables créatures ressemblent à des oursons, se baladent tranquillement la nuit et mastiquent innocemment des racines. La vérité est tout autre. »
    Les histoires de Kenneth Cook commencent, souvent, de cette façon. Il m'amadoue avec ses petites bêtes poilues. Enfin des fois, elles sont plus grosses ou portent des écailles, mais il est toujours question d'un animal sauvage croisé dans le bush et de quelques bières fraîches parce qu'il fait chaud dans le bush.
    On ne m'amadoue pas aussi facilement que ça, moi. Je ne porte pas une passion pour ces petites choses poilues. Par contre, la bière…
    « Je n'avais pas une folle envie de boire comme un trou à dix heures et demie du matin, mais je campais à quelques kilomètres de la ville, la température frôlait les quarante-huit degrés à l'ombre, j'avais vu le plésiosaure et il n'y avait pas d'autre refuge que le pub de White Cliffs. J'acceptai une autre bière… »
    Les rencontres peuvent paraître répétitives, même un peu forcées. Un écrivain-narrateur, guère courageux, plutôt pleutre, d'un âge certain et en « léger surpoids » se balade dans le bush, en quête d'inspiration certainement. De-là, des rencontres, des animaux en détresse, des cow-boys en mal de virilité, des chercheurs de trésors et d'opales, et des marsupiaux qui puent. Il veut bien faire, il se méfie, mais se retrouve toujours embarqué dans des histoires incroyables, des aventures fabuleuses où le mot jubilation fait sensation lorsque la température dépasse les cinquante degrés et qu'un gentil kangourou se retrouve entortillé dans le fil de fer d'une clôture.
    Je crois que c'est le premier bouquin australien que je lis. Une première, donc. Et une lecture magnifiquement dépaysante et rafraichissante. du pur divertissement, sans prise de tête, du voyage, des moments drôles et fins SANS OUBLIER de la bière fraîche qui coule à flot. Qui n'a pas rêvé un jour de devenir l'espace d'un week-end Crocodile Dundee ! Juste pour porter son chapeau et son collier de dents de requin qu'on égrène façon chapelet. Oui, ce soir, appelle-moi Crocodile Dundee et en mâle viril – je sais que tu es amoureuse de Crocodile Dundee – je vais partir à la chasse au croco !
    La vengeance du wombat où l'art de sentir la puanteur d'un kangourou.

    Lien : http://leranchsansnom.free.fr/?p=5287
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    • Livres 5.00/5
    Par Syl, le 31 mars 2013

    Syl
    Kenneth a décidé de m'embarquer à nouveau dans ses voyages à travers l'outback.
    – Tu viendrais avec moi à Jindabyne par la route de Tumut ?
    – Pourquoi pas !
    – Après nous irons à l'ouest de Darling et à Innamincka et…
    – Kenneth, cet après-midi, je m'ennuie un peu, alors je te suivrai là où tu veux !
    – Quelle femme !!!

    Un wombat ; mignon, mais…
    Notre première virée nous mène dans un cimetière chinois. Kenneth a pour mission de ramener un wombat mâle à son ami, gérant d'un parc animalier près de Sydney. Il paraît que la capture est facile. Il suffit d'un filet et d'une seringue hypodermique….
    « - Alan, ce cimetière est un endroit unique. Les wombats s'y sont installés il y a près d'un siècle et ils se l'ont approprié. Je me vois mal en enlever un de force pour qu'il se reproduise, sans un brin de romantisme, entre les grilles austères de ton zoo.
    - le wombat est un chaud lapin qui adore vivre en captivité objecta Alan. (Je trouvai étrange de l'entendre comparer un wombat à un lapin). Il n'est pas encore né le mâle wombat qui te reprochera de l'enfermer avec un groupe de femelles en chaleur et de la graille à volonté. Il te sera reconnaissant jusqu'à la fin de ses jours. »
    Avec George, un berger allemand qui se prend pour un humain, nous voilà parmi les stèles et les terriers béants qui sont comme des corridors miniers. Nous attendons… c'est le soir, les marsupiaux commencent à sortir. Ces adorables peluches herbivores me font penser à des zombies nounours ; ils sont en quête de racines et d'écorces.
    - Kenneth… la gent masculine a un air féroce ! Crois-tu vraiment que nous allons y arriver ? de plus, j'ai lu que lorsqu'un wombat en colère plante ses dents dans du charnu, il ne lâche plus. Misèèèèère !!! Un mauvais pressentiment pointe son nez…
    - Chut ! Il y en a un qui arrive… Oh ! il est costaud ! Ooooh !!!!
    - Kenneth… Keeeeenettttttth !!!! Nooon ! Geoooorge !!!
    … Suspens intolérable…

    Deuxième voyage… Nous sommes toujours vivants… Faut des tripes pour toucher des opales.
    A Whites Cliffs, du « mauvais côté » du fleuve Darling, nous rencontrons un prospecteur d'opales. Kenneth voulait trouver des fossiles et c'est dans un pub qu'il atterrit. Au comptoir, un cow-boy armé balance sur le zinc un sachet. Des cailloux s'en échappent, se sont des opales ; grosses, colorées, irisées, fabuleuses et si nombreuses ! A la stupeur générale, il avoue que ce butin est le travail d'un mois de fouille et cela fait cinq ans qu'il grattouille, qu'il « les renifle », jusqu'à Coober Pedy.
    Un rouquin avec des oreilles aussi grosses que des feuilles de choux, reste dubitatif… Sauf, lorsque le cow-boy lui propose un défi… S'il le laisse tirer une balle dans son oreille, à une distance de dix pas, les opales sont à lui.
    Kenneth est abasourdi. Il crie à la cantonade d'appeler la police, mais ici, il y a des mots à ne pas prononcer…
    Troisième aventure… L'astronaute en collerette.
    Nous faisons la connaissance du Vieux Bill et du Jeune Bill, des aborigènes myall, près d'Innamincka, en Australie Méridionale. Jeune Bill demande à Kenneth de l'assister pour faire partir une fusée. Un feu d'artifice ? Non, une vraie fusée faite maison, d'après les instructions de l'émission scientifique de l'ABC. le marché de l'animal domestique au Japon est florissant. Jeune Bill a un lézard à collerette, très prisé aux pays du soleil levant, qu'il voudrait mettre en semi-orbite. Si l'opération fonctionne, il pense expédier ce petit dragon et ses congénères au dessus du Japon et… faire fortune.
    Ne dit-on pas que l'espoir fait vivre ?
    Quatrième histoire… N'essayez jamais d'aider un kangourou…
    On apprend comment ne pas finir éviscéré par un kangourou. Il faut danser un slow très langoureux.
    Cinquième fabulation… du Mauvais Côté.
    Toujours dans l'ouest de la Nouvelle-Galles du Sud, nous sommes témoins d'une extraction. Mick se questionne… Comment peut-on couper les coui..es de son cochon sauvage (un monstre). Les se propose et pour cent dollars, il le fera sans fusil, ni chien, sans l'aide de personne. Avec les dents ? ricane l'auditoire.
    « Mick mesurait près de deux mètres, portait une barbe épaisse et pesait sans doute dans les deux cent cinquante kilos.
    – Je voulais lui couper les coui..es, mais pas moyen de m'approcher de ce salaud, expliqua-t-il.
    – A quoi bon ? demanda un autre. T'as qu'à lui mettre une balle dans la tête.
    – Mon cul, ouais ! Ca me ferait mal, répondit Mick. Je peux tirer deux cents dollars de ce salopard si j'arrive à en faire du bacon.
    – Ca m'étonnerait que t'en tires deux cents dollars, douta un autre. Faudrait qu'il soit gros comme un éléphant.
    – Il l'est, se défendit Mick. Je jure qu'il pèse six cents livres et que j'ai jamais vu un gros bâtard dégueulasse aussi féroce. Je peux même pas entrer dans l'enclos, sans parler de les lui couper. »
    Sixième mésaventure… le quokka tueur.
    Le quokka est un wallaby de petite taille appelé « assassin solitaire ». Sur l'Ile de Rottnest, où il fait bon vivre, Kenneth sympathise avec ce charmant marsupial et lui offre de quoi se sustenter, du fromage et un morceau de pomme… Quand soudain, le petit animal tombe raide. Kenneth, va-til lui faire du bouche à bouche ????
    Septième péripétie… Chasseurs de buffle.
    Si vous rencontrez Andy dans un bar de Darwin, si le cher homme vous propose une chasse au buffle, surtout REFUSEZ ! Bon… Kenneth, lui a accepté !
    Huitième épisode… Des serpents très, très perturbés.
    Vic, montreur de serpents. Attention, Mesdames et Messieurs… Taïpans, serpents-tigres, king brown à couronne… J'arrête là mon énumération, j'ai les entrailles qui se nouent. Quant à Kenneth, il a noyé sa peur dans le cognac.
    Neuvième anecdote… Mort-Blanche.
    Savez-vous que dans l'Outback, on assassine des gens à coups de tournevis dans les mines d'opales ? Alors, si vous croisez une personne avec un tournevis à la main, il faut aussitôt se mettre à courir dans la direction contraire ? Mais, Kenneth ? Et si c'est le réparateur de la cuisinière ?
    Dixième équipée… Qui veut acheter une grenade ?
    Une grenade de la Seconde Guerre Mondiale ? Ca marche toujours ce truc ? et puis… BOUM !!!
    « - Vingt dollars qu'elle explose pas.
    – Je parie cinq contre un qu'elle explose.
    – Cinquante dollars de mieux (…).
    – Espèce de taré, hurla Rick. Je te dis qu'elle est chargée.
    Il était manifestement convaincu. Son visage, que l'on aurait difficilement pu qualifier de pâle, fut soudain moins basané. Sa prise inconsciente sur moi n'avait pas changé. J'avais envie de m'évanouir.
    – Chargé mon oeil, répondit le serveur avec un sourire dévoilant une dent unique en plein milieu de sa mâchoire supérieure.
    – Mon oeil, mon cul ! beugla Rick (…). »
    Onzième complication… Espèce dangereuse.
    Kenneth est fatigué. Il en arrive à suspecter un Charles qui s'appelle Charles. Il faut dire que ses rencontres sont remarquablement originales ! Tous des névrosés, des paranoïaques, des fous furieux… Donc, lorsqu'il se retrouve face à Charles, il a la subite envie de le saluer et de décamper. Pourquoi ? Charles est un gentil universitaire (Kenneth me dit que c'est « une espèce redoutable ») qui veut analyser les moeurs des… QUOI ?… cro-co-di-les ? Bon, ben OK, je comprends ! Seulement, Charles a besoin de Kenneth. Et c'est reparti !
    C'est usant !
    Douzième récit… le vieux fou de la mer.
    Port Augusta, Australie du Sud, c'est une entrevue dans un pub, avec un de ses lecteurs qui lui dit que ses histoires sont à dormir debout. Il lui propose d'affronter la vie, la vraie, avec de l'action, de la vraie. Trinquons ! Tiens de l'Or bleu… une boisson très apaisante, voire même anesthésiante !… et allons faire une partie de pêche sur son bateau. Qu'allez-vous ramener ? Des sardines ? Tu plaisantes ! le vieux pêcheur ne prend que du requin et au plus il est grand, au mieux c'est !
    Mon pauvre Kenneth, reprends donc de l'Or bleu !
    Treizième abracadabrante vicissitude… Comment ne pas payer ses impôts.
    L'idée est illégale mais aussi curieuse et atypique. Très sonnante aussi !
    Quatorzième et dernière narration… Attention : koalas explosifs.
    Nous terminons notre vadrouille par le koala. Billianggarakoola est un Aborigène très vieux qui a connu la bataille de Bijin Creek. Pour un étudiant en anthropologie, il raconte comment un kulua a permis de remporter la bataille. Alors, il était une fois… un koala explosif qui pète et qui rote.
    J'espère que je vous ai incité à noter ce livre. J'ai vécu un après-midi très divertissant. Kenneth nous parle avec son langage folklorique de son pays qu'il parcourt dans ses moindres recoins. Il ne craint pas de paraître ridicule, car ce sont ses situations grotesques, tragico-comiques, déraisonnables, insensées, extraordinaires qui font de ces nouvelles des petits joyaux. Il nous dessine le portrait d'une Australie rude, pauvre et grossière mais aussi une Australie chaleureuse, malicieuse et riche de sa nature et de ses personnalités.
    Second tome de ses aventures, il est un livre de contes écrit pour les grands et les petits.
    Il me semble avoir lu que Kenneth est parti un jour sous d'autres cieux, en bordure d'une rivière. Il campait, effectuait un énième voyage avec son épouse et il a fermé les yeux. Je souhaite que, là où il est, il retrace ses chroniques avec sa fougue gouailleuse et qu'il amuse son assistance. Je présume aussi, qu'il continue ses voyages armé d'un cahier et d'un stylo. Merci Kenneth !
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    • Livres 5.00/5
    Par Kittiwake, le 27 janvier 2012

    Kittiwake
    Ce recueil de nouvelles désopilantes met en scène un écrivain (le narrateur) en proie à mille tourments pour peu qu'il ait le malheur de croiser sur son chemin un être vivant (humain ou animal) en plein coeur du bush.
    Bien qu'il ait appris à décoder les principes de base de survie sociale dans ce milieu, en évitant certaines bévues comme de refuser un verre dans un bar, ou d'avouer son métier (au risque de subir des confidences interminables dans le but de se retrouver dans un écrit, moyennant finances !), il attire inévitablement sur lui la guigne et se retrouve dans des situations inextricables (un exemple : comment peut-on se retrouver coincé dans un conduit de cheminée parce qu'un réparateur de cuisine a frappé à la porte.)
    On fait de gros progrès en nomenclature animale australienne : savez-vous ce qu'est un wombat, un quokka, ou un boomer? En effet presque toute les nouvelles concernent des animaux, que le narrateur affronte soit en tête à tête, soit via le concours d'un autochtone ayant le goût du risque et une grande confiance en son étoile (certains animaux sont de grosses bêtes brutes, et il fait se méfier de ceux qui semblent inoffensifs sous leurs allures de gentilles peluches!)
    Usant profusément de l'auto dérision, le narrateur donne un ton très humoristique à ses aventures et l'on comprend sa méfiance vis à vis de toute requête de la part des indigènes qu'il croise. Malgré son instinct de conservation et ses pressentiments, son destin le traque pour lui faire vivre d'incroyables péripéties pour le plus grand bonheur du lecteur.
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    • Livres 3.00/5
    Par Corboland78, le 08 novembre 2014

    Corboland78
    Kenneth Cook (1929-1987) est un journaliste, réalisateur, scénariste et écrivain australien né en Nouvelle-Galles du Sud. Il a fondé un nouveau parti politique ainsi que la première ferme de papillons en Australie. Il est mort d'une crise cardiaque en 1987. Son roman, Cinq matins de trop (Wake in Fright), a été adapté en 1971 au cinéma par Ted Kotcheff sous le titre Réveil dans la terreur. La Vengeance du wombat et autres histoires du bush, datant de 1987, est paru en France en 2010.
    Recueil de quatorze nouvelles, La vengeance du wombat, nous entraine dans les pas de l'écrivain, héros de ses propres aventures complètement farfelues se déroulant au cœur de l'Australie. Nous y croiserons des animaux dangereux ou mal lunés, wombat, kangourous, buffles, crocodiles ou requins et quelques représentant de la population locale, riche en hurluberlus gentiment escrocs ou inconscients.
    Les nouvelles sont presque toujours construites sur le même modèle : une phrase d'amorce sentencieuse et drôle « N'essayez jamais d'aider un kangourou. Cette créature ingrate est susceptible de récompenser votre gentillesse par une violence inattendue », puis le narrateur fait connaissance dans un bar ou un pub, d'un excentrique qui va l'embarquer à l'insu de son plein gré dans une catastrophe annoncée « J'étais incapable de prévoir ce qui allait se passer, mais j'étais certain que quelque chose allait foirer, comme d'habitude. » Cet effet de répétition ne manque pas d'humour, un ingrédient dont le recueil déborde à chaque ligne.
    En général, les romans ou récits d'aventures dans le bush sont conduites par des mecs qui en ont, si vous voyez ce que je veux dire. Ici, humour toujours, c'est tout l'inverse et le narrateur nous le rappelle sans arrêt, en précisant qu'il est bedonnant (euphémisme), pas très courageux, et « qu'il prend soin de ne pas abuser de ses ressources physiques limitées. » Il y a dans l'humour pince sans rire de Kenneth Cook, un je ne sais quoi de P.G. Wodehouse qui séduit le lecteur. Les textes sont tous extrêmement courts mais l'auteur y glisse néanmoins une ou deux réflexions sur la société locale comme l'abus d'alcool ou la vie des Aborigènes.
    Si ces nouvelles se déroulent aux antipodes, elles ne vont pas loin non plus, littérairement parlant, mais ça se lit très vite et l'on ne s'arrête de sourire qu'en refermant le bouquin. Ce qui n'est pas rien.
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Citations et extraits

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  • Par le_Bison, le 07 mai 2013

    Au clair de lune comme à l’aurore, l’endroit est serein, charmant, parfait pour le repos et la méditation.
    Ne vous en approchez jamais.
    Il est truffé de wombats redoutables.
    J’aimais beaucoup les wombats, avant. A première vue, ces aimables créatures ressemblent à des oursons, se baladent tranquillement la nuit et mastiquent innocemment des racines. La vérité est tout autre.
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  • Par le_Bison, le 27 mai 2013

    Relativement peu de gens connaissent le quokka. Ils sont encore moins nombreux à en avoir vu un. C’est préférable. Il vaut mieux que le quokka reste dans l’ombre.

    Permettez-moi toutefois d’expliquer, à l’intention de ceux qui risquent d’en croiser un, que le quokka est un wallaby de très petite taille, guère plus gros qu’un petit chat ou qu’un très gros rat. Il a une sale gueule hargneuse et de petits yeux brillants dépourvus de compassion.
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  • Par le_Bison, le 14 mai 2013

    Je n’avais pas une folle envie de boire comme un trou à dix heures et demie du matin, mais je campais à quelques kilomètres de la ville, la température frôlait les quarante-huit degrés à l’ombre, j’avais vu le plésiosaure et il n’y avait pas d’autre refuge que le pub de White Cliffs. J’acceptai une autre bière…

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  • Par le_Bison, le 23 mai 2013

    Puis un crocodile chargea.
    Il fusa hors de l’eau comme une torpille dans un énorme éclaboussement et se précipita sur nous à la vitesse d’un cheval au galop.
    Et il ne s’agissait pas d’un inoffensif crocodile d’eau douce. C’était un gigantesque crocodile d’estuaire assoiffé de sang qui faisait une dizaine de mètres de long, avec des mâchoires infernales aux crocs pointus et un corps de la taille d’un bœuf.
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  • Par Corboland78, le 08 novembre 2014

    Il suggérait une sorte de bras de fer, où l’un des deux hommes devait plaquer l’avant-bras de l’autre sur le comptoir. – Très bien, aboya Rick. Dans le Nord, on ne refuse jamais un défi d’ordre physique, car tout le monde se croit invincible. Les deux hommes exerçaient une force considérable contre l’avant-bras de leur adversaire. Inexplicablement, plus Rick forçait avec son bras droit, plus il me serrait de sa main gauche. Comme le sang avait depuis longtemps cessé d’irriguer mon bras, je ne ressentais aucune douleur, une simple sensation d’engourdissement. J’aurais sans doute redouté que mon bras se détache de mon corps si je n’avais pas été beaucoup plus préoccupé par un moyen de fuir le bar avant que la grenade n’explose, ce qui ne faisait pas l’ombre d’un doute dans mon esprit. – Rick, dis-je plaintivement. Tu serais sans doute plus à l’aise si tu me lâchais.
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