> Mireille Vignol (Traducteur)

ISBN : 2746713691
Éditeur : Autrement (2010)


Note moyenne : 3.68/5 (sur 38 notes) Ajouter à mes livres
"Wombats sur ma gauche, wombats sur ma droite : tous piétinaient et grognaient. Planté parmi eux au clair de lune, immense, le corps flasque et hardi, le filet dans une main, la seringue dans l'autre, j'attendais le wombat qui m'intéressait. [...] Avec l'aisance du gest... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Kittiwake, le 27 janvier 2012

    Kittiwake
    Ce recueil de nouvelles désopilantes met en scène un écrivain (le narrateur) en proie à mille tourments pour peu qu'il ait le malheur de croiser sur son chemin un être vivant (humain ou animal) en plein coeur du bush.
    Bien qu'il ait appris à décoder les principes de base de survie sociale dans ce milieu, en évitant certaines bévues comme de refuser un verre dans un bar, ou d'avouer son métier (au risque de subir des confidences interminables dans le but de se retrouver dans un écrit, moyennant finances !), il attire inévitablement sur lui la guigne et se retrouve dans des situations inextricables (un exemple : comment peut-on se retrouver coincé dans un conduit de cheminée parce qu'un réparateur de cuisine a frappé à la porte.)
    On fait de gros progrès en nomenclature animale australienne : savez-vous ce qu'est un wombat, un quokka, ou un boomer? En effet presque toute les nouvelles concernent des animaux, que le narrateur affronte soit en tête à tête, soit via le concours d'un autochtone ayant le goût du risque et une grande confiance en son étoile (certains animaux sont de grosses bêtes brutes, et il fait se méfier de ceux qui semblent inoffensifs sous leurs allures de gentilles peluches!)
    Usant profusément de l'auto dérision, le narrateur donne un ton très humoristique à ses aventures et l'on comprend sa méfiance vis à vis de toute requête de la part des indigènes qu'il croise. Malgré son instinct de conservation et ses pressentiments, son destin le traque pour lui faire vivre d'incroyables péripéties pour le plus grand bonheur du lecteur.
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    Critique de qualité ? (14 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par stephanieplaisirdelire, le 04 mars 2012

    stephanieplaisirdelire
    Recueil de nouvelles qui fait suite à la précédente publication de Kenneth Cook le Koala tueur, La vengeance du wombat et autres histoires de bush est un livre d'histoires qui mélangent humour, malchance, imagination, avec à chaque fois un pointe de suspens. On se demande à chaque fois où tout cela va mener ce pauvre narrateur (auteur). le tout est rafraichissant et surtout très dépaysant car on est loin de Sydney et de l'Australie touristique.

    La vengeance du wombat nous entraîne en plein Outback australien (le plus souvent dans des pubs), à la découverte des péripéties vécues par l'auteur. Il a le chic pour faire de belles rencontres qu'elles soient avec la faune australienne (quokka, kangourou, wombat, requin, serpent, crocodile…) ou avec des hommes, plus loufoques les uns que les autres (bizarrement on ne retrouve aucune rencontre féminine).

    Le style de Kenneth Cook est rythmé et agréable à lire. Ca faisait bien longtemps que je n'avais pas lu de nouvelles et j'ai passé un bon moment. J'ai beaucoup aimé la construction de ces courts récits : à chaque nouvelle rencontre (incroyable et/ou dangereuse) la tension monte lentement, instaurant une atmosphère légèrement tendue, mais toujours sur un ton mêlé d'humour et de l'ironie. Tout semble prendre une tournure plutôt dramatique mais plus de peur que de mal, et le danger est vite associé au cocasse. L'auteur a un certain don pour se montrer sous son jour le plus négatif (assez grassouillet, loin d'être sportif, peureux, lâche..), un vrai anti-héros limite pitoyable. Ses péripéties se transforment vite en sketches bourrés d'autodérision.

    Ces 14 nouvelles sont vraiment rocambolesques. Elles paraissent même improbables, tirées par les cheveux, empreinte d'imagination mais peu importe car Kenneth Cook a un vrai talent de conteur. Il nous fait passer un bon moment avec ses anecdotes, même si c'est vrai qu'elles se ressemblent toutes et que l'on tombe vite dans la répétition. Ce livre se lit avec plaisir, surtout pour la plume de l'auteur, et je dois avouer que je serais ravie de retrouver cet aventurier dans ses premières aventuresLe Koala tueur dont il est souvent mention ici.

    Un grand merci aux éditions le livre de poche qui m'ont offert ce partenariat dépaysant (via Babelio).

    Lien : http://stef93330plaisirdelire.blog4ever.com/blog/index-522250.html
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    • Livres 4.00/5
    Par noryane, le 26 février 2012

    noryane
    L'histoire : ce n'est pas une mais plusieurs petites anecdotes qui nous sont ici contées par l'auteur lui même. Chaque chapitre relate une de ses aventures ou péripéties. le bush est un vivier pour notre malchanceux narrateur qui se retrouve confronté à tous les animaux possibles et à des rencontres plus improbables les unes que les autres que ce soit avec des aborigènes ou des chercheurs de trésors, des passionnés d'animaux ou autres individus des plus étranges.
    Verdict : Après Cinq matins de trop qui m'avait laissé un peu ébahie sans trop savoir quoi en penser j'avais pourtant envie de continuer à découvrir cet auteur. Car deux ans après je me souviens parfaitement de ce premier livre et au final le souvenir n'était pas mauvais. D'où mon choix lorsque Babelio l'a proposé. J'ai ensuite lu une critique positive chez Leiloona donc..
    Bref; un mot pour décrire ce livre : les apparences sont trompeuses; toutes.
    Notre narrateur est donc l'auteur lui même; homme trompeur puisque malgré ses kilos superflus, son goût de la bonne chère et du bon vin, il se retrouve en permanence embarqué dans des histoires rocambolesques dues à ses envies de périples dans le bush.
    Des coins de l'Australie loin des cartes postales où les animaux et les hommes lui en font baver et c'est le moins que l'on puisse dire. du paisible wombat au serpent le plus dangereux du monde, l'homme a beau se méfier (et à raison) il a tendance à se laisser embarquer par ses "amis" ou rencontres dans des situations dangereuses et qui m'ont malgré tout fait sourire.
    Car oui ces aventures sont drôles; notre auteur ne se fait pas de cadeau et sait qu'il n'est guère courageux, enclin à la boisson (comme tout un chacun visiblement dans ces coins reculés) et se laisse toujours entrainer là où il ne faut pas être.
    S'il n'aime pas l'aventure, une chose est sûre, l'aventure l'aime.
    Et ces situations cocasses ne nous amènent pas à nous attendrir sur la pauvre victime du bush qu'est Kenneth Cook; car son humour, son appréhension justifiée des dangers qu'il finit toujours par affronter, sont un vrai régal.
    Bien que peu fan de nouvelles, j'ai adoré. J'aime beaucoup la dérision dont fait preuve l'auteur, les animaux et les hommes tellement incroyables et qui ne donnent qu'une envie rester loin de l'Australie, et surtout ne jamais mettre en doute la parole d'un homme qui vous dit qu'il a des grenades....
    Un grand merci à Masse critique et Babelio et aux éditions du Livre de Poche.


    Lien : http://noryane.canalblog.com/archives/2012/02/26/23617802.html
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    • Livres 5.00/5
    Par luocine, le 06 avril 2010

    luocine
    Ce livre met tout le monde de bonne humeur, cela se vérifie pour tous les nouveaux lecteurs de La vengeance du wombat.
    Comme notre bibliothécaire, je n'apprécie pas trop les livres sur les animaux mais Kenneth Cook a un talent de conteur extraordinaire. C'est le deuxième conteur que j'ai découvert cette année : après le grand nord de Jorn Riel, voici le bush australien. En 14 nouvelles, l'écrivain nous plonge au cœur de cette région d'Australie où les animaux sont plus agréables à regarde dans les reportages animaliers que de très près. Je ne suis pas une très grande fan de nouvelles car je trouve difficile de changer d'histoires tous les trois ou quatre pages. Généralement, il y en a toujours que j'aime moins.
    Dans ce recueil, les quatorze sont passionnantes. On finit par bien connaître les réactions de l'écrivain, il a vraiment l'art de se retrouver dans des situations impossibles. Par exemple : accroché au ventre d'un kangourou qui a décidé de le tuer alors qu'il venait de le sauver ! On sait aussi qu'il ne résistera jamais à un verre ou une goulée d'alcool offert par des gens qui ne lui voudront pas toujours que du bien. On sait enfin que lorsqu'il nous décrit sa phobie absolue des requins, il va se trouver quelqu'un qui réussira à l'entraîner à la pêche du plus dangereux des prédateurs d'humains.
    Les scènes dans les cafés sont inoubliables et quelque peu terrifiantes. Entre autre, lorsque tous les consommateurs sans se paniquer le moindre du monde, se mettent à parier pour savoir si la grenade dégoupillée qu'un des buveur tient dans sa main peut exploser ou non …
    Si vous aimez découvrir des contrées lointaines, des animaux et des humains différents de vous, et surtout si vous aimez rire précipitez vous dans votre bibliothèque préféré découvrir Kenneth Cook … si vous ne le connaissez pas déjà.

    Lien : http://luocine.over-blog.com/
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  • Par Sabbio, le 21 mars 2012

    Sabbio
    Voici un recueil de nouvelles qui était sur ma LAL depuis plus d'un an. Quand je l'ai eu via Masse critique il est apparu comme beaucoup de blogueurs n'aimaient pas ce qui m'a surprise car l'idée de wombats et autres animaux australiens sournois et fourbes me plaisaient bien !
    J'ai commencé ces nouvelles et me suis retrouvée dans tous les coins paumés d'Australie, en compagnie d'un narrateur, Kenneth Cook lui-même, corpulent, pas sportif pour un sou et doué d'un instinct de survie incroyable… façon polie de dire qu'il est couard comme pas possible !
    Et voilà que j'ai lues des histoires de koala explosant, de lézards à collerette astronaute, de quokka (animal que j'ai découvert à cette occasion !) cycliste et que j'ai ri, encore et encore. J'ai même partagé les passages procurant des fous rires avec mon homme et ma fille '(qui veut le lire, ce qui tombe bien car bien qu' « adulte », aucun thème « sensible » par ici) qui ont ri autant que moi!
    Je panique facilement et j'avais toutes les raisons de m'effondrer en balbutiant. Mais ce n'est pas une solution très pratique quand on se trouve sur une bicyclette folle qui dévale une pente à près de cent kilomètres à l'heure. (p.83)
    Mais voilà, le souci c'est que la plupart des nouvelles se ressemblent finalement, la trame est la même et sur la fin je dois admettre que je me suis ennuyée, presque plus de surprise, ni de fous rires (j'ai dit « presque » tout de même)… Peut-être est-ce là ce qui a déplu à d'autres lecteurs.
    Je recommande néanmoins chaudement ce recueil, pour satisfaire votre être un brin sadique, décalé et re-sadique… et pour rire des malheurs de ce cher narrateur ^^ Mes préférées ont été « le vieux fou de la mer » et le surprenant et original « Comment ne pas payer ses impôts »
    Il existe un premier tome, le Koala tueur, aussi publié au Livre de Poche, auquel il est fait référence plusieurs fois dans celui-ci.
    Merci à Babelio et au Livre de poche pour ce recueil de nouvelles!
    La vengeance du wombatKenneth Cook – 207 p.

    Lien : http://alombredemoncannelier.blogspot.fr/2012/03/la-vengeance-du-wom..
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Citations et extraits

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  • Par veronique55, le 07 juillet 2010

    Il fallait s'y attendre, mais ce kangourou là était particulièrement incompétent. Dans sa chute en avant ses pattes arrière s'emmêlèrent dans le deuxième fil. Sous son poids, ce fil remonta encore plus haut que le fil du haut. Dès que le kangourou toucha le sol, le deuxième fil s'accrocha au premier et l'animal se retrouva les pieds fermement liés, si fermement liés qu'il n'aurai jamais été capable de se libérer sans l'aide d'un pigeon humain; Je suis le pigeon humain par excellence. j'arrêtai la voiture et m'approchai du kangourou, qui avait l'air franchement ridicule avec les jambes en l'air et la tête posée de côté sur la terre dure et rouge. C'était ce que l'on appelle un boomer un vieux mâle de l'espèce des grands roux. Dans l'Ouest, ils le qualifient toute puanteur de " véritable boomer", car l'odeur du boomer évoque un mélange de chat mort, de chien mort et de poisson extrêmement mort. Avec quelques haut le coeur je me plaçai près du kangourou pour réfléchir au problème.
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  • Par Kittiwake, le 27 janvier 2012

    Il n'y a rien d'étonnant à croiser un anthropologue dans les coins reculés et arides du désert australien. Ils sont partout. On estime que, dans l'outback, il y a plus d'anthropologues étudiant les Aborigènes que d'Aborigènes
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  • Par luocine, le 06 avril 2010

    De nos jours, le quokka est toutefois considéré par tous comme étant inoffensif, en raison de sa petite taille ; ce qui s’inscrit dans une longue série de grandes illusions qu’entretiennent les gens sur les marsupiaux d’Australie. Comme la plupart sont petits, les gens ne les croient pas dangereux. Quelle bévue !
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  • Par luocine, le 06 avril 2010

    Il n’y a rien d’étonnant à croiser un anthropologue dans les coins reculés et arides du désert australien. Ils sont partout. On estime que, dans l’outback, il y a plus d’anthropologues étudiant les Aborigènes que d’Aborigènes.
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  • Par wictoria, le 25 février 2012

    Dix heures ! Je devais rester allongé dans une tombe pendant dix heures. Un homme pouvait-il se trouver dans pire situation ?
    Oui, et j'étais cet homme, car presque immédiatement, j'entends creuser. Rapidement, rythmiquement, franchement. On creusait autour de la pierre tombale qui bloquait le terrier.
    Il n'y avait aucun bruit. Le silence de la tombe n'était rompu que par celui de la créature qui était fermement décidée à m'exhumer.
    Le wombat allait bientôt m'avoir.
    C'était un peu fort.
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