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ISBN : 2081379589
Éditeur : Flammarion (2015)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 3.5/5 (sur 422 notes)
Résumé :
Dans son "Discours de la méthode", Descartes semble annoncer Le Corbusier quand il rêve de villes tracées au cordeau, délivrées du désordre médiéval, et qu'il compare l'empilement chaotique des savoirs hérités de la tradition à ces constructions de guingois encombrant le coeur de la capitale. Déplorant la confusion de leur agencement et magnifiant la transparence des édifices rationnels, Descartes formule le projet utopique d'un futur proche où l'homme se serait ren... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (19) Voir plus Ajouter une critique
xaviegilbert
xaviegilbert16 mai 2010
  • Livres 5.00/5
Il faudrait, pour comprendre Descartes, et toute la philosophie, en finir avec l'idée de systèmes, comme des grandes façons de voir le monde. Il faudrait en finir avec l'usage du terme "cartésianisme" donc pour bien vouloir lire Descartes avec des yeux épurés de préjugés scolaires. Et donc ne pas dire ce qu'on peut lire souvent dans les commentaires ou les critiques. En somme, cesser de croire qu'on sait, cette arrogance de la vulgarisation et du commentaire. Bien malin serait celui qui prétendrait en quelques lignes résumer un des textes les plus importants publiés, la pensée d'un des plus grands penseurs...
Comme tout le monde peut le voir, il s'agit d'un "discours de la méthode" et non d'un traité. Descartes ne prétend pas établir sur le papier une vérité, mais bien expliquer son chemin, sa méthode, car il l'a lui-même expérimenté, comme tout bon et vrai philosophe.
Quelle méthode ? Dans quel but ? Bien le comprendre nécessite d'oeuvrer en philosophie, de chercher et de lire et méditer beaucoup, de vivre aussi des expériences propres.
Et par "liberté", il faut être prudent dans les explications. Descartes s'est peut-être simplement efforcé de se débarrasser des idées "pourries" du dehors (voir la métaphore du panier de pommes) par le doute d'une pensée redevenue libre.
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rabanne
rabanne12 février 2016
  • Livres 3.00/5
L'homme, épicentre de la nature et du monde, est un esprit doté d'une conscience à "mater", à la différence des animaux... Par sa faculté à réfléchir, expérimenter, ordonner sa pensée, chacun se doit de douter pour chercher sa propre "vérité", qu'elle soit d'ordre scientifique, spirituelle ou idéologique. Maître des mathématiques modernes, de la pensée cartésienne, du doute empirique, du raisonnement méthodique, Descartes a révolutionné la pensée scientifique et philosophique de son époque et des siècles à venir. Il se démarque déjà de ses contemporains en rédigeant sa prose en langue vulgaire, le français, dans un XVIIème siècle latiniste, "vulgarisant" ainsi un discours qu'il veut accessible à tous.
Si je respecte la portée scientifique (réflexion préalable, la non-précipitation, l'observation, l'expérimentation) du Discours de la méthode de Descartes, je n'en partage pas la portée morale (philosophique ou spirituelle). Je ne suis pas la seule à penser que l'empirisme n'a pas avoir sa place dans tous les actes de notre vie, ni que la prudence soit forcément mère de sagesse ou de sûreté ! Je ne suis pas "cartésienne" pour deux sous, mais cela ne m'empêche pas de douter et d'agir en toute conscience de mes actes. Nous ne sommes pas qu'esprit ou corps dissociés. Le "je" nous fait exister, nous rend certes réel, mais ce sont souvent les autres qui nous ouvrent à notre propre conscience... Sans autrui, je ne suis que peu de chose.
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Pingouin
Pingouin03 août 2012
  • Livres 4.00/5
Que rajouter qui n'ait déjà été dit sur ce qui est peut-être le plus célèbre des "discours" ? Pas grand chose à mon avis, aussi, je me contenterai de vous résumer brièvement l'objet ainsi que la raison d'être du livre.

D'abord, la préface le précise, il s'agit d'aborder l'ouvrage non pas en tant qu'exposition d'une philosophie, mais en tant que la préparation de celle-ci. En effet, Descartes se voit contraint, en apprenant la condamnation de Galilée pour ses idées bien trop vraies pour l'époque, d'opérer des coupes conséquentes sur ce que que devait être l'ouvrage à la base. Sa physique se basant sur les récentes découvertes de Galilée - l'héliocentrisme et le mouvement de la terre -, il ne peut se permettre de corroborer ces thèses et risquer lui aussi la condamnation. Il s'arrange donc pour se contenter de labourer la terre sans vraiment planter quoi que ce soit, ses graines étant dépendantes d'idées qu'il n'a pas le droit de soutenir.
Il va simplement nous exposer sa méthode philosophique, qui doit selon lui permettre à quiconque l'emploie d'augmenter progressivement sa connaissance, par degré dit-il. Alors cette méthode, brièvement, quelle est-elle ?
On peut dire qu'il fait de la philosophie une science, non pas en tant qu'il crée des concepts à l'aide de formules scientifiques, mais en ce sens qu'il cherche une vérité, de laquelle découlera des vérités, sa méthode est scientifique, mais il l'applique à la philosophie. Il ne veut pas de "peut-être" et en a assez des philosophies qui ne se basent que sur des éventualités, il voit le stoïcisme comme un superbe palais bâti avec du sable et de la boue. Cette première vérité sera le cogito.
Cogito ergo sum, je pense donc je suis, l'action de douter nécessite que je pense, mais si je pense, il faut que je sois, que je sois une substance pensante. Voilà la première brique de l'immense bâtisse que Descartes érigera.
Au vu des évènements européens, Descartes se contente donc du minimum, pour autant, ce n'est pas un mal, puisque cela lui permet de préparer l'assimilation de sa philosophie. Si sa pensée était une oeuvre, le Discours de la méthode en serait sans doute l'introduction.

Un ouvrage très intéressant donc, puisqu'il est la base philosophique d'un penseur qui aura profondément influencé toute la pensée européenne puis mondiale, le cogito est un universel auquel tous se sont confronté d'une manière ou d'une autre. Un ouvrage accessible, bien que son XVIIème siècle nous impose un style vieillot, des tournures de phrases alambiquées, bien que parfois très jolies.
A lire en tant qu'il est une des bases de la philosophie moderne, mais très insuffisant pour qui veut se réclamer d'une connaissance acceptable de la pensée cartésienne.
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Sivoj
Sivoj19 décembre 2015
  • Livres 1.00/5
Descartes voulait une philosophie nouvelle, plus juste, qui permette de distinguer le vrai du faux, une philosophie dont on puisse être sûr qu'elle soit aussi vrai que les mathématiques.
Pour ce faire, il va appliquer une méthode qu'on peut résumer brièvement à douter de tout et partir de zéro, sans préjugés ni idées préconçues, afin d'assurer des bases solides sur lesquelles bâtir sa doctrine. De là, il compte déterminer une première vérité basique, puis l'utiliser pour en déterminer une autre, puis une autre, partant de choses simples et progressant vers des plus complexes.
Oui mais, déjà le bât blesse.
Il insiste sur le fait de douter de tout ce qui n'apparait pas comme "clairement et distinctement indubitable" et qui peut inspirer un doute aussi infime soit-il. Or, il accepte dans le même temps la religion et sa théologie comme étant vrais car étant l'une des premières choses qu'il ait apprise depuis tout jeune. Voilà déjà une curieuse manière d'exercer le doute, non ? Il va douter des conventions sociales et morales, mais un dieu créateur et tout ce qui s'ensuit ne lui met pas la puce à l'oreille...
Ce premier problème souligne celui de la définition de "clairement et distinctement indubitable". Descartes prétend que tout le monde peut voir distinctement et que la seule difficulté serait de bien différentier ce qui est distinct à nos yeux de ce qui ne l'est pas. Or, même lui se fait piéger dans sa propre logique et ne voit pas ses erreurs. Il n'a pas su définir ce qui est "distinct" pour lui même, ce qui l'amène à considérer des bases fausses comme étant justes.
À partir de là, tout son raisonnement est erroné.
Par exemple, il va déduire son idée la plus célèbre : "Je pense, donc je suis". Une bonne base, à priori. Sauf que de là, il va déduire que si on peut penser à soi-même comme déconnecté du temps et de l'espace, s'imaginer en dehors de tout lieu et date, c'est donc que l'âme existe indépendamment du corps et de toute contrainte physique ou temporelle.
Pardon, c'est ça la méthode rigoureuse et scientifique ?! D'où sort-il le concept d'âme ? Il passe son temps à se plaindre des paralogismes des autres, puis nous sort un A–>B, A–>C donc B–>C (avec A=Je pense , B=Je suis, C=En dehors de l'espace et du temps ; avec un glissement dans la signification de "Je suis" pour impliquer l'existence l'âme et non plus l'existence tout court). Par la même logique on pourrait dire : Socrate est un homme, Socrate est grec, donc les hommes sont grecs. Non-sens.
Après ça, il enchaine sur le fait que la réalité existe en dehors de nous, mais en affirmant que si la réalité n'était que le fruit de notre imagination on serait parfait, infini, tout puissant, éternel, comme un dieu dans notre propre univers. Et comme nous somme imparfaits et pas tout puissant, notre environnement existe donc extérieurement à nous...
Personnellement, je suis rarement tout puissant dans mes rêves, qui sont pourtant 100% dans mon imagination.
Tout naturellement, il nous informe ensuite que nous pouvons donc définir la nature de dieu par élimination, car lui n'a pas de défaut. Donc si on peut imaginer des défauts en nous même, ce sont des défauts que dieu n'a pas. Il ne possède donc donc pas de défaut imaginable mais possède tout le reste, c'est à dire les qualités.
Je n'ai pas pu continuer plus loin. J'avais hâte de lire le plus célèbre des philosophes français. Mais il n'est pas philosophe, il est théologien.
Déjà, René écrit dans un style lourdaud : ses phrases à la tournure vieillotte – pardonnable vu son époque – durent des paragraphes entiers. Les parenthèses, il n'en utilise jamais. Par contre, les virgules, oui, et il les utilise adroitement pour diviser ses phrases-paragraphes en phrases plus petites, mais tout aussi indigestes. Au bout de trois lignes, on ne sait déjà plus où est la principale, la subordonnée, la subordonnée de la subordonnée. J'ai du relire chaque phrase deux ou trois fois pour en saisir le sens ; il est normal pour un lecteur de faire des efforts pour accéder à un auteur
Mais, si c'est pour se frapper des conjectures douteuses, basées sur une méthode pseudo-scientifique... Là je ne comprend plus. Pourquoi continue-t-on de tenir ce théologien en si haute estime – au point qu'en France, aujourd'hui, on dit "cartésien" quand on veut dire rationnel ou pragmatique ? L'excuse habituelle ("il a fait de son mieux pour l'époque") me rend perplexe car Thomas Hobbes, un philosophe déterministe et rationnel, est connu pour avoir correspondu avec Descartes et il lui avoir fait remarquer ses fautes de raisonnement.
Je peux comprendre l'importance historique de Descartes ; sa tentative d'ajouter une méthode de raisonnement strictement logique à une discipline aussi décousue est louable ; mais pour ce qui est de ce texte là, un lecteur du 21ème siècle, comme du 17ème, n'y trouvera rien d'autre qu'une métaphysique psychédélique et bondieusarde.
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vincentf
vincentf09 octobre 2011
  • Livres 3.00/5
Suis-je cartésien? Oui et non, sans doute, comme souvent. La méthode séduit : n'admettre comme base de pensée que ce dont on est absolument sûr, que ce qui est prouvé sans être la conséquence de quoi que ce soit d'autre. Bien sûr, le risque, c'est le scepticisme, parce que rien, peut-être, n'est absolument sûr. Descartes a une certitude : "Je pense". Il en déduit l'être : "Je suis". Pourquoi ce primat de l'âme sur le corps ? Pourquoi pas "je sens, donc je suis" ? Si je sens, c'est que je pense que je sens. Tout, selon Descartes, doit passer par la raison pour que je puisse affirmer que cela est. Cette confiance absolue dans la raison ne me convainc pas. Il me semble (et ce "sembler" est déjà non cartésien) que la raison n'est qu'une dimension, qu'un aspect de notre pensée et de notre être, que l'imbrication du corps et de l'esprit, reconnue par Descartes, ne hiérarchise pas grand chose. La méthode de Descartes, si elle semble (toujours "sembler"...) marcher dans les sciences pures, et est en cela une révolution de notre rapport au monde, ne donne, en philosophie, rien de si solide qu'on ne puisse le remettre en question. Sa preuve de l'existence de Dieu nie la capacité d'invention de l'esprit humain, et je ne sais toujours pas si Dieu est. Je passe peut-être à côté de cette philosophie et, à tout bien réfléchir, je ne suis sans doute pas cartésien.
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Citations & extraits (38) Voir plus Ajouter une citation
adilosaadilosa22 août 2013
"il est certain que, si nous considérons tous les biens qui sont hors de nous comme également éloignés de notre pouvoir, nous n'aurons pas plus de regrets de manquer de ceux qui semblent être dus à notre naissance, lorsque nous en serons privés sans notre faute, que nous avons de ne posséder pas les royaumes de la Chine ou du Mexique; et que faisant, comme on dit, de nécessité vertu, nous ne désirerons pas davantage d'être sains, étant malades, ou d'être libres, étant en prison, que nous faisons maintenant d'avoir des corps d'une matière aussi peu corruptible que les diamants, ou des ailes pour voler comme les oiseaux. Mais j'avoue qu'il est besoin d'un long exercice, et d'une méditation souvent réitérée, pour s'accoutumer à regarder de ce biais toutes les choses; et je crois que c'est principalement en ceci que consistait le secret de ces philosophes, qui ont pu autrefois se soustraire de l'empire de la fortune et, malgré les douleurs et la pauvreté, disputer de la félicité avec leurs dieux. Car, s'occupant sans cesse à considérer les bornes qui leur étaient prescrites par la nature, ils se persuadaient si parfaitement que rien n'était en leur pouvoir que leurs pensées, que cela seul était suffisant pour les empêcher d'avoir aucune affection pour d'autres choses; et ils disposaient d'elles si absolument, qu'ils avaient en cela quelque raison de s'estimer plus riches, et plus puissants, et plus libres, et plus heureux, qu'aucun des autres hommes qui, n'ayant point cette philosophie, tant avorisés de la nature et de la fortune qu'ils puissent être, ne disposent jamais ainsi de tout ce qu'ils veulent."
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adilosaadilosa12 août 2013
" Mais je croyais avoir déjà donné assez de temps aux langues, et même aussi à la lecture des livres anciens, et à leurs histoires, et à leurs fables. Car c'est quasi le même de converser avec ceux des autres siècles, que de voyager. Il est bon de savoir quelque chose des moeurs de divers peuples, afin de juger des nôtres plus sainement, et que nous ne pensions pas que tout ce qui est contre nos modes soit ridicule, et contre raison, ainsi qu'ont coutume de faire ceux qui n'ont rien vu. Mais lorsqu'on. emploie trop de temps à voyager, on devient enfin étranger en son pays; et lorsqu'on est trop curieux des choses qui se pratiquaient aux siècles passés, on demeure ordinairement fort ignorant de celles qui se pratiquent en celui-ci."
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adilosaadilosa20 août 2013
"ainsi, au lieu de ce grand nombre de préceptes dont la logique est composée, je crus que j'aurais assez des quatre suivants, pourvu que je prisse une ferme et constante résolution de ne manquer pas une seule fois à les observer.

Le premier était de ne recevoir jamais aucune chose pour vraie, que je ne la
connusse évidemment être telle : c'est-à-dire, d'éviter soigneusement la précipitation et la prévention; et de ne comprendre rien de plus en mes jugements, que ce qui se présenterait si clairement et si distinctement à mon esprit, que je n'eusse aucune occasion de le mettre en doute.

Le second, de diviser chacune des difficultés que j'examinerais, en autant de parcelles qu'il se pourrait, et qu'il serait requis pour les mieux résoudre.

Le troisième, de conduire par ordre mes pensées, en commençant par les objets les plus simples et les plus aisés à connaître, pour monter peu à peu, comme par degrés, jusques à la connaissance des plus composés; et supposant même de l'ordre entre ceux qui ne se précèdent point naturellement les uns les autres.

Et le dernier, de faire partout des dénombrements si entiers, et des revues si
générales, que je fusse assuré de ne rien omettre."
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adilosaadilosa20 août 2013
"il me semblait que le plus utile était de me régler selon ceux avec lesquels j'aurais à vivre; et que, pour savoir quelles étaient véritablement leurs opinions, je devais plutôt prendre garde à ce qu'ils pratiquaient qu'à ce qu'ils disaient; non seulement à cause qu'en la corruption de nos moeurs il y a peu de gens qui veuillent dire tout ce qu'ils croient, mais aussi à cause que plusieurs l'ignorent eux-mêmes, car l'action de la pensée par laquelle on croit une chose, étant différente de celle par laquelle on connaît qu'on la croit, elles sont souvent l'une sans l'autre. Et entre plusieurs opinions également reçues, je ne choisissais que les plus modérées : tant à cause que ce sont toujours les plus commodes pour la pratique, et vraisemblablement les meilleures, tous excès ayant coutume d'être mauvais; comme aussi afin de me détourner moins du vrai chemin, en cas que je faillisse, que si, ayant choisi l'un des extrêmes, c'eût été l'autre qu'il eût fallu suivre."
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adilosaadilosa23 août 2013
"je connus de là que j'étais une substance dont toute l'essence ou la nature n'est que de penser, et qui, pour être, n'a besoin d'aucun lieu, ni ne dépend d'aucune chose matérielle. En sorte que ce moi, c'est-à-dire l'âme par laquelle je suis ce que je suis, est entièrement distincte du corps, et même qu'elle est plus aisée à connaître que lui, et qu'encore qu'il ne fût point, elle ne laisserai pas d'être tout ce qu'elle est."
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