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ISBN : 2070314545
Éditeur : Gallimard (2004)


Note moyenne : 3.59/5 (sur 27 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Diderot interroge un aveugle-né pour savoir quelle idée éveille en lui la notion de symétrie ou encore de beauté. Il s'avère que "la beauté pour un aveugle n'est qu'un mot, quand elle est séparée de l'utilité". Toutes le... > voir plus
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Critiques, analyses et avis (1)

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    • Livres 4.00/5
    Par chartel, le 22 octobre 2009

    chartel
    Ce livre vaudra à son auteur quelques jours enfermé dans la prison de Vincennes. Il était téméraire à l'époque de remettre en cause des dogmes pluriséculaires d'une religion encore toute puissante.
    Diderot rend compte d'une expérience de Réaumur sur un aveugle. Il en profite pour développer une réflexion philosophique sur la relativité des faits issus de l'observation, puisque cette observation est obligatoirement dépendante de notre appareil sensitif lui-même limité et incomplet.
    Malgré une progression bien structurée et cohérente du discours du philosophe, certains passages très techniques et mathématiques alourdissent la lecture, et Diderot, bien que fin analyste, se focalise trop sur le sens du toucher, essentiel chez les aveugles, oubliant en cela les autres sens, tout aussi essentiels, l'odorat et l'ouïe. Cela n'enlève évidemment rien à la richesse intellectuelle de l'œuvre, dans laquelle, en bon matérialiste qu'il fut, on retrouve sa célèbre critique des idéalismes.
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Citations et extraits

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  • Par chartel, le 22 octobre 2009

    L’unité pure et simple est un symbole trop vague et trop général pour nous. Nos sens nous ramènent à des signes plus analogues à l’étendue de notre esprit et à la conformation de nos organes. Nous avons même fait en sorte que ces signes pussent être communs entre nous, et qu’ils servissent, pour ainsi dire, d’entrepôt au commerce mutuel de nos idées. Nous en avons institué pour les yeux, ce sont les caractères ; pour l’oreille, ce sont les sons articulés ; mais nous n’en n’avons aucun pour le toucher, quoi qu’il y ait une manière propre de parler à ce sens, et d’en obtenir des réponses. Faute de cette langue, la communication est entièrement rompue entre nous et ceux qui naissent sourds, aveugles et muets.
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  • Par chartel, le 22 octobre 2009

    Vous allez voir, par l’examen que j’en ferai, combien ceux qui ont annoncé que l’aveugle-né verrait les figures et discernerait les corps, étaient loin de s’apercevoir qu’ils avaient raison ; et combien ceux qui le niaient avaient de raisons de penser qu’ils n’avaient point tort.

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  • Par chartel, le 22 octobre 2009

    Un phénomène est-il, à notre avis, au-dessus de l’homme ? nous disons aussitôt : c’est l’ouvrage d’un Dieu ; notre vanité ne se contente pas à moins. Ne pourrions-nous pas mettre dans nos discours un peu moins d’orgueil, et un peu plus de philosophie ?

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  • Par chartel, le 22 octobre 2009

    Quand il dit : cela est beau, il ne juge pas ; il rapporte seulement le jugement de ceux qui voient : et que font autre chose les trois quarts de ceux qui décident d’une pièce de théâtre, après l’avoir entendue, ou d’un livre, après l’avoir lu ?

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