> Nicolas Richard (Traducteur)

ISBN : 2264048387
Éditeur : 10-18 (2009)


Note moyenne : 3.33/5 (sur 9 notes) Ajouter à mes livres
Dans ce roman inédit jusqu'à ce jour et miraculeusement retrouvé, Philip K. Dick, plus visionnaire que jamais, nous livre la radioscopie d'une Amérique urbaine suffocante à travers le portrait mental d'un jeune homme au bord de la crise.

Oakland, Californ... > voir plus
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Critiques et avis(2)

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    • Livres 3.00/5
    Par Corboland78, le 29 mars 2012

    Corboland78
    On ne le dira jamais assez Philip Kindred Dick (1928-1982) fut l'un des plus grands écrivains de SF, on lui doit Le maître du haut château ou encore Ubik par exemple et le cinéma a adapté certains de ses textes pour nous livrer Blad Runner avec Harrison Ford, Total recall avec Arnold Schwarzenegger, Minority Report avec Tom Cruise etc. Pourtant Dick n'a pas fait que de la SF la preuve avec ce roman inédit qui vient de paraître alors qu'il avait été écrit au début des années 50. Les Voix de l'asphalte nous replongent dans ces années de Guerre Froide et de guerre de Corée quand le communisme était l'ennemi mortel de tout américain moyen.
    Nous sommes en Californie, Stuart Hadley, jeune marié avec un enfant en bas âge, répare des postes de télévision et son avenir dans le commerce de l'électronique semble assuré car son patron semble voir en lui son successeur. Pourtant quelque chose le ronge, une sorte de malaise existentiel. Pour combler ce vide en lui, il sera tenté par une secte évangélique, attiré par son charismatique leader Théodore Beckheim. Par la bande, il fera la connaissance de l'étrange Marsha Frazier, une femme anguleuse rédactrice d'une revue confidentielle tendant vers l'extrême droite. Là aussi une attirance morbide le poussera vers cette femme, à son corps défendant, jusqu'à ce qu'il la viole quasiment. Aucune de ces rencontres ne répondra à ses interrogations non formulées, ni cet homme, ni cette femme ne sauront calmer le feu qui couve en lui ou, comme l'écrivait Tolstoï « Je sentais en moi une énergie surabondante qui ne trouvait aucun exutoire dans notre vie tranquille ». Acculé, il tentera un baroud d'honneur autodestructeur, mais qui ne l'amènera qu'a recommencer une vie nouvelle en repartant de rien, éternel Sisyphe. Stuart Hadley n'est pas un héros sympathique, loin de là, et le roman n'est pas au-dessus de toute critique, certains passages sont trop longs alors que d'autres demanderaient à être plus fouillés, néanmoins le roman se laisse lire et surtout il nous donne à voir une autre facette du romancier américain.
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    • Livres 3.00/5
    Par urbanbike, le 29 juin 2008

    urbanbike
    Vies ordinaires en Californie dans les années 50 et pas un poil de science fiction…
    Stuart Hadley est un jeune marié dont l'épouse, Ellen, attend un mouflet (…au début du roman). Il bosse dans un petit magasin de radios et téléviseurs monté par un self-made man à l'ancienne. Il porte beau, a ce job tranquille, cet enfant à naître…
    Mais c'est sans compter avec une fêlure, un mal vivre dans ce monde urbain qui se redessine sans cesse et une énorme interrogation sur sa vie, sa destinée. Bref, en plein malaise existentiel, il se retrouve à la conférence d'un leader religieux qui le subjugue par sa voix et ses descriptions apocalyptiques, rencontre par la même occasion la rédactrice d'une feuille de chou fasciste, une quasi succube…!
    En rentrant dans l'intimité de ces deux êtres, il découvre l'envers de décor et pète sérieusement un plomb… Toute sa frustration, sa rancœur s'expriment alors et… Et à vous de lire la suite…!
    Univers machiste bien marqué, réussite sociale comme seul but, racisme ambiant, pensées étroites, Philip K. Dick nous décrit les USA d'après guerre avec ses multiples interrogations, ses angoisses, ses intolérances. Pour les lecteurs des autres ouvrages de Dick, ce roman est dans la ligne de L'homme dont les dents étaient toutes exactement semblables et, surtout de Humpty Dumpty qui se situe également à Oackland (même ville en Californie, même prénom de l'épouse que dans les voies de l'asphalte…). On peut y ajouter Confessions d'un barjo (pour la description du beau frère vulgaire et arriviste marié à la sœur du personnage principal) et Mon royaume pour un mouchoir (magasin de radios et de téléviseurs).
    Tout ceci me laisse à penser que Les Voix de l'asphalte ont servi de canevas aux romains pré-cités. Pas de science-fiction mais toujours du mal-vivre à forte dose… Loin d'être le meilleur roman de Dick, son intérêt réside surtout dans cette mise en perspective des romans publiés. Après, la question reste entière : fallait-il publier ces pages retrouvées récemment…? Oui, pour les aficionados de Dick, histoire de mieux comprendre ses obsessions. D'autant que ça se lit sans déplaisir…!
    http://www.urbanbike.com/index.php/site/les-voix-de-lasphalte-philip-k-dick/
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Citations et extraits

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  • Par Corboland78, le 29 mars 2012

    - Non, fit Hadley. Ca ne sert à rien d’élever des enfants pour qu’ils grandissent dans ce monde. Le jour où la bombe A nous tombera dessus, moi je serai en train de vendre un téléviseur… englué dans mon train-train habituel, comme une bête. Soucieux, il murmura : je n’y échapperai pas… Pete, lui, peut-être. Je ne sais pas. Peut-être que quelqu’un survivra.
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Vidéo de Philip K. Dick

Petite conférence de Jérémy Zucchi (www.jeremy-zucchi.com), futur auteur d'un essai sur l'esthétique des œuvres de l'écrivain de science-fiction Philip K. Dick. Avec Joris Mathieu, metteur en scène de la compagnie Haut et Court qui travaille sur une pièce qui évoque son œuvre. Les personnages, tels ceux du Maître du Haut-château, savent que leur monde doit s'écrouler, doit disparaître. Il sont dans l'attente d'une Apocalypse qui mènera à une Révélation divine qui ne vient pas, qui doit les mener vers l'authentique monde réel. J'évoque le délire mystique de Philip K. Dick dans les huit dernières années de sa vie. Je parle les trois types d'humains, tous malades psychologiquement, qui composent les univers de l'écrivain : schizoïdes, autistes et schizophrènes capables de percevoir la réalité et l'autre monde, ignorant celui qui est réel. Je conclue en parlant de la vision divine, l'épiphanie, et de l'espoir en une révélation du réel par la caméra. Filmé au théâtre de Vénissieux, le 15 avril 2011 4e partie








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