> Maurice Edgar Coindreau (Traducteur)
> René-Noël Raimbault (Traducteur)
> Charles-P. Vorce (Traducteur)

ISBN : 2070425495
Éditeur : Gallimard (2002)


Note moyenne : 3.64/5 (sur 25 notes) Ajouter à mes livres
Au centre des plus célèbres nouvelles de William Faulkner, trois portraits de femmes denses et profonds: la tragique Miss Emily, cloîtrée dans sa maison comme dans ses souvenirs; Minnie Cooper, vieille fille tourmentée par l'indifférence des hommes jusqu'au meurtre, et ... > voir plus
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Critiques et avis(3)

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    • Livres 4.00/5
    Par Thyuig, le 25 septembre 2011

    Thyuig
    Quatre nouvelles tirées du recueil "Treize histoires", regroupées ici parce que toutes tournent autour d'un personnage féminin. Au-delà de la classe de Faulkner, l'intérêt de ce choix éditorial réside sans doute dans le sens que ce rapprochement dégage, ces quatre nouvelles se répondent chacune dans leur noirceur d'abord mais aussi par l'extrême sensibilité qui en résulte.
    Il y a toujours le style chez Faulkner, maître d'oeuvre infatiguable de la langue, qui doit toujours être implacable, ronde mais dure, une écriture qui ne ment pas lorsqu'elle décrit Miss Emily et sa taille : " c'est peut-être pour cela que ce qui chez une autre n'aurait été que de l'embonpoint, était chez elle de l'obésité. Elle avait l'air enflé, comme un cadavre qui serait resté trop longtemps dans une eau stagnante, elle en avait même la teinte blafarde".
    Cruel ? Je ne pense pas. Extrémement réaliste et pointilleux, semblant s'acharner sur sa proie, oui, chasseur de failles, de felures et de rêves brisés, voilà Faulkner dans tout son génie.
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    • Livres 4.00/5
    Par feebourbonnaise, le 23 juillet 2008

    feebourbonnaise
    Ces nouvelles (issues de Treize histoires) sont noires, un peu glauques mais c'est le style de Faulkner. Ce recueil de 4 nouvelles (centrées autour de personnages féminins) permet de découvrir l'univers sombre de l'auteur. Les histoires sont assez riches et nous transportent dans le Sud des Etats-Unis du début du 20ème siècle où règne le racisme, l'instabilité et la morosité.
    Personnellement, je trouve que c'est bien écrit et pas forcément difficile à lire. Même si retrouver un personnage d'une nouvelle à l'autre peut être dérangeant à 1ère vue (on est tenté de rapprocher les différentes histoires). J'ai beaucoup aimé.
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    • Livres 4.00/5
    Par Carosand, le 19 janvier 2012

    Carosand
    La seule nouvelle que j'ai retenue est celle du titre qui se révèle tout en suspens et mystère jusqu'à la fin, tragique et spectaculaire : on y pense longtemps tout en la gardant en mémoire tant cette histoire est prodigieusement effrayante
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Citations et extraits

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  • Par Thyuig, le 25 septembre 2011

    (...), les dames chuchotaient, macabres, et, sur la galerie et sur la pelouse, les très vieux messieurs - quelques-uns dans leurs uniformes bien brossés de confédérés - parlaient de Miss Emily comme si elle avait été leur contemporaine, se figurant qu'ils avaient dansé avec elle, qu'ils l'avaient courtisée peut-être, confondant le temps et sa progression mathématique, comme font les vieillards pour qui le passé n'est pas une route qui diminue mais, bien plutôt, une vaste prairie que l'hiver n'atteind jamais, séparé d'eux maintenant par l'étroit goulot de bouteille des dix dernières années.
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  • Par Thyuig, le 25 septembre 2011

    Ils se levérent quand elle entra. Elle était petite, grosse, vêtue de noir, avec une chaîne d'or qui lui descendait jusqu'à la taille et disparaissait dans sa ceinture, et elle s'appuyait sur une canne d'ébène à pomme d'or ternie. Son ossature était mince et frêle. C'est peut-être pour cela que ce qui chez une autre n'aurait été que de l'embonpoint, était chez elle de l'obésité. Elle avait l'air enflé, comme un cadavre qui serait resté trop longtemps dans une eau stagnante, elle en avait même la teinte blafarde
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  • Par 270778, le 13 juillet 2010

    Quand Miss Emily Grierson mourut, toute notre ville alla à l'enterrement : les hommes, par une sorte d'affection respectueuse pour un monument disparu, les femmes, poussées surtout par la curiosité de voir l'intérieur de sa maison que personne n'avait vu depuis dix ans, à l'exception d'un vieux domestique, à la fois jardinier et cuisinier.
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Les carnets de route de François Busnel, France 5 Rencontre avec Dean Faulkner Le Sud des Etats-Unis fut celui de l'esclavage et des grandes plantations, du Ku Klux Klan et des chrétiens fondamentalistes. Mais elle est aussi le berceau du jazz et du blues. François Busnel se rend à Fripp Island, en Caroline du Sud, pour y rencontrer Pat Conroy. Puis il rejoint Memphis, dans le Tennessee où il retrouve l'auteur de polars Ace Atkins. De là, il se rend en voiture à Oxford, dans le Mississippi, où William Faulkner avait élu domicile, en 1931. A Oxford vit également le romancier Tom Franklin. Il rencontre aussi Thomas H. Cook, auteur de polar natif du Sud. Arrivé à La Nouvelle Orléans, l'écrivain Eddy Harris entraîne François Busnel dans les quartiers détruits par l'ouragan Katrina. Dans un bayou proche de La Nouvelle-Orléans, François Busnel rencontre John Biguenet, écrivain américain d'origine acadienne.








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