> Brice Matthieussent (Traducteur)

ISBN : 2264041153
Éditeur : 10 (2006)


Note moyenne : 3.87/5 (sur 47 notes) Ajouter à mes livres
C’est pour régler de vieux comptes avec sa famille fortunée, compromise depuis trois générations dans l’exploitation forestière éhontée du Michigan, que David Burkett décide de s’exiler dans un chalet de la Péninsule Nord. Son père est une sorte d’obsédé sexuel, un préd... > voir plus
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Critiques et avis(5)

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    • Livres 4.00/5
    Par Thyuig, le 03 septembre 2011

    Thyuig
    De Marquette à Veracruz serait peut-être bien le pendant masculin à Dalva. Mais en moins fin. Non ? En plus grossier, plus laborieux, un soucis d'efficacité qui poindrait. Je ne sais pas. Dalva figure LA femme, mais David Burkett n'est en aucun cas l'homme. Il est cet être compliqué, coincé dans une hérédité glaçée qui reproduit depuis quatre génération la même identité au premier mâle de la famille. le roman tente de déméler l'héritage, la transmission, les maux familiaux mais qui irait pleurer sur le sort d'un homme qui n'aurait passé sa vie qu'à se torcher le cul dans de la soie ? David Burkett est une énigme.
    Autant Dalva, dont la situation financière ressemblait à s'y méprendre à celle de Burkett dégageait à chaque mot une empathie propre à mouiller à tout moment nos yeux de lecteur, autant nous restons spectateur de la déconfigure de David Burkett. De Marquette à Veracruz agit comme un miroir inversé à Dalva. On l'aime elle autant qu'on pourrait le détester lui. Curieux. ou alors ai-je un regard masculin sur cette histoire et des yeux de femme m'auraient garanti une plus grande acuité.
    N'en demeure que le roman dérange dans sa réussite, car on le lit sans mal, y retrouvant même des moments d'une grace infinie souvent par ses magnifiques portraits de femmes déployés : Vernice, Vera, Riva, Cynthia, moins Polly et Laurie, mais tout de même, quel talent chez Harrison à mettre en avant toute la beauté de ces femmes. Ses femmes.
    De Marquette à Veracruz emporte loin dans l'étude de l'hérédité, de la transmission et l'acceptation des fautes passées, de leur pregnance au présent, parasitant l'existence comme une tique qui continuerait éternellement à vous pomper le sang, vous la voyez grossir mais jamais vous n'oseriez l'arracher à votre peau de peur de mettre à nue sa cicatrice purulente.
    Jim Harrison ou le grand écrivain du stigmate. Et comme il y a forcément une cicatrice dans l'acte d'enfanter, il est surtout cet écrivain qui parle des femmes.
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    • Livres 4.00/5
    Par monito, le 11 septembre 2009

    monito
    Je découvre Harrisson de marquette à veracruz et j'en reste bouche bée. Pas moyen de lâcher ce roman lu quasiment d'une seule traite.
    Oui, David Burkett semble se complaire dans son mal être et oui tout cela lui confère une force d'attraction terrible. Toutes ses questions sont un peu les nôtres, une quête d'identité qui nous fait avancer...parfois très lentement, parfois très brutalement mais toujours à grand prix.
    Ces paysages du Nord des Etats-Unis, que je ne connais pas, si finement décrits, si amputés soient-ils au regard de la démonstration scientifique de David, doivent, comme Vernice le conseille, être vus pour ce qu'ils sont: beaux
    Enfin le rôle des femmes dans ce roman affleure, au-delà du sombre héritage familial, au-delà de la relation père-fils...Force, lucidité, clairvoyance...quel rempart, quelle protection et quelles leçons elles donnent, chacune à leur niveau, chacune avec leur sensibilité. Comme des guides, elles nous aident, comme elles aident David, à avancer
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    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par bvb09, le 18 novembre 2011

    bvb09
    J'ai lu ce livre il y a quelques années déjá mais je me souviens d'une plongée dans la nature et dans l'Amérique des grands espaces. L'histoire m'avait intéressée et fait passer un excellent moment de lecture. Jim Harrison aime la chasse la pêche et les femmes et celà se ressent dans ce livre.
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    • Livres 3.00/5
    Par iarsenea, le 24 décembre 2009

    iarsenea
    J'ai lu ce livre de Jim Harrison avec une impression constamment changeante. J'ai souvent eu le goût de le jeter au bout de mes bras, tant les tourmentes de son narrateur ne me rejoignaient pas, et tant elles me paraissaient interminables et vaines. Pourtant, chaque fois que je pensais à arrêter cette lecture, quelque chose que je n'arrive pas à identifier me poussait à continuer.
    Il ne s'agit absoluement pas d'un roman d'action. Ceux qui recherchent de l'action s'ennuyeront à mourir en lisant de «Marquette à Veracruz». C'est plutôt une sorte de quête d'identité, une tentative de pardon qui n'aboutira jamais vraiment.
    Je ne saurais expliquer ce qui m'a poussé à lire ce livre jusqu'au bout de ses interminables 485 pages. Peut-être est-ce l'écriture de Jim Harrison qui, je l'admets, est magnifique. le genre d'écriture qu'on se plaît à lire tout haut. Ou peut-être est-ce les lieux. le narrateur est très près de la nature, et ses aventures dans les forêts du Michigan m'attiraient inévitablement, puisque j'adore la nature et la forêt.
    En bout de ligne, je ne sais absolument pas quoi en dire. Ai-je aimé ou pas ? J'ai adoré et j'ai détesté. Toujours est-il que je lui attribue trois étoiles sur Babelio. Ces trois étoiles expriment tout à fait les sentiments controversés que j'ai eus à l'égard de ce livre.


    Lien : http://lecturesdisabelle.blogspot.com/2009/12/de-marquette-veracruz-..
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    • Livres 3.00/5
    Par ormeaux, le 15 janvier 2009

    ormeaux
    C'est le roman d'une tragédie familiale, de la trahison, de la souffrance et de la foi en la vie. J'ai eu du mal à rentrer dans le récit puis au bout de quelques dizaines de pages (avant l'abandon...) on se met dans le personnage et on lit jusqu'au bout...jusqu'à plus soif.
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Citations et extraits

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  • Par csapin, le 22 mars 2011

    Malgré la plénitude de tous ces plaisirs, nous avons été un peu lents et déprimés le lendemain matin, sans doute parce que nous partagions cette triste conviction que, malgré nos instincts humains les meilleurs, nous allions écarter cet épisode sans pitié afin de suivre nos trajectoires individuelles, ces destinées profondément enfouies en chacun de nous, cette solitude volontaire que l'éventualité, voire la probabilité, d'un amour réciproque n'aurait pu annuler. Les gens tombent peut-être amoureux malgré l'invention de telles barrières intérieures. Notre culture a peut-être commencé à nous apprendre subtilement que cette soumission absolue à l'ambition constitue notre plus haut espoir. Sans doute qu'à une certaine époque, davantage de gens étaient simplement eux-mêmes, mais sans doute que ni elle ni moi n'avions jamais essayé d'être simplement nous-mêmes. Enfin, nous étions peut-être le genre d'individus que la culture n'avait aucun mal à dénaturer. Enfants, nous étions assez fantasques pour souhaiter être un oiseau jusqu'au soir, et rien ne se perd plus aisément que le sens du jeu.
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  • Par Outis, le 01 juin 2008

    J’ai essayé de me consoler avec cette pensée que Vernice s’était mise à la colle avec cet homme simplement parce qu’il lui permettait de réaliser ses ambitions, mais je savais très bien que ce n’était pas aussi simple. Les gens agissent rarement pour une seule raison. Nos motifs sont multiples, maladroits et confus. Dans le cas de Vernice, elle avait séduit un homme capable de l’aider, et cet homme n’était pas moi.
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  • Par Outis, le 01 juin 2008

    Abandonne la quête de Dieu, de la création et d’autres sujets similaires. Recherche-Le en te transportant au point de départ. Apprends qui est celui en toi qui s’approprie tout et dit : « Mon Dieu, mon esprit, ma pensée, mon corps, mon âme. » Apprends les sources du chagrin, de la joie, de l’amour, de la haine... Si tu étudies avec soin ces choses, tu Le trouveras en toi-même.
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  • Par Outis, le 01 juin 2008

    Jésus a dit : « Si tu mets au monde ce qui est en toi, ce que tu mets au monde te sauvera. Si tu ne mets pas au monde ce qui est en toi, ce que tu ne mets pas au monde te détruira ». (Évangile selon Philippe).
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  • Par csapin, le 22 mars 2011

    Le fil aisément perceptible de nos existences aboutit à un malentendu fondamental quand nous cédons à la tentation d'accorder le même poids aux années, aux mois et aux jours. Les instants les plus brefs ont parfois un pouvoir explosif qui anéantit le temps autour d'eux, y compris tout le passé qui les a précédés.
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Vidéo de Jim Harrison

"Les jeux de la nuit" de Jim Harrison
Depuis ses "Légendes d'automne" de 1979, Jim Harrison n'en finit plus de séduire les lecteurs français. Il revient cette année avec un copieux recueil de trois nouvelles. Trois destins solitaires, trois personnages tragiques en quête de rédemption qui évoluent dans l'Amérique idéale de l'écrivain.








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