> Brice Matthieussent (Traducteur)

ISBN : 2264016124
Éditeur : Editions 10/18


Note moyenne : 4.31/5 (sur 133 notes) Ajouter à mes livres
D'un balcon sur le Pacifique aux plaines du Nebraska, Dalva est un long souvenir. C'est le roman de la vie vaille que vaille avec son lot de meurtrissures qu'il faut porter au coeur. Mais avant que ne se creusent les brèches taillées par le désespoir, l'i... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par lehane-fan, le 04 février 2012

    lehane-fan
    Bon , on va pas se mentir , y a comme un méchant sentiment de frustration au final . Souvent comparé à Joseph Boyden que j'adore et inversement proportionnel à la tengente , j'esperais me perdre corps et ame dans une nature magnifiée , exacerbée . Je n'irais pas jusqu'à parler de perte de temps , restons honnete , mais le constat est bien là : déception !
    Tel le petit galopin à la vue d'un grand huit tentaculaire , j'ai pris place dans ce wagonnet tentateur , gravissant lentement et inexorablement une pente qui , immanquablement , déboucherait sur un palpitant et enivrant plaisir de lecture . Livre terminé . Je pense en avoir appréhender les lignes directrices , si , si , ne soyez pas désobligeants . Et j'ai toujours cette vaine espérance d'un manege prometteur qui jamais ne me grisera .
    Pourtant , au vu des critiques ditrhi , dihti , raaaaahhh , élogieuses , la trame historico-familiale s'avérait plaisante ! Des personnages forts , emblématiques et fouillés . de magnifiques paysages , véritables invitations au voyage et au dépaysement . Mais là ou le bat blesse , c'est cette profusion de détails , d'évenements circonstanciés qui , par manque de liant , ont fait que jamais au grand jamais je ne me suis senti concerné par ce récit . Véritable spectateur passif d'une histoire aussi fouillée que fouillie . le style est enlevé et pourtant , cette surabondance de faits , cet éclatement narratif justifient pleinement cette absence d'empathie et d'implication de ma part . Un manque de sobriété pénalisant et faisant d'un bouquin chronophage un livre juste agréable...Dommage..
    Dalva , 45 ans , femme libre hantée par un noir passé . 15 ans , déces de son pere en Corée . 17 ans , disparition de son grand-pere devenu alors tuteur et modele . Elle se verra également enlevé son fils des la naissance , fruit d'un amour interdit et contrarié . Sinon , tout va bien...
    Michael , son petit ami du moment , plus prompt à la faire rire qu'à la faire jouir ( dixit l'auteur ) et féru d'histoire Amerindienne, la convainc alors de l'autoriser à mettre son nez dans les journaux de son arriere grand-pere . Dalva , quand à elle , est bien décidée à retrouver et renouer avec un fils qu'elle ne connait pas . Voilà le point de départ d'un drame familial se jouant sur quatre générations . Les voyages temporels s'enchainent . Les écrits apportent leur comptant de révélations historiques et familiales . Les pérégrinations de Michael , pur citadin laché dans un environnement hostile et au contact d'autochtones surprenants qu'il découvre , sont plutot jubilatoires . le dénouement est sublime mais ne suffit pas à combler et faire oublier ces longs moments de solitude . Cette persistante sensation que le bouquin ne va jamais décoller...
    J'avais sorti le canoé , m'attendant à etre balloté par des flots tumultueux ! Au final , ce triste sentiment d'avoir pagayé sur une mer d'huile en faisant du surplace...Ça devait monter...
    Ce qui ne m'empechera pas , afin d'infirmer ou de confirmer une premiere impression plus que mitigée , d'attaquer Sur La Route du retour...de flammes ! Qui sait ?
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    Critique de qualité ? (24 votes positifs)
  • Par keisha, le 20 janvier 2012

    keisha
    D'une précédente lecture me restait le souvenir lointain d'une ferme du Middle West et d'une jeune fille enceinte du jeune homme qu'il ne fallait pas. Il n'est pas toujours judicieux de remuer la poussière du souvenir mais certains romans cependant se laissent autant apprécier à des années de distance. Ce fut le cas pour Dalva.

    Bien difficile de résumer ce roman foisonnant à la narration éclatée et parfaitement maîtrisée. En 1986, Dalva a quarante-cinq ans, doit quitter la Californie pour fuir un type qui lui en veut de l'avoir dénoncé et revient dans le Nebraska et la ferme familiale où vit toujours sa mère Naomi. L'accompagne son ami du moment, Michael, qui l'a convaincue de lui laisser étudier les journaux de son arrière grand père Northridge en échange de la recherche du fils de Dalva qu'elle a dû abandonner à sa naissance.

    Les aventures hilarantes de Michael au milieu des ploucs- pas si ploucs- du Nebraska alternent alors avec la découverte de l'arrière grand père, qui après la guerre civile, partit vers l'ouest comme, officiellement, missionnaire et botaniste. Mais les Sioux ne devinrent jamais agriculteurs et de toute façon, déplacés par le gouvernement, ne purent jamais posséder une bonne terre. Des pages poignantes du journal évoquent les guerres indiennes et la fin tragique de grands guerriers.L'arrière grand père de Dalva, fort riche d'ailleurs, finit par épouser une indienne, qui lui donne un fils, grand père de Dalva. Dans ce coin du Nebraska les familles descendant des Sioux, Suédois et autres sont souvent liées par le sang.

    En dehors d'un passionnant retour dans l'histoire pas bien propre des Etats Unis se déroule l'évolution de Dalva, qui ne sera plus jamais une "jeune fille en pleurs" et réalise que "le souvenir n'est pas forcément synonyme de suffocation."

    On l'aura compris, ce roman m'a enchantée, il doit se lire et se relire. Quelques beaux passages "nature", mais pas trop longs, je précise, ajoutent évidemment à l'intérêt que je lui ai porté. Un grand roman, oui.

    Lien : http://en-lisant-en-voyageant.over-blog.com/article-dalva-la-route-d..
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    Critique de qualité ? (9 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Thyuig, le 27 août 2010

    Thyuig
    Dalva est un magnifique roman et Jim Harrison en est le parfait auteur. Il est le passeur idéal pour cette histoire de femme(s) tiraillées et balayées par trois hommes : un grand-père, un mari, un fils. Jim Harrison réussit à prendre son lecteur et de sa main, nous guide dans la vie de Dalva, héroïne presque idéale parce que totalement libre et humaine.
    Il y a tellement de poncifs dans ce roman et dans cette chronique que seul le talent de l'auteur, la finesse de sa plume, l'excellence de son oeil à capter les situations, la detresse, a tendresse et la solitude du monde moderne, que seul le talent de l'auteur donc permet à l'ensemble de ne pas s'embourber dans la mélasse du Nebraska.
    A lire en compagnie du "Nebraska" de Springsteen, de la voix cristalline d'Alela Diane ou de la non moins talentueuse Bosque Brown.
    Grand roman que ce "Dalva" et qui connaît un ricochet dans "Sur La Route du retour".
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    Critique de qualité ? (6 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par carre, le 21 janvier 2012

    carre
    Dalva, c'est le portrait d'une femme libre de 45 ans, avec un 8ème de sang indien dans les veines commes elle aime à le dire qui nous transporte à travers les décennies du XXème siècle, c'est l'histoire aussi de Duane avec qui Dalva a eu un enfant à l'âge seize ans. Harrison livre un roman ambitieux, portrait de cette Amérique si chère à Harrison, celle des grands espaces et du peuple indien, meurtri, violenté mais fier et debout. D'une grande force narrative et poétique Dalva est une immense ode à la liberté, à la nature, à la vie. Magnifique.
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    • Livres 5.00/5
    Par Tisotte, le 29 août 2008

    Tisotte
    Le roman de l'Amérique. Jim Harisson tient toutes ses promesses, et pourtant, j'en avais entendu sur ce livre : le plus beau de tous les temps, le meilleur que j'ai jamais lu, etc. Eh bien, je n'ai pas été déçue. du style, des idées, de l'humour, tout pour plaire. Un grand moment de lecture et, osons le mot, de littérature...
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Citations et extraits

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  • Par Outis, le 28 mai 2008

    Ma mère défend une théorie du travail un peu alambiquée, qui selon elle lui vient de mon père, des grands-parents, des oncles, bref de la nuit des temps : d’instinct les gens veulent se rendre utiles ; ils ne pourraient supporter l’impitoyable quotidienneté de l’existence sans travailler du matin au soir. C’est l’oisiveté qui met la mort dans l’âme et provoque des névroses.
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  • Par Caligari, le 31 mai 2011

    Quand on voit le désert pour la première fois, et je crois que c'est vrai de n'importe quelle région sauvage, ça n'est qu'un désert, la somme de toutes les bribes d'information que l'on a entendues sur le désert. Puis on se met à l'étudier, à marcher, à camper dans le désert pendant des années, ce que nous avons fait tous les deux ; alors, comme tu l'as dit, il devient insondable, mystérieux, stupéfiant, plein de fantômes et de mirages, au point que l'on entend les voix de ceux qui y ont vécu quand on examine le moindre dessin ou un fragment de poterie. Il faut ensuite laisser le désert redevenir désert, sinon c'est l'aveuglement qui nous guette. (...) Chaque fois que nous demandons aux lieux d'être autre chose qu'eux mêmes, nous manifestons le mépris que nous avons pour eux
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  • Par Outis, le 28 mai 2008

    C’était cette période de la vie où l’on veut être comme tout le monde, même si l’on commence à comprendre que ce « tout le monde » n’existe pas et n’a jamais existé.
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  • Par solasub, le 19 janvier 2012

    (incipit)
    Aujourd’hui, ou plutôt hier, il m’a dit qu’il importait de ne pas accepter la vie comme une approximation brutale. Je lui ai répondu que les gens de ce quartier ne parlaient pas comme ça. La luciole qui vole maintenant près de moi dans le noir devient toutes les lucioles que j’aie jamais vues. Je suis sur le divan; à mon réveil j’ai cru entendre des voix au bord de la rivière, un bras de la Niobrara où, vêtue d’une robe blanche, j’ai été baptisée avec ma sœur. Un garçon a crié serpent d’eau, et le prédicateur a dit passe ton chemin, ô serpent, ce qui nous a tous fait rire. Le serpent s’est éloigné dans le courant, puis les chants ont commencé. Ici, il n’y a pas de rivière dans les environs.
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  • Par wictoria, le 06 octobre 2008

    P 179 (journal de Dalva)
    Cette nuit là, j’ai dû me réveiller et me rendormir une bonne centaine de fois, l’oreille tendue vers le grincement des palmes agitées par le vent, vers les bruits de la fête, les éclaboussures des gens qui sautaient dans la piscine, les cris brouillés que l’humidité et les murs estompaient jusqu’à ce que tous les mots et les rêves du monde deviennent ronds.
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Vidéo de Jim Harrison

"Les jeux de la nuit" de Jim Harrison
Depuis ses "Légendes d'automne" de 1979, Jim Harrison n'en finit plus de séduire les lecteurs français. Il revient cette année avec un copieux recueil de trois nouvelles. Trois destins solitaires, trois personnages tragiques en quête de rédemption qui évoluent dans l'Amérique idéale de l'écrivain.








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