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ISBN : 2221110838
Éditeur : Robert Laffont (2012)


Note moyenne : 4.06/5 (sur 553 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Entre 1933 et 1949, des salles de bal de Buffalo aux chambres du Parlement anglais, de la bataille de Normandie au terrible Blitz, L'Hiver du monde entraîne le lecteur dans le tourbillon de la Seconde Guerre mondiale.

Dans La Chute des géants, cinq famill... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 2.00/5
    Par MicheleP, le 20 août 2014

    MicheleP
    « Le siècle » de Ken Follet est une trilogie qui a l’ambition de faire connaître l’histoire du XXe siècle à travers un certain nombre de personnages anglais, américains, allemands et russes. Histoire touffue, puisque chaque volume fait dans les 1000 pages.
    Le tome I, « La chute des géants », qui traite de la première guerre mondiale, est assez agréable, la valse hésitation qui aboutira à l’entrée en guerre est assez bien décrite, essentiellement vue à partir d’un couple d’amoureux, lui allemand et elle anglaise, follement pacifistes parce que la guerre les séparerait. On marche plus ou moins, même si on a parfois quelques doutes : est-il loisible de raconter la prise du Palais d’hiver de St Petersbourg sans la moindre allusion au croiseur Aurore ? Est-il honnête de présenter le Chemin des dames comme une victoire allemande à l’arraché, c'est-à-dire de faire d’un épisode de cette lutte acharnée une rapide victoire ? Est-il normal de raconter la première guerre mondiale sans dire un mot des combattants français qui, me semble-t-il, souffraient autant sur le front que les Anglais…
    Le tome II, « L’hiver du monde » a pour sujet la montée des grandes dictatures en Allemagne et en Russie, la guerre d’Espagne et la seconde guerre mondiale. Ici aussi, de curieuse lacunes : les nazis sont vraiment vilains et brutaux, il est parlé de leurs velléités d’eugénisme par euthanasie des malades mentaux, mais on ne trouve rien ou presque sur la Shoah, au point que les grandes éliminations de juifs en Ukraine (Babi Yar) sont passées sous silence et transformées en liquidation de prisonniers en Russie. Les communistes sont tout aussi vilains et brutaux, la critique est sans concession (et assez méritée), mais si poussée à l’extrême qu’il n’est question ni de la résistance héroïque de Stalingrad, ni du siège de Leningrad. Les Japonais, en revanche, ne sont pas si vilains que ça : c’est que les Américains les ont bien enférocés en interdisant leur ravitaillement en pétrole. Les Américains ne savent pas trop ce qu’ils veulent, quand aux Français… - Ah bon, il y avait des Français dans cette affaire ? – pas un mot de de Gaule, pas un mot de la Résistance, pas un mot de l’armée d’Afrique, de Monte Cassino, du débarquement en Provence (ni de la campagne d’Afrique d’ailleurs, résumée en une seule ligne : une bande de 80 kms qu’Américains et Allemands se disputent au Maghreb). En revanche, ceux qui sont gentils-gentils, ce sont les travaillistes anglais qui ont inventé la retraite, la sécurité sociale, les grèves et tout et tout, bien sûr, puisque la France n’existe pas, ni, de ce fait, le Front populaire. Enfin, pourquoi appeler Sainte Mère Eglise du nom bien postérieur d’« Eglise des sœurs » ? Donc, à mon avis, pour une bonne vulgarisation sur la deuxième guerre mondiale, mieux vaut lire les ouvrages de Max Gallo.
    Restent les aventures des personnages, convenues et longuettes. Ce sont les enfants des personnages du tome I, tous brillants et excellents dans leur partie, tous diplomates ou officiers d’élite ou infirmières pour les dames, tous se connaissant plus ou moins les uns les autres, tous amoureux les unes des autres, pour après maintes souffrances et séparations, s’unir enfin et mettre au monde les babies qui seront les personnages du tome III. Car tout le monde survit, tout le monde en réchappe, avec de sacrés coup de pouce du destin qu’on pourrait aussi appeler stratagèmes de narration. Seuls meurent, comme par hasard, les homosexuels, les impuissants et les vilaines filles qui ne veulent pas d’enfant : ne se reproduisant pas, ils n’ont sans doute aucune utilité pour la mise en place de la suite de l’histoire !
    Sinon, pour passer le temps en vacances, ça se laisse lire, ça ne « prend pas la tête », on a quelques scènes de c… (qui reproduisent toujours le même schéma, mais qui coupent aimablement la narration), on a aussi plaisir à retrouver des faits historiques connus et à suivre mollement les amourettes contrariés de quelques braves gens.
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    • Livres 4.00/5
    Par Marple, le 10 mars 2013

    Marple
    Plus c'est épais, meilleur c'est. Voilà la conclusion à laquelle je suis arrivée au sujet des livres de Ken Follett. Et le Siècle 2 / L'Hiver du monde n'échappe pas à cette règle : je l'ai trouvé absolument passionnant, dans la droite ligne du tome 1.
    Certes, le style n'a rien d'extraordinaire et certaines situations sont vraiment cousues de fil blanc. Mais ce roman happe son lecteur, lui faisant vivre une multitude d'aventures en Union Soviétique, aux États-Unis, en Angleterre, en Allemagne... tout en révisant l'Histoire du monde des Années 30 au Plan Marshall. Résultat : j'ai dévoré ce livre si vite qu'il me faudrait peut-être une 2ème lecture pour en retenir tous les faits historiques marquants.
    On retrouve dans ce 2ème tome les mêmes familles que dans le 1er : les van Ulrich à Berlin, les Fitzherbert et les Williams à Londres, les Dewar à Washington et Buffalo, les 2 branches Pechkov en Union Soviétique et aux États-Unis... Tout ce petit monde évolue, de près ou de loin, dans la sphère de la politique et de la diplomatie et nous fait assister à la montée des fascismes en Europe (pas juste en Allemagne), à la guerre d'Espagne, aux recherches scientifiques ayant mené à la bombe atomique, à Pearl Harbor et aux batailles du Pacifique, aux excès de la police secrète soviétique, aux jeux dangereux de l'espionnage et du contre-espionnage, à la barbarie nazie, aux atrocités de la prise de Berlin par l'Armée Rouge, à la création de l'ONU et aux prémices de la guerre froide. C'est vraiment très riche et intéressant !
    Ce que j'ai beaucoup aimé aussi, c'est le plaidoyer pour la démocratie et le profond message d'espoir. À part Erik van Ulrich qui passe du nazisme au communisme dans sa recherche d'un 'prêt à penser', les personnages s'interrogent, doutent, réfléchissent, agissent, sont nuancés et ne ferment pas les yeux sur les travers, petits ou grands, des différents régimes. Ainsi, Volodia voit bien le fossé entre le communisme rêvé et le totalitarisme stalinien. de même, tous s'engagent à leur facon pour transformer le monde. Au final, malgré toutes les horreurs qu'il montre, et aussi parce qu'il les dénonce et qu'il met à l'honneur des personnages dignes et acteurs de l'histoire, ce livre est fondamentalement optimiste.
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  • Par Aela, le 23 octobre 2012

    Aela
    C'est le deuxième volet de la trilogie de Ken Follett, auteur qui s'est d'abord fait connaître pour ses livres d'espionnage.
    Cette trilogie porte le nom de "le Siècle". Dans le premier volet paru en 2010, (" La Chute des géants") nous avions vu l'essor de plusieurs familles au moment de la Grande Guerre: une famille américaine, une famille russe, une famille allemande et une famille anglaise.
    Dans ce volet nous voyons évoluer leurs descendants, qui ont ceci en commun, malgré leurs nationalités différentes, d'avoir tous un lien avec le pouvoir et avec la diplomatie.
    Nous voyons la préparation de la guerre, les offensives d'Hitler, les exactions des Nazis, la résistance parmi la population allemande, le rôle des espions pour obtenir des documents vitaux qui vont permettre de remporter des victoires.
    Et nous voyons défiler avec une abondance de détails passionnants les grands moments de la Deuxième Guerre Mondiale, que les Russes ont appelée Grande Guerre Patriotique: l'attaque de Pearl Harbor, la bataillle de Midway, la bataille aérienne à Londres, Moscou évacuée, Berlin en flammes; nous sommes projetés au coeur des drames vécus avec une intensité croissante au fil du récit.
    Les héros: le très aristocratique Vicomte Boy Fitzherbert, la jeune infirmière allemande Carla von Ulrich, prête à risquer sa vie pour obtenir des informations destinées à la résistance, le futur député gallois Lloyd Williams, la jeune américaine ambitieuse Daisy Pechkov, le sénateur américain Gus Dewar et les autres...
    Tous ces personnages ont en commun un formidable appétit de vivre et de survivre et de faire gagner le camp de la liberté.
    Une magnifique reconstitution historique, qui donne une foule d'informations sur cette période bien difficile de notre Histoire.
    Ken Follett a travaillé avec des historiens de renom pour réaliser ce livre: les historiens Ewan Mawdsley, Tim Reeves, Matthias Reiss et Richard Toye.
    Le résultat est vraiment remarquable.
    Nous plongeons au coeur de l'Histoire..
    Une lecture passionnante et instructive.
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    • Livres 4.00/5
    Par Annette55, le 07 mai 2015

    Annette55
    Dans ce deuxième tome de plus de 900 pages: "L'hiver du monde", nous assistons à la montée d' Hitler au pouvoir puis à la barbarie et à la destruction qui vont suivre dans le monde entier....Le lecteur retrouve avec fascination et intérêt la suite du destin de cinq familles de nationalité différente, des personnages exceptionnels et leurs enfants( les Ulrich ,Allemands ,les fitzherbert, Gallois, les Williams, Anglais, les Dewar, Américains,les Pechkov, Russes). Chacun à sa maniére tente de faire face au milieu du chaos . L'auteur, un Conteur Fabuleux décrit avec intelligence, lucidité et brio l'effroi dans lequel le monde plonge durant la deuxième guerre mondiale.....
    On apprend beaucoup: à propos du mouvement fasciste en Angleterre , la résistance des civils allemands face à la barbarie Nazie( cela m'a fait penser à l'ouvrage : Seul dans Berlin "de Hans Fallada), sur l'ONU, le développement nucléaire, le plan Marshall, les débuts et les origines de la guerre froide.....
    On découvre ou re-découvre les enjeux de la guerre et l'on côtoie des personnages historiques de premier plan , de Enrico Fermi à Molotov, de Churchill à Roosevelt et Truman, , Staline...
    Les références historiques judicieuses nous captivent, l'histoire est passionnante.
    On vit les restrictions de la guerre avec les protagonistes. Nous sommes Anglais puis Russe, Allemand, Américain. Nous vivons les points de vue diplomatiques et scientifiques de chaque camp. Les transitions entre les differentes histoires sont parfaitement réussies même si parfois certaines situations romanesques l'emportent sur la politique à part entière , au hasard des pages de ce pavé.
    Les sujets sont remarquablement documentés peut être un peu longs et complexes à certains moments : la pile atomique, le projet Manhattan ....
    Amours contrariées et secrets affluent,coups du sort et tragédies individuelles côtoient la grande histoire. Ce deuxième tome: un pur bonheur allie une intrigue passionnante à une connaissance historique impressionnante. La densité des personnages, la description du contexte et des mentalités de l'époque ajoutent de la crédibilité à cet ouvrage, quel souffle! Le rôle des femmes, essentiel,est mis en valeur, : infirmières, scientifiques,chercheuses, ouvrières, simples mères de famille courageuses ,démunies humbles et fières prêtes à tous les sacrifices pour vaincre le fascisme , chacune dans leur rôle !
    Cet ouvrage , un coup de maitre , est-ce que le troisième tome : 1200 pages sera
    d'aussi bonne qualité ?
    On dit que les sagas s'essoufflent, je vais le découvrir.....
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    • Livres 4.00/5
    Par bilodoh, le 13 août 2014

    bilodoh
    Le second tome d’une grande fresque historique alimentée par l’histoire de quatre familles, des Américains, des Allemands, des Britanniques et des Russes.

    Dans ce monde, tout est relié : un oncle de la famille russe a émigré aux États-Unis, une Anglaise a épousé un Allemand, il y a des fils illégitimes et des rencontres de hasard. C’est la deuxième génération et les croisements se continuent. Des personnages sont là pour les grands événements du siècle : à la Chambre britannique ou auprès de la Maison-Blanche, à Pearl Harbor ou aux essais de bombe atomique et à leurs mariages, ils invitent le roi d’Angleterre ou Staline.

    De la montée du nazisme à la « paix froide », « L’hiver du monde » raconte l’histoire de cette période avec ses atrocités : guerre d’Espagne, bombardement de Londres, campagne de Russie, torture et meurtres à bout portant, viols et vols.

    C’est aussi les coulisses de la politique avec les tractations et le jeu de poker des rencontres internationales ; les aléas du « renseignement », de l’espionnage et du contre-espionnage qui tentent de deviner les coups de l’adversaire ; les vacillements de la démocratie avec des manifestations brutales de l’extrême-droite fasciste trop bien encadrées par les forces policières, même en Angleterre.

    Les grandes familles illustrent des univers sociaux : le snobisme d’une élite où l’Américaine Daisy semble une froide Scarlett, la noblesse anglaise désargentée qui peut épouser une riche héritière, le milieu modeste de travailleurs miniers et de politiciens de gauche, la misère affamée des populations des villes détruites.

    Pour en faire un roman, Follett y a ajouté des scènes d’amour et de sexe, tissant ainsi les fils qui unissent les différentes familles.

    On trouve de tout dans ce pavé de près de mille pages. Une lecture facile, pas un sommet de littérature, mais une bonne façon de revoir l’histoire de cette partie du vingtième siècle.

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Critiques presse (1)


  • LaPresse , le 22 octobre 2012
    C'est une autre force de Follett, cette façon très personnelle de marier histoire, fiction, pédagogie et sentiments. Que ce soit les enjeux de la guerre civile espagnole, la fission nucléaire, les motivations économiques des Japonais pour déclarer la guerre aux États-Unis ou... les dessous de la masturbation féminine, Follett explique tout.
    Lire la critique sur le site : LaPresse

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Citations et extraits

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  • Par laure14, le 24 mai 2015

    Quand il avait songé au combat, c'étaient des images de courage face au danger, de stoïcisme et d'héroïsme dans l'adversité qui lui étaient venues à l'esprit. Or il ne voyait que douleur atroce,visages suppliciés, terreur aveugle, corps broyés, et doutait désormais totalement du bien fondé de sa mission.

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  • Par laure14, le 24 mai 2015

    Elle avait cru que l'amour était un sentiment dont elle pouvait investir un homme qui lui plaisait, sa principale responsabilité étant de le choisir intelligemment. Elle comprenait maintenant qu'elle s'était lourdement trompée. L'intelligence n'avait rien à voir là dedans, et elle n'avait pas le bon choix. L'amour est un séisme.

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  • Par infosix, le 18 mai 2015

    En politique, vous savez que vous avez gagné la partie quand vos adversaires vous piquent vos idées.

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  • Par Annette55, le 07 mai 2015

    La propagande Russe était plus virulente que tout ce qu'il avait pu voir jusque là. "Si tu n'as pas tué au moins un allemand par jour, tu as perdu ta journée, lut- il. Si tu attends que la bataille commence, tue un Allemand pour tuer le temps.Si tu tues un Allemand ,tues - en un autre- rien ne nous amuse autant qu'un monceau de cadavres allemands- Tue les Allemands- c'est la prière de ta vieille mére. Tue les Allemands- c'est la supplique de tes enfants Tue les Allemands- c'est le cri de la terre Russe. N'hésite pas. Ne recule pas. Tue."Cela donnait un peu la nausée, se dit Volodia. Mais certains sous- entendus étaient encore pires. Le rédacteur se montrait indulgent avec les pillards:"Les manteaux de fourrure et les cuillers que vous volez aux allemandes, elles les ont volés à d'autres". Et le viol faisait l'objet d'une plaisanterie de mauvais goût : "Un soldat soviétique ne refuse jamais les avances d'une femme allemande....."
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  • Par Nef, le 26 février 2014

    « Après les vêtements venaient les meubles. On pouvait acheter un lit pour vingt-cinq dollars. Tout était abordable, quand on gagnait cinquante dollars par semaine. Et c’était la même chose, page après page. Le catalogue contenait des centaines d’articles tout simplement impossibles à acheter en Union soviétique, même quand on avait de l’argent : des jeux et des jouets, des produits de beauté, des guitares, des fauteuils élégants, des appareils électriques, des romans sous des jaquettes en couleur, des décorations de Noël et des grille-pain.
    Même un tracteur. « Tu crois, fit Zoïa, qu’en Amérique, n’importe quel fermier qui veut un tracteur peut l’avoir tout de suite  ?
    — À condition d’avoir l’argent pour l’acheter, répondit Volodia.
    — Il n’a pas besoin de s’inscrire sur une liste et d’attendre plusieurs années ?
    — Non. »
    Zoïa referma le volume et regarda Volodia d’un air grave.
    « Pourquoi des gens qui peuvent avoir tout ça voudraient-ils être communistes ? demanda-t-elle.
    — Bonne question », répondit Volodia. »

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