> Brice Matthieussent (Traducteur)

ISBN : 2264041153
Éditeur : 10-18 (2006)


Note moyenne : 3.9/5 (sur 51 notes) Ajouter à mes livres
C’est pour régler de vieux comptes avec sa famille fortunée, compromise depuis trois générations dans l’exploitation forestière éhontée du Michigan, que David Burkett décide de s’exiler dans un chalet de la Péninsule Nord. Son père est une sorte d’obsédé sexuel, un préd... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par carre, le 01 mai 2012

    carre
    David Burckett est le riche hétitier d'une famille ayant fait fortune dans le bois. Mais chez David, le renoncement à cette famille monstrueuse s''imposera rapidement. Car le père pédophile violent et arrogant réussit à passer à travers les mailles de la justice grâce à son fric.David va se construire autour de trois femmes dont l'une violée par son géniteur.
    A quoi reconnais t'on un grand auteur ? en lisant ce roman et en règle général les livres d'Harisson vous aurez une réponse assez évidente.
    Formidable roman d'apprentissage, celui d'un homme qui découvre la trahison la plus terrible celle du sang, décide de rassembler les preuves de l'infamie. Un style poétique, sensible, mélancolique sans oublier un humour bienvenu,"de marquette à veracruz est un roman qui vous poursuivra longtemps car et ce n'est pas là la moindre de ces qualités, Harrison est un extraordinaire conteur, capable de faire naitre des émotions à tout moment. Un livre en tout point insdispensable . Je sais maintenant pourquoi Monsieur Harrison est surnommé affectueusement "Big Jim".
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    Critique de qualité ? (16 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Thyuig, le 03 septembre 2011

    Thyuig
    De Marquette à Veracruz serait peut-être bien le pendant masculin à Dalva. Mais en moins fin. Non ? En plus grossier, plus laborieux, un soucis d'efficacité qui poindrait. Je ne sais pas. Dalva figure LA femme, mais David Burkett n'est en aucun cas l'homme. Il est cet être compliqué, coincé dans une hérédité glaçée qui reproduit depuis quatre génération la même identité au premier mâle de la famille. le roman tente de déméler l'héritage, la transmission, les maux familiaux mais qui irait pleurer sur le sort d'un homme qui n'aurait passé sa vie qu'à se torcher le cul dans de la soie ? David Burkett est une énigme.
    Autant Dalva, dont la situation financière ressemblait à s'y méprendre à celle de Burkett dégageait à chaque mot une empathie propre à mouiller à tout moment nos yeux de lecteur, autant nous restons spectateur de la déconfigure de David Burkett. De Marquette à Veracruz agit comme un miroir inversé à Dalva. On l'aime elle autant qu'on pourrait le détester lui. Curieux. ou alors ai-je un regard masculin sur cette histoire et des yeux de femme m'auraient garanti une plus grande acuité.
    N'en demeure que le roman dérange dans sa réussite, car on le lit sans mal, y retrouvant même des moments d'une grace infinie souvent par ses magnifiques portraits de femmes déployés : Vernice, Vera, Riva, Cynthia, moins Polly et Laurie, mais tout de même, quel talent chez Harrison à mettre en avant toute la beauté de ces femmes. Ses femmes.
    De Marquette à Veracruz emporte loin dans l'étude de l'hérédité, de la transmission et l'acceptation des fautes passées, de leur pregnance au présent, parasitant l'existence comme une tique qui continuerait éternellement à vous pomper le sang, vous la voyez grossir mais jamais vous n'oseriez l'arracher à votre peau de peur de mettre à nue sa cicatrice purulente.
    Jim Harrison ou le grand écrivain du stigmate. Et comme il y a forcément une cicatrice dans l'acte d'enfanter, il est surtout cet écrivain qui parle des femmes.
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    Critique de qualité ? (8 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par Glacha, le 29 avril 2012

    Glacha
    Très grand roman d'apprentissage, ambitieux, qui retrace le destin du jeune David Burkett, en souffrance, sous le poids d'un "héritage familial" empoisonné : Depuis trois générations, la famille Burkett joue un rôle primordial dans l'exploitation forestière du Michigan. (la déforestation...). David, dans une tentation de se déculpabiliser, se lance dans des recherches pour aboutir à l'écriture d'un livre sur ce fléau (et notamment sur les responsabilité de sa famille dans celui ci).
    Une histoire de viol se rajoute à cette haine féroce de David pour son père.
    Entre haine, souffrance, mal être profond, relations tumultueuses avec les femmes, David vit tant bien que mal et va finir par affronter son père et donc le passé familial.
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    Critique de qualité ? (4 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par csapin, le 14 avril 2012

    csapin
    Je ne connaissais de Jim Harrison que l'adaptation cinématographique de son roman Légendes d'automne et les quelques papiers lui étant consacrés que j'avais pu parcourir dans mon cher magazine Lire. Je crois bien que ce qui m'a définitivement convaincue de me pencher, enfin, sur cet énième incontournable auteur est l'entretien remarquablement grinçant qu'il avait accordé au Journal du Dimanche à quelques jours des dernières élections américaines. le style y était si percutant, si juste, si cru, que je ne pouvais manquer de m'en sustenter le temps de quelques centaines de pages.
    Au sortir de ce premier roman - dans l'ordre de mes lectures et non de la bibliographie de l'auteur -, je suis quelque peu déconcertée. Parce que si le style y est bien unique, il ne m'a pas autant marquée que dans l'interview précédemment évoquée, voire même, à certains moments, rebutée. Et pourtant, impossible de me défaire du livre. Probablement parce que l'auteur commence par la presque fin détonante de l'histoire et que, coûte que coûte, même au prix d'une lecture parfois fastidieuse, il est impératif de savoir : pourquoi ? comment ? Une littérature dont la fin justifie les moyens en quelque sorte. Mais parce qu'il faut rendre à César ce qui est à César, j'insiste, malgré donc certaines longueurs, sur la plume exceptionnelle qui, à nulle autre pareille, sait nous transporter dans des contrées lointaines que l'on veut dès lors impérativement découvrir mais surtout, dans les tourments et les noirceurs de l'âme humaine. C'est cela, au final, qui, pour moi, l'emporte : cette lucidité sur l'humanité, aussi fascinante que dégoûtante, qui fait des écorchés mes auteurs préférés.

    Lien : http://gwordia.hautetfort.com/archive/2009/03/02/charlotte-sapin-de-..
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    • Livres 4.00/5
    Par monito, le 11 septembre 2009

    monito
    Je découvre Harrisson de marquette à veracruz et j'en reste bouche bée. Pas moyen de lâcher ce roman lu quasiment d'une seule traite.
    Oui, David Burkett semble se complaire dans son mal être et oui tout cela lui confère une force d'attraction terrible. Toutes ses questions sont un peu les nôtres, une quête d'identité qui nous fait avancer...parfois très lentement, parfois très brutalement mais toujours à grand prix.
    Ces paysages du Nord des Etats-Unis, que je ne connais pas, si finement décrits, si amputés soient-ils au regard de la démonstration scientifique de David, doivent, comme Vernice le conseille, être vus pour ce qu'ils sont: beaux
    Enfin le rôle des femmes dans ce roman affleure, au-delà du sombre héritage familial, au-delà de la relation père-fils...Force, lucidité, clairvoyance...quel rempart, quelle protection et quelles leçons elles donnent, chacune à leur niveau, chacune avec leur sensibilité. Comme des guides, elles nous aident, comme elles aident David, à avancer
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Citations et extraits

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  • Par csapin, le 22 mars 2011

    Malgré la plénitude de tous ces plaisirs, nous avons été un peu lents et déprimés le lendemain matin, sans doute parce que nous partagions cette triste conviction que, malgré nos instincts humains les meilleurs, nous allions écarter cet épisode sans pitié afin de suivre nos trajectoires individuelles, ces destinées profondément enfouies en chacun de nous, cette solitude volontaire que l'éventualité, voire la probabilité, d'un amour réciproque n'aurait pu annuler. Les gens tombent peut-être amoureux malgré l'invention de telles barrières intérieures. Notre culture a peut-être commencé à nous apprendre subtilement que cette soumission absolue à l'ambition constitue notre plus haut espoir. Sans doute qu'à une certaine époque, davantage de gens étaient simplement eux-mêmes, mais sans doute que ni elle ni moi n'avions jamais essayé d'être simplement nous-mêmes. Enfin, nous étions peut-être le genre d'individus que la culture n'avait aucun mal à dénaturer. Enfants, nous étions assez fantasques pour souhaiter être un oiseau jusqu'au soir, et rien ne se perd plus aisément que le sens du jeu.
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  • Par carre, le 01 mai 2012

    Si tu refuses de mettre au monde ce qui est en toi, ce que tu ne mets pas au monde te détruiras.
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  • Par Outis, le 01 juin 2008

    J’ai essayé de me consoler avec cette pensée que Vernice s’était mise à la colle avec cet homme simplement parce qu’il lui permettait de réaliser ses ambitions, mais je savais très bien que ce n’était pas aussi simple. Les gens agissent rarement pour une seule raison. Nos motifs sont multiples, maladroits et confus. Dans le cas de Vernice, elle avait séduit un homme capable de l’aider, et cet homme n’était pas moi.
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    Citation de qualité ? (2 votes positifs)
  • Par Outis, le 01 juin 2008

    Jésus a dit : « Si tu mets au monde ce qui est en toi, ce que tu mets au monde te sauvera. Si tu ne mets pas au monde ce qui est en toi, ce que tu ne mets pas au monde te détruira ». (Évangile selon Philippe).
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  • Par Outis, le 01 juin 2008

    Abandonne la quête de Dieu, de la création et d’autres sujets similaires. Recherche-Le en te transportant au point de départ. Apprends qui est celui en toi qui s’approprie tout et dit : « Mon Dieu, mon esprit, ma pensée, mon corps, mon âme. » Apprends les sources du chagrin, de la joie, de l’amour, de la haine... Si tu étudies avec soin ces choses, tu Le trouveras en toi-même.
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